La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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DEADLETTER
Suede 12-03-26
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 11 janvier 2013 10:58

Three fates

Keith Emerson a toujours essayé de réaliser la fusion entre musique rock et symphonique. Déjà chez Nice, il s’était frotté à un grand orchestre pour enregistrer « Five bridges », sans oublier ses multiples adaptations de compositeurs ‘classiques’ (Tchaïkovski, Sibelius, Mozart, etc.) Malheureusement, on ne peut pas dire que ses expérimentations aient été de grandes réussites. Son succès (NDR : planétaire, il faut le rappeler), il l’obtiendra en compagnie de Greg Lake et de Carl Palmer. Après un premier elpee éponyme plus que prometteur, le trio va graver un album considéré encore aujourd’hui comme culte : « Tarkus ». Et incarner un des fers de lance de la musique progressive. Mais ce succès va virer à la démesure, notamment lors des tournées, la formation déplaçant un matos colossal et utilisant un personnel pléthorique pour alimenter des spectacles grandiloquents. ELP est d’ailleurs, sans doute, un des principaux responsables de la décadence du mouvement prog. Provoquant alors la réaction des rockers purs et durs, et la naissance du punk.

Emerson est un virtuose. Formidable showman à ses débuts, il a aussi popularisé l’utilisation du moog. Il a également signé plusieurs musiques de film. Et continue de s’investir dans de multiples projets. Dont ce dernier impliquant notamment le guitariste Mark Bonilla, le bassiste Travis Davis et le drummer Troy Luccketta. Sans oublier le chef d’orchestre Terje Millelsen et le Münchner Rundfunkorchester. Bref, Keith tente une nouvelle incursion dans le symphonique. Pour des anciennes compos d’ELP, de nouvelles (dont deux signées Bonilla) et quelques morceaux classiques. Mais le résultat fait pâle figure. Sans la voix de Lake (NDR : et même sans voix tout court !) la version de « Tarkus » est soporifique ; et les « The endless enigma suite » ainsi que « Fanfare for the common man » me rappellent le type de fond sonore diffusé dans les supermarchés, il y a une trentaine d’années…

 

vendredi, 11 janvier 2013 10:51

The jazz age

Bryan Ferry aime le jazz. Ce n’est pas nouveau. Il l’avait déjà démontré en 1999, sur son elpee « As tears goes by », une œuvre au cours de laquelle il adaptait des classiques des années 30. Sur ce nouvel opus, il s’est plongé, dans les années 20. Mais il n’y chante pas. Et n’y joue d’aucun instrument. Simplement, il supervise un ensemble qui reprend ses compos tour à la sauce ‘dixieland’ ou ‘Cotton club’ (NDR : pensez à Duke Ellington). Un big band incluant tout la panoplie d’instruments d’époque. Le disque a été coproduit par Ferry et Rhett Davies, alors que Colin Good s’est chargé des arrangements (NDR : c’est déjà lui qui avait accompli ce boulot, sur le disque paru il y a 13 ans).

Bref, malgré le choix des morceaux (NDR : treize en tout, dont une majorité de hits), on ne peut pas dire que ces nouvelles versions soient aisément identifiables. En fait, si le long playing forme un tout homogène et se révèle d’honnête facture, il ne suscite guère d’enthousiasme chez votre serviteur…

 

lundi, 31 décembre 2012 12:11

Le silence de Collapse Under the Empire.

La formation post-rock allemande Collapse Under the Empire vient de réaliser sa nouvelle vidéo. Intitulée “Great Silence”, elle est disponible sur le net. La confection de ce clip a été confiée aux étudiants de l’école de Lucerne en Suisse.

http://youtube/BRt8QLEyif0

Le groupe publiera un nouvel Ep en mars 2013

https://de-de.facebook.com/collapseundertheempire

 

samedi, 29 décembre 2012 17:06

Teenage thrill

Bien que fondé il y a une bonne dizaine d’années, cette formation hutoise vient seulement de graver son premier elpee. Avant de publier cet opus, elle avait quand même sorti 4 Eps. Ce quatuor reconnaît pour influences majeures Sonic Youth, Nirvana, Smashing Pumpkins et les Pixies. Donc il aime les guitares. Le line up compte d’ailleurs deux préposés à la gratte. Dont le chanteur Pierre Arthur Lejeune, qui possède une voix claire, mais chargée de spleen. Empruntant même certaines inflexions à Tim Wheeler. En outre, le sens mélodique particulièrement soigné évoque même très souvent… Ash. Ne pas oublier que le trio irlandais disposait également de deux gratteurs, à une certaine époque.

