Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

logo_musiczine

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
Jon Spencer
Chroniques

Sparkling

This Is Not the Paradise They Told Us We Would Live In (Ep)

Écrit par

Jeune trio allemand établi à Londres, Sparkling a décidé de ne pas choisir son camp entre l’urgence des Arctic Monkeys, le flow implacable de The Streets et les guitares acérées chères à Gang of Four ! Produit par Moses Schneider (Beatsteaks), ce premier Ep est donc bien pétillant, énergique et ‘so british’ !

Tunng

Songs You Make At Night

Écrit par

Douze ans après son départ, Sam Genders opère son grand retour chez Tunng. Une période au cours de laquelle il s’est investi au sein de son projet, Diamgrams. Depuis son retrait, la formation anglaise, alors emmenée par Mike Lindsay, n’a pourtant jamais cessé de graver des albums. Néanmoins, il faut bien avouer qu’ils n’ont jamais atteint le niveau de “Good Arrows” ou “Comments of the inner Chorus”. On est donc ravi d’apprendre la reconstitution du duo initial Genders/Lindsay et la sortie d’un nouvel opus intitulé “Songs You Make at Night”. On avait cependant pressenti cette renaissance à travers leur projet commun éphémère, Throws.

Ce sixième LP de Tunng s’inscrit parfaitement dans lignée de sa discographie ; mais a contrario des derniers long playings, les superbes harmonies vocales des différents chanteurs, telles qu’on les avait connues au début la carrière du band, sont à nouveau au rendez-vous. Mais également les ingrédients inhérents à son folk/electronica. Les guitares acoustiques trament les morceaux sur lesquels viennent se poser des lignes de synthés et s’incruster des bruitages électroniques non-identifiés. Des plages paisibles qui laissent une bonne part aux rêves. Tout au long de “Songs You Make At Night”, Tunng alterne entre pistes rythmées (“Dream In”, l’épique “Dark Heart”) et berceuses (“Crow”, “Battlefront”). Quoiqu’il en soit, chiadées, les mélodies font mouche.

Les retrouvailles entre les deux créateurs de Tunng rendent à la formation un second souffle en nous livrant des titres qui figurent parmi les meilleurs de sa discographie. 

Peluché

Unforgettable

Écrit par

Peluché est un trio londonien féminin dont la musique est particulièrement originale. Fruit d’un cocktail expérimental entre pop, rock, soul, dub, trip hop, électro, funk, lationo et jazz, le groupe l’a qualifié de trip jam. Pourquoi pas ! Chaloupée, bavarde, la ligne de basse (ou de double basse) rappelle celle tracée par feu Peter Principle alors que dispensées en filigrane, cotonneuses, les interventions de saxophone ou de clarinette évoquent plutôt celles de Steven Brown. Mais ici s’arrêtent les comparaisons avec Tuxedomoon. Car lorsqu’elle n’est pas angélique ou cristalline, la voix de Rhapsody Gonzales est plutôt hantée par Donna Summer, notamment dans ses envolées. Certaines plages recèlent d’ailleurs des traces de disco (« Figure me out », « Is it gonna rain »), mais elles sont bien assimilées. Outre les instruments susvisés, il y a des drums, un peu de guitare et du piano électrique (synthé ?) ; et le tout bénéficie d’arrangements particulièrement soignés, tout en adoptant, régulièrement, un tempo entraînant. Superbe !

Daydream

Daydream (Italy)

Écrit par

Drivé par Enzo Pepi, ce trio sicilien réunit un mec et deux filles, un groupe dont la musique s’inspire manifestement des nineties, et tout particulièrement de la lo-fi si bien incarnée par Pavement, Sebadoh ou encore Guided By Voices. Malheureusement, qu’elles soient indolentes, mid tempo ou enlevées, les pistes manquent de relief. Une exception qui confirme la règle ? L’excellent « I don’t realy have to wake up », un morceau plus complexe, caractérisé par des changements de rythmes et sublimé par la conjugaison des riffs de deux grattes (du re-recording ?), un peu comme à la meilleure époque de Sonic Youth. Dommage que tout l’album ne soit pas de cette trempe.

Vegas Strip Kings

Jackpot!

Écrit par

C’est à Las Vegas, royaume des casinos, qu’est né le Pete Contino Band. A sa tête, bien entendu, Pete Contino, un batteur/accordéoniste. Le band a gravé "Back Porch Dogma", en 2012, un album paru sur le label californien Blind Pig. Pour la circonstance, le leader avait reçu le concours du guitariste Al Ek, du claviériste Billy Truitt et du bassiste Rob Edwards.

