Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Chroniques

Ten Years After

A sting in the tale

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Ten Years After est une légende dans l’histoire du blues/rock. C’est une des plus célèbres qui a sévi sur la scène blues anglaise, à la fin des sixties. Une notoriété essentiellement imputable à son leader charismatique, le chanteur/guitariste Alvin Lee. Souvenez-vous, TYA s’est produit dans le cadre de l’illustre festival de Woodstock, en août 1969. Ses premiers elpees ont rencontré un franc succès. Et pourtant, le combo se sépare en 1974. Se réunit en 1983, avant de splitter à nouveau. Il se reforme en 1988, mais en 2003, Alvin décide de quitter définitivement le combo. Il est alors remplacé par Joe Gooch, qui cède ensuite le relais à Marco Bonfanti, en 2014. Ce jeune chanteur/guitariste londonien est depuis devenu la figure de proue du quartet. Lee a publié quelques long playings en solo, mais décède, le 6 mars 2013, en Espagne.

"A sting in the tale" marque les débuts studio de Marcus Bonfanti, dans le groupe. Au sein duquel figurent toujours deux musicos originels, le batteur Ric Lee et l'organiste Chick Churchill. Le line up est complété par le bassiste Colin Hodgkinson. Bien que toujours blues, TYA pratique une musique sensiblement différente de celle proposée dans le passé. Il ne s’agit donc pas d’une pâle copie. 

Bonfanti démontre déjà toute l’étendue de son talent sur le blues/rock solide "Land of the Vandals". Sa voix est légèrement éraillée. "Iron horse" monte en puissance, mais ici, c’est la ligne de basse tracée par Colin qui impressionne. Le changement le plus perceptible émane du rôle bien plus en vue de Chick Churchill, aux claviers. Et il le démontre tout au long de "Miss Constable". L’album recèle quelques excellents titres lents, à l’instar d’"Up in smoke", une plage caractérisée par la voix chargée d’émotion et le recours aux cordes acoustiques, de "Retired hurt", mais surtout, de "Diamond girl". Plus rock, "Last night of the bottle" nous replonge dans le passé. "Guitar hero", également. Les cordes arrachent littéralement. Et puis encore "Suranne Suranne". Puissante et rocailleuse, la voix rappelle John Kay, le leader de Steppenwolf. Etonnant !  

 

Jesse Waldman

Mansion full of ghosts

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Etabli à Vancouver, Jesse Waldman reconnaît pour influences majeures, Townes Van Zandt, Taj Mahal et Neil Young. Sa musique baigne dans le folk. "Mansuion full of ghosts" constitue son premier elpee. Il y rend hommage à cette grande ville canadienne qui l'a adopté. Jesse se consacre à la guitare, la lap steel et parfois au piano électrique. Pour enregistrer cet album, il a reçu le concours de quelques potes. Dont Marc L'Esperance. Un multinstrumentiste qui apporte également sa collaboration au chant et coproduit l’opus en compagnie de Waldman…

Empreint d’esthétisme, "Hope in shadows" et "Good company" agrègent judicieusement cordes acoustiques et de lap steel. Baignant dans le country/folk, ces titres bénéficient d’harmonies vocales réminiscentes de Crosby, Stills & Nash. La lap steel de Jesse produit des sonorités singulières, tout au long de l’excellent "Hummingbird". Il se révèle encore particulièrement créatif sur "Keep the light on the dark", s’autorisant même un un envol inattendu sur ses cordes électriques. Blues, "East Van blues" constitue une véritable ode à la beauté. D’ailleurs, caractérisé par sa mise en forme raffinée, le long playing recèle quelques petites perles, à l’instar de "Wild balloon", une plage alimentée par les cordes électro-acoustiques et le piano de Tom  Heuckendorff …

 

Chris Barnes

Hokum Blues

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Issu de New York City, Chris est écrivain, comédien, humoriste et musicien. Et il apprécie tout particulièrement le blues. Son nouvel opus se consacre au Hokum Blues, un style qui a rencontré un certain succès dans les années 20 et 30. Un blues dont les textes, le plus souvent humoristiques, se permettait des allusions à caractère sexuel. C'était notamment une spécificité propre aux ‘minstrel shows’ ou aux vaudevilles du début du vingtième siècle. Le hokum blues s’est développé après 1920, grâce à des artistes comme les Hokum Boys (Georgia Tom et Tampa Red), Bo Carter, Tampa Red et Lil Johnson.

Chris "Bad News" Barnes vient de mettre en boîte cet album consacré à ce style, plus particulièrement le répertoire des Hokum Boys, en compagnie de 5 musiciens, dont le guitariste Jimmy Vivino (NDR : un ex-Levon Helm Band) et l'harmoniciste Steve Guyger (NDR : il a milité au sein du backing group du Chicagoan, Jimmy Rogers). Les 14 plages de cet elpee ont été mises en boîte en 48 heures !

