L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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The Wolf Banes - De Casin...
Chroniques

Marka

Terminé, Bonsoir

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L’année 2021 marque le grand retour de Marka, père d’Angèle et de Roméo Elvis. Il y a plus de 40 ans que ce dernier roule sa bosse. Sa carrière n’a pas la fulgurance de ses rejetons. Il a toujours gardé son humour dévastateur et sa sincérité première. L’artiste est passionné et talentueux. Il nous propose son nouvel opus qu’il a baptisé « Terminé, Bonsoir ». Plus Bruxellois que lui, tu meurs. Ces racines sont bien ancrées et cela se ressent dans sa musique.

Début des eighties, il milite chez Allez Allez, comme bassiste ; un groupe belge qui va connaître une ascension aussi fulgurante qu’éphémère. Début des eighties, le combo va même figurer à l’affiche de Torhout/Werchter et se produire à Forest National. Malheureusement, l’aventure tourne court ; et après avoir sévi chez Les cactus, Serge Van Laeken se lance en solitaire. En 1995, quand son titre « Accouplés » commence à percer en France, l’attentat du métro parisien scelle prématurément son sort : jugé trop ‘arabo-andalou’ dans ses sonorités, le single est prié de rentrer se coucher à Bruxelles, dans la pochette de son CD. En juin 2002, il publie un single chez Inca Music… label qui déclare faillite deux mois plus tard, emportant son album visiter les limbes de la non-distribution. Et ainsi de suite… Depuis, comme il en rigole lui-même, il a préféré rester confiné en Belgique... Ce qui ne l’a pas empêché d’emmener sa guitare aux quatre coins du monde pour des concerts toujours très festifs ; mais, il faut avouer que Marka n’a pas eu en musique la baraka que sa descendance connaît aujourd’hui… Serge Van Laeken n’a rien à se reprocher ; sa carrière est bien remplie. L’an dernier votre serviteur avait pu assister au concert qu’il avait accordé au Zik-Zak, à Ittre. Et son humour est toujours aussi dévastateur.

Entre pop/folk (« Avant D’Etre Moi »), ballades (« Avant, Après » en duo avec Blankass) et funky/disco (« Poulette », « Tu es Formidable », un compliment adressé à sa muse, son épouse et la mère de ses enfants, Laurence, tout en réveillant un tempo réminiscent d’Allez Allez), Marka papillonne au gré de ses humeurs, mettant le cap vers les plages de Kingston sur « Si demain, je Reviens », auquel participe une Mamy Pilou plus rockeuse que jamais (NDR : c’est la maman de Serge). Et question rockers, « Le Daron » réveille l’âme punk qui sommeille encore en lui, un morceau qui évoque sa progéniture, celle qui s’est accaparée quasi toute la lumière de la famille ; une piste qui bifurque cependant vers la musique de film, dans l’esprit des B.O. de westerns signées Ennio Morricone, trompette mariachi et sifflotements compris en forme de clin d’œil adressé au long métrage ‘Le bon, la bête et le truand’…

Direction Cuba ensuite, pour « Havana Calling », en imaginant la présence d’Ibrahim Ferrer, de Compay Secundo et de la toujours pétillante Omara Portuando, son idole qui hante ses nuits en chansons.

Enfin, et ce n’est pas une surprise, tout au long de ce long playing, Marka joue avec les mots, un humour qu’il partage avec un de ses meilleurs potes, Claude M'Barali, alias MC Solaar…

Voilà, c’est terminé, bonsoir et à la prochaine, Serge !!!!!

Nanowar Of Steel

Italian Folk Metal

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Nanowar Of Steel est une formation romaine qui pratique une forme de folk/metal. Une musique festive qui intègre également des éléments de punk, de rock et de musette. Mais quand on parle ici de folk, il s’agit de musique traditionnelle italienne. Et lorsqu’on évoque le terme puissance, elle est surtout parodique voire humoristique.

Chaque titre d’« Italian Folk Metal » est différent. A cause des nombreux collaborateurs qui ont participé aux sessions d’enregistrement. Il s’agit même de la crème de la crème de la scène italienne. Francesco Paoli de Fleshgod Apocalypse a collaboré à « L'assedio di Porto Cervo », Alessandro Conti de Luca Turilli's Rhapsody et Trick Or Treat à « La Mazurka del Vecchio che guarda i Cantieri » et Jade de Frozen Crown à « Rosario », entre autres.

