L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Jon Spencer
Chroniques

Pale Grey

Waves

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Cinq ans après avoir gravé l’excellent « Best Friend », Pale Grey nous propose enfin, un nouvel opus, qui s’intitule sobrement « Waves »… Drivée par Gilles Delwaque et Maxime Lhuissier (Dan San), la formation a décidé d’élargir son horizon sonore en invitant le rappeur américain Serengeti (« Late Night », « Crow ») tout en lorgnant vers Why ? Il s’ouvre également et ouvertement sur l’électro/pop (« Seasons ») tout en ne négligeant pas pour autant ses références indie-pop. Qu’elles soient empreintes de délicatesse (« Wave »), de mélancolie (« Billy ») ou particulièrement mélodiques (« Blizzard »), dans l’esprit de pointures du genre telles que Grizzly Bears et autre Alt-J. Le tout est en outre parfaitement produit par le Français Yann Arnaud, déjà vu aux côtés d’Air ou de Phoenix. Ne manquant ni de classe ni d’inspiration, ce « Waves » devrait rapidement faire des vagues dans les cœurs des mélomanes…

ns après avoir gravé l’excellent « Best Friend », Pale Grey nous propose enfin, un nouvel opus, qui s’intitule sobrement « Waves »… Drivée par Gilles Delwaque et Maxime Lhuissier (Dan San), la formation a décidé d’élargir son horizon sonore en invitant le rappeur américain Serengeti (« Late Night », « Crow ») tout en lorgnant vers Why ? Il s’ouvre également et ouvertement sur l’électro/pop (« Seasons ») tout en ne négligeant pas pour autant ses références indie-pop. Qu’elles soient empreintes de délicatesse (« Wave »), de mélancolie (« Billy ») ou particulièrement mélodiques (« Blizzard »), dans l’esprit de pointures du genre telles que Grizzly Bears et autre Alt-J. Le tout est en outre parfaitement produit par le Français Yann Arnaud, déjà vu aux côtés d’Air ou de Phoenix. Ne manquant ni de classe ni d’inspiration, ce « Waves » devrait rapidement faire des vagues dans les cœurs des mélomanes…

 

Deb Ryder

Enjoy the ride

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Cette chanteuse américaine n’est pas issue de Chicago, mais elle a été rapidement contaminée par ses comparses vocalistes issues de la Cité des Vents. Son beau-père était propriétaire d’un club baptisé The Topanga Coral, établi à Topanga Canyon, dans la banlieue de Los Angeles. C'est un endroit au sein duquel Canned Heat et Spirit se sont produits à leurs débuts ; et puis, il aurait inspiré le "Roadhouse Blues" de Jim Morrison. Deb s’est illustrée en assurant les premières parties, notamment pour Etta James, Big Joe Turner et Taj Mahal. Ses débuts discographiques remontent à 2012, année au cours de laquelle elle grave l’album "Might just get lucky". Elle publie ensuite "Let it rain", en 2015, au sein des studios Ultratone à Los Angeles, en compagnie des requins de studio locaux, Jimmy Lee Schell et Toni Braunagel, puis "Grit, Grease & Tears", en 2016, à nouveau mis en forme par ce dernier. Quatrième elpee, "Enjoy the ride" a bénéficié du concours du même backing group.

Blues funk lent, "A storm's coming" ouvre le long playing. L’intro est signée Coco Montoya (NDR : il a longtemps sévi au sein des Bluesbreakers de John Mayall. Taillée pour le r&b, la voix est autoritaire. Excellent West Coast Jump, "Temporary insanity" met en exergue les cordes de Kirk Fletcher (ex-Fabulous Thunderbirds) et l'harmonica du Batave Pieter Van der Pluym, dont les interventions sont tellement proches du regretté Lester Butler. Deb est soutenue par la voix profonde de Big Lou Johnson sur l’excellent r&b à coloration stax, "Bring the walls down". Boogie blues, "Nothin to lose" met en exergue Johnny Lee Schell et VDPluym. Coco Motoya intervient de nouveau aux cordes sur le blues lent, "For the last time", alors que Deb et l'étonnant Mike Finnigan –qui siège également derrière l'orgue Hammond– se partagent les vocaux. Elle et le Californien Chris Cain –il en profite pour se lâcher sur ses cordes– se consacrent au micro sur le west coast jump "Got to let it go". Entretenu par les percus de Tony Braunagel, le piano de Finnigan, la gratte de Debbie Davies et les cuivres, "Sweet sweet love" est une petite perle qui baigne dans le New Orleans funk. Schelle se réserve la slide sur "Red Line", un blues blues/rock bien équilibré qui nous replonge dans l’univers cher à ZZ Top. Excellent!

