Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

garbage_olt_rivierenhof_1...
Afghan Whigs
Chroniques

Hamilton Loomis

Basics

Écrit par

Agé de 42 ans, Hamilton Loomis est issu de Galveston, au Texas. Chanteur, compositeur et multi-instrumentiste (NDR : c’est avant tout un guitariste, mais il est aussi doué à la basse, à l’harmonica qu’aux claviers). Il a beaucoup appris des bluesmen notoires comme Johnny Copeland ou Albert Collins ; mais surtout, il revendique l'héritage de Bo Diddley ! Son premier opus, "Hamilton" remonte à 1995. "Basics" constitue son neuvième. Les treize plages sont signées ou cosignées par Loomis, le plus souvent en compagnie de son ami Tommy Sims.

Puissant funky r&b, "Sugar baby" ouvre la plaque. Il y évoque la maladie congénitale dont souffre son jeune fils, âgé de quatre ans à peine. Une bonne entrée en matière. Blues, rock'n'roll, soul et funk coulent naturellement dans les veines de l’artiste. En outre, il prend le soin de soigner le sens mélodique de ses compos. Même sur les cordes. Sa voix est très harmonieuse et s’intègre parfaitement au sein de cet univers sonore empreint d’esthétisme.

Soutenu par les interventions à la slide de Chris Eger, Hamilton double cordes et harmonica sur l’excellent blues/rock "Ain't what it ain't". L’émotion est d’une grande pureté tout au long des ballades "Getting so big" et "Prayer". Loomis entame "Come and get me" au piano électrique, avant de se consacrer à la guitare, sur laquelle il accorde un envol remarquable. Une très belle plage ! "Funky little brother" clôt le long playing. Un funk rock construit sur un mur de guitares constitué de trois grattes. Au bout de six minutes, la piste vire à la jam au cours de laquelle défilent successivement quatre musiciens issus de Houston. Sarah Kimberly en profite pour tirer son épingle du jeu à l'orgue et à la trompette.

Jon Lord

Windows (Réédition)

Écrit par

Jon Lord est un des fondateurs de Deep Purple, un groupe notoire né en 1968. Ce célèbre claviériste anglais y a milité jusqu’en 2002. Jon a malheureusement quitté ce monde en 2012. Il avait 72 ans. Il restera l'un des musiciens les plus doués de sa génération. De formation classique, il réussit, dès 1969, à faire enregistrer Deep Purple en compagnie d’un groupe philharmonique, "Concerto for Group and Orchestra". Il poursuit cette expérimentation sous son propre nom, en 1971 et publie "The Gemini suite", en 1971, œuvre pour laquelle il avait reçu le concours du London Symphony Orchestra. L’étape suivante, "Windows", est immortalisée ‘live’ à Munich, le 1er juin 1974. Eberhard Schoener, adepte des synthétiseurs, qui dirige pour l'occasion le Munich Chamber Opera Orchestra, y collabore. Ce "Windows" a été remasterisé. Quelques musiciens rock ont participé à cette aventure, dont David Coverdale et Glenn Hughes", alors impliqués chez Deep Purple, mais également Tony Ashton, Ray Fenwick et Pete York.

L’opus ne recèle que deux plages. "Continuo on BACH" s’étale sur plus de 16'. Il s’agit de la vision personnelle de l'artiste sur une fugue inachevée de Jean-Sébastien Bach. La seconde dépasse la demi-heure. C’est le titre maître. Divisé en trois mouvements, il permet d'une part aux sopranos de l'orchestre de chambre de tirer leur épingle du jeu, et d'autre part, une fusion de rock, blues et jazz dans la sphère classique, permettant également aux deux vocalistes du band insulaire, Coverdale et Hughes, de mettre leurs organes en exergue. Lors de ces expériences opérées entre rock et classique, il y a toujours à boire et à manger. Votre chroniqueur n’avoue aucune addiction particulière en cette matière.

 

Lord Youth

Gray gardens

Écrit par

Micah Blaichman est originaire du Queens à New York. Avant d’enregistrer ce premier elpee, il a pas mal bourlingué. D’ailleurs, c’est en posant ses valises quelque temps, à Copenhague, qu’il a entamé l’écriture de cet opus. Après avoir sillonné le Vieux Continent, il faut le préciser. Auparavant, il avait bien tenté l’un ou l’autre essai, dont un Ep, mais rien de bien concluant. Encore que toutes ces expérimentations figurent sur un album éponyme, paru l’an dernier.

