Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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dEUS - 19/03/2026
Chroniques

Major Murphy

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Major Murphy est une formation issue de Grand Rapids, dans le Michigan. Depuis la sortie de son premier LP, « N°1 », en 2018, le line up est passé d’un trio à un quatuor.

Hormis « Attention », morceau au cours duquel la voix a été ridiculement vocodée, les 8 autres plages tiennent bien la route. D’ailleurs, pourquoi avoir synthétisé cette voix, alors que les harmonies vocales sont remarquables, très souvent inspirées par Crosby, Stills & Nash. Musicalement, le band aime brouiller les pistes. Entre indie folk, psyché/pop et noise/pop voire shoegaze, le style n’est jamais bien défini. Malgré l’alternance entre passages tempétueux ou ensoleillés, et entre la douceur ou l’effervescence, les transitions entre moment empreints de délicatesse et crescendos chargés d’intensité coulent de source.

Mention spéciale pour le titre maître dont les arpèges sont très susceptibles de rappeler un certain House of Love...

Peter Broderick

Blackberry

Écrit par

Major Murphy est une formation issue de Grand Rapids, dans le Michigan. Depuis la sortie de son premier LP, « N°1 », en 2018, le line up est passé d’un trio à un quatuor.

Hormis « Attention », morceau au cours duquel la voix a été ridiculement vocodée, les 8 autres plages tiennent bien la route. D’ailleurs, pourquoi avoir synthétisé cette voix, alors que les harmonies vocales sont remarquables, très souvent inspirées par Crosby, Stills & Nash. Musicalement, le band aime brouiller les pistes. Entre indie folk, psyché/pop et noise/pop voire shoegaze, le style n’est jamais bien défini. Malgré l’alternance entre passages tempétueux ou ensoleillés, et entre la douceur ou l’effervescence, les transitions entre moment empreints de délicatesse et crescendos chargés d’intensité coulent de source.

Mention spéciale pour le titre maître dont les arpèges sont très susceptibles de rappeler un certain House of Love...

Gnô

Stereofish

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Issu d’Annecy, en France, Gnô a enregistré son nouvel elpee au sein du studio de Peter Gabriel, ‘Real world’. Suite au départ du membre fondateur, le guitariste Christophe Godin, le trio a fait appel à l’ex-Alpha Blondy, Djul Lacharme, pour le remplacer.

Ornée de deux poissons aux dents particulièrement acérées, l’image de la pochette s’affiche dans un t(h)on proche du « Trout Mask Replica » de Captain Beefheart ou du « Hit Me With The Surreal Feel » de Kim Salmon & The Surrealists (paradoxal, mais Kim est un grand admirateur de feu Don Van Vliet !).

La musique de Gnô baigne dans le pop/metal. Pop pour les jolies harmonies vocales (Weezer ? Muse ?), parfois traduites en chœurs, et les refrains contagieux. Sans oublier le filet (de sole ?) épisodique de synthé. Metal pour les petits solos dégoulinants (Van Halen ?), mais surtout pour ce groove irrésistible, parfois rampant (un chabot ?) voire reptilien (« Smile », « Let it all go »). Plus pop/punk, « Animals » (NDR : des vertébrés aquatiques ?) met vraiment le turbo (turbot ?). Mais si les compos ont vraiment la pèche (la pêche ?), on regrettera quand même ce mauvais pli(e) pris par le gratteur de plonger en apnée, en solo…

Peter Von Poehl

Memories from Saint-Forget

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« Memories from Saint-Forget » constitue le 5ème elpee de ce Suédois. Saint-Forget, c’est un village français sis dans la vallée de Chevreuse, où il a passé le premier confinement avec sa femme (l’écrivaine Marie Modiano, qui chante avec lui sur d’autres disques), ses enfants et sa belle-famille. ‘Forget’ se traduit également par ‘Oublier’ ; mais c’est une période qu’il n’est pas prêt d’effacer de sa mémoire. 

L’écriture des chansons s’est étalée entre l’automne 2018 et le printemps 2020. Certaines ont été entièrement revues et corrigées dans les Yvelines, d’autres y ont vu le jour, comme « Saint Forget », la ritournelle d’ouverture. On passe ici de l’orchestration luxuriante de « Behind the Eight Ball » au folk versatile de « Tell Me About Your Dream Last Night », des cuivres malicieux de « Auction by Candle » à l’organique brute soulignée de chœurs de « Sunday Punch ». Pas d’intention de départ chez Peter, qui se laisse d’abord porter par les mélodies et les mots, mais une œuvre confectionnée petit à petit, avec délicatesse, jalonnée de références visuelles, de John Baldessari à Charlotte von Poehl – la sœur de Peter qui l’accompagne en images depuis plus de quinze ans.

