Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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John Foxx

Interplay

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John Foxx est un des fondateurs d'Ultravox. Au sein ce groupe mythique, il a été pionnier dans le mélange des genres glam, punk, art-rock, qui a donné naissance plus tard à la new-wave. John Foxx a quitté le groupe en 79 pour poursuivre une carrière solo ; ce qui lui a permis de développer un son minimal electro unique et d'obtenir un succès d'estime important en publiant le hit "Underpass" et l'album "Metamatic". A noter que le récent remix d’"Underpass" opéré par Marc Reeder est un dance-floor killer qui a sa place dans toute bonne DJ playlist.

En 2011, après une série de projets plus ou moins réussis dans les styles ‘ambiant’, John Foxx est revenu à ses premières amours, s'est associé à Ben ‘Benge’ Edwards, un collectionneur-‘bidouilleur’ de vieux synthés vintage et a sorti sous le patronyme de John Foxx And The Maths un album intitulé "Interplay". Un opus qui recèle un doux parfum de nostalgie ‘années 80’ tout en demeurant parfaitement ancré dans notre époque.

 On y retrouve toutes les qualités qui ont fait de John Foxx un créateur hors pair : des lignes de synthés Moog froides et lancinantes, des beats de Roland 808 minimaux à souhait et un chant à la fois glacial et chaleureux, drapé dans une espèce de douceur mélancolique.

L’elpee s’ouvre par "Shatterproof", dans une ambiance moite et claustrophobe. La voix est retravaillée et le beat, quasi EBM, évoque autant D.A.F. que Front 242. Une entrée en matière qui donne envie d'aller plus loin! « Catwalk » est le hit de l'album : minimal, jouissif, très dansant et d'un accès aisé. On embraie par "Evergreen", une douce sucrerie electro tandis que sur "Watching A Building On Fire", John partage un duo avec Mira Aroyo, la deuxième chanteuse de Ladytron.

"Interplay" est un magnifique morceau, qui débute par le bruissement de la pluie et au cours duquel la basse est littéralement gigantesque. Ensuite entre la voix de John : calme, haut-perchée, dessinant des mélodies aériennes me rappelant le "Tidal Wave" de « Metamatic ». Superbe !

"Summerland", morceau au refrain lumineux, incite au voyage et "Running Man" combine justement rythmique soutenue industrielle et arabesques synthétiques : un second hit potentiel! Après le reposant et voluptueux "Falling Star", Foxx clôture son elpee par le quasi cyber-gothique "Destination" puis "The Good Shadow", une plage marquée par les séquences vintage 'Kraftwerkiennes' de Benge et le chant envoûtant de Foxx.

En un mot: cet album est une vraie réussite, combinant parfaitement la nostalgie, un modernisme intelligent et une démarche artistique profondément honnête.

On se réjouit d'avance de pouvoir découvrir ce disque en live, car John Foxx se produira en concert, à Aarschot le, 25 février, flanqué de Benge, Hannah Peel (claviers, violon) et Serfafina Steer (claviers, basse). De plus, le 19 mars, paraîtra un double Cd de de John ; il sera plus ‘expérimental’ et s’intitulera "The Shape Of Things".

 

First Aid Kit

The Lion’s Roar

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Plus qu’un simple kit de survie folk offert aux amateurs du genre, il y a maintenant trois ans, les sœurs Södeberg prouvent, en publiant « Lion’s Roar », que leur baume vocal agit sur la longueur ! Le public les avait découvertes lors de la superbe reprise du morceau « Tiger Mountain Peasant Song » des Fleet Foxes et ensuite à l’occasion de la sortie de leur premier album « The Big Black and the Blue ». Elles reviennent aujourd’hui à la tête d’un nouvel opus, un disque découpé en 10 morceaux particulièrement raffinés. Une œuvre produite par l’inévitable Mike Mogis (Bright Eyes, Jenny Lewis, Monsters of Folk) à Omaha, dans son Nebraska natal. Et, la plupart des chansons composées par les jeunes Suédoises donnent réellement l’impression de venir directement de l’ancestrale et austère country américaine… Les voix profondes et puissantes de Johanna et Klara se complètent à merveille et l’instrumentation –acoustique bien entendu– confiée à des musiciens du cru est devenue plus riche. Sur le titre « Emmylou », les deux sœurs murmurent ‘I’ll be your Emmylou, I’ll be your June… you’ll be my Gram, you’ll be my Johnny too…’ Tout est dit…

L’album se clôture de magnifique manière par « King of the World », une chanson interprétée en compagnie de The Felice Brothers et de Conor Oberst, invité à chanter le dernier couplet… la boucle est bouclée ! A découvrir dans le cadre des PIAS Nites, qui se dérouleront à Bruxelles, le 16 février prochain, à Tour et Taxis.

