Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Hooverphonic
Bernard Dagnies

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vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Because trees can fly

Lampshade possède la particularité de réunir musiciens danois et suédois. Un quintette qui recèle une chanteuse douée d’une superbe voix : Rebekkamaria. Dont le timbre rappelle tantôt Björk, tantôt Stina Nordenstam, tantôt Henriette Sennenvaldt (la vocaliste du collectif danois Under Byen). Musicalement on navigue plutôt au sein d’une sorte de post rock qui doit autant à My Bloody Valentine qu’à Mogwai. Encore que la musique se révèle ici beaucoup plus luxuriante. Et les moments de quiétude font rarement appel au minimalisme. Pourtant, si l’intensité sonore est quasi constante, la présence d’une trompette ou d’un violoncelle apporte une touche méditative, plus atmosphérique, à l’ensemble. « Because trees can fly », constitue leur premier opus, un disque qui ne manque pas de charme, même si les influences sont encore beaucoup trop distinctes…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Here comes that weird chill

Cet Ep prélude la sortie du nouvel album de Mark Lanegan. Plusieurs compositions de « Here comes that weird chill » devraient d’ailleurs s’y retrouver ; mais plus que probablement sous une forme différente. Découpé en 9 fragments, dont un titre caché, cet Ep a reçu le concours de quelques invités de marque. Pour la toute première fois, pas de trace de Mike Johnson ; mais bien de Josh Homme (NDR : il y joue un tas d’instruments, et notamment la guitare) et Nick Oliveri (NDR : deux membres de Queen Of The Stone Age), de Chris Goss (NDR : Chris et Nick ont sévi au sein du légendaire mais sous-estimé Masters of Reality), de Greg Dulli (Ex Afghan Whigs, Twilight Singers) et de quelques autres. Depuis que Mark a embrassé une carrière solo, ses disques sont toujours hantés par le folk et le blues. Des compositions malsaines, douloureuses, qu’il interprète de sa voix graveleuse, trempée dans le whiskey, un peu comme Tom Waits. Et je pense tout particulièrement à « Lexington slow down », un fragment empreint de mystère, balayée par un piano sonore, caressé de chœurs gospel intimistes, que Mark interprète dans un style chanté/parlé. Pourtant, les chansons de ce morceau de plastique offrent un visage beaucoup plus électrique. Davantage post industriel aussi. Et je pense tout d’abord à l’inédit (NDR : le single également) « Methamphetamine blues ». Une plage qui parvient à agréger sonorités mécaniques et harmonies luxuriantes. Autre inédit, « Skeletal history » semble avoir été conçu dans l’esprit roots d’un John Renbourn, d’un Bert Jansch voire d’un Roy Harper, puis intensifié avec emphase, comme chez Tea Party. Le disque recèle également une reprise du « Clear spot » de Captain Beefheart, une version sinueuse, psychédélique, finalement plus proche d’un Wire que de Don Van Vliet. Et puis un titre hypnotique, complexe, noisy, fruit d’une rencontre improbable entre le Velvet et Suicide : « Wish you well ». Reste le swamp rock menaçant « Message to mine » et deux tracks qui font la part belle à l’électricité. Tout d’abord « On the steps of the cathedral », déchiqueté par le feedback ; ensuite le post rock « Sleep with me » et ses paysages atmosphériques ténébreux, sinistres (NDR : ce dernier morceau fait également l’objet, d’un remix en dub). Certains nostalgiques racontent que c’est sans doute le style de musique que Nirvana aurait pratiqué si Kurt Cobain n’avait pas mis fin à ses jours…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

That creepy hope on love

Cette formation espagnole, de Gijon pour être plus précis, pratique une forme de slowcore dans la lignée de Low voire de Codéine. La plupart des compositions de ce premier opus adoptent, en tout cas, un profil aussi tourmenté. Avec plus ou moins d’activité électrique, qu’alimente régulièrement des claviers fluides, tourbillonnants, parfois même ‘floydiens’ (« Animals » ?). Vous ne serez donc pas surpris que certains fragments atteignent six, sept voire huit minutes. Les deux morceaux sculptés dans une lo fi proche de Lambchop (« Singsong for the goodtimes » et « Your starlette lingerie ») constituant les exceptions qui confirment la règle. Si toutes les chansons baignent dans la mélancolie douce, elles ne parviennent que trop rarement à atteindre l’intensité émotionnelle d’un Red House Painters. A cause de la trame mélodique beaucoup trop linéaire. Pourtant le groupe possède un potentiel indéniable ; et il le démontre tout au long du morceau final, « The birthday boy », une plage psychotique au cours de laquelle les guitares finissent par se lâcher. Et puis de l’hypnotique « A luscious moment », un morceau fouetté littéralement par des cordes de guitare incisives, vivifiantes. En outre, Lansbury peut compter sur la présence d’un excellent vocaliste : Javier Otero, dont le baryton est très proche de Stuart Staples (Tindersticks). Pour enregistrer cet elpee, la formation a également reçu le concours de Nacho Alvarez (Manta Ray), ainsi que de la chanteuse Conchi. Cette dernière sur un seul track : « Dragon ». Et il faut reconnaître que ses inflexions sinusoïdales (Kristin Hersh ?) apportent du relief à la chanson. Dommage d’ailleurs qu’elle n’échange pas davantage de duo avec Javier.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Highways

