Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Chroniques

The Apartments

Fête foraine (Réédition)

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Microcultures a donc eu la bonne idée de rééditer « Fête foraine », un elpee gravé par The Apartments, en 1996. En fait, il s’agissait de pistes choisies parmi les trois premiers long playings, soit « The Evening Visits… and Stays For Years » (1985), Drift (1992) et « A Life Full of Farewells » (1995), mais réinterprétées sous un format acoustique. A l’époque, le disque était paru en édition limitée, soit à 3 000 exemplaires. Ce qui explique pourquoi il est alors devenu une pièce de collection, négociable à pris d’or.

Don Bartley, qui avait assuré la mise en forme du long playing original, s’est chargé de la remasteriastion. En outre, la nouvelle édition recèle des clichés inédits, réalisés par Bleedin Butcher, longtemps photographe personnel de Nick Cave.

Peter Walsh se consacre au chant et à la sèche, Chris Abrahams au piano et Miroslav Bukovsky à la trompette ainsi qu’au bugle. Epurées, les compos atteignent une intensité dramatique rare, intensité accentuée par la voix profonde et bouleversante de Peter. Bref, si c’est une fête foraine, elle a certainement viré au drame, car on y assiste plutôt à un épanchement de spleen indicible. Et pourtant, c’est un très bel album, mais que je déconseille vivement à celles et ceux qui ont le moral dans les chaussettes… il est même préférable de les laisser traîner dans ses Apartments…

 

Cloé

Entre l’infime et l’infini

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Première constatation, sur les 12 plages de son nouvel elpee, Cloé en chante trois en anglais et une alternativement dans la langue de Shakespeare ou de Molière. Et nous propose deux instrumentaux. « Réminiscence d’un ré mineur » met en exergue le piano, ainsi que les violoncelles de Thècle Joussaud et de Céline Chappuis, qu’on retrouve d’ailleurs tout au long de l’opus, parfois l’une, quelquefois les deux. Dans un style, proche de la musique de chambre. Et puis « Bulle récréation », dont les sonorités évoquent une boîte à musique.

Deuxième constatation, Cloé a incorporé dans l’expression sonore, de l’électro et de la programmation. Mais si les touches électroniques sont relativement bien intégrées, les rythmes sont parfois un peu trop basiques. Dommage, car l’ensemble tient bien la route.

Car on retrouve, dans les textes en français, la prose, le sens de l’humour et les jeux de mots, si caractéristiques de la Bruxelloise. « Nous » constitue certainement un des meilleurs morceaux de l’opus. Arnaud Fleurent-Didier apporte son concours aux vocaux sur cette plage que chuchote Cloé, un peu à la manière de Jane Birkin, alors que les deux violoncelles conjuguent leurs interventions. Puis « That hill » qu’elle murmure, à nouveau, dans le même esprit. En outre, la ligne de basse est énigmatique et les arrangements sont excellents, à tel point qu’on croirait la présence d’une véritable batterie. Atmosphérique, la ritournelle « Au-delà des mots » se distingue encore par la richesse de ses arrangements, alors que c’est Charlotte Maison qui se consacre aux synthés. Et encore l’entraînant « Sinking in love », dont les chœurs sont abordés comme chez Kate Bush. Etonnant ! On pourrait pérorer à l’infini sur cette absence de batterie, mais finalement la remarque est infime…

 

The Fresh & Onlys

Wolf Life Down

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Quelques mois après avoir publié son dernier opus solo (NDR : l’un des plus beaux secrets cachés de 2017, soit dit en passant…), Tim Cohen nous propose une nouvelle livraison en compagnie de son groupe, The Fresh & Onlys. Même si la musique continue de naviguer quelque part entre psyché/rock, garage/pop et new wave, elle est davantage électrique.  

« Wolf Life Down » constitue le 7ème elpee de la formation issue de San Francisco. Découpé en 9 pistes, il s’inscrit dans la lignée de sa discographie précédente. Mais si ce nouveau chapitre n’est pas de nature à révolutionner l’univers sonore des Californiens, entre distorsions fuzzy (« Wolf Life Down »), moments plus paisibles (« Walking Blues ») et morgue country, (« Black Widow »), il démontre encore que ces vieux routiers de la Bay Area excellent dans l’art de torcher de solides compos… 

 

The John-Pauls

Forget to remember to forget

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Chez The John-Pauls, on retrouve le guitariste Philip Niemeyer et la drummeuse Elizabeth Nottingham, qui ont milité chez The Black Lipstick. Les deux artistes, se partagent à tour de rôle, les vocaux –elle chante d’une voix innocente, lui d’un ton plus désinvolte, imparfait même– au sein de ce quatuor texan qui puise ses références dans les nineties, et plus précisément au sein de la lo-fi. Celle de Pavement, The Feelies ou Sebadoh, mais également la scène kiwi qui a nourri le label Flying Nun, The Chills en tête. Pas de basse, mais deux grattes aux riffs épurés, tranchants et acérés, une batterie, un zeste de piano et des percus. Et le résultat est très convainquant. Les titres sont courts, mais efficaces. Les mélodies, fluides, lumineuses, hypnotiques, harmonieuses et surtout accrocheuses. Et les lyrics littéraires, parfois teintés d’ironie, dans l’esprit de feu Mark E. Smith. Un des meilleurs elpees de l’année 2017 !