 

Bob Margolin

Bob Margolin

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Ce guitariste légendaire a milité, de 1973 à 1980, au sein du backing group de l'authentique roi du blues de Chicago, Muddy Waters. Surnommé ‘Steady Rollin'’, il compte aujourd’hui 69 balais au compteur. Il a embrassé une carrière individuelle, début des années 80. Cependant, son premier opus personnel, "The old school", n’est paru qu’en 1989. Il en a ensuite publié une bonne douzaine sur différents labels notoires : Alligator, Bling Pig, Telarc ou Vizztone. Sur ce dernier LP, Bob a fait très fort, puisque outre son travail de production, d’enregistrement, et de mixing, il chante et joue de tous les instruments. Un véritable homme-orchestre ! Le long playing recèle six compos personnelles et neuf reprises de bluesmen mythiques.

L’elpee s’ouvre par "One more day". L’accompagnement est dépouillé, la voix bien en place, la guitare claire et flemmarde. Il chante alors Dylan ou plus précisément "I shall be released", la chanson qu'il avait écrite pour son groupe, The Band, un titre qui a décroché un énorme succès, en 1968. La slide est déterminante, tout au long de "Mercy", un Chicago Southside blues au cours duquel la voix s’intègre parfaitement à l’ensemble. Et un superbe hommage à Muddy Waters ! Elle se révèle hypnotique sur "Best I can do", un blues plutôt rythmé, à la structure très simple et au chant répétitif. Place ensuite à ces covers qui fleurent bonne la grande époque du blues : "Blues before sunrise" et "How long", deux pistes signées Leroy Carr, le "Dallas" de Johnny Winter, sculpté par un bottleneck acoustique, et surtout "Peace of mind", un shuffle écrit par l'harmoniciste Snooky Pryor. Bien entendu il témoigne toujours un profond respect à son maître, Muddy Waters, en attaquant l’enlevé "She's so pretty" ainsi que "Look what you done". Il rend ensuite justice à deux autres ex-musicos du Waters Band ; et tout d’abord Jimmy Rogers, à travers "Goin' away baby", puis James Cotton, en adaptant son "One more mile". "My road" est une jolie ballade roots issue de la plume de Bob, une plage dont la mélodie rappelle le "Hey Jude" des Beatles, malgré une dernière sortie, tout en douceur, sur sa slide…

 

Jeremiah Johnson

Straitjacket

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Bluesman yankee, Jeremiah Johnson est âgé de 46 ans. Il s’est établi dans la cité musicale de St Louis, au Missouri. Au début de ce siècle, il était parti vivre et travailler au Texas. Mais en 2009, il est revenu chez lui pour fonder son JJ Band. L'année suivante, il publie l’elpee, "9th and Russell". En 2011, il s’associe à la section de cuivres, The Sliders, pour graver "Brand spank'n' blue". Au cours de cette année, il a signé sur le label allemand Ruf. Jeremiah vient de sortir son cinquième LP, "Straitjacket", sous la houlette du très sollicité Mike Zito. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une section rythmique. Un opus qui met en exergue deux solistes : Johnson, à la guitare, bien sûr, mais également Frank Bauer, au saxophone. Les sessions se sont déroulées au studio Marz à Nederland, un patelin texan sis non loin de la frontière louisianaise…