Les sonorités napolitaines de musica neomelodica se heurtent à des balayages de guitare mélodiques sur « Scugnizzi of the Land of Fires » et des accordéons rapides (connus de la mazurka du nord de l'Italie) rencontrent des solos de guitare vertigineux sur « La Mazurka del Vecchio che Guarda i Cantieri ». Et puis encore, les puissants blast beats affrontent les violons, dès l’ouverture, « L'Assedio di Porto Cervo »

On notera encore que le bassiste et chanteur de Nanowar Of Steel, Gatto Panceri 666 affiche son multilinguisme sur les morceaux qui figurent en bonus tracks. Il interprète ainsi « Der Fluch des Kapt'n Iglo » en allemand et « El Baile del Viejo que mira las Obras », en espagnol. 

Eddy de Pretto

A tous les bâtards

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De Pretto s’est rapidement fait connaître grâce à des mots judicieusement choisis dans des textes poignants sur fond de mélodies accrocheuses.

Sa « Fête de Trop » évoquait muqueuses, amants de passage, mecs chopés ou encore rails de coke enfilés ; ce qui lui avait d’ailleurs permis de décrocher une nomination largement méritée aux Victoires de la musique, en 2018.      

Dès son plus jeune âge, il baigne dans la chanson française, sa mère l’encourageant à écouter Brel, Brassens ou encore Barbara.

Il nous propose donc son second elpee, un disque qu’il a baptisé, « A tous les bâtards », et qui fait suite à « Cure » (NDR : rien à voir avec la bande à Robert Smith !). On y retrouve une verve toute aussi saignante que cinglante, mais parsemée de sursauts ténébreux.

Eddy (re)fait du de pretto. Pas vraiment de surprise. Il s’adresse de nouveau à une frange de la population aussi large que possible. A cette seule différence près, c’est qu’ici, il parle surtout de lui-même de manière grave et primaire.

Nettement plus autobiographique donc, ce disque jette un œil dans le rétroviseur pour relater certains grands moments de son existence. A l’instar de « Bateaux-Mouches » où il se remémore ses débuts d’apprenti chanteur ou encore « Val de larmes » dans lequel il dénonce les violences policières tout en remerciant ce visage pâle qui l’aurait sauvé d’une délinquance certaine.

A contrario de « Cure », l’expression sonore ce cet LP est davantage hybride. Elle passe de la pop au rap sur « Créteil Soleil », quand elle ne se convertit pas à la variété pure et dure (« A quoi bon ») ou encore opère un petit détour vers l’électronique (« La Fronde »).

Plutôt bien ficelées dans l’ensemble, les chansons s’imprègnent de son vécu tout en dénonçant, sans aucune prétention, les injustices de (sa) la vie comme ce « Freaks » qui s’adresse principalement aux exclus.

Fidèle à lui-même, ce jeune artiste offre là encore une belle palette de ses capacités lyriques et musicales. Trempée dans le vitriol, sa plume demeure encore sa plus belle arme…

On reprochera cependant à l’artiste de ne pas être parvenu à fondamentalement à se renouveler préférant se complaire dans une certaine zone de confort.

On aurait aimé pourtant le voir explorer de nouveaux horizons. Faire preuve aussi d’un peu plus d’autodérision et mettre de côté cet ego qui semble le ronger...

Danny Elfman

Big mess

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Danny Elfman est surtout connu pour avoir composé de nombreuses musiques de films. Il y a d’ailleurs consacré les trois dernières décennies. Pourtant, il y a un peu plus d’un quart de siècle, il avait gravé un dernier elpee au sein du groupe de new wave américain, Oingo Boingo (fondé en 1979, il a commis 8 elpees studio.)

Il est donc de retour pour un opus solo, même s’il a retrouvé son ancien guitariste, Steve Bartek, devenu arrangeur, depuis. Une pléiade de musicos a quand même apporté sa collaboration, dont plusieurs percussionnistes.