Le notoire "It hurts me too" de Tampa Red ouvre la plaque. Vivino à la slide et Guyger à l’harmo y tirent leur épingle du jeu. Jimmy se déchaîne sur ses cordes, et Miss Bette Sussman (Bette Midler, Whitney Houston), au piano, sur l'amusant mais remuant "Let me play with your poodle". Barnes se prête généreusement à cette comédie musicale, qui recèle, une homogénéité certaine. Derrière ses fûts, Shawn Pelton imprime le Bo Diddley Beat au très rythmique "It's tight like that". "Things about coming my way" est traité au bottleneck alors que "Keep your mind on it" adopte un rythme bien syncopé… 

 

Guy Belanger

Traces & scars

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Cet auteur/compositeur/harmoniciste québécois s’était lancé dans le blues traditionnel, en 1974, après avoir rencontré son concitoyen, Bob Walsh (NDR : il est décédé le 15 novembre 2016, à Montréal). Pas étonnant, qu’à l’époque, il décide de rejoindre son band, participant même, en sa compagnie, à de nombreuses tournées. Il élargit ensuite son spectre musical en apportant notamment son concours à Céline Dion et à la troupe du Cirque du Soleil. Il signe également de nombreuses musiques de film. Il entame ensuite une carrière solo et publie son premier elpee, en 2012. Un éponyme. En 2014, il grave "Blues Turn", à Chicago, opérant ainsi un retour au blues. L’année suivante, il décroche le prix du meilleur harmoniciste canadien. Et aux dernières nouvelles, il vient de remporter le même trophée, début 2018. "Traces & scars" constitue son septième LP. Il réunit 10 plages instrumentales personnelles et deux titres chantés.

Empreint de tristesse et de mélancolie, "My dearest friend" ouvre l’opus, une compo qui rend hommage à son ami regretté, Bob Walsh. "Better days" baigne au sein d’un environnement musical très riche. S’y distinguent lap et pedal steel, mais surtout les interventions créatives à l’harmo. Une pedal steel qu’on retrouve tout au long de "Les mauvaises herbes", une superbe B.O. de film, hantée par le piano.

Blues, "Fat boy" met en exergue, les cordes acoustiques de Preston Reed. Et puis, "See the light" est raffiné par l’harmo et dynamisé par les cordes électriques bien rock de Kaven Girouard, le gratteur attitré de Céline Dion. "Nitassinan" creuse jusqu’aux roots. "Not time" plonge au cœur d’une atmosphère louisianaise, et tout particulièrement de son culte vaudou. Compatriote, Luce Dufault (NDR : elle a fait partie de la troupe Starmania) chante "Who’s Left Standing", un soul/blues indolent.

 

André Bisson

Break

Écrit par

Ce Canadien est originaire du Nord de l'Ontario. Il s’est depuis installé dans le Sud de cette province. Chanteur, compositeur et guitariste, c’est un spécialiste de la soul et du r&b. Depuis une dizaine d’années, il drive son propre band. Intitulé "Rhythm & Blues Experience", son premier elpee est paru en 2009 ! "Break" constitue déjà son septième, un disque dont il s’est réservé la mise en forme. Son backing group implique six musiciens, soit une section rythmique, un claviériste et trois cuivres. Il signe dix des onze plages.

André est un performer. Il aime inciter son public à se secouer et danser devant le podium. Et il le démontre tout au long de "How many times". Mais aussi de "I got the right", une plage au cours de laquelle la guitare est particulièrement bien affûtée. Et encore du très ‘Stax’ "Feelin' fine". Tapissé par l’orgue et enrichi de cuivres, cette piste se caractérise par la voix très expressive. Puis enfin, l’enlevé "Next in line", qui se distingue par une sortie remarquée sur les cordes. Les ballades lentes collent idéalement à sa belle voix, une voix claire et naturellement puissante. A l’instar de "Break" qui ouvre la plaque, "The reason why" et "Is this happening", au cours desquelles Jesse O'Brien double judicieusement orgue et piano. Mais dans ce style, la plus belle compo lente est indéniablement "Reflections". Face aux cuivres et au violon de Crystal Lee, Bisson chante d’une voix chargée d’émotion, avant qu’il ne dispense un superbe solo saturé de feeling. De cet LP, on épinglera encore une reprise originale du célèbre "Eleonor Rigby" des Beatles, que colore une intervention à la trompette, plutôt singulière…

 

Albert Castiglia

Up all night

Écrit par

Albert Castiglia est issu de New York City. Depuis l'âge de 5 ans, il vit à Miami. Il en a, aujourd'hui, 48. Albert a joué de la guitare pour le légendaire bluesman de Chicago, Jr Wells, dans les dernières années du siècle précédent. Sa première œuvre personnelle, "Burn", remonte à 2004. Une décennie plus tard, il signe sur le label allemand Ruf. Et y publie, "Solid ground". L’année suivante il participe au projet "Blues caravan". Puis, grave "Big dog". En 2016.