 

DSL

Supalove (single)

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Déprimé et un peu lourd en ce début d’année ? Ruez-vous sur “Supalove”, le nouveau single aussi soul que sexy offert par DSL, trio simplement composé des frères David, Stéphane et Lionel ! Créé en 2002 à Sarcelles, le groupe a signé chez Ed Banger, en dehors des standards électro de la maison. Et le combo parvient également à mêler brillamment hip-hop vintage et samples pimpants sur « Gotta Get In » un titre de Beyond Paradise adapté pour le besoin de leur nouvelle petite bombe sensuelle…

Ne passez pas à côté du magnifique clip consacré au morceau qui risque de vous communiquer des fourmis dans les jambes…

http://www.youtube.com/watch?v=BYjVCPU6is4

 

Crystal Antlers

Two-way mirror

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J’avais beaucoup apprécié le premier Ep de cette formation américaine, paru en 2008. Eponyme, il était découpé en six titres de psychédélisme noisy, féroce, sonique, stratosphérique qui aurait pu naître d’une fusion entre Les Savy Fav, Comets On Fire et des Warlocks sous hardcore. Le hardcore, à cause des vocaux presque constamment hurlés, vociférés, beuglés, par Johnny Bell, également bassiste (NDR : excellent, par ailleurs) du combo. Mais cette voix continuellement braillée qui desservait leur expression sonore, c’est le principal reproche que j’avais adressé à leur musique,

“Two-way mirror” constitue leur second opus. Et le constat est identique pour les parties vocales. Pas sur tous les titres, mais une bonne moitié. Un changement marquant quand même, la présence d’une nouvelle organiste, Cora Fox, dont les interventions ‘semi vintage’, ‘semi-spectrales’ sporadiques mais judicieuses, apportent une nouvelle dimension à l’expression sonore. Au sein de laquelle on relèvera aussi des traces de surf, de folk lo-fi (« Sun-bleached ») et de drone. On a même droit à des lignes de guitare semi-bluesy dans un univers carnavalesque teinté de jazz et de punk sur « By the Sawkill » et du ‘doo wop’ sur « Fortune teller », le morceau le plus pop de l’elpee. Encore que parfois, ici les harmonies vocales, me font parfois penser à Supergrass. Mais le titre le plus intéressant est manifestement la plage finale, « Dog days », une compo de six minutes plongées dans une brume psyché prog/rock de la meilleure veine. Dommage que toute la plaque ne soit pas de cette trempe. Maintenant, il est probable que le quatuor de Long Beach (NDR : c’est en Californie) en est encore au stade de l’expérimentation la plus débridée…

 

The Cramps

File under sacred music – Early singles 1978 – 1981

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Basé sur un projet imaginé par Iain Forsyth et Jane Pollard, « File under Sacred Music » est un spectacle qui s’inspire d’une cassette vidéo (NDR : de mauvaise facture) réalisée en 2003, immortalisant un concert mythique des Cramps accordé dans un hôpital psychiatrique de la Napa Valley, en 1978. La mise en scène se déroule à l’Institute of Contemporary Arts de Londres. Ce ne sont pas les Cramps qui jouent leur rôle, mais des musiciens soigneusement sélectionnés. Dont le chanteur des Parkinson’s, qui incarne alors celui de Lux Interior. Quant au public, il réunit des malades en traitement psychiatrique. De quoi largement susciter la controverse.

Maintenant, je cherche vainement un quelconque rapport entre ce spectacle et cette compile, qui réunit 22 titres des Cramps. Soit leurs singles et leurs flips sides réalisés entre 1978 et 1981. « The way I walk », « Surfin bird », « Human fly », « Garbageman », « TV set », etc. Ils y sont presque tous. Pour rappel, Lux Interior est décédé le 4 février 2009, à l’âge de 62 ans.

Icône du psychobilly, fruit du mélange de rockabilly, de garage-punk et de psychédélisme, cette formation mérite assurément son statut de légende. Tout particulièrement pour ses prestations ‘live’ incendiaires, mais aussi pour l’authenticité de sa vision du rock ‘n roll…

 

Booba

Autopsie 4

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Pas la peine de revenir sur la personnalité et la carrière controversée de Booba divisant clairement bien au-delà des fans de hip-hop. Ses morceaux frôlent en effet constamment le mauvais goût. A cause de cette tendance à recourir constamment à l’auto-tune (« Scarface »), aux beats d’une lourdeur pachydermique et à caricature inutilement vulgaire (« Bakel City Gang »). Mais, au sommet de son art, Ellie Yaffa est capable de dévoiler de beaux moments sensibles et poétiques, comme sur le titre « Paradis », compo qui figurait sur son précédent opus. Son humour dévastateur hautement second degré (espérons-le en tout cas !) est même parfois susceptible d’être boosté par une avalanche de punchlines mythiques.