Sans quoi, découpé en 12 titres pop/rock courts, accrocheurs, mais efficaces, « Teenage thrill » ne lésine pas sur l’électricité rafraîchissante. Et paradoxalement au cœur d’un climat empreint d’une grande mélancolie. Accords ou riffs discordants (le titre maître), tintinnabulants (« Once in a while », la valse « The advance »), saignants (« Sunset note », « Million »), métalliques (« Black Rhino »), offensifs (le plus élaboré « Everything wanted ») sont parfaitement balisés par la section rythmique. Le tracklisting épingle l’une ou l’autre compo mid tempo, à l’instar de « Catapult », et une ballade minimaliste, « Costumes », finale rehaussée par la présence de Florence Sauveur (Sweek) au violoncelle ; ces deux plages sont, en outre, caractérisées par le recours à du xylophone. Un chouette album !

 

La finale du Concours-Circuit se déroulait ce samedi 15 décembre au Botanique de Bruxelles, occupant alternativement l’Orangerie et la Rotonde. Et si ce n’était pas sold out, le public était quand même conséquent. Deux ans plus tôt, Kiss & Drive, alias Elisabetta Spada avait fait l’unanimité au sein du jury. Vu le nombre de concurrents inscrits (plus de 150 !) qui ont dû se départager lors des différentes éliminatoires, on pouvait espérer savourer une nouvelle belle découverte…

Il revenait à Soumonces (Le Roeulx) d’ouvrir les festivités. Les ‘Soumonces’ comme nous le rappelle le leader avant de commencer le set, sont des manifestations folkloriques qui débutent plusieurs semaines avant le carnaval, dans la région du Centre. Elles se déroulent au cours des mois de janvier et février. Les plus connues, sont celles de Binche. La prestation du quatuor est largement improvisée et ne proposera qu’un seul titre d’une trentaine de minutes. La panoplie d’instruments utilisés est impressionnante, aussi bien organique, technologique qu’insolite : guitare, basse, batterie, flûtes, harmonica, mélodica, accordéon miniature, cor de chasse et tutti quanti, sans oublier les multiples pédales de distorsion. En outre, le leader vocalise plus qu’il ne chante et joue –le plus souvent– de la guitare à l’aide d’un archet. On pense parfois au Floyd de Syd Barrett, à Sigur Rós ou encore à Gorky’s Zygotic Mynci, toutes proportions gardées. C’est extrêmement créatif, orignal, atmosphérique, psychédélique, noisy, etc., mais on ne sait pas trop où leur musique nous mène. Peut-être nulle part, finalement…

He Died While Hunting est un duo qui nous vient de la capitale. Il pratique une forme de folk electronica minimaliste bien dans l’esprit du label Morr Music. En début de parcours, deux figurants s’installent sur une chaise à chaque extrémité du podium, l’un coiffé d’un masque de hibou et l’autre de cerf. Ils s’asseyent ensuite sur le bord du podium, avant de s’éclipser, dès la fin du deuxième morceau. La musique de H.D.W.H. se veut champêtre et repose essentiellement sur deux grattes et un tas de gadgets électroniques. Un peu de xylophone et deux caisses de drums aussi, que l’un des protagonistes utilisera lors du dernier morceau. Le plus dynamique et celui qui permettra à la formation de finir sur une bonne note. Car si les deux musicos se partagent le chant, les harmonies vocales manquent de limpidité. Et si leur musique atmosphérique se révèle plutôt rafraîchissante, elle souffre surtout de sa forme, un peu trop monocorde…

