La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Kreator - 25/03/2026
Suede 12-03-26
Chroniques

The Sideshow Tragedy

After the Fall

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The Sideshow Tragedy est duo issu d’Austin, au Texas.

Basique, son rock/blues basique fait mouche. Nathan Singleton (guitare/basse/voix) et Jeremy Harrell (batterie) connaissent leurs classiques sur le bout des ongles. Ils ne se cassent pas la tête pour réinventer la roue, mais simplement ont recours à des formules qui ont fait leurs preuves.

Tout au long d’« After the Fall », le spectre de Lou Reed plane. Ou plus exactement celui du Velvet Underground. A l’instar de « The Lonely One », le meilleur morceau de l’album

Dans un autre registre, « Hold on It » a bénéficié du concours de l’expérimenté et talentueux guitariste, Marc Ribot, alors que « Same Thing » se frotte au funk.

L’opus recèle bien quelques plages dispensables, mais en général, il reste agréable à l’écoute…


 

Mega Bog

Life and another

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Mega Bog, c’est le projet d’Erin Birgy. « Life and another » constitue son cinquième elpee et il fait suite à « Dolphine », paru en 2019.

Pour enregistrer cet opus, elle a reçu le concours de toute une volée de collaborateurs et puis surtout de son partenaire, James Krivchenia, le drummer de Big Thief, aux manettes.

Mêlant psychédélisme, bossa-nova, folk, jazz et pop de chambre, l’expression sonore nécessite plusieurs écoutes avant que les refrains et les mélodies commencent à se révéler. Une œuvre découpée en 14 pistes truffées de juxtapositions ludiques qu’on pourrait qualifier de labyrinthique. Et pour cause, elle nous entraîne au sein d’un monde semi-surnaturel où l’on croise la fantaisie, la romance et la peur.

Son écriture est à la fois complexe, énigmatique, déconcertante, décadente et enchanteresse. Elle développe des thèmes dramatiques à travers des histoires presque mystiques, mais les exprime sur un ton léger. Elle estime ainsi que la Terre produit des morts miniatures de notre environnement, et donc de nous-mêmes, chaque jour. A méditer !

On a parfois l'impression d'être dans une comédie musicale en sa compagnie, mais dont on ne connaît pas l'intrigue.

Des glissandos de piano, des chœurs psychédéliques lancinants et des improvisations s’immiscent à travers un paysage onirique, avant de disparaître pour laisser la place à des invocations et des passages instrumentaux organiques…

Déroutant !


 

GA-20

Does Hound Dog Taylor : Try It... You Might Like It !

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Il y a 50 ans, Bruce Iglauer a fondé le label Alligator dans le seul but d'enregistrer et de sortir l’album de Hound Dog Taylor, « Hound Dog Taylor & The HouseRockers ». Depuis, l'écurie a sorti plus de 350 albums de blues et de roots rock.

Hound Dog Taylor et ses compères reprenaient le flambeau de ce south-side blues initié par Elmore James, quand ce dernier branchait sa slide sur le secteur pour électrifier les dérapages contrôlés initiés par Robert Johnson, avant la guerre.

De Left Lane Cruiser aux Black Keys, en passant par les Cramps, de nombreux groupes s’en sont inspirés en reléguant une des guitares à la fonction rythmique, quitte à se passer de basse.

Fondé en 2018, GA-20 s'inspire du blues primal, pour ne pas dire viscéral, le r&b ainsi que du rock'n'roll de la fin des années 50 et début des années 60. Le trio se sert ainsi de matos vintage dont le célèbre amplificateur Gibson GA-20 qui a servi de patronyme à la formation.

« Does Hound Dog Taylor : Try It... You Might Like It ! » constitue son second elpee, un disque qui fait suite à « Lonely soul », paru en 2019. Un opus qui recèle neuf covers du Hound Dog, deux autres d’Elmore James ainsi que le « It Hurts Me Too » de Tampa Red.

Stubbs, l’un des gratteurs explique : ‘Pat et moi avons cherché quatre guitares Teisco/Kingston des années 1960 pour trouver celle dont la tonalité était la plus proche de l'original de Hound Dog, et Pat s’est servi d’un ampli Silvertone vintage des années 1960 ; le même que celui de Hound Dog. J'ai utilisé une Telecaster vintage et un ampli Fender vintage comme le faisait Brewer Phillips’.

Tout en capturant l'esprit et la vibration de Hound Dog Taylor & The HouseRockers, GA-20 n’oublie pas de libérer de bien crades sonorités électriques, traitées au bottleneck, tout en construisant un solide groove…


 

