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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Various Artists

La Onda Vampi

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Le label madrilène Vampisoul s’est spécialisé, depuis 2002, dans l’exploration de courants musicaux oubliés ou confidentiels. « La Onda Vampi » propose un bel éventail du résultat de leurs investigations, principalement axées sur les années 60 et 70, même si les productions récentes (Joe Bataan, JC Brooks & The Uptown Sound) n’ont pas été oubliées ! Les 20 morceaux réunis sur cette compile vous permettront ainsi de découvrir tour à tour le R&B de Detroit (Melvin Davis), la Cumbia colombienne (Frente Cumbiero), l’Afrobeat nigérian (Victor Olaiya), le groove péruvien (Dongoh) ou même la pop iranienne prérévolutionnaire (Mehrpouya)… Pas satisfait ? Voici mon mail, on s’arrangera pour le remboursement : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

 

Team Me

To The Treetops !

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Team Me est à l’origine le projet d’un seul homme, Marius D. Hagen, qui, après avoir publié une poignée d’Eps, s’est lancé dans la véritable ‘grande aventure’ en s’accompagnant de pas moins de cinq camarades. Hagen, qui milite parfois au sein de Sin en compagnie d’un membre des Wombats, publie un premier disque musicalement fouillé et solide. « To The Treetops ! » réunit dix morceaux indie-pop aux rythmes plus exaltants les uns que les autres.

Les influences du sextet sont à peine dissimulées et on pointe facilement du doigt Arcade Fire, Sufjan Stevens et autre Patrick Wolf. Il consacre d’ailleurs un morceau à ce dernier, intitulé « Patrick Wolf & Daniel Johns ». Johns est d’ailleurs l’ex-leader de Silverchair, mentionné très arbitrairement. On compte également chez Team Me un côté très Passion Pit dans la voix. Autant dire sans détour que les allergiques à ces derniers ne risquent pas d’apprécier Team Me.

« Weathervanes and Chemicals », premier extrait du LP donne le La d’un ensemble assez enchanteur. Team Me bénéficie, par ailleurs, de quelques critiques dithyrambiques du côté de sa Norvège natale. Un enthousiasme relativement mérité, qui lui a valu également le prix de meilleur groupe Pop aux Spellermann Awards (les Victoires de la Musique version grand froid). « To The Treetops ! » déborde d’une énergie particulièrement contagieuse. Et hop, encore une bonne surprise en poche pour 2012.

Live : 9/03 au Botanique (Rotonde) à Bruxelles.

 

One Direction

Up all night

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Ils sont cinq garçons âgés de 18 à 21 ans. Sujets de Sa Majesté Britannique. Ils sont parvenus à atteindre la troisième place du podium de la septième saison de X-factor. Ce qui a permis à One Direction de signer un contrat chez le label Syco. Chez nous, on connaît surtout leur titre « I want ».

One Direction est un boysband. Un peu comme on en a fabriqué au cours des années 90 et 2000. Ils sont jeunes, beaux, et ont adopté une coiffure à la Justin Bieber. Un effet de mode ? Une garantie pour faire craquer les jeunes filles ? Mieux vaut ne pas le savoir. Une chose est sûre, les clichés font toujours recette. Commercialement parlant, bien sûr. Leurs compos sont pourtant entraînantes et agréable à écouter. Mais elles excluent toute prise de risque. Dans ces conditions, il est préférable de changer de direction…

 

Modeselektor

Monkeytown

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Duo allemand, Modeselektor réunit Gernot Bronsert et Sebastian Szary. « Monkeytown » constitue leur troisième opus. Il fait suite à "Hello Mom", sorti en 2005 ainsi que "Happy Birthday", en 2007.

"Monkeytown" est paru sur le label du tandem. Il est découpé en 11 compos destinées à nous faire vibrer. Rythmes hip hop, grosses basses et sonorités électro, plus ou moins subtiles selon les pistes, constituent la structure de base de cet opus.

Dès le premier morceau, le ton est donné. En plongeant dans leur univers sonore, on n’est pas seulement immergé, mais tout bonnement noyé. « Blue Clouds » est une plage qui s’étale sur près de 6 minutes ; et c’est déjà 2 de trop. C'est donc mal parti, malgré un tempo bien balancé. Pourtant, il s'agit d'une des rares compos dont le groupe est intégralement responsable ; et pour cause, la plupart des plages implique des featurings, dont leurs fidèles compères deejays (Thom Yorke en tête). Et la suite ne parvient que trop rarement à faire la différence. En fait, une bonne idée est systématiquement dévaluée par une mauvaise. Parfait exemple, « Pretentious Friends ». La ligne de basse est excellente. La mélodie électro bien torchée. Mais le rythme ne suit pas. A contrario, « Shipwreck » déborde d’énergie et évolue sur un bon tempo, mais la mélodie est insipide. Enfin, sur « Berlin » malgré la présence de la voix soul de Miss Platnum, la rencontre entre hip/hop et électro est un véritable fiasco. Si bien que l’écoute de cet elpee finit par devenir laborieuse. L’absence de refrain véritablement entraînant n’est pas, non plus, de nature à sauver les meubles.