Lanterna est le projet du guitariste Henry Frayne. Né à New York, il vit aujourd’hui à Champaign dans l’Illinois. Avant de se lancer dans cette aventure en solitaire, il a sévi chez Moon Seven Times et Area. « Highways » constitue son quatrième opus. Un disque pour lequel il a quand même reçu le concours d’Eric Gebow, aux drums ; et puis de Mike Bosco à la co-production et aux effets spéciaux. Pas de bassiste. Ni de vocaliste. Juste une musique instrumentale destinée aux rêves les plus atmosphériques, mais aussi fantasmagoriques. Henry avait d’ailleurs participé à la confection de la bande sonore du film de Steven Spielberg, « Catch me if you can ». Dans un style qui fait penser à Durutti Column. Ou à Vini Reilly, si vous préférez. Tour à tour épilées, grattées, plaquées, soniques, éthérées, en cascade ou reverb, les cordes de guitare trament des mélodies enchanteresses propices à la relaxation ou à l’évasion dans le temps. Fermez les yeux et imaginez vous au dessus des montagnes, des océans. Vous êtes à la recherche de paysages où tout n’est qu’esthétisme et quiétude. Pourtant, vous devez traverser des espaces vides. Qui oscillent constamment de la lumière aux ténèbres. Peut-être est-ce votre vision du futur ? Mais finalement, vous parvenez à faire le vide dans votre esprit et finissez par atteindre la sérénité. Et vous pouvez entamer ce songe de pop pure, matérialisé par le titre maître (NDR : 17’ !), un fragment qui se fond dans une ‘ambient’ que n’aurait pas renié un certain Brian Eno…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Pretend you´re alive

Fondé en 2002, Lovedrug nous vient de l’Ohio. Une formation drivée par Michael Shepard et Adam Ladd, responsable d’une sorte d’émocore teinté de britpop (Muse, JJ72, Coldplay) et de grunge (Soundgarden). Si la voix de Michael est ainsi aussi gémissante et théâtrale que celle de Matt Bellamy, son falsetto est beaucoup plus tendre et moins éthéré. « Pretend you’re alive » constitue leur premier opus. De facture inégale, ce disque est partagé entre power pop, compos mid tempo et ballades hymniques. Et de manière générale, les morceaux les plus intéressants se signalent par la présence du piano, varient régulièrement de rythme et/ou consomment une électricité frénétique, vivifiante (« In red », « It won’ last »). Côté lyrics, Lovedrug aborde essentiellement les thèmes de la vérité, de l’amour et de la mort, ainsi que de tout ce qui réunit ces sujets.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Lost in Luna Park

Deuxième maxi cinq titres pour cette formation angevine fondée en janvier 2003. Leur credo ? La noisy pop. Et en écoutant ce disque, il est manifeste que le groupe voue un culte à Sonic Youth et à Ride. Ce qui n’est pas pour me déplaire, lorsqu’on retrouve dans ce rite sonore, toute la magie électrique des deux mythes. Et d’électricité, il en est question tout au long de ce morceau de plastique enregistré au Conservatoire National de Paris. Ce qui n’est pas classique ( ?!?!?!). Tour à tour atmosphérique, bringuebalante, féroce, chatoyante, torturée ou bruitiste, elle sert des mélodies contagieuses, entêtantes et terriblement efficaces, parfaitement soutenues par une basse cotonneuse. Dommage que le chant soit un peu trop terne. Si au début, il accentue l’aspect ténébreux des compositions, au fil du temps, il finit par lasser…
mardi, 31 mars 2009 03:00