Le titre maître ouvre la plaque, une piste qui véhicule des accents r&b. Si l’intro lorgne manifestement vers Albert King, la plage se distingue déjà par des envols remarqués sur les cordes et le saxophone. La voix passe bien la rampe tout au long de "Getting tired", un morceau imprimé sur un mid tempo. Blues lent, "Blues in her eyes" nous réserve d’excellents soli. "Believe in America" ne manque pas de charme, un titre que chante Jeremiah d’une voix théâtrale, alors qu’en milieu de parcours, sax, batterie et guitare, donnent un bon coup d’accélérateur. A l’instar de "Dirty mind", les interventions de Bauer au saxophone sont souvent bouleversantes. Une sonorité métallique émane de "9th and Russell". Nous sommes proches du Mississippi. Un morceau flemmard au cours duquel les solistes brillent de mille feux. Instrumental, "Bonneville shuffle" baigne dans le surf. Une seule reprise, le "Rock& roll music to the world" de Ten Years After. C’est également la plage qui clôt ce long playing. Non seulement Mike Zito se consacre au micro, mais il y conjugue ses cordes à celles de Johnson. Superbe !

 

John Carpenter

Anthology (Movies themes 1974-1998)

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Le déjà légendaire John Carpenter n’en finit plus d’être célébré grâce à des écrins musicaux successifs via la très influente maison Sacred Bones. Après les « Lost Themes », cette nouvelle « Anthology » permet cette fois au maître ès-horreur de reprendre les thèmes musicaux du genre parus entre 1974 et 1998, toujours en compagnie son fils Cody et son filleul Daniel Davies. Difficile de ne pas tomber en admiration devant la modernité des claviers chers à Carpenter dès le milieu des années 70. Les B.O. qui ont sonorisé des classiques tels qu’‘Halloween’ ou ‘Assaut’ figurent, mais sous de nouvelles versions, au générique de ce véritable album. Entre synthés atmosphériques un peu cheaps et réelles influences métal (« In the Mouth of Madness »)…. Carpenter s’offre également des reprises étonnantes d’Ennio Morricone et Jack Nitzsche des scores respectifs de ‘The Thing’ et ‘Starman’. Ces classiques prouvent que la notoriété et les frissons des œuvres qu’ils illustraient leur devaient énormément !

Sari Schorr

Never say never

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Cette chanteuse de blues/rock est originaire de New York City. Elle a tourné, à travers l’Europe, en compagnie d’artistes notoires comme Joe Louis Walker ou Popa Chubby. En 2016, elle a gravé "A force of nature", un disque pour lequel elle avait reçu le concours de The Engine Room, une formation drivée par le guitariste anglais Innes Sibun (ex-membre du backing group de Robert Plant), ainsi que de quelques invités, dont Walter Trout et Oli Brown ; mais également du célèbre producteur Mike Vernon (NDR : c’est lui qui a fondé le label Blue Horizon, au cours des 60’s). Ce nouvel opus a été enregistré en mai 2018, à Norfolk. Pour la circonstance, Sari a bénéficié de la collaboration de son backing group anglais, dont le line up implique le guitariste Ash Wilson, le drummer Roy Martin, le bassiste Matt Beable et le claviériste Bob Fridzema (ex-King King).

Caractérisé par son intro séduisante, "King of Rock'n'roll" ouvre l’elpee. Talonnée par la guitare, le piano et l'orgue, la voix puissante s’impose immédiatement, alors qu’Ash Wilson décroche déjà un billet de sortie. "Thank you" adopte un profil blues/rock classique. Miss Schorr est tout à fait convaincante tout au long de "Ready for love", une compo signée Mick Ralphs et traduite en hit au sein de son groupe Bad Company. L’orgue Hammond communique du relief à "The new revolution", une plage découpée par un riff rollingstonien. Eraillée, la voix de Sari rappelle celle de Kim Carnes, tout au long de "Turn the radio on", une superbe ballade pop/rock à la mélodie imparable. Et "Back to L.A" est une autre ballade qui ne manque certainement pas de charme. Excellent, "Freedom" baigne dans un power blues/rock. Le titre maître est également une ballade. Une compo écrite par l’ex-Faces, Ian McLagan. Et cette plage clôt cet opus de bonne facture.