De ce troisième elpee du tandem teuton on ne retiendra donc qu’une ou deux plages vraiment convaincantes. En panne d’inspiration, Modeselektor nous doit une revanche. Et il a suffisamment de talent pour y parvenir. On espère d’ailleurs que le futur et quatrième album lui permettra de retomber sur leurs pattes. C’est tout le mal qu’on lui souhaite

 

Mass Hysteria

Live (Dvd)

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Mass Hysteria, où comment vivre un concert de ‘furieux’ comme Mouss, le leader du groupe, les aime…

Mass Hysteria est né en 1993 et se distingue des nombreuses autres formations hexagonales, à cause d’un style très caractéristique, généreusement électrique, très rythmique, dynamique, qui est devenu sa marque de fabrique. Un style qui agrège étroitement métal, rock, et electro…

Mais c’est surtout en ‘live’ que le combo prend toute sa dimension. Sa puissance. Lors de concerts de folie à l’ambiance conviviale, que les fans ne rateraient pour rien au monde.

Ce dvd live a été enregistré au Bikini, à Toulouse. Il ne révèle pas vraiment les moments de complicité qui existent entre les fans et le groupe, mais montre à quel point l’ambiance est enivrante. Et dès les premiers instants du set.

Les prises de vue ont bénéficié de quelques retouches graphiques afin de communiquer davantage de caractère aux séquences filmées.

Au sein du tracklisting, figurent des titres incontournables comme « Babylone », « Aimable à souhait », « Contraddiction » ou encore « Donnez vous la peine », l’une des premières chansons du groupe.

Ce sera sans doute la dernière fois qu’on verra Stephane Jaquet, le bassiste, à l’ouvrage, au sein du line up, car il a récemment décidé de quitter le navire. Apparemment en bons termes ; c’est en tout cas ce qu’a déclaré le porte-parole du band. Ce qui ne devrait pas non plus empêcher l’aventure Mass Hysteria de se poursuivre, puisque le combo a déjà trouvé un remplaçant.

Un Dvd à conseiller vivement aux aficionados de Mass Hysteria. Et aux autres qui souhaiteraient intégrer le fan club des furieux et furieuses…

HiM (USA)

“

Écrit par

HiM, à ne pas confondre avec les finlandais de HIM, est un projet créé en 1995 par Doug Scharin, batteur de son état. Militant au sein de formations comme Codeine, June of 44 ou Mice Parade, Scharin propose « ん» (prononcez ‘hmmm’), un dixième LP (si, si !) enregistré en collaboration avec le groupe japonais Ultra Living. Pas franchement passionnant mais  assez surprenant dans son concept que pour susciter l’intérêt des mélomanes les plus curieux. Ainsi, le disque débute par « Creode », un morceau pop aux accents Afrobeat interprété en… japonais. Un contraste inédit qui ne casse pas la baraque mais a le mérite de mettre de bon poil.

La suite de « ん » se révèle être du même acabit. On a même droit à quelques touches de jazz sur un « Those Who Say » de plus de huit minutes, franchement accrocheur. On épinglera également et plus particulièrement un « Clues To the Roots » délicatement vaporeux et un « It Is Food » instrumental parsemé de quelques notes de conga bien placées. Ce qui est sûr, c’est que HiM, version Scharin, et son « ん » sont les candidats rêvés pour des festivals du type Couleur Café ou Esperanzah. A écouter les pieds en éventail.

 

Liz Green

O, Devotion!

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Attention, pur talent ! Liz Green a mis ses fans de la première heure à rude épreuve en disparaissant de leur radar à peine quelques mois après y être apparue. C’est en 2007 que cette timide mais rigolotte auteure-compositrice originaire de Manchester a fait ses premières preuves grâce, notamment, à quelques démos efficaces, un premier single imparable (« Bad Medecine ») et quelques prestations en festival (Glastonbury, End Of the Road, SXSW…) qui laissaient entrevoir l’énorme potentiel de la chanteuse. Celle-ci a ensuite passé les quatre années suivantes à écumer les petites salles britanniques et à peaufiner la galette exemplaire que représente « O, Devotion! ». Une première œuvre entre anti-folk, jazz et blues, aux textes ultra-sombres même dans ses moments les plus légers. Mais pas déprimant pour un sou.