Dépassant les 72’, cet LP est découpé en 18 morceaux ! Et le titre est bien choisi, puisqu’il s’agit bien d’un fameux foutoir. Pas inintéressant pourtant. Et puis susceptible de communiquer des sentiments de tristesse, de rage, de joie ou de confusion. La musique oscille ainsi de la prog au metal, en passant par le rock l’anti-pop, l’indus, l’électro, le cabaret et la musique symphonique. Le tout est parcouru par la voix de Dany, dont le baryton est capable de se transformer paradoxalement en falsetto, lorsqu’il n’adopte pas les expressions d’un crooner. Soit en empruntant tour à tour les inflexions et/ou timbres de Blaine L. Reininger, Prince, Neil Hannon voire David Bowie. Fameuse palette !

Complexes, « Sorry » et « True » réveillent en notre for intérieur le spectre de King Crimson (circa « Larks’ tongues in aspic »). Encore que sur le premier morceau, les orchestrations semblent se complaire dans le cabaret. Tout comme sur le contemplatif « In time » qui aurait pu figurer au répertorie de Neil Hannon. Dans le style, « Serious ground » bénéficie de superbes arrangements de cordes. Elles deviennent cependant parfois terriblement angoissantes. Un peu dans l’esprit des B.O. de films signés Tim Burton ou du toujours aussi surprenant « Alles Neu » de Peter Fox. Et « Happy » en est certainement le plus bel exemple. Une constante, ils reviennent constamment à la surface, tout au long de l’œuvre. Obsédants ou angéliques, les chœurs scandés pendant « Everybody loves you » semblent hantés par Carl Off ; à moins que ce ne soit par Magma.

Au fil de l’opus, les morceaux deviennent plus rock. « Just a human » est imprimé sur un tempo proche du « Lucky number » de Lene Lovich », alors que les envolées de guitare se révèlent bien métalliques. Des envolées qui traversent « Love in time of COVID », un morceau au message politique engagé, tout comme « Choose your side », au cours duquel on entend la voix de… Donald Trump. Faut dire qu’Elfman n’hésite pas à critiquer, à travers ses lyrics, les dérives fascistes de notre société contemporaine. Et ces incursions métalliques se frottent au funk sur le titre final, « Insects ».

Un album riche, très riche, à l’écriture impeccable, parfaitement produit, mais beaucoup trop long, qui finalement, ne se savoure, que par doses homéopathiques.

Alexandre Delano

Ven Ven Ven

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Nous avions quitté le discret mais talentueux Alexandre Delano, il y a quelques années, lors de la sortie de premier elpee solo, sobrement intitulé « Eau » (2015), un disque qui faisait suite aux merveilleuses escapades accomplies par le Delano Orchestra (auteur de 6 albums) et du non moins merveilleux label Kütü Folk. C’est donc un réel plaisir de redécouvrir son existence grâce à « Ven Ven Ven », une œuvre fragile, une nouvelle fois interprétée dans la langue de Molière. L’Auvergnat (Alexandre Rochon de son vrai nom) continue de creuser son sillon folk qui défriche la pop sur un terreau fertilisé par Sparklehorse, Elliott Smith voire plus près de nous, Nicolas Michaux. L’écriture –tant des textes que des textures– est purifiée dans les eaux de la mélancolie… pas une seule plage n’est à éliminer au sein de cette œuvre à la fois belle et empreinte d’une grande sensibilité…

The Underground Youth

The falling

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En une dizaine d’albums, The Underground Youth est passé du post punk shoegaze au folk gothique ténébreux et mélancolique, en transitant par la lo-fi, le slowcore et l’indie bien électrique. Né à Manchester et aujourd’hui établi à Berlin, ce quatuor est drivé par les époux Craig et Olya Dyer. Lui se consacre au chant et à la guitare et elle, aux drums et aux chœurs.

A l’écoute de « The falling » on ne peut s’empêcher de penser à These Immortal Souls. La plupart des morceaux évoluent sur un tempo indolent, le baryton de Craig, coincé quelque part entre celui de Nick Cave et celui de Leonard Cohen, accentuant le climat sombre des compos. Et les chœurs féminins qui soulignent cette voix nous renvoient automatiquement au répertoire du défunt canadien. Une piste comme « And I… » adopte même un ton incantatoire. Les deux titres les plus rythmés (?!?!?) sont également ceux au cours duquel Olya siège derrière les drums. Soit la valse « For you and the one » et le crépusculaire « Egyptian queen », deux plages que traverse le violon virevoltant d’Astrid Porzig.