"Up all night" a été enregistré au studio Dockside, en Louisiane, sous la houlette de Mike Zito. Et en formule trio : soit Castiglia, au chant et à la guitare, Jimmy Pritchard à la basse, et Brian Menendez à la batterie. Réunissant onze plages sculptées dans un rock/blues nerveux, cet opus réunit originaux et reprises.

Dès "Hoodoo on me", Albert prend son billet de sortie et libère ses cordes. Bien funk, "I been up all night" est hanté par Jimi Hendrix. Et pour cause, les sonorités de cordes y sont bien distordues par la pédale wah wah. Pourtant, c’est bien la voix qui domine le sujet. Mike Zito se consacre au micro sur "95 South", un rock'n'roll dynamisé par la slide explosive de Sonny Landreth, un spécialiste sur cet instrument. De nombreuses plages se distinguent par les interventions de gratte largement amplifiées, libérées, mordantes, acérées. A l’instar de "Knocked down loaded", un titre qui s’inspire du regretté Stevie Ray Vaughan. Du shuffle "Chase her around the house", que souligne le piano de Stephens. Zito a composé "Quit your bitching", le slow blues de circonstance. Albert et Mike se partagent les vocaux face à l'orgue de Lewis Stephens. Dans un même registre, bien qu’empruntant un style différent, "Unhappy house of blues", un morceau signé par le légendaire Néo-orléanais Cyril Neville, est illuminé par l'harmonica de Johnny Sansone. D’excellente facture, ce long playing s’achève par "You Got Me To That Place", un blues exclusivement alimenté par Castiglia et Zito aux grattes acoustiques et aux vocaux, qui nous entraîne au cœur des marais louisianais…

 

Chickenbone Slim

The big beat

Écrit par

De son véritable nom Larry Teves, Chickenbone Slim est chanteur et guitariste. Etabli aujourd’hui à San Diego, au sud de la Californie, il a longtemps sévi comme bassiste au sein de différents groupes locaux, y accompagnant même des gloires comme Tomcat Courtney, l’ex-leader de Mississippi Mudsharks, Scottie Blinn, et plus récemment, Big Jon Atkinson. Il n’est passé de la six à la quatre cordes, qu’en 2011. Deux ans plus tard, il réunit un backing group, qu’il baptise The Biscuits. L’équipe publie, fin 2015, "Gone", un disque pour lequel il reçoit également le concours de la crème des musiciens blues locaux. Lors d’une tournée dans le Nord, il se produit plusieurs fois à San Francisco. Il y rencontre le guitariste Kid Andersen, (NDR : il a milité chez Rick Estrin and the Nightcats), qui l’invite dans son studio, le Greaseland, sis à Hayward. Le drummer Marty Dodson et Big Jon Atkinson participent aux sessions. Ce dernier se consacre à la guitare, la basse et l’harmonica.

Slim signe les neuf pistes de cet LP. Blues classique, le titre maître ouvre la plaque. Atkinson se distingue déjà à l’harmo, alors que les interventions de gratte sont parcimonieuses. Plus saignant, "Long way down" trempe dans le funky blues. Invité, Scot Smart brille sur ses cordes tout au long de ce morceau hanté par Slim Harpo. Country, "Hemi Hodge" est imprimé sur le rythme alerte du chemin de fer. Kid Andersen y apporte sa contribution à la guitare. Big Jon est bouleversant sur sa musique à bouche tout au long de "Me and Johnny Lee", un downhome blues indolent. Un harmonica qui devient insatiable sur le swamp blues vintage, "Break me off a piece". Dommage que la voix de Slim ne soit pas davantage marquante…

 

Noga Erez

Off the Radar

Écrit par

Issue de Tel-Aviv, cette jeune compositrice et productrice est âgée de 28 printemps. « Off the Radar » constitue son premier elpee. Une œuvre qui lui permet de percer sur la scène internationale. Après avoir navigué dans les eaux folk et jazz locales, elle a décidé de changer de style, en installant un esprit clairement alternatif à ses des influences urbaines et électro ; le tout enrichi de messages sociopolitiques. Ainsi « Pity » aborde le cas d’un viol filmé et mis en ligne alors que l’oppressant « Global Fear » toise la tyrannie mondiale. Loin d’être inoffensif, « Off the Radar » emprunte cependant une enveloppe dansante et r’n’b –parsemée de samples et de beats ‘trap’– pour faire passer plus facilement des idées engagées parfaitement illustré par le titre du single, « Dance While You Shoot », dont l’aspect hybride et moderne lorgne vers M.I.A. voire Grime. Une artiste est née… avec un tempérament aussi haut que ne l’est son indéniable talent.

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