De sa voix intemporelle, Miss Green interprète des ritournelles macabres sur un ton toujours plus juste et sans la moindre empreinte de pathos. « Displacement Song », « Rag & Bone », « Ostrich Song », « Luis » et "Hey Joe", en hommage à son ami imaginaire mi-homme mi-oiseau, sont autant de morceaux et de textes qui marquent durablement. Seul regret, la version piano de « French Singer », légèrement moins emballante que sa mouture démo aux craquements de guitares taillés pour le vinyle, diffusé sur la toile en 2007.

A la hauteur des attentes des critiques et fans tous azimuts, « O, Devotion! » semble tout droit sorti des archives musicales des années 20 et 30. Liz Green s’approprie ces deux décennies et les réinventent à sa manière, avec délicatesse et authenticité. Un véritable petit bijou et un coup de cœur tout simplement immanquable. Publié en novembre dernier en Grande-Bretagne, « O, Devotion! » ne parvient de notre côté de la Manche qu’en ce début d’année mais s'est déjà taillé une place de choix dans mon top 20 de 2011. Et rebelotte pour 2012, une année qui risque effectivement d’être parsemée de surprises musicales. Aussi bonnes que celle-ci, espérons-le…

Live : 26/01 au Botanique (Witloof Bar)

 

Freaks

Too Sensitive To Be Pure

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Il y a quelques années, Gian P. Marotta, le leader du groupe belge Freaks, s'était illustré en publiant un excellent premier Cd intitulé "Just A Boy" ; et certains morceaux comme "My Bloody Animal" avaient pas mal tourné en radio. Pour concocter son nouvel album, Gian P. Marotta s'est entouré de quelques pointures: Greg Avau (Joshua) à la production artistique et Christine Verschorren (Toots, Kris Dane, Ghinzu) à l'enregistrement. Premier volet d'une trilogie, cet elpee nous invite à pénétrer dans la vie intérieure d'un personnage qui sombre dans la folie. C'est très ‘dark’ et les chansons sont reliées par d'étranges citations en italien. L’opus pourrait servir de bande-son pour un film ; et d'ailleurs, Gian P. Marotta envisage de donner à son projet une dimension cinématographique. L'univers sonore oscille de l'electro-pop au metal, en suivant une démarche résolument alternative.

L'intro de l'elpee baigne dans une ambiance à la "Eyes Wide Shut", traversée par une ligne répétitive au clavecin, à laquelle répond une phrase d'un vieux piano. Dans le second morceau, "Blackbirds", tant les harmonies que les voix évoquent Nine Inch Nails. Une impression qui est renforcée par "I'll Get Down", dont le riff rappelle "The Hand That Feeds". Freaks y réussit une agréable fusion entre electro-pop et rock, en y ajoutant une touche très sombre. C'est ce morceau très efficace qui sera le premier single tiré de l’elpee.

"Back To The Church" en revient à une ambiance étrange. Des chœurs gothiques et une mélodie jouée à l'unisson débouchent sur "Shocking", une explosion violente et agressive, qui évoque Marilyn Manson.

Nouveau changement de dynamique sur « Earth », une douce ballade au cours de laquelle Gian P. Marotta murmure, tout en douceur, une complainte de la terre: ‘I'm The Earth, I'm OK, I'm intoxicated’. Très beau ! "Ordered" est un autre morceau ‘cross-over’, basé sur le contraste entre des couplets minimaux et un refrain carrément metal. Le profil légèrement burlesque de "The Sun's Gone" est entretenu par des sonorités de synthés vintage et une rythmique plus désarticulée. Ici, on pense à IAMX. Enfin, "Thoughtless", le dernier morceau, clôture l'album en beauté. Il commence doucement, puis laisse la place à des guitares déchaînées et à un hymne final hypnotique.

Dans l'ensemble, on est impressionné par l'excellent son de cet opus. D'après Gian P. Marotta, c'est en partie grâce à Christine Verschorren, qui a insisté pour que chaque instrument, y compris les instruments synthétiques, soient captés en studio (le studio Dada à Bruxelles) à l’aide d’un ampli et d’un micro pour obtenir un feeling plus ‘live’. Le résultat est un long playing séduisant dont l’univers propre évolue à la croisée de plusieurs styles musicaux ; mais l'ensemble est soudé par une véritable énergie et une sensibilité à fleur de peau. A découvrir!

Après avoir accordé un concert en avant-première au Live Act le 14 janvier dernier, Freaks publiera officiellement le nouvel album début février, une sortie suivie d’une tournée internationale.

 

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