La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Gavin Friday - Het Depot
Kreator - 25/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Shutdown the sun

Issu de San Francisco, Oranger compte déjà quatre albums à son actif. Une formation qui collabore régulièrement aux projets de groupes avec lesquels ils partagent les mêmes affinités musicales. Récemment, Matt Harris avait rejoint les Posies, Mike Drake et Jim Lindsay joué en compagnie de Preston School Of Industry, et Patrick Main apporté son concours au Tarnation de Paul Frazer. Réputé pour leur psyché/garage hérité en ligne droite de la West Coast, le quatuor a décidé de rendre ses chansons plus pop, plus contagieuses. Sans pour autant renier leur démarche sous influence. Résultat des courses, le combo californien vient de commettre un opus fort intéressant. Riche aussi. Dans la lignée des Wilco (NDR : décidemment on ne parle plus que d’eux), de Son Volt et d’Uncle Tupelo. Et la participation de David Dondero (alias Chris ‘The Texican’ Heinrich) à la pedal steel pour « Cut off yer thumbs » et « The writer » accentue, bien évidemment, cette impression. Maintenant, en grattant un peu, on se rend compte que chaque chanson, d’abord composée à la guitare acoustique, puis mise en forme avec toute la panoplie de l’instrumentation basique (guitares, basse, batterie et claviers), possède ses propres spécificités. Plus surprenantes les unes que les autres. A l’instar de l’excellent « Othersider », dont le groove semble avoir été piqué à Beck. Du croustillant « Going under », dont le fruit de la rencontre entre ELO et Teenage Fan Club, semble hanté par le spectre de George Harrison. Du déjanté « Sweet goodbye », morceau qui aurait pu naître d’une jam entre les Stones et Gomez. Et enfin du titre maître. Ses harmonies vocales beatlenesques, sinusoïdales nous ramènent même à l’époque du « Magical Mystery Tour ». Et je nous laisse le soin de découvrir le reste. Car au plus on écoute cet opus, au plus on découvre de surprises. Epatant !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Music for nurses (Ep)

Auteur d’un premier opus fort prometteur commis l’année dernière, Oceansize nous revient avec un Ep 5 titres. Si l’ouverture s’inscrit dans l’esprit d’« Effloresce », libérant une intensité » semi sismique, semi symphonique, qui aurait pu naître d’une rencontre entre Metallica et Radiohead, le reste du disque épouse une forme plus atmosphérique, plus complexe, tentaculaire, parfois post rock ou encore proche de la prog, évoquant tour à tour Sigur Ros, Mogwai, Tool, Isis, King Crimson (NDR : aussi bien « In the Court Of the Crimson King » que « Lark’s tongues in aspic »), Mansun et Faith No More. Les trois derniers fragments s’enchaînent même naturellement, un peu dans l’esprit d’un concept (mini) album, ou d’un triptyque, si vous préférez. Bâti sous la forme du crescendo, le final, « As the smoke clear » vous entraîne dans un véritable tourbillon sonique. Une chose est sûre, ce « Music for nurses » augure un futur elpee de toute grande classe !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Cherry Tree

Auteur d’un remarquable deuxième album fin de l’année dernière (« Sad songs for dirty lovers »), The National nous revient avec un EP 7 titres. Soit cinq nouvelles compositions et une version ‘live’ sauvage et décapante de « Murder me Rachel ». Fasciné par la poésie urbaine de New York, métropole au sein de laquelle la formation a élu domicile, cette formation mélange pop, rock et folk avec une redoutable efficacité. N’hésitant pas à passer du plus électrique au plus acoustique, du plus violent au plus tendre, du plus emphatique au plus minimaliste, du plus allègre au plus dramatique, pour nous communiquer leur spleen. A charge du baryton fatigué de Matt Berninger de canaliser toutes les émotions. Si vous appréciez Swans, Tindersticks et le défunt Triffids, vous ne pouvez passer à côté de The National !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

I love total destruction

Pour enregistrer leur cinquième opus, cette formation écossaise (NDR : d’Edimbourg pour être plus précis), a reçu le concours du guitariste Malcolm Ross (Josef K, Orange Juice) et de Gareth Sager (The Pop Group) au piano et à la clarinette. Ce dernier avait déjà participé à la confection du précédent elpee, « Received transgressed and transmitted », paru en 2001. Nonobstant deux fragments qui s’égarent dans le reggae/dub, « I love total destruction » trempe dans la pop expérimentale. Expérimentale, mais toujours mélodique. Fruit d’un mélange subtil d’influences qui oscillent de Captain Beefheart (le désordre créatif) à Orange Juice (postacard oblige !), en passant par le Fall, Beck (lorsque la basse roule son groove), T Rex (les harmonies vocales glamoureuses du titre maître et d’« I am the sky), Supergrass (le très contagieux « Hanging around ») et Tortoise (dès que le post rock navigue aux confins du jazz et de l’électro). On y trouve même du garage (l’excellent « The end of definition »), quelques effluves jamaïcaines, un peu de free jazz (les drums surtout) et une forme de psychédélisme très personnelle. Bref, un elpee fort intéressant, original, auquel il y manque cependant un titre véritablement accrocheur pour mériter de décrocher un must…
mardi, 07 avril 2009 22:50

