La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Chroniques

Cult Of Scarecrow

Cult Of Scarecrow

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Cult of Scarecrow révèle sa prophétie et notre destin : la destruction de notre planète, l'extermination de l'humanité et la fuite inéluctable vers l'espace sombre et glacial… 

Ce combo belge réunit des musicos issus de différentes formations de metal qui ont notamment sévi au cours des 80's. Et tout particulièrement chez Innerface, Explorer, Dead Serious, Di Sinner Die, Battering Ram, Ramses et Mindruin. Le line up réunit le chanteur Filip De Wilde, les guitaristes Jan Van Der Poorten et Ivan De Strooper, le bassiste Gunther ‘Gunny’ Poppe, le préposé aux synthés Eddy Scheire et le drummer Jeannot Schram. La formation pratique une forme de doom metal mélodique et emphatique.

D’une durée de 9’, « The Hour Of Blood Run » prélude une fin du monde proche et… sanglante.

« The Cult Of Scarecrow » ressuscite un ancien culte religieux qui remonte à la nuit des temps. Dieu de la prospérité, de la fertilité et de la richesse, cette divinité nordique (NDR : Vanes ou Vanir en anglais) protège celles et ceux qui lui vouent un culte exclusif. Et ce rituel consiste en un sacrifice annuel au cours duquel un couple, après son dernier repas, un soir de préférence, sert d’offrande. Ce dieu prend leur vie et en échange, apporte ses faveurs à cette communauté.

Caractérisé par ses superbes arrangements, « Last Words From Black Birds » nous réserve un bel envol de grattes, alors que la section rythmique est en parfaite osmose...

« Adrift And Astray » clôt cet Ep. Un titre qui navigue aux confins des univers sombres et âpres des bands suédois Ghost, Electric Wizard et Kvelertak…

 

Terry Blersh

Play it all day

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Chanteur, guitariste et compositeur, Terry Blersh est issu de Toronto. A ce jour, il n'avait publié qu’un seul elpee. Et il a fallu attendre quelques années avant qu'il ne grave un second. Son blues est teinté de rock'n'roll, r&b, tex-mex, jazz et même reggae. De nombreux amis du Canadien ont participé aux sessions d'enregistrement, qui se sont déroulées au studio Wreckhouse. Si son répertoire est particulièrement éclectique, les compos sont de toute bonne facture…

Inspiré par Albert King, "Treat me right" ouvre l’elpee. Voix, piano et orgue passent bien la rampe avant que chargé de feeling, un premier envol de cordes se dessine. Explosif, "It's all right" pénètre dans l’univers r&b dansant de Ray Charles. Terry et John Finley (ex-Rhinoceros) se partagent les vocaux, alors que Gene Hardy (Ronnie Hawkins Band) prend un billet de sortie sur son saxophone ténor. Michael Fonfara siège derrière son orgue Hammond, alors que la guitare se révèle inventive tout au long du jazz/funk magistral "Play it all day". Caractérisé par le retour au sax ténor de Hardy et le piano de Lance Anderson, "It's just you" nous entraîne à la Nouvelle-Orléans. Denis Keldie se charge de l’orgue Hammond en intro du remuant "It ain't too late", un shuffle r&b qui libère énormément de groove. Un régal ! Keldie (NDR : elle a côtoyé Etta James et Jeff Healey, dans le passé) se consacre à l'accordéon sur l'exotique "The girl outside my window", une plage imprimée sur un rythme caribéen. Terry et le regretté John Mays (Fathead) se partagent le micro. Cordes, piano et sax dominent le "King Creole" de Leiber et Stoller, un chouette rock'n'roll. Jimmy Bowskill (28 ans), jeune prodige canadien, se réserve la mandoline sur deux plages. Tout d’abord lors de la reprise du "Early morning rain" de Gordon Lightfoot, une piste colorée par l’accordéon. Puis, sur "I'll see you in my dreams", un morceau traditionnel. Enfin, piano et basse acoustique entretiennent "Only one", un jazz empreint de douceur et de subtilité.

