La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Stereolab
Hooverphonic
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Lucky day

Allman Brothers Band, Doobie Brothers, Lynyrd Skynyrd, Toto et surtout les Eagles, toute une panoplie de formations qui doivent certainement hanter les nuits de ce quintette yankee. Jupiter Coyote (NDR: rigolez pas, mais chaque fois que je tape la première partie de ce nom, je remplace inconsciemment le t par un l!), aurait dû naître au cours des seventies. Sa sensibilité mélodique est finement sculptée dans un rock carré, sudiste, sophistiqué, privilégiant les harmonies de guitares jumelées, un peu comme si inconsciemment, il essayait de retrouver la formule magique de « Hotel California ». Mais le charme est rompu depuis bien longtemps!...

 

mardi, 27 novembre 2018 17:31

Between the times and the tides

Au départ, cet album devait être ‘unplugged’. Et puis au fil du temps et des sessions d’enregistrement, il s’est largement électrifié. Ne laissant plus au tracklisting que deux morceaux dominés par l’acoustique. Deux chansons au cours desquelles Lee dévoile toute la vulnérabilité de son feeling. Tout d’abord « Hammer blows », puis « Stranded », traversé par quelques éclats de slide et dont la fin de parcours s’enfonce subrepticement dans le psychédélisme. Des références que Lee assume, et notamment lors du final « Tomorrow never comes », sorte de clin d’œil qu’il adresse au « Tomorrow never knows » des Fab Four.

Pour concocter cet elpee, le gratteur de Sonic Youth a bénéficié du concours de quelques invités. Pas des manchots ! Jugez plutôt : Nels Cline (Wilco, etc.), Bob Bert et Steve Shelley (le premier et le dernier drummer de Sonic Youth), le claviériste John Medeski sans oublier Jim O’Rourke qui a sévi également quelque temps chez S.Y. Le tout à été coproduit par Ranaldo et le fameux John Agnello.

Résultat des courses ? Un opus comme votre serviteur les apprécie. Fruit d’une rencontre entre cordes électriques et semi-acoustiques, il se révèle légèrement psychédélique et subtilement teinté d’americana. Tout en ne négligeant jamais le sens mélodique. Beaucoup de grattes donc, mais aussi cet orgue savoureusement rogné et judicieusement dispensé.

Si l’album s’ouvre par un « Waiting on a dream » au riff vaguement pompé à « Paint it Black » des Stones, il recèle plusieurs perles. A l’instar de « X time as I knew her » dont les interventions à la ‘six cordes’ peuvent évoquer John Mascis (Dinosaur Jr.), un titre dont la seconde partie entre dans une sorte de transe chamanique. Du très West Coast, presque ‘Paisley Underground’ (NDR : pensez à Steve Wynn) « Angles ». Du ‘Paisley Underground’ qu’on retrouve sous la forme la plus offensive de « Fire island (phases) », en alternance avec de l’Americana circa Wilco, sur la plus tendre. Les 7 minutes de « Shouts », encore un morceau à la structure élaborée, s’ouvrant docilement avant de s’enfoncer dans une noisy à la Sonic Youth, l’épouse de Lee se chargeant de déclamer en spoken word. Et enfin le plus pop « Lost », dont les vapeurs sixties qui émanent des cordes tour à tour tintinnabulantes, semi-acoustiques ou encore légèrement teintées de psychédélisme, nous renvoient à un certain Buffalo Springfield. Enfin, il ne fait pas mésestimer la voix de Ranaldo, dont le timbre grave et déchirant sied bien à ce climat ma foi agréablement mélancolique. Un chouette album !

 

jeudi, 26 juillet 2012 20:49

The politics of envy

Fondateur de The Pop Group, Mark Stewart est un pionnier du post punk insulaire. Du hip hop industriel aussi. C’est également un personnage particulièrement engagé dans la lutte contre l’establishment. Mais on le connaît surtout pour son travail d’ingénieur du son opéré en compagnie d’Adrian Sherwood, chez On-U Sound Records, début des 80’s. C’est à partir de cette époque, que ce Britannique (NDR : il est issu de Bristol) va bosser en compagnie d’une multitude d’artistes ou de groupes. Et en particulier Trent Reznor de Nine Inch Nails, Tricky, Massive Attack, Chicks on Speed, ADULT. et Primal Scream. Nick Cave et Sonic Youth le considèrent même comme une référence majeure.

 

Outre ses multiples collaborations, il publie de temps à autre des albums en solitaire. A l’instar de ce « Politics of envy ». Son huitième. Un disque dont les lyrics sont éinévitablement rebelles et pour lequel il a reçu le concours d’une belle brochette d’invités. Depuis Bobby Gillespie à Richard Hell, en passant par Daddy G de Massive Attack, Lee ‘Sctratch’ Perry et la liste est loin d’être exhaustive. Sur le morceau final, « Stereotype », Keith Levene (PIL) est même venu donner un bon coup de guitare.