Ces trois derniers, rejoints par le batteur Justin Truitt ainsi que le saxophoniste notoire Jimmy Carpenter ont monté le Vegas Strip Kings ; et, Billy a repris l'accordéon à son compte. La musique proposée est particulièrement imprégnée des racines du sud des USA, le blues bien sûr, mais aussi le rockabilly, le tex mex et la zydeco.

Les deux plages d'ouverture figuraient sur l’elpee de Contino. D'abord le très rock’n’roll "Rotgut Run" et "It ain't", une piste imprimée sur le rythme du chemin de fer. Les musiciens sont très soudés et ont manifestement beaucoup de plaisir de jouer ensemble. Al, Billy et Jimmy se partagent le chant. Et ils sont aussi solistes. Quand Billy empoigne son accordéon, c'est le bonheur assuré. A l’instar du très tex mex "Jesus on the dash" et surtout de "Back to you", une superbe zydeco, enrichie par le saxophone et la lap steel d'Al Ek. Jimmy Carpenter, autre saxophoniste reconnu, prend littéralement son pied tout au long du caribéen "Screeching halt" ainsi que du blues lent, Same thing", un titre écrit en 1964 par Willie Dixon pour Muddy Waters. Le VSK adapte encore et impeccablement deux compositions signées Willie Love (NDR : un pianiste du Delta blues, disparu en 1953) dont "Take it easy", un morceau caractérisé par des envols lumineux au piano ainsi que de judicieuses interventions au saxophone et à l'harmonica. Ce band doit certainement libérer de bonnes vibrations en ‘live’…

The Telescopes

Exploding head syndrome

Écrit par

11ème album pour The Telescopes, un groupe fondé par Steven Lawrie en 1987. Responsable d’une musique psyché/noise/shoegaze/space rock, la formation britannique nous entraîne, tout au long de « Exploding head syndrome », au cœur d’une atmosphère brumeuse hantée par le murmure de Steven, une atmosphère traversée de convulsions sonores, de distorsions électroniques, de tourbillons mélodiques, de bourdonnements lancinants, de couches de fuzz et de rythmes hypnotiques. Orgue vintage, sonorités de guitare saturées, maracas, ligne de basse menaçante et bruitages technologiques alimentent cet univers pulsant et fluide qui au fil des plages finit par ensorceler. De cet elpee, on épinglera cependant « Until the end » coécrit par Chris Plavidal (Slumpston) et dédié au regretté Nevada Hill (Bludded Head »), ainsi que « Everything turns into you », une piste qui mène directement au « Saucerful of Secrets » du Floyd, une compo hypnotique, alimentée par une sonorité d’orgue dont Richard Wright était particulièrement friand à cette époque…  

Richard Edwards

Verdugo

Écrit par

De ce côté de l’Atlantique, Richard Edwards est inconnu au bataillon. Pourtant, son univers sonore est plutôt intéressant. Alors autant s’y attarder. D’abord il est impliqué au sein du groupe indie rock Margot and The Nuclear So and So’s, depuis 2005. Cet Américain est plus que probablement fan de Fleetwood Mac, de Jackson Browne et des sonorités californiennes immortalisées au cours des 70’s, tant « Verdugo », son deuxième elpee solo, exhale ces effluves mélodiques vintage. Le titre ce cet opus a été emprunté au nom d’un bar de Los Angeles, dans lequel Edwards passait son temps après avoir traversé des périodes pénibles. Dont une maladie de l’estomac qui a failli lui coûter la vie et un divorce douloureux.

Cet LP augure, donc, un futur meilleur… Son falsetto illumine des pépites de ‘Sunshine pop’ (« Gene »), teintées d’americana (« Olive Oyl ») si chères à Ryan Adams ou de folk lacrymal (« Something Wicked »), des pépites parfaitement produites par Rob Schnapf (Kurt Vile, Elliott Smith).

 

Daniel Brandt

Channels

Écrit par

Co-fondateur du projet électronique allemand Brandt Brauer Frick, Daniel Brandt nous propose son deuxième elpee solo, un disque paru un an seulement après son précédent opus. Enregistré entre Londres et Berlin, ce nouvel album s’intitule « Channels ». Ce producteur, multi-intrumentiste et réalisateur (NDR : il a créé sa propre chaîne TV en ligne) nous propose sept morceaux instrumentaux entraînants au cours desquels les machines et les instruments organiques, dont une basse, un trombone ou encore un violon, font bon ménage. Entre transitions atmosphériques et envolées rythmiques, le résultat rappelle une version moins rock du « Flamingo » de Battles, une autre plus électro de Go Go Penguin ou encore une plus rythmée de Portico Quartet. Electro/pop (étiquette collée par Daniel Brandt sur sa musique), les compos de cet opus méritent une attention particulière… Excellent !

Page 95 sur 1252