 

The Last Shadow Puppets

The dream synopsis (Ep)

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Après avoir gravé l’album “Everything You've Come to Expect”, The Last Shadow Puppets a donc decidé de publier un Ep 6 titres. Il est partagé entre deux morceaux issus de l’elpee et quatre reprises, dont « Les Cactus » de Jacques Dutronc, le post punk redoutable « Totally wired » de The Fall, l’énigmatique « This is your life » de Glaxo Babies, un morceau gonflé aux arrangements symphoniques, ainsi que la valse mid tempo « Is this what you wanted », alimentée par un quatuor à cordes et abordée un peu à la manière d’un Nick Cave. Signée Leonard Cohen cette piste monte en intensité avant d’atteindre un final véritablement exaltant. En fait ces covers figurent habituellement dans la setlist du combo, lors des prestations accordées en ‘live’. Les deux compos issues du long playing, « Aviation » et le single « The dream synopsis », sont proposées sont des versions différentes. Suave, la première est enrichie d’un violon, alors que sur la seconde le saxophone remplace les chœurs, au sein d’un climat qu’on pourrait qualifier de nightclubbien. Miles Kane se réserve les vocaux sur les titres les plus énergiques, alors que Alex Turner chante plutôt d’une voix de crooner, sur les plus tendres.

 

Motorpsycho

The Tower

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Parti en juin 2016, Kenneth Kapstade, le bassiste, a finalement été remplacé par Tomas Järmir. Et c’est sous ce nouveau line up que Motorpsycho a gravé ce double cd, intitulé « The tower ».

En 10 pistes, Motorspycho revisite une bonne partie de la prog, mais dans son style bien personnel. C'est-à-dire très électrique voire psychédélique. Parfois à la limite du métal, mais soit dans l’esprit de Metallica ou de Black Sabbath. Régulièrement le tempo vire au krautrock. Le trio intègre dans on expression sonore, outre la structure de base guitare/basse/batterie, du mellotron, un zeste d’orgue, du piano et parfois de la flûte. Tout en prenant soin des harmonies vocales, qui régulièrement, évoquent ni plus ni moins, Crosby, Stills & Nash. Oscillant ainsi de King Crimson circa « Islands » (NDR : ces envolées atmosphériques !) à Dream Theater, en passant par Genesis, le Van der Graaf Generator originel (NDR : soit celui au cours duquel Hugh Banton se réservait l’orgue), mais sans le saxophone, Moody Blues circa « To our children’s children’s children », Magma et l’Alan Parsons Project, les références musicales sont saupoudrées tout au long de l’opus. Et Motorpsycho a vraiment le tour (?!?!) pour les intégrer naturellement. Les aficionados du style devraient prendre un plaisir certain à les reconnaître, avant de les savourer…

 

Pale Grey

Ghosts (EP)

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Liège semble, au fil du temps, être devenu le véritable épicentre de la scène pop/rock wallonne, grâce à des formations aux styles aussi variés que Leaf House, Hollywood Pornstars, My Little Cheap Dictaphone, Dan San, Piano Club, The Experimental Tropic Blues Band, The Scrap Dealers ou encore Pale Grey, responsable d’un nouvel Ep 4 titres, mystérieusement intitulé « Ghosts ».

La bande principautaire rêve d’orfèvreries pop déviantes chères à Radiohead (« Ghost ») ou Efterklang et tisse donc des vignettes léchées entre pop, indie-rock et folk en apesanteur légèrement parfumée d’électronica (« Billy ») ou de R’n’B (« Cupidon »). Une mise en bouche à l’écriture soignée et alléchante, à défaut d’être véritablement innovante…

 

Papir

V

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Papir est un trio danois, issu de Copenhague très exactement, qui cherche probablement le point de rencontre idéal entre le post rock et la prog, tout en intégrant des éléments de psychédélisme, de space et d’ambient. Parfois un zeste de jazz. Sobrement baptisé « V », le 5ème opus de Papir est double, et recèle 7 pistes instrumentales, dont la plus courte dépasse les 9’. Et c’est John McEntire (Tortoise) qui en a assuré le mixing, aux States. En 90 minutes, Nicklas Sørensen (guitare), Christian Becher (basse) et Cristoffer Brochmann démontrent tout leur talent d’instrumentiste, en brossant des paysages sonores atmosphériques très souvent élaborés en crescendo, avant qu’ils ne retombent au sein d’un climat plus paisible. Pas vraiment de titre pour les pistes de cette œuvre, mais une numérotation bien structurée : « V.I », « V.II », etc. Outre l’instrumentation de base, il y a du clavier. Enfin, on suppose, car c’est peut-être une gratte qui sonne comme tel. Sous sa forme la plus torturée elle réveille en mon for intérieur, Erik Braun (Iron Butterfly), et quand elle devient gémissante, plutôt David Gilmour ; quant à la basse, elle peut parfois se révéler propulsive comme celle de Roger Waters. Mais si le spectre du Floyd post « Dark side in the moon » plane quand même régulièrement, on ne peut pas s’empêcher de penser à Mogwai ou Explosions in The Sky, notamment pour la structure des compos. D’une durée de 25’, le dernier morceau baigne davantage dans l’ambient et dans ce registre, y a Papir comme sédatif, même si la fin de parcours retrouve un peu de peps… mais oublie l’explosion finale. Il aurait peut-être suffi de quelques chœurs pour donner davantage de relief à l’ensemble…

 

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