Découpé en 11 plages, cet opus offre une belle amplitude de styles. On a ainsi droit à du dubstep (« Want », « Gang War », « Vanity kills »), du punk disco (l’austère « Gustav Says » et le plus commercial, post Heaven 17, « Baby Bourgeois »), du post industriel trempé dans la cold wave (« Apocalypse hotel »)  et un « Method to the madness » hanté par Marilyn Manson ; sans oublier la cover spectrale presque ambient du « Listen to Hermione » de Bowie, le plus rock « Autonomia » (Primal Scream) et l’electro martial « Codex », estampillé par cette boîte à rythmes puissante, réminiscente de l’intro du « Vienna » d’Ultravox. Un disque sans doute fort intéressant, mais qui perd en homogénéité, ce qu’il gagne en expérimentation…

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Collected

Compilation très sélective pour l'ex-leader du Vander Graaf Generator, puisque dix des treize titres qui composent l'album couvrent une période qui s'étale de 1992 à 1996. C'est à dire, à partir du moment où Peter s'est décidé à enregistrer sur son propre label, "Fie". Les trois autres compositions relèvent d' "Enter K" (82) et de "Patience" (83), disques pour lesquels l'artiste a racheté les droits d'auteur. Un recueil qui ne permet cependant pas de se faire une idée précise de son œuvre, parce qu'elle n'embrasse qu'un bon quart de sa discographie, entamée, faut-il le rappeler, en 1968...

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

X my heart

Artiste intemporel par excellence, vierge de toute prostitution dans le créneau dit "commercial", Peter Hammill nous propose un nouvel épisode de ses aventures dans la musique progressive. Le vingt-quatrième ou le vingt-cinquième, nous ne savons plus très bien. Mais le plus remarquable, c'est qu'à l'aube de ses trente années de carrière, il parvient encore à explorer de nouveaux horizons sonores... Nous connaissions sa maîtrise de l'overdubbing dans le domaine des harmonies vocales. Elles ont toujours permis à Peter d'utiliser toute l'étendue de son registre et ainsi de multiplier les voix à l'infini. Souvent la sienne. Il vient de pousser le bouchon un peu plus loin. En intro de cet opus. Sur la version a capella de "A better time". Un travail d'orfèvre qui se mue en mouvement pour polyphonie vocale. Des chœurs qu'il met au service de sa propre voix. Deuxième type d'expérimentation, la collaboration d'un quatuor à cordes. Pas nouveau, vous nous rétorquerez. Exact! Mais si en final il affronte cet orchestre uniquement de son chant, d'une manière pure, tendre, romantique; à plusieurs reprises, il s'en sert pour enrichir la texture de sa musique. Et dans ce domaine, il a pu compter sur le précieux concours de son violoniste, Stuart Gordon. Et puis de l'ex VDGG, Dave Jackson. C'est vrai qu'en studio, Peter a toujours pu compter sur son vieux pote. Mais pour la première fois depuis bien longtemps, Dave apporte une collaboration beaucoup plus active aux cuivres. Notamment sur ce "Narcissus (bar & grill)". Le point d'orgue du CD. Titre hypnotique, obsessionnel, envoûtant, fondamentalement underground, qui aurait tout aussi bien pu figurer sur le célèbre "Pawn Hearts" de Van der Graaf Generator. Maintenant, ne vous attendez pas non plus à un album exclusivement expérimental. Peter y réserve également une part importante d'émotion. Et ses interventions vibrantes, intenses, au piano, conjuguées à son timbre vocal fragile, profond, déchirant n'y sont bien sûr pas étrangers...

 

Réédition en compact disc de quatre des six premiers elpees d'Hawkwind, enrichis pour la circonstance de toute une volée d'inédits. Les inconditionnels du vinyle ne doivent cependant pas voir cette opération d'un bon œil, puisque les pochettes originelles des différents albums constituent aujourd'hui de véritables petits chef d'œuvres. Et certains de ces disques peuvent même atteindre, à la bourse des collectionneurs, plusieurs milliers si pas dizaines de milliers de francs. Mais il faut reconnaître que la conversion (!) est remarquable. En fait le concept original a été tout simplement miniaturisé. Même les booklets. En outre, le mécanisme à volets a été scrupuleusement respecté. Sans oublier le recours à la matière cartonnée pour le confectionner. Pour ceux qui ne connaîtraient pas Hawkwind, sachez que cet ensemble insulaire constitue un pionnier du "space rock". Et des formations telles que Loop, Spacemen 3 ou Ozric Tentacles y reconnaissent une influence majeure. Bien que ne comptant plus qu'un membre du line-up original, Hawkwind s'est reformé il y a quelques années et continue à se produire en concert…