Vu leur patronyme, Billions of Comrades (Tubize) ne pouvait que drainer de nombreux aficionados. Formation atypique, B.o.C. se singularise par la présence d’un vocaliste dont le timbre et les inflexions vocales sont carrément empruntées à Robert Smith (The Cure). Un personnage qui se sert en même temps d’un pupitre plutôt futuriste, responsable de sonorités particulièrement synthétiques et de beats percutants. Mais paradoxalement, leur musique lorgne surtout vers Rage Against The Machine, The Rapture voire T.V. on The Radio. Le point fort du groupe procède manifestement des interventions tintinnabulantes, chatoyantes, du guitariste (pensez à Kyp Malone). Quoiqu’original, l’ensemble manque encore d’homogénéité, un peu comme si les musiciens n’avaient pas encore totalement digéré leurs propres influences…

Encore un duo : Two Kids on Holiday. Le drummer est excellent, notamment dans l’amplitude de son jeu ! Il porte de longs cheveux et son look collerait parfaitement à un groupe de métal ‘old school’. Le claviériste joue de profil. Il utilise des synthés plutôt vintage et ne cesse de balancer son corps d’avant en arrière, comme s’il voulait ‘se faire’ son instrument (NDR : merci Nico pour la réflexion !) Manifestement sa voix est bien timbrée, mais il la massacre à travers un micro astatique. Le set est énergique, parfois vindicatif, mais manque de liant. Faut dire qu’essayer d’intégrer le drumming d’un métalleux à Orchestral Manœuvres in The Dark, est un pari audacieux !

Et en finale, For24lives (La Louvière) m’a paru le groupe le plus soudé. Leur set a certainement été le plus convainquant et mature. Techniquement les instrumentistes sont doués. Un quatuor qui réunit un drummer/xylophoniste, un bassiste et deux ‘sixcordistes’. Pas de temps mort. Beaucoup de relief dans leurs compos et de conviction dans leur interprétation. Mais pas de chanteur. Ben oui, For24lives est responsable d’une sorte de post rock, mâtiné de prog, voire de math rock, comme Mogwai le pratiquait, il y a plus de dix ans. Bref, si leur prestation était excellente, leur musique n’est plus dans l’air du temps…

Résultat des courses, le jury, composé de professionnels du secteur de la musique et de journalistes, a longtemps délibéré pour finalement attribuer le premier prix à Billions of Comrades et le second à Two Kids on Holiday. Votre serviteur participait également aux débats ; et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’est pas dégagé d’unanimité pour désigner les lauréats. Ce qui explique sans doute pourquoi, de nombreux prix alternatifs ont été partagés entre les différents candidats. Et comme il y a 4 et 6 ans, je demeure très sceptique sur le futur parcours des finalistes. J’espère cependant me tromper…

L'ensemble du palmarès sera publié sur le site www.concourscircuit.be dès ce lundi.

Voir aussi notre section photos ici

dimanche, 23 décembre 2012 02:00

Les 'Tops' 2012 de Musiczine

Vous trouverez ci-dessous les différents ‘tops’ confectionnés par les différents collaborateurs de Musiczine. Au fil des semaines et jusque fin janvier, ce listing s’enrichira des avis de celles et ceux (rédacteurs et photographes) qui ne se sont pas encore prononcés à ce sujet. En attendant, toute l’équipe vous souhaite déjà une Bonne Fête de Noël et vous présente ses meilleurs vœux musicaux pour l’année 2013.

Rédacteurs

Sébastien Leclercq

Top 20 albums

1) Goose : Control Control Control
2) Beach House : Bloom
3) Chairlift : Something
4) Holograms : Holograms
5) King Tuff : King Tuff
6) The Casualties: Resistance
7) Wovenhand : The Laughing Stalk
8) Toy Dolls: The Album After The Last One
9) Bat For Lashes : The Haunted Man
10) Anathema : Weather Systems
11) Dinosaur Jr : I Bet On Sky
12) Tame Impala : Lonerism
13) Lambchop : Mr. M

14) Thee Oh Sees : Putrifiers II
15) Gojira : L'Enfant Sauvage
16) Tindersticks : The Something Rain
17) Amadou & Mariam : Folila
18) Crystal Castles : (III)
19) Muse : The 2nd Law
20) Godspeed You! Black Emperor : Allelujah!
Don't Bend! Ascend!