 

Alice on the Roof

Madame

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Remarquée à The Voice Belgium, où elle atteint la demi-finale, Alice On The Roof peut se targuer d’être devenue une artiste à part entière…

Drivée par Marc Pinilla, le charmeur du groupe Suarez, la belle a réussi à imposer un style qui n’appartient qu’à elle, notamment grâce à « Easy Come Easy Go », un titre issu d’un premier opus baptisé « Higher », largement diffusé sur les ondes noir-jaune-rouge...

L’évidente qualité des compositions lui a permis de conquérir une critique médiatique et populaire unanimes bien utiles pour (s’) expérimenter et acquérir un crédit scénique hors du commun.

Cependant, son caractère un peu trop formaté pouvait légitimement laisser craindre que la jeune femme continue de se cantonner dans une certaine zone de confort.

Pourtant, il n’en est rien. « Madame », deuxième elpee, recèle une palette de chansons colorées, subtiles et efficaces. Surprenantes même ! De la chrysalide, cette ‘Dame’ s’est transformée en papillon !

Alice versus ‘2.0’ s’émancipe enfin et s’y livre sans concession dans un exercice de style qui lui va comme un gant…

On est loin d’une narration primitive de ses relations amoureuses relatées sur son précédent opus. Les textes sont nettement plus matures, la plume davantage incisive (« T’as quitté la planète ») lorsqu’ils ne lorgnent pas vers une ode à la femme sur la plage éponyme (‘Madame a le droit de dire/On ne peut freiner madame/Madame a le droit de vivre/Demain sera madame’).

Elle se focalise cependant sur l’instantané, sur des sujets qui lui tiennent à cœur, à l’instar de « Malade », fable faussement pudique, mais autobiographique, écrite à quatre mains avec Vianney, dans laquelle elle clame à qui veut l’entendre, et dans la langue de Voltaire s’il vous plait, que ‘ma maladie, c’est tout simplement d’être moi!’. De quoi devenir schizophrène…

Assurément, le français permet d’ajouter une dimension supplémentaire fort intéressante. Gageons qu’elle exploite ce terrain un peu plus dans le futur !

Le clip (très second degré) tourné chez ses grands-parents (qui y font une apparition remarquée) laisse même entrevoir, durant quelques secondes, un Arno ahuri, affublé d’un déguisement étrange et attablé à un bar… De là à conclure que ce rôle lui colle parfaitement à la peau, il n’y a qu’un pas que l’on n’oserait franchir…

Madame Dutoit n’oublie pas pour autant l’anglais qu’elle pose parfaitement (elle a vécu une année en Oregon) ci et là sur des lignes mélodiques parfois parfumées d’une électro-pop léchée (« On my own »), tendre (l’excellent « La fille sur le toit »), drôle (« T’es beau comme t’es ») ou encore pétillante (« How long »).

Bref, de quoi satisfaire les mélomanes les plus exigeants…

Sa voix éthérée et candide, presque timide, se pose délicatement sur chacune des chansons avec une pudeur telle, qu’elle en devient presque humble.

C’est tout simplement joli. A lui seul, ce disque transgresse toutes les théories sur le sujet…

Cerise sur le gâteau, en guise d’au revoir, elle se réapproprie en toute fin de parcours une version particulière, improbable et inattendue de la chanson de CloClo, « Le téléphone pleure », évoquant un père divorcé parlant au téléphone à sa fille qui ne le connaît pas.

Devinez quoi ? Mister Hintjens réincarne Frédérique Barkoff qui jouait le rôle de la petite fille à l’époque. Iconoclaste non ?

A écouter sans modération !

 

Richard Thompson

13 Rivers

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Richard Thompson est l'un des fleurons du folk-rock anglais. Et pour cause, ce moteur du mouvement acid folk britannique de la fin des sixties est également un des membres fondateurs de Faiport Convention, aventure qu'il avait entamée à l'âge de 18 ans. Originaire du quartier de Notting Hill Gate, à Londres, il peut se targuer d'avoir vécu une carrière exemplaire, tout d’abord en compagnie de sa compagne Linda, puis en solo, à partir de 1983. Ce chanteur/guitariste/compositeur vit aujourd'hui à Los Angeles et c'est dans la grande cité californienne, au Boulevard Studio qu'il a enregistré les treize chansons de ce superbe opus, des sessions au cours desquelles il a reçu le concours d’une remarquable section rythmique composée du bassiste Taras Prodoniuk et du batteur Michael Jerome ainsi que du gratteur Bobby Eichon, qui n’est autre que le propre préparateur de guitare de Richard.

