Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Biohazard 8/8/26
The Cure
Chroniques

Nap Eyes

I'm bad now

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Deux ans après avoir gravé son deuxième opus, « Thought Rock Fish Scale », ce quatuor canadien (NDR : il est issu d’Halifax, en Nouvelle-écosse) nous propose un nouvel elpee. Baptisé « I’m bad now », il est paru sur le label Jagjaguwar…

Drivé par le parolier/scientifique (il est technicien/chimiste) Nigel Chapman, le band nous y propose une musique enracinée dans les sixties, à l’instar du ‘velvetien’ « Judgment », tout en lorgnant vers un indie rock pratiqué au cours des 90’s, par des groupes comme Pavement, Wilco ou encore Neutral Milk Hotel (« I’m Bad »). Les riffs de grattes sont accrocheurs et la basse est caoutchouteuse. En outre, les textes sont à la fois soignés et profonds. Pas pour rien que son expression sonore est taxée d’‘intellect-rock’. Bien que de bonne facture, elle manque cependant d’aspérités, de fluctuation, voire de frénésie…

 

Penguin Cafe Orchestra

Union Cafe

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Il y a quelques mois, votre serviteur chroniquait l’album « The Imperfect Sea » de Penguin Cafe. Il s’agissait du premier elpee gravé par Arthur Jeffes qui avait voulu, quelque part, ressusciter le projet imaginé par son paternel, en 1974. Un disque publié sur le label anglais, Erased Tapes (Nils Frahm, Olafur Arnalds,…) La même écurie a décidé de rééditer « Union Cafe », un opus du collectif originel. Brian Eno avait été charmé par les qualités de l’orchestre, dès le départ, et l’avait pris sous son aile. « Union Cafe » constitue le cinquième et dernier album de ce groupe. Paru en 1993, il est rapidement devenu culte. En 1997, le leader et fondateur, Simon Jeffes décède…

« Union Cafe » est découpé en seize pistes. Elles sont toutes issues de la plume de Simon Jeffes. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une trentaine de musiciens. Si le piano sert de fil rouge, l’instrumentation s’avère particulièrement riche, le collectif prenant le soin de varier les climats. De ce long playing, impossible de ne pas passer à côté de la version du traditionnel « Discover America », dont la mélodie est restée incontournable...

L’initiative d’Erased Tapes (NDR : une écurie en vogue !) permet de (re)découvrir le projet de Simon Jeffes. A cette époque, Penguin Cafe Orchestra était parvenu à extraire la musique classique et le jazz de son carcan d’initiés et de disciples. Quelques décennies plus tard, manifestement, ce travail de précurseur a payé…

 

Tusks

Dissolve

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Tusks, c’est le projet d’Emily Underhill. Etablie à Londres, cette jeune productrice/multi-instrumentiste avait déjà gravé deux Eps, avant de publier ce premier opus. Ce qui lui avait permis, notamment, d’assurer la première partie d’Asgeir. « Dissolve » est paru sur le label anglais One Little Indian (Asgeir, Bjork, Jesse Malin, …)

Pour un premier essai, elle s’en sort plutôt bien. Sa synth-pop véhicule des accents dubstep. Une musique froide voire glaciale, mais élaborée, au cours de laquelle les sonorités de gratte et les nappes de synthé se conjuguent à la perfection, alors que parfaitement maîtrisée, la voix de l’artiste vient se poser sur l’ensemble, n’hésitant pas à monter dans les aigus, à l’instar du titre maître de l’opus. Si la plupart des plages sont atmosphériques, certaines sont balisées par les ivoires. Et « Ivy » en est certainement la plus belle illustration.

Plusieurs écoutes sont cependant nécessaires, avant de pouvoir apprécier une expression sonore chargée de nuances et dont les mélodies se révèlent au fur et à mesure…

 

A Place To Bury Strangers

Pinned

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Depuis 2003, année de sa fondation, A Place to Bury Strangers, s’est forgé une solide notoriété sur la scène musicale alternative. Il est d’ailleurs reconnu comme un des groupes les plus bruyants de la Grosse Pomme.