Grace/Wastelands

Peter Doherty s’est racheté une conduite. Et aussi un prénom. Ne dites donc plus Pete, mais Peter. A 30 balais, aurait-il enfin atteint l’âge de la maturité ? C’est en tout cas, ce que la presse, dans son ensemble, laisse supposer. Spécialisée ou non. La came, l’alcool et les excès : ce serait du passé. On veut bien le croire. Mais personnellement, je demeure toujours aussi sceptique. Par contre, il faut reconnaître que son premier album solo est remarquable. Et le mot est faible. Un disque pour lequel il a notamment reçu le concours du guitariste de Blur, Graham Coxon, pratiquement sur toutes les plages. Ainsi que de Stephen Street, à la production. Sans oublier ses potes de Babyshambles. Peter signe ou cosigne tous les textes et s’est chargé de toutes les (superbes) illustrations du booklet.

Partagé en 12 plages, l’elpee est essentiellement acoustique. Ce qui ne veut pas dire qu’il soit minimaliste. Les arrangements et/ou les orchestrations sont même somptueux. A l’instar de « 1939 returning », de « A little death around the eyes », caractérisé par son refrain en mode tango et du cinématique et gracile « Salomé » (NDR : une référence biblique !) Trois titres pour lesquelles une section de cordes, au sein de laquelle on retrouve l’ex Durutti Column, John Metcalfe, apportent une dimension raffinée, digne de John Barry, à la mélodie. On a même droit à du mellotron et à de la guitare électrique sur le caressant et chaleureux « New love grows on trees », morceau légèrement psyché réminiscent de Luna. Et dans le même registre, « Palace of bone » lorgne vers un Guy Chadwick (NDR : cette voix !) échappé de House of Love. Plusieurs compos baignent dans le jazz et/ou le blues. Caractérisé par cette guitare en picking, presque manouche, et ses drums frottés par des balais, « Arcady », le morceau d’entrée, en est une belle illustration. Tout en adressant un clin d’œil au Kinks, « Sweet by and by », trempe carrément dans le dixieland. Et en finale, l’allègre « Lady don’t fall backwards » trahit constamment des accents syncopés, nonobstant cet orgue vintage (NDR : un farfisa ?), qui envahit progressivement l’espace sonore. Vous avez certainement déjà eu l’occasion d’entendre ou d’écouter le single « Last of the English roses ». Les références au reggae dub de Clash sont incontestables. Petite variante, la présence de ce mélodica fantomatique. Un instrument qui hante d’ailleurs la plupart des plages de cet elpee. Finalement seuls trois fragments épousent un profil essentiellement acoustique. Tout d’abord « I am the rain », malgré son interlude latino, « Sheepskin tearaway », dont Peter partage un duo en compagnie de la chanteuse écossaise Dot Allison et enfin le bouleversant et contagieux « Broken love song ».

Œuvre savoureuse, empreinte de romantisme et de poésie, « Grace/Wastelands » se pose déjà comme un des musts de l’année 2009. Quant à savoir si le gaillard respectera le calendrier de sa tournée, c’est une autre histoire…

 

mardi, 07 avril 2009 21:46

All the plans

La Britpop? C’est passé de mode! Et pourtant, certains groupes s’accrochent encore et toujours. Parfois avec succès. Comme Coldplay. Souvent sans. Pensez à Travis. Et Starsailor en est une autre illustration. « All the plans » constitue le quatrième elpee du quatuor de Wigan. Un disque qui a reçu le concours de Steve Osborne (New Order, B-52’s) à la mise en forme.