Chorusing

Half Mirror

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Originaire de l'Indiana, Matthew O'Connell a compilé ses compositions accumulées pendant dix ans sur un premier album baptisé « Half mirror », et sous le patronyme Chorusing. Technicien chez Moog au cours de cette décennie, ce mathématicien (NDR : la pochette de cet opus retranscrit visuellement des formes d'onde de ses chansons) a construit des synthétiseurs et testé des puces à retard analogique dans le cadre de son travail quotidien. Finalement il a créé son propre synthé numérique modal, surnommé Balsam, dont il se sert, bien sûr sur cet LP. Mais il a également recours aux guitares, acoustiques, semi-acoustiques et électriques. Pour un résultat fondamentalement minimaliste et propice à la méditation ; sorte d’électro folk confessionnel qui reflète des échos empruntés à Mark Hollis, Arthur Russell et John Martyn. En outre, il s’inspire de « Nearly God » de Tricky et « Ghost Tropic » de Songs : Ohia pour y laisser planer sa voix inconfortablement dépouillée, imprégnée d’effets de retard. C’est d’ailleurs lorsque l’expression sonore frôle l’univers du band de feu Jason Molina, que l’auteur-compositeur-producteur se révèle le plus intéressant. A l’instar de l’excellent « Blue ridge » dont le climat languide nous renvoie même quelque part au « If I Could Only Remember My Name » de David Crosby » …


 

Cedric Burnside

I be trying

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Cedric Burnside, petit-fils de R.L. Burnside, perpétue l’histoire du Mississippi Hill Country blues, mais sous une forme davantage contemporaine. Pour enregistrer son nouvel elpee, « I Be Trying », il a reçu le concours de Luther Dickinson, le ‘lead guitarist’ de North Mississippi All-Stars (NDR : il s’illustre par une intervention nerveuse, voire torturée à la slide sur "Keep on Pushing"), du bassiste Zac Cockrell (Alabama Shakes) pour un titre et du batteur Reed Watson (John Paul White), même si Cedric se charge également de la grosse caisse au pied. Mais en général, les morceaux sont acoustiques voire semi-acoustiques, le phrasé nerveux administré à sa gratte constituant une quasi-constante. Il a également confié la mise en forme à Boo Mitchell (John Mayer, Mark Ronson, Valerie June), pionnier de la seconde génération de la soul de Memphis, ce qui explique aussi pourquoi, la voix de Burnside adopte un ton aussi proche de ce style, lors de certains refrains. On épinglera encore, çà et là, des traces de gospel et de funk, et alors qu’il emprunte un falsetto réminiscent de Prince sur "Love You Forever", plage qui clôt l’opus, en fin de parcours, un violoncelle s’invite discrètement dans l’ensemble…


 

Fiddlehead

Between the richness

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Profondément marqué par le décès de son père, Pat Flynn avait monté Fiddlehead, une formation impliquant notamment des membres de Have Heart, Basement et Youth Funeral, pour rendre hommage à son défunt papa, à travers un premier elpee. Baptisé « Springtime and Blind », il était paru en 2018. Mais vu le succès de cet LP, le chanteur a décidé de poursuivre l’aventure.

« Between the richness » constitue donc son second long playing, une œuvre qui baigne toujours dans la nostalgie, malgré une solution sonore qui carbure au post-punk, pop et hardcore. Bref, une forme d’emo circa nineties qui ne lésine pas sur les accroches hymniques.

Les compos constituent, en outre, une véritable ode à l’existence, qu’elle soit bonne ou mauvaise, tout en empruntant parfois des formules à William Shakespeare et Crucial Jones. Et sur le premier morceau, « Grief motif », Pat récite un texte signé par le poète, écrivain et peintre américain, mort en 1962, E. E. Cummings.

Mais le contraste permanent entre l'énergie et l'agressivité du punk et la sincérité des émotions a beau être parfaitement dosé, la voix de Pat, pourtant haut-perchée, manque tellement de relief, que l’écoute en devient progressivement fatigante. 

Dommage, car musicalement l’elpee tient la route, marchant même parfois sur les traces d’Archers of Loaf…


 

Boxed In

Melt

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Oli Bayston est un auteur-compositeur, producteur, multi-instrumentiste britannique qui a entamé sa carrière au sein du groupe indé Keith, puis collaboré avec, notamment, 2 Bears, Steve Mason, Willy Mason, Lianne La Havas, Lily Allen, The Voyeurs, Rosie Lowe et bien d'autres.

Boxed In, c’est son dernier projet. Il y combine ses deux plus grandes passions musicales, le Krautrock et la house, s'inspirant des rythmes motorisés de Can et Neu ! ainsi que de DJs house comme Pépé Bradock et Theo Parrish. Il a choisi ce patronyme d’après une peinture de Francis Bacon (‘Head VI’) décrivant l’opération par laquelle le corps entier s’échappe par la bouche ; ce qui métaphorise bien l’acte du chant…

Sorti en 2016, « Melt » nous replonge nostalgiquement dans l’univers électro-pop de Hot Chip (sans atteindre les mêmes sommets), grâce à ses accès de basse caoutchouteuse, ses cloches samba et ses clappements de main. Une belle façon de danser intelligemment (« Jist »)


 

Barely Autumn

Barely Autumn

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Barely Autumn a publié ce premier elpee en 2017 ; mais malgré d’évidentes qualités, il est passé quelque peu inaperçu. Fondé par Nico Kennes, le groupe bruxellois recycle la musique indie pour se forger une identité propre. A l’écoute de cet opus, deux références émergent immédiatement : Sufjan Stevens et Eels. Le band à Mark Oliver Everett exerce même une influence un peu trop flagrante sur « Losing Ground ». Depuis, le combo a gravé un nouvel album dont le niveau d’écriture s’est significativement élevé…


 
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