Depuis la sortie de son dernier opus, le groupe a vécu quelques changements de line up. Le batteur, Robi Gonzalez, a décidé de quitter le navire après la dernière tournée du band. Il a été remplacé par Lia Simoni Braswell, une ex-Le Butcherettes. « Pinned » constitue le cinquième elpee du combo et le troisième publié chez Dead Oceans. Et c’est un petit tournant dans la discographie de A Place to Bury Strangers.

Pourtant, dès le morceau qui ouvre le long playing, « Never Coming Back », on se rend compte que la musique du combo new-yorkais n’a guère baissé en intensité. Le tempo est frénétique. Lia Braswell assure les chœurs. Ses backing vocals sont même quasi-omniprésents. Mais si la ligne de basse est toujours aussi appuyée et directrice et les sonorités, bien saturées, l’ensemble se révèle un peu moins noise… lorgnant même parfois vers la pop, baissant même quelque peu la garde tout au long du post-punk « There’s only one of us » ainsi que « Situations Changes » et s’autorisant même un accès mélancolique, tout au long du ténébreux « Was it Electric »…

Le concours de Braswell a forcé le band à évoluer. Sans perdre pour autant son identité. Certains mélomanes vont apprécier. Les aficionados de la première heure, sans doute moins. A mon humble avis, la mutation est judicieuse… et surtout réussie…

 

Sean Carney

Hundred Acres

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Sean Carey est surtout connu pour son boulot exécuté auprès de Justin Vernon, chez Bon Iver, comme drummer et vocaliste. Pourtant, le natif d’Eau Claire (NDR : c’est dans le Wisconsin) mène un projet personnel depuis 2014. Et il tient parfaitement la route. « Hundred Acres » constitue déjà son 3ème opus solo.

Maintenant, n’imaginez pas que la musique de Sean Carey se contente de marcher sur les plates-bandes de Bon Iver. Bien sûr, on reconnaît la voix si présente dans les chœurs de ce dernier. 

Et rien que l’image reproduite sur la pochette donne le ton. Elle évoque un retour à la nature. Sculptés dans une forme de folk sophistiqué, les morceaux constituent autant de coins, dans la forêt, à explorer. De balades bucoliques au cœur de l’Amérique des espaces verts. Quoique essentiellement acoustique, l’instrumentation (sèche, violon, piano, …) est riche, mais discrète. Bien sûr, l’ensemble est enrichi par le concours d’une lap steel ainsi que de quelques touches de synthés et d’ingrédients électroniques, que se réserve Justin Vernon en personne. Paisible, la voix de Carey est régulièrement soutenue par des chœurs, auxquels participe Gordi, une jeune songwritrice australienne qui avait reçu l’aide de Carey, lors des sessions d’enregistrement de son premier elpee.

Résultat des courses, l’expression sonore dispensée tout au long de ce « Hundred Acres » navigue à la croisée des chemins de celles développées par Asgeir et Sufjan Stevens. Dommage que l’ensemble manque un peu de punch. Un zeste d’adrénaline aurait permis à cet LP de sortir de l’ordinaire…

 

Frankie Cosmos

Vessel

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Inépuisable vivier de talents, New-York révèle, à une cadence insolente, des artistes en devenir. A l’instar de Greta Kline, aka Frankie Cosmos… Cette artiste au pedigree **** (NDR : c’est la fille de l’acteur Kevin Kline que l’on a vue dans ‘Un Poisson Nommé Wanda’ et de l’actrice Phoebe Cates icône des ‘Gremlins’) vient de graver « Vessel », son troisième opus, un parfait recueil de morceaux anti-folk, aux fortes réminiscences pop.