Havilah

Cinquième album pour cette formation australienne fondée à Perth en 1998. En un peu plus d’une décennie, le line up a connu toute une série de changements ; le dernier en date remontant à 2006, lorsque Dan Luscombe a remplacé Rui Pereira à la seconde guitare. Parce de l’électricité, The Drones n’en est pas avare. Ce qui explique aussi certainement son patronyme. Gareth Liddiard est l’autre gratteur. Mais aussi le leader et le lyriciste. Et en général ses textes sont plutôt trempés dans l’acide, traitant aussi bien de Dieu, de la mort, du divorce, de l’interracialité (un thème récurrent), de la pornographie sur internet que de la politique. Des lyrics qu’il chante d’une voix nasillarde, abrasive, parfois déclamatoire, empruntant parfois des inflexions à Mick Jagger. L’intensité sonore de The Drones est, en général, très impressionnante. Tantôt on pense au Crazy Horse de Neil Young, aux Scientists, à Birthday Party, Sonic Youth, Green on Red, Leather Nun ou encore Died Pretty. Mais ce sont les compos les plus hymniques qui sont aussi les plus irrésistibles. A l’instar de « The minotaur », « I am the supercargo » et « Careful as you go », trois plages absolument remarquables et terriblement contagieuses. Et le reste de cet “Havilah” ne manque pas d’allure. Il y a bien un zeste d’acoustique, un chouia de festif (le final « Your aching’s like the end of the world »), histoire de reprendre son souffle ; mais le bain d’électricité est garanti. D’ailleurs si vous aimez la conjugaison vivifiante, venimeuse, épique, cinglante, sauvage, torturée des guitares, vous ne pouvez passer à côté de cet album…

 

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

KVLR

Avant d’opter pour le patronyme KVLR, cette formation suédoise s’appelait Kevlar. Un changement opéré en 2002. Par nécessité. Suite à la plainte déposée par une entreprise dont la succursale répondait au même nom. Du line up initial de ce groupe fondé en 1996, il ne reste plus le chanteur Johan Sellman et le drummer Manus Öberg. C'est-à-dire les membres fondateurs. Si on ne tient pas compte de la compile « On planted streets », cet elpe éponyme constituerait le troisième album studio de KVLR. Une information à prendre au conditionnel, puisque les infos sont plutôt rares à leur sujet. Cocktail particulièrement réussi de no wave (Sonic Youth), de harcore juvénile (Hüsker Dü) et de cold wave lyrique, atmosphérique (Chameleons), la musique de KVLR est fondamentalement mélodique et contagieuse. A l’instar d’un Trail Of Dead. Même lorsqu’elle emprunte un tempo féroce, échevelé (« Spit ») ou s’aventure dans les méandres du psychédélisme (« Road closure »). Ce qui n’empêche pas la basse pneumatique de Magnus Öberg de libérer un groove viscéral et à la voix laconique de Johan de s’abandonner dans la mélancolie crépusculaire…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Band red

Alors que la plupart des groupes insulaires essaient de s’imposer chez eux avant de se tourner vers les States, Kaito a opté pour le processus inverse. Faut dire que sa musique possède davantage d’affinités avec la musique yankee que britannique. Pour concocter une telle expression sonore, ce quatuor doit impérativement aimer ou avoir aimé les Pixies, Sonic Youth (NDR : les débuts !), Blonde Redhead (NDR : mais pas le dernier album !) et Sleater Kinney. Une formation drivée par une fille : Nikki Colt. Qui possède une voix pas possible ! Elle ne chante pas : elle gémit, murmure, gazouille, bégaie, hoquette, aboie ou grogne, dans un registre aigu qui rappelle Kazu (NDR : la chanteuse de Blonde Redhead, of course !). En dispensant des lyrics incompréhensibles. Incarnant davantage une intention qu’une expression. A connotation sexuelle, vous vous en doutez. Le tout sur un noisy/punk/pop épileptique, torrentueux, frénétique, au sein duquel s’entre-déchirent riffs de guitare énergétiques, pépiants, élastiques, vertigineux et synthés ondulatoires, fiévreux, vulnérables ou miteux. Fragment le plus déjanté, « Nothing new » aurait pu naître d’une rencontre entre les Nymphs et X Ray Spex ; alors que « Driving manual auto» couve un feeling disco sordide. Ce premier opus recèle, en outre, six bonus tracks enregistrés ‘live’ au garage de Londres, ainsi qu’un clip vidéo de Should I ». Pas facile, mais très étonnant !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Hopes and fears

Si vous n’avez jamais entendu “Somewhere only we know” et « Everybody’s changing », c’est que vous n’allumez jamais la radio. A l’écoute du premier titre, vous avez sans doute pensé qu’il s’agissait d’une nouvelle chanson de Coldplay. Et du deuxième, de Travis. Ce qui vous donne une petite idée du style pratiqué par ce trio originaire du Sussex. Seule différence, Keane a troqué la guitare contre un piano et des synthés. Les deux hits susvisés figurent bien sur ce premier elpee de Keane. Ce sont aussi les meilleurs fragments. Tom dispose d’une voix douce et pure ; en outre, le sens mélodique des compos n’est jamais pris en défaut. Mais hormis le subtilement new wave « Your eyes open » et le plus électro « Untitled 1 », deux fragments qui évoluent au sein d’un univers proche d’un A-ha voire d’un Wet Wet Wet, le reste de l’opus ressasse inlassablement les mêmes clichés hymniques. Les espoirs déçus, les craintes se sont donc révélées fondées…