La manille pour bébé de Panic Shack

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Hooverphonic
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Bernard Dagnies

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samedi, 30 octobre 2021 10:46

The stars are god’s bullet holes

L’histoire de cet artiste n’est certainement pas un long fleuve tranquille et sa biographie ne raconte pas tous les drames humains qu’il a pu endurer au cours de son existence. Ses coups durs les plus récents ? Le décès de son ami et mentor, Tim Money, par ailleurs drummer chez American Music Club, Toiling Midgets et Sun Kil Moon. A cette époque, c’est alors Michael Timmins, le guitariste de Cowboy Junkies, qui va l’aider à remonter la pente et à sortir son deuxième opus solo, « A Short History of Decay », qu’il va par ailleurs produire. 

Puis celui de Bob Frank, disparu en 2019. Un artiste en compagnie duquel il avait enregistré ses deux premiers essais. On comprend ainsi mieux pourquoi ses chansons ne respirent pas la joie de vivre.

« The stars are god’s bullet holes », le troisième elpee personnel de John Murry, a cette fois bénéficié du concours de John Parish (PJ Harvey, Arno, Dionysos, Giant Sand, Sparklehorse, Dry Cleaning), à la mise en forme. Ce qui explique, peut-être la présence d’électronique, dans l’expression sonore ; mais, et c’est une bonne nouvelle, elle ne corrompt jamais l’instrumentation organique.

John est en colère à l’égard de la violence qui gangrène notre société contemporaine, et il la manifeste à travers le single qui ouvre l’album, « Oscar Wilde (came here to make fun of you) », une plage jalonnée d’interventions de pedal steel. Un instrument qu’on retrouve, bien évidemment sur les compos les plus ‘americana’ de ce long playing.

Lorsque les guitares se mettent à bourdonner ou à entrer en distorsion, on entre alors dans un univers plus noisy/rock. A l’instar du titre maître. Incantatoire, il libère une intensité réminiscente du « Gimme shelter » des Stones. A moins que ce ne soit de Sisters of Mercy. Puis du tumultueux « Time & a rifle ». Ou encore de l’expérimental « 1 (1) 1 ». Sans oublier la piste finale, « You don’t miss me (so long) ».

John a également recours à l’électronique, de manière subtile, sans jamais empiéter sur l’instrumentation organique.

Evoluant sur une boucle reptilienne, « You little black book » invite des cuivres, en fin de parcours. Bien qu’imprimé sur un tempo new wave, « Perfume & decay » marche sur les traces de The National.

Titre le plus optimiste (?!?!?), « I refuse to believe (you could love me) » reflète le penchant pour l’autodérision de l’artiste, un titre qu’on pourrait qualifier de glam, mais au drumming particulièrement souple.

Enfin, Murry s’autorise une cover étonnante du « Ordinary world » de Duran Duran. Imprimé sur un tempo fiévreux, le morceau est nappé de claviers ‘manzarekiens’.

Un album sombre, introspectif et décadent, au cours duquel de superbes chœurs féminins –assurés notamment par Nadine Khouri– adoucissent les déclarations révoltées et grinçantes que Murry dispense d’une voix marmonnée, semblable à un discours…


 
samedi, 30 octobre 2021 10:41

North pacific

Mr Diagonal, c’est l’un des projets de Dan Barbenel (NDR : il est également le frontman et le fondateur de Black Light Orchestra), un natif de Dundee (NDR : une ville du nord-est de l'Écosse à environ 100 km au nord d'Édimbourg), qui partage son temps entre les States (Los Angeles) et l’Europe (Bruxelles).

Pour enregistrer « North pacific » Dan a pu compter sur ses fidèles musicos, Yannick Dupont et Quentin Manfroy.

A première écoute, la musique de Mr Diagonal évoque Divine Comedy voire Danny Elfman. Une chose est sûre, elle est influencée par Kurt Weil. Surtout lorsque les compos flirtent avec la pop orchestrale voire symphonique ou le cabaret. Mais au fil des écoutes, elles se révèlent plus personnelles qu’on ne l’aurait imaginé, se frottant au folk (ces cordes de gratte –un ukulélé ?– jouées en picking), au jazz, à la rumba, à la lounge et même à l’électro. « 21st century cats » s’aventure même dans une forme de blues déviant digne de Tom Waits alors que « Red lighthouse » adopte un format fondamentalement plus rock, un certain Ben Calmone s’autorisant d’ailleurs un solo de guitare flamboyant. Enfin, titre le plus électro de cet LP, « Hyoryo No Tegami » nous entraîne jusqu’au pays au soleil levant, là où Mr Diagonal récolte un franc succès.