Bien qu’impliqué comme guitariste chez Porches, elle a trouvé néanmoins le temps de graver 18 pistes, sur ce long playing ; de petites comptines introspectives très susceptibles de toucher votre petit cœur sensible au folk légèrement lo-fi. A conseiller aux aficionados d’Adam Green et de Moldy Peaches…

 

Moonreich

Fugue

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Deux ans après avoir publié un prometteur « Pillars of Detest », Moonreich nous propose son nouvel LP, sobrement intitulé « Fugue ». Force est de constater que du chemin a depuis lors été parcouru. Alors que le précédent album studio restait dans les clous, réservant un Black Metal certes efficace mais plutôt classique et linéaire, les premières minutes de ce dernier effort laisse d’entrée de jeu révéler une plus grande liberté d’écriture. La thématique de la fugue y est déclinée en deux compositions : « Every Time She Passes Away » et « Every Time the Earth Slips Away ». Un même riff froid et corrosif, particulièrement efficient, donne le ‘la’ des deux morceaux. Le premier titre, plus rapide et plus brutal, est particulièrement carré et ravageur. De quoi être agrippé par le col et trainé dans la boue sans avoir pu vous rendre compte de ce qui se produisait. Chargée de colère et de haine la voix de L. dégaine ses paroles, telles des rafales d’AK47. L’expression sonore est sale et graveleuse. D’ailleurs, on ne peut s’empêcher de penser aux prouesses vocales de Mortuus, qui milite chez Marduk et Funeral Mist. La démonstration de force passée, la seconde déclinaison de « Fugue » sonde davantage le Black Metal ambiant. Le temps est étiré en longueur (plus de 180 secondes de plus que le premier morceau) ; et on retrouve ce même riff exploité à l’envi. Les lyrics son prononcés d’abord de manière quasi-robotique, avant de recouvrer, de longues minutes plus tard, vigueur et amertume.

Le reste de l’opus est empreint de cette nouvelle rage fougueuse qui alimente la première piste, lorgnant de temps à autre vers le Brutal Black Metal. Le climat se révèle tour à tour oppressant, apocalyptique ou suffocant. Et les compos sont habillement charpentées afin de ne jamais lasser. Les quelques instants plus paisibles sont immédiatement compensés par une rafale de blast. Tout est constamment réglé pour se servir des antagonismes : des instants calmes mais flanqués d’une double pédale, des riffs qui pourraient paraître joyeux mais bien vite souillés par les éruptions malsaines de L., la permission de reprendre son souffle avant d’être une fois de plus roué de coups. Il s’agit là certainement d’une des forces de cet LP : entretenir une tension permanente entre des opposés. ‘Breath in – til your lungs detonate, bring the poisoned air in every particles, breath out – til your heart is stone-shaped’, phrase qui figure sur le morceau « Rarefaction », reflète le climat géneral de cet opus. Un long combat entre les pulsions de vie et celles de mort, où la grande faucheuse finira inéluctablement par l’emporter. L’évolution du band est ici remarquable et lui confère une identité, autant visuelle (quel artwork !) que musicale. A suivre de près.

Alexis Taylor

Beautiful Thing

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Alexis Taylor est une des têtes pensantes des mythiques geek dansants, Hot Chip. A l’instar de ses compères Joe Goddard et Al Doyle, respectivement chez The 2 Bear et New Build, il s’est autorisé une petite virée en solitaire, pour assouvir ses propres aspirations musicales.

Produit par Tim Goldsworthy (co-fondateur de DFA en compagnie de James Murphy du LCD Soundsystem), « Beautiful Thing » constitue quand même son quatrième opus solo. Une œuvre au cours de laquelle il explore des paysages plus mélancoliques, mais légèrement moins électro-pop. Tel un Elton John indie, Alexis Taylor expérimente, à l’aide de ses claviers foutraques. Tout comme sur les albums de Hot Chip, la première écoute est déroutante. Mais au fil de celles-ci le charme commence à opérer. Et on finit par se laisser griser en savourant le piano sautillant qui dynamise « Beautiful Thing », les notes presque kitsch qui dégringolent tout au long du pluvieux « Out of Time », l’électro dansante et déviante alimentant « Suspicious of Me » ou encore l’atmosphère vaporeuse enrobant la ballade « A Hit Song ». A travers des schémas totalement décomplexés, Taylor est parvenu à tracer une route unique en son genre…

 

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