La plage d’ouverture, "The storm won't come", est un véritable joyau. Un morceau riche, sculpté dans un le folk/rock celtique, mais dynamisé par des percussions tribales. La guitare est créative, saisissante, explosive, libérant des sonorités réminiscentes de Dire Straits mais qui laisserait Mark Knopfler aux vestiaires. Toutes les compos reflètent des émotions intenses éprouvées par l'artiste, dans le tourbillon d'une période sombre de son existence. "The rattle within'" est tout aussi riche. Les percus sont implacables et les cordes corrosives. Davantage blues, "Her love was meant for me" se distingue par son envol de cordes majestueux. Mais si les notes torturées s’accumulent, Richard garde une maîtrise parfaite de l'ensemble. Grandiose! Désespérée, la voix véhicule des accents lugubres tout au long du blues lent, "The dog in you", alors que les cordes se libèrent progressivement tout en maintenant un feeling permanent. A 69 ans, Richard Thompson signe sans doute son elpee le plus rock. Le plus puissant également. Il a même l’audace de nous réserver un envol déjanté sur "Do all these tears belong to you". Si "You can't reach me" se révèle très rock'n'roll, il déconcerte aussi par son originalité lors des pistes plus folk. A l’instar d’"O Cinderella" et de "Pride" qui célèbrent un flirt entre cordes de mandoline et de gratte bien électriques et insatiables. D’excellente facture, cet LP s’achève par le tendre "Shaking the gates".

 

The Ragtime Rumours

Rag'n'Roll

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Ce quatuor batave pratique un cocktail de ragtime traditionnel, de jazz manouche et de blues tout en adoptant une attitude rock'n'roll. Ce qui explique le titre de cet opus : "Rag'n'roll". En mars dernier, il a décroché le 8ème European Blues Challenge. Il représentera donc l'Europe lors du prochain International Blues Challenge de Memphis. Sa musique est essentiellement acoustique. Le line up réunit Tom Janssen (chant, banjo, guitare acoustique et slide), Miss Nikki van der Schuren (basse, sax baryton, flûte et chant), Thimo Gijezen (guitare électrique, accordéon et piano) et Sjaak Korsten (batterie et frottoir). Sous-titré "Comic and other songs for smoking concerts", cet opus est propice à la bonne humeur…

La fête débute par "Way too smart", une plage qui baigne au sein d’une ambiance ragtime et gypsy, dans l’esprit de Pokey Lafarge. Incisive et inventive, la guitare se détache de cette vague swing. Une voix austère hante "Turn every dollar", une piste qui met en exergue banjo et frottoir. Deux titres adoptent un profil spécifiquement blues, "Faker" et "Humanity", même si le premier véhicule des accents empruntés au tango avant que Thimo Gijezen ne libère délicatement ses cordes. Des cordes qu’il tisse habilement sur le second. Country/blues acoustique, "Hookman" met en exergue l'harmonica de Willem Veldman. Tom et Niki se partagent les vocaux, Thimo est passé au piano et Jeroen Verberne s’est invité au trombone pour "Stop that train", une piste qui adopte le rythme du chemin de fer. Régulièrement, les musicos se réservent d’excellentes sorties sur leurs instruments. A l’instar de Niki à la flûte sur "Holly Woedend" ou encore au sax baryton et Thimo à l'accordéon tout au long de "Everywhere I go". Dernier morceau de l’elpee, "Rag-blues song" nous plonge au cœur d’une ambiance dixieland jazz. Et comme les musiciens vous le diraient, ‘Let the ragtime's roll’…

 

Old Riley

Biting through (Ep)

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Sean Riley, alias Old Riley, est un chanteur-guitariste issu de la Nouvelle Orléans. Son backing group, The Water, se résume à une section rythmique réunissant le drummer Ray Micarelli et le bassiste Andrew Lawdry. Pour enregistrer ce premier Ep 7 titres, le trio a reçu le concours d’un pote san-franciscain, Joshua Cook, leader du groupe The Key of Now. A la mise en forme. Mais pas seulement, puisqu’il participe au chant et aux parties de guitare. En outre, non seulement il signe 3 plages, mais il en cosigne 3 autres en compagnie de Riley. Excusez du peu!