Bref, une œuvre excentrique, aux arrangements soignés, qu’interprète Dan d’une voix souvent conversationnelle, mais rêveuse et susceptible de changer de timbre ou d’inflexion suivant les morceaux


 

En 2001, votre serviteur avait écrit :

Les Shins nous viennent du Nouveau Mexique. D'Albuquerque, très exactement. Une formation qui puise allègement dans la pop des sixties pour composer ses chansons. Et tout particulièrement chez les Kinks, les Beach Boys, Syd Barrett, Simon & Gardfunkel, les Byrds et les Beatles circa " Rubber soul ". Ce qui doit vous donner une petite idée du style qu'elle pratique. Qui n'a pourtant rien de revivaliste. Car elle possède la capacité de transcender ses influences, de manière à les fondre dans un contexte très contemporain. Ou alors tout simplement dans la mélancolie post punk. Ce qui explique pourquoi l'électronique n'est pas exclue. Elle est même parfaitement intégrée. Les Shins recèlent également des affinités avec les Lilys, Neutral Milk Hotel ou encore Kings Of Convenience, mais à des degrés divers. A cause du chanteur/compositeur, tout d'abord. En l'occurrence James Mercer. De son timbre éthéré, presque falsetto, régulièrement délayé dans de superbes harmonies vocales cristallines, il épanche ses lyrics douloureux, introspectifs, ésotériques, communiquant une certaine beauté fragile à des mélodies facilement mémorisables, le plus souvent semi acoustiques et légèrement teintées de psychédélisme. Et pour ne pas tomber dans la morosité, les Shins ont eu le bon goût d'intercaler, sur cet " Oh, inverted world ", l'une ou l'autre composition ensoleillée ou alors tout simplement plus enlevée. A l'instar du complexe, presque prog, " Caring is creepy ", réminiscent de Sunny Day Real Estate, du ferroviaire " One by one all day ", du power pop, presque new wave, " Girl on the wing " ou encore de l'allègre " Pressed in a book ". Un chouette album !

20 ans plus tard, le label Sup Pop a décidé de publier, sous le contrôle de James Mercer, une édition remasterisée du premier elpee de The Shins. La nouvelle mouture ne recèle pas de titre inédits, mais est enrichie d’un livret contenant des photos, des notes de pochette et des paroles manuscrites.

En fait, cet LP avait permis à l’écurie Sub Pop de faire la transition entre le mouvement grunge et la scène indie du nouveau millénaire, et par conséquent, au label, de signer des groupes comme Band of Horses, Beach House, CocoRosie, Fleet Foxes, Iron & Wine, The Postal service ou encore Wolf Parade…

9

USA

https://www.theshins.com/

Facebook : https://www.facebook.com/theshins

Bandcamp : https://theshins.bandcamp.com/


 
samedi, 04 décembre 2021 17:06

Parallel Spark

Chanteurs et guitaristes, Paul et Michael Dutton militent au sein de Spirit Fox, un groupe issu d’Ashbury Park, dans le New Jersey. Paul a décidé d’enregistrer un premier album solo. Et pour concrétiser ses aspirations, il a fait appel à son frère. Ensemble, ils partagent d’ailleurs la composition de ce « Parallel Spark ».

Barbu et chevelu, Paul a un look baba cool. Il adore le rock des sixties et surtout des seventies. Et on le ressent dans la musique proposée tout au long de cet LP. Tour à tour heavy (Mountain, James Gang, Wishbone Ash), soft (Eagles, Kansas, Crosby, Stills & Nash) ou psyché rock (Byrds), elle nous replonge un demi-siècle dans le passé, mais en bénéficiant de la technologie moderne. Parfois, on retrouve ces guitares cristalline et duales, si caractéristiques chez les Eagles. Mais la beauté des compos procède de ces harmonies vocales, quelquefois polyphoniques, réminiscentes des Byrds voire de Crosby, Stills & Nash. Morceau final, « Twelve years » réverbère même des échos entendus sur les premiers elpees de Steve Stills, la cordes de gratte sèche et électrique ainsi que les percus subtilement injectées se mariant à la perfection. Et à l’écoute de « Pantheon », une plage rognée par un orgue poussiéreux, rien à faire, c’est aux montagnards Leslie West et Corky Laing qu’on se met à penser.

Revivaliste, mais bien balancé, cet LP nous réserve même une valse aux guitares bringuebalantes nappée de claviers atmosphériques, « Lover’s dream » …


 
samedi, 30 octobre 2021 10:34

The lazy revolution

Daydream, c’est le projet d’Enzo Pepi, un guitariste qui milite, en outre, chez Twig Infection et The Pepiband. Etabli en Sicile, le trio implique également le bassiste Christian Cutrufo et le drummer Vincenzo Arisco. Le patronyme du band se réfère, bien entendu, à l’album « Daydream nation » de Sonic Youth, paru en 1988.

Musicalement, si l’expression sonore baigne, en général, dans le noisy/rock, elle s’inspire plutôt des aventures de Bob Mould (Hüsker Dü, Sugar). Il y a quand même quelques exceptions qui confirment la règle. Si « 1992 », lorgne vers la lo-fi (Pavement ?), « Autumn afternoon » évolue plutôt dans un registre post rock, alors que « I want nothing more » adopte un ton minimaliste. L’elpee s’achève par deux pistes slowcore (« The silence of the country », « The road »), au cours desquelles Enzo chuchote plus qu’il ne chante. Enfin, de ce long playing, on épinglera quand même l’excellent « Exceptional day », un morceau de rock enlevé et percutant, dont l’intensité électrique est aussi vivifiante que celle dispensée par… Hüker Dü, fin des 70’s…


 

Animal Collective publiera son nouvel LP, « Time Skiffs », ce 4 février 2022. Cet opus constitue la suite de « Painting With », paru en 2016.