Un an après avoir publié le très inégal « Lunatic », le rappeur des Hauts-de-Seine nous propose « Autopsie 4 », son dernier mixtape. Et, plus que jamais, le rappeur testostéroné flirte avec le n’importe quoi et l’auto-parodie. Le problème est que, cette fois, les moments de grâce sont totalement absents et les textes très moyennement drôles. L’album touche même carrément le fond lors du ridicule « Cruella », interprété en compagnie de la médiocre Shay, dont les textes sont plutôt navrants. Et la liste des invités n’est pas, non plus, à rehausser le niveau : entre Linsen, Gato, Grödash ou Mala, rien n’est à épargner. Mal inspiré et mal entouré, « Autopsie » porte très bien son titre !

A bout de souffle, la ‘caillera’ de Miami ? Ce mixtape probablement produit pour renflouer les caisses, le laisse clairement le penser…

 

Meg Baird

Seasons On Earth

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Non seulement Meg partage un duo en compagnie de sa sœur au sein des Baird Sisters (NDR : ben tiens !), mais elle milite également chez Espers, une formation folk-psyché responsable de deux album aujourd’hui. Et parallèlement, elle mène une carrière en solitaire. Elle a donc décidé de reprendre son petit bonhomme de chemin en solo, en publiant « Seasons On Earth », elpee qui succède à « Dear Compassion », paru en 2007.

Et comme la formule acoustique récolte un certain succès, pourquoi donc se remettre en question. La Philadelphienne n’est d’ailleurs pas du genre à relever de nouveaux défis. Elle n’a peut-être pas tout à fait tort, finalement, car même chez Espers ce style avait bien marché.

Tout au long de « Seasons on Earth », Meg Baird prouve sa maîtrise du genre. Toute la panoplie des instruments folk est représentée. De la guitare sèche à la slide. Subtils, toujours légèrement en retrait, parfaits, les arrangements sont destinés à mettre en exergue la voix de l’artiste.

Mais cette perfection est également à la fois le point fort et le point faible de cet opus. Car la demoiselle ne prend aucun risque. A tel point que « Seasons on Earth » devient, au fil de l’écoute, sacrément emmerdant. Une exception qui confirme la règle ? « Stream ». Probablement le meilleur morceau de la plaque. Mais franchement je suis resté sur ma faim. D’autant plus que la voix de l’Américaine est sans doute bien timbrée, mais n’affiche aucune personnalité. On est ici bien loin d’Alela Diane voire de Joana Newson.

« Seasons On Earth » est un album sympathique, sans prise de risque. Ou pour être plus cru : chiant et sans intérêt !

 

Various Artists

BeatlesMania

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Dans l’art de créer des compilations inutiles, Béatrice Ardisson est passée maîtresse. L’ex-femme de l’animateur du même nom nous avait bien déniché quelques perles aux premières heures de sa saga « La Musique de Paris Dernière ». Aujourd’hui, la Parisienne se contente de fournir un travail que même le plus gauche des mélomanes peut effectuer de chez lui, s’il a du temps à perdre, à l’aide d’une simple connexion internet. Après Claude François, Indochine, David Bowie et Bob Dylan, les Beatles sont les cinquièmes artistes à faire l’objet d’une compile estampillée « Mania ».

« BeatlesMania » réunit 36 morceaux répartis sur 2 disques. Le premier, intitulé « Yesterday », est consacré à des reprises classiques et intemporelles des morceaux de Lennon et co, interprétées par des Nina Simone, Ella Fitzgerald, Al Green, Fiona Apple ou Caetano Veloso. Les 16 titres de cette première partie sont enchaînés de manière tout à fait conventionnelle et sans grande logique.

Le second disque, « Tomorrow Never Knows », propose 20 artistes contemporains s’essayant au même exercice. Certainement considérées par Béatrice Ardisson comme originales et/ou décalées, les reprises immortalisées sur ce second volet le sont assez rarement. Bien au contraire, certains des choix de la compileuse impulsive sont souvent banals (MayDay, Eckman, Poom, Girl from The Castle) et même parfois affligeants de nullité (Tamara Kaboutchek, Marshmallow, Minuscule Hey, Rubblebucket Orchestra). Allez, on lui accorde quelques points positifs quand même (Lampshade, Kid Francescoli, The Konki Duet, The Performers et CIRC), mais il en aurait fallu bien plus pour faire de « BeatlesMania » une compilation valant un quelconque détour.

 

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