Tout au long de « Gray Gardens », Blaichman creuse le sillon du folk/blues. On se croirait revenu quelques décennies en arrière. La mise en forme et tout particulièrement les grésillements ainsi que la légère saturation dans la voix accentuent cette impression. Parfois on se croirait au sein d’un obscur bar américain hanté par Tom Waits. Pourtant, chaleureux et mélancoliques, les arpèges alimentent, en général, un climat réminiscent des premiers disques de Timber Timbre voire certaines compos signées Tindersticks. Encore qu’à l’écoute de « Everybody’s listening to the fire », on ne peut s’empêcher de penser à Micah P.Hinson. Le trackslisting est partagé entre plages langoureuses et plus énergiques. On regrettera cependant la présence de quelques pistes superflues. Sans quoi, le parcours de ce songwriter est à suivre, et de très près…

 

Andrea Marr

Natural

Écrit par

Andrea Marr est issue de Melbourne. Elle chante aussi bien le funk, le blues que la soul. Elle a déjà été primée en Australie. Tout particulièrement en 2005 et 2009. D’abord comme ‘Blues Perforner of the Year’, puis meilleure artiste féminine. En 2012, elle a représenté son pays à l'International Blues Challenge de Memphis. Depuis, elle drive sa propre formation, baptisée Funky Hitmen, dont le line up implique huit musicos chevronnés et particulièrement performants en ‘live’. Elle-même foule les planches depuis 1999. "Natural" réunit plusieurs plages parues en 2012 sur son Ep "Sass & Brass". Les autres titres ont été enregistrés en 2017, en compagnie de son backing group. 

Andrea Marr et ses Funky Hitmen puisent essentiellement leurs sources dans le Memphis r&b, et plus précisément le southern r&b de Stax. C’est flagrant dès le morceau qui ouvre la plaque, "Force of nature". Mais également "Credit", un r&b explosif au cours duquel la voix rayonne face au de cuivres. Le funk investit naturellement "Rock steady", "Mama got it wrong sometimes too" et "What to I have to do". Les climats y sont parfaitement homogènes et André y impressionne par sa réserve vocale. Elle est cependant tout aussi à l’aise lors des tempos plus lents, à l’instar de "Grateful" et "That's where love ends". Soulignons encore la performance du gratteur de service, Dave Reynolds, singulièrement en verve tout au long de "Let's take it to the bedroom" et "Real good man". Et manifestement, il a un fameux potentiel !

 

The Mavericks

Brand new day

Écrit par

The Mavericks est une formation étasunienne responsable d’une musique dite americana, soit pour la circonstance un mélange entre country, western swing et latino… Le band est né en 1989, à Miami. Membre fondateur, le chanteur en est aussi le leader. L’aventure avait cessé au début de ce XXIème siècle. Mais elle a recommencé en 2011. Outre Malo, le batteur Paul Deakin est le seul membre originel. Son dernier opus, "Mono", est paru en 2015. Le line up actuel implique également le claviériste Jerry Dale McFadden et le guitariste Eddie Perez.

Caractérisé par les interventions d’un violon, d’un accordéon, d’une trompette et d’un banjo, "Rolling along" baigne dans une sorte de tex mex teinté de bluegrass. L'influence latine domine manifestement cet opus. Les compos sont, en général surannées, mais entraînantes. Malheureusement, la voix de Malo ne colle pas vraiment à l’ensemble. Deux plages sortent quand même la tête de l’eau. Tout d’abord "Damned (if you do)". A cause de ce charme sudiste communiqué par la trompette, mais aussi des sonorités rythmiques plus fondamentalement rock. Puis le r&b latino "Ride with me". Un peu comme si on retrouvait Kansas City sur la carte du Mexique. En y invitant la guitare bien sentie d'Eddie Perez et les claviers de McFadden…

 

Heather Newman

Burn me alive

Écrit par

Jeune et jolie, Heather Newman chante le blues et la soul. Originaire d'Omaha, elle illumine la scène musicale de Kansas City, depuis quelques années. C’était la bassiste du backing group de l’ex-TUF, Nick Schnebelen, une figure marquante de la scène blues, qui sévit sur la rive droite du Missouri. Elle est d’ailleurs créditée sur l'album "Live at Knuckelhead's Vol 1" de Nick. Elle a donc décidé de voler de ses propres ailes et s’est entourée d’un band, réunissant le guitariste Keith Ladd, le claviériste Ryan Flemmer et le batteur/guitariste Cole Dillingham. Sur "Burn me alive", elle signe les 12 titres.