Philippe Blackmarquis

Top 20 albums

1) Dead Can Dance : Anastasis
2) Agent Side Grinder : Hardware
3) John Foxx And The Maths : Evidence
4) The Soft Moon : Zeros
5) Katatonia : Dead End Kings
6) Anathema : Weather Systems
7) Marillion : Sounds That Can't Be Made
8) Beach House : Bloom
9) Led Er Est : The Diver
10) Lebanon Hanover : The World Is Getting Colder

11) Chelsea Wolfe : Unknown Rooms
12) Dernière Volonté : Mon Meilleur Ennemi
13) Lescop : Lescop
14) The Beauty Of Gemina : Iscariot Blues
15) Swans : The Seer
16) Motor : Man Made Machine
17) Wovenhand : The Laughing Stalk
18) Tame Impala : Lonerism
19) Grizzly Bear : Shields
20) Crystal Castles – III

Top 5 Made in Belgium :

1) SX : Arche
2) Freaks : Too Sensitive To Be Pure
3) Organic : Under A Carbon Constellation
4) The Breath Of Life : Whispering Fields
5) Cruise CTRL : ... Are Not What They Seem

Top 5 concerts

1) Agent Side Grinder : Botanique (Bruxelles) le 8/12/12
2) Dead Can Dance : Cirque Royal (Bruxelles) le 29/9/12
3) Dernière Volonté : Magasin 4 (Bruxelles) le 12/10/12
4) John Foxx And The Maths : Aarschot le 25/2/12
5) Austra : VK (Bruxelles) le 10/6/12

Akim Serar

Top 10 albums 

1) Dead Can Dance  Anastasis
2) Lower Dens : Nootropics
3) Dead Skeletons : Dead Magick
4) Piano Magic: Life Has Not Finished With Me Yet
5) And Also The Trees : Hunter, Not TheHunted
6) Spiritualized: Huh?
7) Simon Scott: Bunny
8) Toy: Toy
9) Tindersticks: The Something Rain
10) Pop 1280: The Horror

Top 5 concerts

1) Tindersticks, Luxembourg Rockhal, 04.03
2) Gnod, Liège, Carlo Lévi, 11.04
3) And Also The Trees, Bruxelles Magasin 4, 17.05
4) Underground Railroad, Liège Escalier, 14.03
5) Catherine Ringer, Spa, Francofolies

Beber :

Top 20 albums

1) Grizzly Bear : Shields
2) Bowerbirds : The Clearing
3) Mark Lanegan : Blues Funeral
4) Bill Jay : Life is People
5) Calexico :  Algiers
6) Django Django : Django Django
7) Lost In the Trees : A Church That Fits Our Needs
8) Pinkunoizu : Free Time
9) Great Lake Swimmers : New Wild Everywhere
10) Japandroids : Celebration Rock
11) Efterklang : Piramida
12) Alt-j : A Awesome Wave
13) Jonathan Boulet : We Keep the Beat, Found the Sound, See the Need, Start the Heart
14) The Walkmen : Heaven
15) Cat Power : Sun
16) Beach House : Bloom
17) King Tuff : King Tuff
18) Maserati : Maserati VII
19) Maps & Atlases : Beware and Be Grateful
20) Dan Deacon : America

Top 5 concerts :

1) Dan Deacon Botanique
2) Calexico AB
3) Destroyer Botanique
4) Eferklang AB
5) Timber Timbre Botanique

François Herpoel

Top 20 albums

1) DJ Tiesto : Club Life Volume 2 : Miami
2) Laurent Garnier : Timeless (EP)
3) David Guetta : Nothing But the Beat 2.0
4) DJ Ravin and Nicholas Sechaud : Dubai Eklektik 2
5) The Killers : Battle Born
6) Mickey Moonlight : And the Time Axis Manipulation Corporation
7) Visions of Trees : Visions of Trees
8) Coldplay : Live 2012
9) Mika : The Origin of Love
10) Muse : The 2nd Law
11) Bloc Party : Four
12) TNGHT : TNGHT
13) Various : The Music of Commodore 64
14) Sven Väth : The Sound of the Twelth season
15) Tryo : Ladilafé
16) Deftones : Koi No Yokan