Aujourd'hui, le quatuor partage son premier single issu de ce disque, « Prester John », un morceau créé en associant deux chansons, l'une écrite par Avey Tare et l'autre par Panda Bear. « Prester John » fait également l’objet d’une vidéo réalisée par Jason Lester, et elle est à découvrir

 


 
lundi, 25 octobre 2021 18:46

Midlake visonnaire…

« For the Sake of Bethel Woods », le nouvel elpee de Midlake, sortira ce 18 mars 2022.

Perte et espoir, isolement et communion, cessation et renouvellement du but. Intemporels et saillants, ces thèmes résonnent tout au long du cinquième album de Midlake, son premier depuis « Antiphon », paru en 2013.

L’image de la pochette a été tirée du célèbre film documentaire ‘Woodstock’, sorti en 1970. En 1969, le père de Jesse, alors âgé de 16 ans s’était rendu, en compagnie d’un ami, au célèbre festival. Élevé à Woodstock après que son père s'y soit installé en 1981, Jesse a ensuite effectué un pèlerinage à Bethel Woods avec son père ; là, le paternel a enregistré un compte rendu audio de son expérience du festival dans la base de données publique du musée. ‘Donc, pour moi, la photo de cet enfant, mon père, est à jamais figée dans le temps’. Et d’ajouter : ‘Cet épisode synthétise ce que cela signifie d'être dans les affres d'une jeunesse impressionnable et éphémère, et toute cette magie de la musique, de la paix, de l'amour et la communion y apportent, qu'on le sache sur le moment ou non…’

De la pochette au titre et au-delà, une envie de renouer avec ce qui semble perdu est au cœur du disque. Le thème de ce long playing est inspiré du père du claviériste/flûtiste Jesse Chandler, qui, tragiquement, est décédé en 2018. Comme l'explique le chanteur Eric Pulido : ‘C'était un homme adorable, et sa disparition a été un moment vraiment douloureux. Il est venu retrouver Jesse dans un rêve et lui a soufflé : ‘Hey, Jesse, tu dois reconstituer le groupe.’ Je n’ai pas pris ce message à la légère… D’ailleurs, j'y fais référence dans une chanson’ Et le band est retourné en studio…  

Le groupe a consacré un clip aux textes de « Meanwhile... » et il est ici


 

Etabli à Tokyo, Kuunatic s’est inspiré du mot ‘kuu’, un mot finnois qui désigne la lune, pour choisir son patronyme (NDR : en espérant que ‘natic’ ne signifie pas postérieur). La musique psychédélique et tribale de ce trio féminin est alimentée par des percussions rituelles, des lignes de basse groovy, des sonorités de clavier atmosphériques, des instruments traditionnels japonais ainsi que des harmonies vocales à trois voix.

« Gate of Klüna » constitue le premier elpee de Kuunatic. Il fait suite à un Ep (« Kuurandia ») gravé en 2017 et un split 7’’ partagé avec le groupe garage de Taïwan, Crocodelia. Ce premier album a été produit par Tim DeWit (Gang Gang Dance).  

Julian Cope a écrit que les rockeurs japonais parviennent à faire progresser tout ce qu’ils découvrent à travers leur propre filtre singulièrement japonais, […] produisant souvent quelque chose de magnifique et encore meilleur que la source d’inspiration initiale…

Fumie Kikuchi, la claviériste a déclaré : ‘Notre son réunit plusieurs types de musique différents, mais certains instruments japonais communiquent une atmosphère particulière au monde de Kuunatic. La musique traditionnelle japonaise existe autour de nous, même si nous n’allons pas voir le Gagaku (musique de sanctuaire japonaise) ou le Kabuki (représentation théâtrale traditionnelle japonaise). ‘

Issu de cet opus, le single « Full Moon Spree » a été traduite en clip et il est disponible

 


 

Slash ft. Myles Kennedy & The Conspirators publiera un nouvel elpee ce 11 février 2022. Il s’intitulera sobrement « 4 », alors qu’il s’agira du cinquième de la formation.

Un album de rock vibrant alimenté par des accroches de guitare mémorables et des mélodies irrésistibles, de grands refrains et des riffs encore plus puissants.

La vidéo officielle de "The River Is Rising", tournée dans le centre de Los Angeles, sous la houlette du réalisateur Todd Harapiak de Gibson TV, est disponible ici

 


 
lundi, 25 octobre 2021 18:40

Un ‘live’ pour Green Day.

Green Day publiera un album ‘live’ ce 10 décembre 2021. Intitulé « The BBC Sessions », il réunira des performances historiques enregistrées au Royaume-Uni entre 1994 et 2001. Elles ont été masterisées et seront disponibles pour la première fois.

Le clip de « 2000 Light Years Away » est disponible ici