Ouvrant le long playing le titre maître bénéficie d’arrangements de cordes somptueux, dignes de Willard Grant Conspiracy. Beau et triste à la fois, le dylanesque « Vergiss mich nicht » est déchiré par le souffle d’un harmonica.

Enfin, violon grinçant et piano désaccordé en boucle, nous renvoient aux plus belles heures du Velvet Underground tout au long de « Letter from a young lover ».

Un bien bel album, même si on lui reprochera son atmosphère un peu trop cafardeuse…

Jaromil Sabor

Mount Vision

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Sous la forme du vinyle, « Mount visions » est illustré par un tarot divinatoire signé Inaniel Swims. Et franchement, il est superbe ! Passons maintenant au patronyme de ce projet imaginé par Loïk Malle, un Bordelais aujourd’hui établi à Paris. Cette appellation (pas nécessairement contrôlée, même si elle émane de la Gironde…) s’inspire du personnage central d’un roman de Milan Kundera (‘La vie est ailleurs’) et d’une expression favorite du capitaine Haddock (‘Mille sabords’), mais surtout reflète l’esprit en effervescence de l’artiste concepteur qui apprécie autant les jeux de mots que les anagrammes.

Penchons-nous maintenant sur cet elpee. Le sixième de Jaromil Sabor ! Pour lequel, Loïk a reçu le concours de quelques collaborateurs qui se partagent, violons, flûtes, trompettes, basse, batterie et guitares, orgues, sans oublier les chœurs. Et vu la richesse instrumentale, on ne peut s’empêcher de penser à Love, groupe psychédélique californien qui a surtout sévi de 1966 à 1973.

Le long playing s’ouvre par « On my mind », une plage aux cordes de gratte byrdsiennes et à la mélodie rencontrée au cœur d’une House of Love. Des cordes chatoyantes qu’on retrouve sur l’alerte « Red sun ». Et « Lucky stone » est imprimé sur un tempo encore plus enlevé. Sur le slow mid tempo « Ruin of waves », la voix de Loïk emprunte le timbre de Robin Proper Sheppard (Sophia), sous reverb. « Wizard of rain » baigne dans une sorte de pop/folk élégante mais acidulée. « Photograph » invite à la valse alors que l’instrumentation s’enrichit au fil du sillon. « Fountain heart » est dominé par un orgue suranné, quasi religieux, dans l’esprit du classique « A whiter shade of pale » de Procol Harum. « Let me drinks come true » s’autorise une incursion dans le noisy/rock. La fin de l’album et un peu plus délirante. Ainsi, ritournelle, « Sallin’ on the piper maru » trahit des réminiscences empruntées à Gorky’s Zygotic Mynci alors que le final très sixties « Jasmine harvest », malgré de belles cordes et une jolie mélodie, dérape soudain dans une forme de chaos organisé, à la manière des Fab Four (« A day in the life » ?), avant de reprendre le cours de ses idées….

Pablo Dylan

Fortitude (Ep)

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« Fortitude » constitue le deuxième volet d’une trilogie en 3 Eps imaginée par Pablo Dylan, le petit-fils de Robert Zimmerman, dont la famille maternelle est irlandaise.

« Solitude », le premier Ep, pose une réflexion sur la solitude et le souvenir du temps passé ; et le troisième, « Renaissance », traitera de l’éventuelle renaissance qui doit suivre l’effondrement.

Quant à « Fortitude », conçu à la suite de la mort de George Floyd, il tente une analyse de la peur, la force et la révolution, mais également des conséquences que ces situations engendrent, lorsque ces images du passé reviennent à la surface.

Découpé en 5 plages, ce disque s’ouvre par « I descend my westward course ». Traversée par un filet de clavier vintage, cette folk song aurait pu figurer au répertoire de son ‘grandfather’.

Un filet de clavier qu’on retrouve sur deux valses. Tout d’abord « Ward n°9 », carrément hantée par la célèbre version d’« I put a spell on you » d’Alan Price Set et puis « Shadow of the guard », qui laisse davantage d’espace à la guitare électrique et au piano. Et puis sur « I should’ve known », une ballade mid tempo abordée dans l’esprit d’Al Stewart, même si le timbre de Pablo est particulièrement nasillard…

L’Ep s’achève par « The massacre at Fort Pillow », un titre country emporté par le rythme du piano boogie…

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