17) Khaled : C'est la vie
18) Various : Latin Concret
19) Kwes : Kwes
20) Emika : Emika

Taï

Top 20 albums

1) Spiritualized: Huh?
2) Leonard Cohen : Old Ideas
3) The Walkmen : Heaven
4) Beach House : Bloom

5) Japandroids : Celebration rock
6) Django Django : Django Django
7) Great Lake Swimmers : New Wild Everywhere
8) Hot Chip : In our Heads
9) Mark Lanegan Band : Blues Funeral
10) Jonathan Boulet : We Keep the Beat, Found the Sound, See the Need, Start the Heart
11) The Shins : Port of Morrow
12) Beachwood Sparks : The Tarnished Gold
13) Zita Swoon Group : Wait for Me

14) Grizzly Bear : Shields
15) Staff Benda Bilili : Bouger le Monde!
16) Champagne Champagne : Private Party
17) Quakers :  Evolutron
18) Islet : Illuminated People
19) Bowerbirds : The Clearing
20) Father John Misty : Fear Fun

Top 5 concerts

1) Dirty Three : Ancienne Belgique (Bruxelles)
2) Great Lake Swimmers : Botanique (Bruxelles)
3) Baxter Dury : Botanique (Bruxelles)
4) Jens Lekman: Botanique (Bruxelles)

5) Disco Edge : L’Amour Fou (Bruxelles)

Redouane Sbaï

Top 20 Albums

01) DIIV: Oshin
02) Die Antwoord: Ten$ion
03) Jonathan Boulet: We Keep The Beat, Found The Sound, See The Need, Start The Heart
04) Frankie Rose: Interstellar
05) Purity Ring: Shrines
06) Breton: Other People’s Problems
07) Simian Mobile Disco: Unpatterns
08) Tame Impala: Lonerism
09) John Talabot: ƒin
10) Grizzly Bear: Shields
11) Chilly Gonzales: Solo Piano II
12) deftones: Koi No Yokan
13) Perfume Genius: Put Your Back N2 It
14) The Internet: Purple Naked Ladies
15) Frank Ocean: channel ORANGE   (nb: sic)
16) Alabama Shakes: Boys & Girls
17) Holy Other: Held
18) Beach House: Bloom
19) DJ Shadow: Reconstructed – The Best of DJ Shadow
20) Chromatics: Kill For Love

Top 5 EPs

1) The Antlers: Undersea
2) LA Vampires by Octo Octa: Freedom 2K
3) Craft Spells: Gallery
4) Daniel Rossen: The Golden Hour
5) Brother Ali: The Bite Marked Heart

Top 10 Concerts

1) Holy Other, AB, 08/02
2) !!!, Gaîté Lyrique (Paris), 26/05
3) The Shoes, Dour Festival, 14/07
4) DIIV, AB, 01/12
5) Buraka Som Sistema, Bota, 03/02
6) Tame Impala, AB, 16/10

7) The Rapture, Bota, 11/05
8) LA Vampires, AB 30/05
9) Purity Ring, AB, 07/11
10) C2C, Bota, 16/05

Eric Ferrante

Top 20 Albums

1) Soap&Skin : Narrow
2) Chromatics : Kill For Love
3) Leonard Cohen : Old Ideas
4) Grizzly Bear : Shields
5) Godspeed You! Black Emperor : Allelujah! Don't Bend, Ascend
6) Beach House : Bloom
7) The XX : Coexist
8) DIIV : Oshin
9) Daughter : Smother
10) The Raveonettes : Observations
11) Gravenhurst : The Prize 7
12) The Walkmen : Heaven
13) Kiss the Anus of a Black Cat : Weltuntergangsstimmung
14) Ty Segall : Twins
15) Efterklang : Piramida
16) alt-J (∆) : Breezeblocks
17) Sigur Rós : Valtari
18) Purity Ring : Shrines
19) Holograms : Holograms
20) Perfume Genius : Put Your Back N2 It