 

La Muerte

La Muerte

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Chronique sans filet pour votre serviteur qui n’est pas très branché sur le métal. Mais bon, La Muerte, c’est quand même une référence dans le style, et pas seulement en Belgique. Son dernier album studio, « Raw », remonte à 1994. Un bail ! Bien sûr, le groupe n’a repris son parcours, qu’en 2014, publiant alors deux Eps dans la foulée. Soit « Murder Machine », en 2016, et « Headhunter » (avec Front 242), l'année suivante. Sans oublier le double live « Evil », en 2015 ! Eponyme, son nouvel opus marque fatalement le coup. Et il devrait ravir les amateurs du genre.

Bénéficiant de la masterisation d’Alain Doucher (Motörhead, Mastodon) et du mixage du spécialiste du black metal Déhà, le long playing est scindé en 10 morceaux particulièrement saignants. L’électronique est davantage présente, mais elle n’est vraiment distincte que sur le morceau d’entrée, « Crash baby crash », un titre déstructuré, au vocal vindicatif, qui traite aussi bien de sexe que de religion… entre autres. Un morceau idéal pour clôturer un concert, soit dit en passant. Mais plusieurs pistes semblent hantées par les Young Gods. Le dévastateur « LSD for the holy man », par exemple. Enigmatique, lancinant, morbide même, « Suis-je un animal ? » en est un autre exemple. Chanté dans la langue de Molière, il plonge le mélomane dans un univers angoissant et hostile. On pourrait encore citer le climatique « Welcome tomorrow » ainsi que le métronomique, obsessionnel, presque tribal « Darkened dreams », même si ces deux titres adoptent des profils davantage indus. Echevelé, « I was a wreck » est sculpté dans le punk. Tout comme l’excellent titre final « She did it for lust », une plage qui lorgne manifestement vers les Stooges originels, même si en milieu de parcours, on a l’impression que le spectre d’Alice Cooper vient brouiller les pistes. Bien construit, « Gun in my hand » tisse un fil mélodique au sein d’un univers plutôt sauvage et qui sent la poudre. Tout comme « King Kong / Godzilla », au cours duquel des cordes tintinnabulantes voire chatoyantes viennent perturber… les plus violentes. Ou l’inverse ! Enfin les riffs de gratte découpent méthodiquement « Lost » dans le thrash metal, suivant une technique instituée par Metallica…

 

Wye Oak

The louder I call, the faster it runs

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En une décennie d’existence, Wye Oak n’a eu de cesse d’évoluer. Et tout au long de ce sixième opus, le duo de Baltimore le démontre une nouvelle fois. Réunissant le drummer Andy Stock et le chanteur/guitariste Jenn Wasmer, il pousse même encore plus loin ses expérimentations. Difficile d’ailleurs de croire qu’ils ne sont que deux pour concocter une musique aussi riche et créative.

A l’origine, le tandem privilégiait le folk ; mais au fil des albums, Jenn Wasmer s’est davantage intéressé à l’électricité, aux loops et aux claviers, lorgnant même parfois vers la dream-pop. « The louder I call, the faster it runs » intègre une nouvelle fois de nombreux éléments électroniques à un rock qu’on pourrait qualifier de luxuriant voire de complexe. Plusieurs écoutes sont nécessaires avant de pouvoir assimiler, puis apprécier le sens mélodique. L’instrumentation a atteint un niveau de perfection étonnant, les couches de guitare se superposant aux nappes de synthés. En outre, Jenn maîtrise parfaitement sa voix. Et si certaines plages, à l’instar du titre maître ou encore de « Symmetry » ont un impact direct, d’autres comme « It was not Natural » baignent au sein d’un climat plus paisible.

Vu le pouvoir novateur de Wye Oak, on est curieux de voir ce qu’il va nous réserver à l’avenir… 

 

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