Sur les onze plages de cet opus, quatre parviennent à éviter le piège de la ballade sirupeuse et hyper léchée. Tout d’abord, le morceau d’entrée, « Tell me it’s not over ». Caractérisé par son piano sonore, il aurait pu figurer au répertoire de la bande à Chris Martin. Encore que parfois, il me fait davantage penser aux Veils. C’est d’ailleurs le cas également pour le morceau maître. Un titre enrichi de claviers fluides et bercé de guitares bringuebalantes (NDR : Ron Wood est venu donner un bon coup de gratte !) Reste encore le cinématique, ‘enniomorriconesque’ « The Thames » et l’étrange finale, aussi dépouillée que paisible, « Safe at home », au cours de laquelle James Walsh se fait crooner. A contrario, on ne s’étendra pas sur l’insipide « You never get what you deserve », au cours duquel il emprunte carrément les inflexions de Bono. Pas la peine de tirer des plans sur la comète, mais je crains fort que l’histoire de Starsailor s’achève à moyen terme ; à moins que le band n’accepte de descendre en seconde division… Seul l’avenir nous le dira…

Première formation indie à être signée par le label Warp, Maximo Park nous vient de Newcastle, en Angleterre. Un quintet très prometteur qui semble principalement tirer son inspiration des Smiths et des débuts de Roxy Music. C’est en tout cas l’impression que nous a laissé ce single deux titres. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de l’album ; mais s’il est de cette trempe on risque de prendre une fameuse claque…
jeudi, 29 novembre 2018 11:39

Something in the water

Pour enregistrer son deuxième album, ce quintet originaire du Midwest (NDR : de Green Bay, très exactement) s’est rendu à Detroit. Dans les studios Ghetto. Histoire, peut-être, de retrouver l’esprit punk pur et dur de MC5. Une des influences majeures chez Mystery Girls. Mais qu’ils prennent le soin de diluer dans un garage/blues/psyché/punk/rock qui doit autant aux Stones de la fin des sixties/début des seventies, à Blue Cheer, à 16th Floor Elevators qu’aux Fleshtones. De solides références qui nous valent un album excitant, savoureux et qui ne manque pas de groove. Guitares débridées hormonées aux pédales wah wah, harmonica poussiéreux, drums frénétiques et vocal guttural sont les ferments de cette solution sonore toute juvénile. C’est parfois revivaliste, souvent âpre, mais l’énergie dispensée est tellement intense, qu’on n’a pas le temps de penser, ni de souffler. En fin de parcours, « This is stereo » s’enfonce même dans un délire psychédélique que n’aurait pas renié un Loop ou Spacemen 3. A cet instant, on se demande même ce qu’ils ont pu mettre dans leur eau (NDR : je n’ai pas dit mono !!!)…
vendredi, 31 décembre 2004 18:20

The Wagon fair

Premier opus solo pour Minco Eggersmann, leader de At The Close Of Every Day. Un disque pour lequel il a quand même reçu le concours de l’un ou l’autre invité. Et en particulier de l’harmoniciste Thomas Denver Jonsson et du joueur de pedal steel Fredrik Wilde. D’un bassiste, d’une pianiste et d’une choriste également. Tout un petit monde qui n’intervient que très pudiquement tout au long de l’opus ; laissant l’essentiel du gâteau sonore à la six cordes acoustique et à la voix de Minco. Dans un style qui rappelle Mark Eitzel et Mark Kozelek. D’abord à cause de la voix profonde, torturée, bouleversante de Minco. Et puis de sa manière de jouer de sa guitare sèche. Tantôt en picking, tantôt à travers des accords plaqués et douloureux ; mais le plus souvent pour tramer une contre mélodie. Les douze fragments de « Wagon fair » sont, en outre, inspirés par une nouvelle inspirée de “The Devil’s playground”, un documentaire que la BBC a consacré à la communauté Amish implantée au Nord de l’Amérique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Amish.)
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Solresol

« Solresol » constitue le deuxième elpee de ce sextuor drivé par un certain Pierre de Gaillande. Ce chanteur/compositeur de nationalité française vit aux States depuis un bon bout de temps. A New York pour être plus précis. Avant de fonder Melomane, il a sévi successivement chez Film Star, Creedle et Morning Glories. Et pour son nouveau groupe, il n’a pas recruté des manchot, puisqu’on y retrouve des anciens musiciens de Dylans (Quentin Jennings), God is My Co-Pilot (Daria Klotz), Frank Heer (Huggy Bear), Jesse Neuman (Weird Al Yankovic Band) et Kenny Savelson (également ex Morning Glories). De France, Pierre a ramené son goût pour la chanson cabaret. Un style qu’il mêle à du jazz, de la pop, du rock et du latino, avant de le tapisser de littérature bohème. Melomane est ainsi responsable d’une musique expérimentale, mais pas avant-gardiste, complexe mais mélodique, filmique mais agréable, éclectique mais pas futile, une musique que le combo dispense avec un feeling ténébreux, brumeux et décadent. L’éventail instrumental utilisé y contribue : guitare, basse ; drums, claviers dont le piano électrique, violoncelle, trompette, theremin, steel, xylophone miniature, etc. sans oublier les bruitages. Mais aussi le duo vocal échangé entre Pierre et Daria. Cake rencontre Calexico !