Top 10 concerts

1) The Minnesota Voodoo Men - Jugendpark (Cologne)
2) Soap&Skin - Ancienne Belgique
3) Godspeed You! Black Emperor - Cirque Royal

4) The Hives - Ancienne Belgique
5) DIIV - Iðnó (Reykjavík, Islande)
6) Sigur Rós - Harpa (Reykjavík, Islande)
7) Daughter - Fríkirkjan (Reykjavík, Islande)
8) Get Well soon - Ancienne Belgique

9) The Notwist - Botanique (Orangerie)
10) Rodrigo y Gabriela & The C.U.B.A. - Cirque Royal

Bernard Dagnies

 

Top 20 albums

1) Dead Can Dance : Anastasis
2) Neil Young : Psychedelic Pills
3) Gallon Drunk : The Road gets darker from here
4) Ariel Pink’s Haunted Graffiti : Mature themes
5) Ulver : Childhood’s end
6) Giardini Di Miró : Good luck
7) Lee Ranaldo : Between the times & the tides
8) Patti Smith : Banga
9) Tindersticks : The something rain
10) School of Seven Bells : Ghostory
11) Die!
Die! Die! : Harmony
12) Dominique A : Vers les lueurs
13) Tu Fawning : A monument
14) The Nightingales : No love lost
15) House of Dolls : Welcome to the department of nuclear medicine
16) Here We Go Magic : Different ship
17) Minco Eggersmann : Réservoirs
18) The Unwinding Hours : Afterlives
19) And Also The Trees : Hunter not the hunted
20) Destroyer : Kaputt

Top 5 Made in Belgium 

1) Loved Drones : The tangible effect of love
2) Hudson : Teenage Thrill
3) VO : On rapids
4) Eric In The Kitchen : A heart of clouds and stars
5) Dan San : Domino

Top 5 Live

Dominique A au Cirque Royal
The Walkabouts au Handelsbeurs de Gand
Jon Spencer Blues Explosion au festival Roots & Roses de Lessines
Connan Mockasin au Botanique de Bruxelles
The Black Keys au Zénith de Lille

Photographes

Xavier Marquis

Top 10 albums

1) The XX : Coexist
2) Bat for Lashes : The Haunted Man
3) Grimes : Visions
4) Kiss the Anus of a Black Cat : Weltuntergangsstimmung
5) Dead Can Dance ‎: Anastasis
6) Mushy : Breathless

7) Agent Side Grinder : Hardware
8) Jack White : Blunderbuss
9) The Horrors : Higher
10) Soap&Skin - Narrow

Top 10 concerts

1) Bat for Lashes : AB
2) Florence + The Machine : Main Square Festival

3) Soap&Skin : AB
4) Morrissey : Les Ardentes
5) Agent Side Grinder : Summer Darkness
6) The XX : L'Aéronef
7) Skunk Anansie : Lotto Arena
8) Blood Red Shoes : Botanique
9)  Dead Can Dance ‎: Cirque Royal
10) The Rapture : Dour Festival

Bernard Hulet

Top 5 concerts

1) Shaka Ponk le 12 juillet au Dour Festival
1) The Hives le 9 décembre à l'Ancienne Belgique (ex-æquo)
3) Bat For Lashes le 29 novembre à l'Ancienne Belgique
4) Korn le 23 mars à l'Ancienne Belgique
5) Blood Red Shoes le 20 avril aux Nuits Botanique

 

Ravi Shankar, né Robendra Shankar, est décédé ce 11 décembre à San Diego. Il était parvenu à populariser le sitar, mais surtout son raga a eu une influence majeure sur l’acid rock pratiqué par les Byrds, Jefferson Airplane, Greateful Dead ainsi que Quicksilver Messenger Service, fin des sixties, début des seventies, à San Francisco. Mais également sur d’illustres jazzmen comme John Coltrane et Miles Davies. C’était aussi le père de Norah Jones. Au cours des 70’s, il s’était lié d’amitié à George Harrison, à qui il avait appris à pratiquer cet instrument à cordes pincées, symbole de la musique indienne. Brian Jones et Donovan ont également bénéficié de son concours, à cette époque. Sa carrière est émaillée de multiples collaborations, tant dans l’univers de la Musique, du théâtre, du cinéma que de la danse. Et puis, il ne faut pas oublier son engagement en faveur des populations déshéritées. Il avait fêté ses 92 ans, ce 7 avril dernier.  