Blues/rock bien nerveux, stimulé par l’excellente attaque sur les cordes, "Willie James" ouvre la plaque. Percutante, la voix d’Heather est bien mise en exergue. Et souligné par le piano de Ryan, "Howling for love" est de la même trempe. Le chant est également parfaitement adapté aux tempos plus lents, à l’instar de la ballade soul/blues "I don't know why", une piste illuminée par l’orgue. Le répertoire est varié. Ainsi, "Bring the swing" emprunte le Bo Diddley beat. Atmosphériques, "Burn me alive" et "How many times" ne manquent pas de charme. Caractérisé par les interventions au saxophone de Michael Lefever, "Dirty blues" est un blues qui concède de solides accès jazzyfiants. Enfin, "High Mountain blues" constitue certainement la meilleure plage du long playing. Tout en véhiculant les accents exotiques du mambo, elle favorise un nouvel exercice vocal tout en permettant à son ex-partenaire, Nick Schnebelen, de se réserver une excellente incursion à la guitare… 

 

Tom Savage

Everything intertwined

Écrit par

Ce chanteur/guitariste est issu de Kingston, dans l’Ontario, au Canada. Il affiche deux visages. Sous un format acoustique, il épouse le profil du troubadour. Flanqué d’un backing group, il opte alors pour une musique largement amplifiée. Il reconnaît pour maitre, à la guitare, Jimi Hendrix, Jimmy Page, Wes Montgomery et Freddie Robinson. Ce qui démontre ses goûts éclectiques. On le compare volontiers à Townes Van Zandt, un artiste folk/rock texan disparu il y a déjà 21 ans ou parfois encore à Bruce Springsteen. "Everything intertwined" constitue son sixième elpee personnel. Il l’a enregistré chez lui, à Kingston, en compagnie de son backing group impliquant un bassiste, un drummer et un claviériste.

"Forever" est une piste assez fumante. Une ouverture qui rappelle, sans équivoque, Springsteen. Et pas seulement à cause du tempo. Mais aussi des claviers de Tony Silvestri et des cordes du leader. Sans oublier les arrangements. Une formule qu’on retrouve tout au long de "Burnt by the sun" et surtout du nerveux "Mean to me". Mais en général, Tom privilégie le folk/rock éclairé qu’il chante d’une voix impeccable. A l’instar de "Kid", "Everything intertwined" ou encore "Come home", chaleureusement tapissé de claviers. Les deux dernières plages évoquent plutôt Neil Young. Ainsi "17 years" est découpé par des riffs de gratte puissants, alors que la jolie ballade "Cold but free" est interprétée dans l’esprit du célèbre Torontois ... 

 

Savoy Brown

Witchy feelin'

Écrit par

Savoy Brown est né en 1965, en pleine vague du british blues qui a sévi au cours des sixties. Kim Simmonds en est toujours le leader et le dernier membre fondateur. Britannique, il vit cependant aux States, dans l'état de New York, depuis de nombreuses années. Ce qui explique pourquoi cette formation est devenue particulièrement populaire aux Etats-Unis. En un peu plus de 5 décennies, elle a publié une quarantaine d'albums, sans tenir compte de la carrière solo de Kim. Le dernier line up de son backing group implique une section rythmique, en l’occurrence le bassiste Pat Desalvo et le batteur Garnet Grimm. Kim se consacre bien sûr à la guitare. Il n’a embrassé le chant que très progressivement. Il a produit ce nouvel opus qu’il dédie à son frère, Harry (NDR : il avait été le manager du groupe en début de parcours), décédé l'an dernier.

Si Savoy Brown évolue en formule trio, les cordes de Kim sont régulièrement dédoublées, par les vertus du re-recording. Power/blues, les riffs sont d’excellente facture. Le titre maître se distingue par un recours parcimonieux aux cordes. Dommage que la voix de Kim ne soit pas vraiment charismatique. Chicago shuffle, "Vintage man" met bien en exergue la slide. Cet exercice de style, Simmonds s'en acquitte avec un réel bonheur. Le bottleneck glisse sur les cordes sur "Standing in a doorway", et elle gémissent de désespoir lors de ce blues inspiré par le Delta. Blues/rock plus classique "Can't find paradise" libère une fameuse dose de punch. Kim écrase ses pédales comme à l’époque de "Street corner talking" (NDR : c’était en 1971 !) tout au long de la longue fresque "Thunder, lightning & pain". Ballade instrumentale "Close to midnight" clôt cet opus, une plage empreinte de douceur et de pureté…

Page 121 sur 1252