La seule reprise, ouvre le disque. Il s’agit du "Howlin' for my darlin'" de Howlin' Wolf (NDR : un single paru en 1960 sur le label Chess). Rappelant cette légende du blues, la voix est rauque, graveleuse, alors qu’aussi parcimonieuse qu’efficace, la gratte prend son envol. Les deux vocalistes chantent indolemment "Blues walking", un downhome blues dépouillé. Le tempo s’élève quelque peu sur "Kind-hearted woman", une piste qui nous conduit sur les rives du grand fleuve, le Mississippi. Il est vrai que le mythique Robert Johnson y avait écrit son "Kind-hearted woman blues", la première compo qu’il a enregistrée, en 1936. Chanté en duo, "Biting through" est davantage enlevé. Scott Craver souffle dans son harmo, alors que le rythme semble emprunté à Jimmy Reed. Craver est toujours au poste pour le brûlant "Try and understand", une plage garage bien balisée par la section rythmique. Jimmy Reed hante derechef "Trouble". Plus soul/funky, "Power to change" clôt cet opus…

 

Lucero

Among the ghosts

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Etabli à Memphis, Lucero clélèbre, cette année, son 20ème anniversaire en publiant un neuvième opus. Il pratique une forme de country-rock alternatif teinté de blues et de r&b. Les 10 titres qui figurent sur "Among the ghosts" sont signés par le leader, Ben Nichols. C’est également le chanteur. Il est soutenu par le guitariste Brian Venable, le drummer Roy Berry, le bassiste John C. Stubblefield et le claviériste Rick Steff. Cet elpee est bien plus rock mais moins cuivré que les précédents.

Dès le morceau d’ouverture, Nichols démontre que sa voix est à la fois puissante et envoûtante. Il s’agit, en outre, du titre maître, un petit joyau roots, remarquablement construit, au cours duquel tous les instruments sont bien en place. Les musicos reconnaissent avoir été influencés par les 80’s, et tout particulièrement, Cure. Et "Bottom of the sea" en est une parfaite illustration, une plage au cours de laquelle l’intervention au mellotron de Rick Steff est parfaitement intégrée. Excellent, "Everything has changes" est dominé par la voix de Nichols. Pop/rock, "Cover" lorgne vers Tom Petty. Atmosphérique, la guitare de Venable colle à la mélodie. Plusieurs pistes adoptent un profil bien alt country. A l’instar du dépouillé  "To my dearest wife, malgré la présence de cordes acoustiques et amplifiées, ainsi que du piano et de l’orgue. De "Long way back home", caractérisé par la voix proche de… Johnny Cash. Ainsi que "Back to the night", une superbe ballade roots, déclamée d’une voix grave, et au cours de laquelle, les cordes parviennent à se libérer. Très rock'n'roll, "For the lonely ones" clôt ce long playing. Sautillant, le rythme est irrésistible. Les saxophones se fondent dans l’ensemble. Une compo qui s’inscrit parfaitement dans le style Memphis…

 

Joan of Arc

1984

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Intéressant de se plonger dans la musique d'un groupe dont on entend parler depuis des années sans jamais en avoir entendu la moindre note. Et pourtant, il s’agit déjà de son 20ème elpee. Un opus baptisé "1984". Décrié par Pichfork, Joan of Arc l'est surtout pour ses penchants progressistes, ambitieux et expérimentaux qui ont effacé des débuts plutôt 'emo'. Etabli à Chicago, le combo ne compte plus que le seul Tim Kinsella, comme membre originel.  

Mais sur ce nouvel LP, le frontman se cache derrière la voix de la guitariste Melina Ausikaitis, tout au long d’une interprétation osée et… insupportable à la fois. Telle une version rock de Joanna Newsom, elle (sur)joue. Résultat des courses, le ressenti dépendra beaucoup de l’humeur du moment. Sur des morceaux aux instrumentations et structures souvent expérimentales dominées par des synthés abscons, la chanteuse déploie ses histoires aux textes tout aussi difficiles d’accès. Les aficionados pourraient accrocher. Votre serviteur n’aura personnellement pris aucun plaisir à l’écoute de cet album… énervant…

 

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