http://www.ravishankar.org/

 

mercredi, 12 décembre 2012 18:33

Shock-U-Py (Ep)

Les lyrics de Jello Biafra sont toujours sociopolitiques. Et c’est encore le cas sur cet Ep trois titres. Ils traitent ici de l’action ‘Occupy Wall Street’, mouvement de contestation pacifique dénonçant les abus du capitalisme financier. Le morceau maître pourrait même servir d’hymne à ces ‘indignés’. Les deux autres compos font un peu pâle figure. Même la dernière, « We occupy », pour laquelle Biafra a reçu le concours des musiciens de D.O.A. ; en outre, elle figurait déjà sur un single du combo canadien, paru il y a quelques mois. Sans intérêt.

 

mercredi, 12 décembre 2012 18:27

Algiers

Franchement, je me demande pourquoi Joey Burns, John Convertino et leur band sont allés à la Nouvelle-Orléans pour enregistrer leur nouvel album, « Algiers ». Pas de trace de Mardi Gras, de dixieland, de zydeco ou de vaudou. Une seule compo évoque les inondations catastrophiques provoquées par l’ouragan Katrina, « Para », mais c’est plutôt dans le but de faire table rase du passé. Il y a des cuivres, mais toujours bien latino, et bien plus discrets que dans le passé. Sur les douze morceaux que comptent l’opus, une bonne moitié est constituée de ballades. Pop, rock, folk, country ou le tout à la fois. Le plus souvent minimalistes et mélancoliques. Un répertoire qui s’adresse surtout aux mélomanes romantiques…

Penchons-nous plutôt sur les morceaux les plus pétillants de la plaque. « Sinner in the sea » tout d’abord. Un tango qui monte un crescendo au sein d’un climat hispanique, mais de mauvais augure. L’énigmatique « Epic », ensuite, éclaboussé de riffs de gratte épileptiques, à la limite du funk blanc. Et bien sûr les plages les plus mariachi et cuivrées. A l’instar de « Puerto », colorée par ces sonorités de harpe ‘durango’. Et « No te vayas », une piste exotique, sauvage, chantée dans la langue de Cervantès. 

Un disque au potentiel commercial indéniable, mais qui risque fort de décevoir les aficionados du Calexico festif…

 

mercredi, 12 décembre 2012 18:26

Cast the same old shadow

« Cast the same old shadow » constitue le second opus de ce chanteur/compositeur louisianais. Il fait suite à « Paupers Field », publié en 2010, un disque pour lequel il avait reçu le concours d’Emmylou Harris. Le nouvel elpee a été enregistré aux célèbres studios Muscle Shoals (Wilson Pickett, Aretha Franklin, Otis Redding) et coproduit par Trina Shoemaker, déjà détentrice de 3 Grammy Awards.

Reconnaissant pour influences majeures, Townes Van Zandt et Neil Young, ce jeune artiste possède une superbe voix. Fragile, torturée, elle emprunte tantôt les inflexions de Chris Isaak, parfois à Thom Yorke. En fait, il utilise sa voix comme un instrument. Et c’est elle qui guide l’expression sonore. Ce qui donne une coloration particulière à sa musique qui trempe pourtant dans de l’americana aux arrangements particulièrement luxuriants. Outre son backing band, il bénéficie circonstanciellement, de préposés à la steel guitar plutôt talentueux (Melvin Duffy, Wayne Bridge ou Pete Finney).

Malheureusement, la plupart des compos marinent un peu trop dans la mélancolie. Une mélancolie opiacée, presque maladive qui finit par plomber l’atmosphère de l’œuvre. On épinglera quand même le titre maître du long playing, une superbe plage que Dylan illumine d’accords de sèche en picking, dispensés un peu à la manière de Mark Kozelek (Red House Painters, Sun Kil Moon).