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Freud Euch

Katherine Hagen a connu ses heures de gloire entre 1977 et 1981. C'est à dire en pleine explosion punk. Expulsée de DDR en 1976 pour attitude antisociale, elle émigre alors à Londres. Fréquente Johnny Rotten des Sex Pistols puis les Slits avant de fonder son propre groupe. Il faudra cependant attendre l'aube des eighties, avec "Unbehagen", elpee sur lequel on retrouve notamment la cover du "Lucky Number" de Lene Lovich et surtout l'incontournable hit "African Reggae", pour voir la déesse du post punk sortir de la zone crépusculaire de l'underground. Curieusement. Nina va y replonger du jour au lendemain. Pour y cultiver une image outrancière, provocante, narcissique sur un lit (!) d'artifices. En 1991, sa tentative de come-back, soutenue par Adamski et le Red Hot Chili Peppers, se soldera par un nouvel et cuisant échec... Pour enregistrer "Freud Euch", Nina s'est totalement remise en question. D'abord, elle chante les quinze fragments de cet opus dans la langue de Goethe. Même la cover de Carole King ("Riensenschritt") et celle du Velvet Underground ("Sonntagmorgen"). Ce qui permet à sa voix semi-opératique / semi-possédée de retrouver toute cette violence naturelle, toute cette énergie sulfureuse destinée à infecter tantôt le punk, tantôt le reggae. Enfin, elle bénéficie de la collaboration de Dee Dee Ramone, auteur de quatre compositions. Et ça, c'est une bonne nouvelle!

 

lundi, 26 février 1996 02:00

Solid gold (réédition)

Gang of Four reconstitué, l'intérêt pour son back catalogue devenait conséquent. EMI vient donc de ressortir en compact disc "Solid gold". Paru en 1981, il constitue un des albums les plus importants de la dernière décennie. Non seulement il a marqué de son empreinte l'histoire de la new-wave, par la pratique d'un funk blanc métallique, sophistiqué et aride. Mais en plus, il exprimait à travers des textes obliques, intellectuels, féroces, un discours radical et révolutionnaire. Cette réédition bénéficie, en outre, d'une sélection de bonus tracks. Cinq fragments parmi lesquels figurent "To hell with poverty", "Capital (it fails us now)", "History's bunk", et des versions "live" de "Cheesburger" et de "What we all want". "Solid gold" quoi!
 

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

20th century blues

Marianne Faithfull, qui soufflera ses cinquante bougies le 29 décembre 1996, mériterait assurément que son existence soit relatée à travers un livre, voire un film, tant elle fut riche et tumultueuse. Depuis 1964, lorsque Andrew Oldham, homme à penser des Stones, lui fit enregistrer " As tears go by ", composition de Jagger/Richards, qui devint un tube, elle a vécu mille et une péripéties où abus de stupéfiants, affaires de cœur, théâtre, cinéma, chanson, et accident de voiture ont débouché sur une solide cure de désintoxication. Qui durera quatre années! Et lorsqu'elle revient à la surface en 76 avec " Broken English ", on se rend compte que la petite voix de fille timide s'est muée en timbre grave, profond et sensuel. Depuis, Marianne est retournée à ses multiples activités artistiques. Musicales tout d'abord! Fascinée par l'œuvre de Berthold Brecht et de Kurt Weill, elle a décidé de leur consacrer un album de reprises, " 20th century blues ". Elle y interprète avec une irrésistible légèreté, un humour désabusé et l'ivresse douloureuse des lendemains incertains, quinze classiques, dans un style "décadent ", " cabaret ", un peu à la manière de Marlène Ditriech. Elle y souligne l'irrésistible légèreté, l'humour désabusé, et l'ivresse douloureuse des lendemains incertains…

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Three chord lovesongs

L'histoire musicale de ce chanteur compositeur, né à Bradford dans l'ouest du Yorkshire, est profondément ancrée dans le folk, le blues et le cajun, perpétuant un héritage légué par Doc Watson, John Fahey, Leo Kottke, Skip James et Blind Blake. S'il est cependant à la tête d'une bonne dizaine d'albums, il doit surtout sa notoriété à un séjour chez les Notting Hillbillies en compagnie de Mark Knopfler. Avec "Three chord lovesong" il vient de commettre son album le plus minimaliste à ce jour. Rien que lui, sa voix et sa râpe acoustique. Mais aussi et surtout ses émotions, son romantisme lyrique, empreint d'une formidable intensité mélodique. Comme quoi, un être seul accompagné de sa guitare peut également créer de superbes chansons...