Il y a aussi ce retour à la guitare. Le premier instrument de cœur de Peter. Le piano du salon de Saint Forget ne sonnait pas comme prévu, mais il avait été emporté, tout comme l’ensemble des guitares de Peter. Y compris une lap steel qui ne demandait qu’à être utilisée. A l’instar de « Little Star » et « Silent Watch of your Night ». De quoi convoquer Gram Parsons, Ry Cooder, cette americana, où l’on imagine le son comme un espace, un espace où il rêve de se retrouver…

A Saint-Forget, le plus Parisien des musiciens suédois a cultivé son jardin, celui qu’on voit sur la pochette, dont la photographie est signée Estelle Hanania. Un jardin où il fait bon s’allonger, permette à son esprit de voguer ou regretter un nuage sombre avant de s’amuser de rien. Un jardin où la musique nous fait (re)vivre, par son insoutenable légèreté et sa foi en ce que nous sommes, malgré nos failles… (d’après bio)

Tents

Limbo

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Trio à l’origine, cette formation viennoise a été réduite à un duo depuis le départ du bassiste. Et il implique aujourd’hui Clemens Posh ainsi que Paul Stöttinger. « Limbo » constitue le second elpee du band et manifestement, la paire puise ses influences dans la musique du début des 80’s ; et tout particulièrement le post punk et la new wave. Mais également l’art pop et le glam rock. A première écoute, on pense immédiatement à Japan. Mais Tents puise généreusement dans l’électronique, à l’aide de synthés (notamment un DX7 et un Jupiter 8). Cependant, le plus remarquable, procède de cet art à faire sonner organique, l’instrumentation synthétique. 

Dès le premier titre, « Floating terror », la voix profonde de Posch évoque celle de David Sylvian. Timbre et inflexions y compris. Au lieu d’être découplée et autonome, elle est souvent lovée au sein d’un corset rythmique. Mais au fil de l’elpee, le champ de références s’élargit et le spectre de Talk Talk commence à hanter, également, l’expression sonore. En fin de long playing, des sonorités de gratte réminiscentes de Durutti Column agrémentent l’atmosphérique « Jitter intro » ; alors que « Jitter », plage qui clôt cet opus, lorgne plutôt vers l’univers synthético-symphonique de Brian Eno.

Les mélodies sont mélancoliques, mais accrocheuses et les rythmes sophistiqués. Parfois, on a l’impression d’être pris dans une forme de boucle. Et puis, il y a les lyrics. Inspirés aussi bien d’internet, de films, de livres et particulièrement de romans ; des textes poétiques, proposés sous forme de collages, qui se lisent comme des poèmes surréalistes.

Une excellente surprise !

Attention quand même à ne pas confondre ce Tents avec un homonyme, un quatuor issu de Portland, aux States, qui pratique également de l’indie rock…

Ásgeir

Bury the Moon

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Ásgeir est considéré comme une véritable star dans son pays depuis que son second album a littéralement cartonné en Islande. Il se murmure même que pas moins de 10% de la population locale l’aurait acheté…

Ásgeir Trausti Einarson est donc de retour pour un 3ème opus. Intitulé « Bury the Moon », il creuse dans une veine profonde, autobiographique et bien entendu remplie d’émotions. Enregistrés dans une petite maison au milieu de nulle part, ses vignettes folk acoustiques (« Breatheé, « Eventide »), soutenues par les interventions d’un piano ou discrètement enrichies de cuivres (« Youth »), rappellent une version scandinave d’un James Blake folk (ce falsetto !). En second partie de l’elpee, les morceaux se transforment également, mais subtilement, en électro-folk…

Un redoutable et doux retour au premier plan de ce talentueux auteur-compositeur-interprète… 

Texas

Hi

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La formation écossaise a donc retrouvé des morceaux écrits pour « White on blonde », il y a un quart de siècle dernier, et a décidé d’en consacrer une partie à ce nouvel elpee. Et notamment « Mr. Haze », le morceau qui ouvre le long playing. Entraînant, caractérisé par la présence d’un sample du « Love’s unkind » de Donna Summer, sa mélodie évoque paradoxalement… Abba. Second single, « Hi » a bénéficié du concours de Wu-Tan Clan. Son style de rap rapide est ici imprimé sur des drums inspirés de la bossa nova. Sans le New-Yorkais, la deuxième version du morceau qui clôt cet opus passe mieux la rampe. Un hit potentiel ! Question de goût, entre les deux pistes, of course !

Texas a recours à un Güiro, un instrument utilisé traditionnellement dans la musique portoricaine pour « Moonstar », une plage de country/blues/rock traversée par un souffle d’harmonica et colorée par des cordes de guitare chatoyantes.

Entre 1979 et 1983, Johnny McElhone, le gratteur de Texas, et Clare Gogan, militaient au sein d’Altered Images. Cette dernière et Sharleen Spiteri partagent les vocaux sur « Look what you’ve done », et l’association contrastée entre voix glaciale et chaude est particulièrement réussie. Une compo qui nous replonge 4 décennies en arrière, les accords de gratte rappelant même… Indochine.

On épinglera encore, le presque ‘unplugged’ « Unbelievable », « You can call me », qui aurait pu figurer sur « The hush » (1997), l’enlevé et particulièrement accrocheur « Sound of my voice » et les sonorités de guitare tropicales dispensées sur le mid tempo « Dark star », dont le rythme est imprimé par des claquements de mains.

La plupart des compositions sont enrichies discrètement d’arrangements de cordes et de cuivres. Bref, un album qui aurait pu sortir au cours des 30 dernières années, sans qu’on puisse le dater exactement… car Texas a encore fait du Texas…

Tamar Aphek

All bets are off

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Tamar Aphek est une guitariste/chanteuse israélienne établie à Paris, depuis quelques années. Dans son pays natal, elle est surnommée la déesse de la guitare. Pour enregistrer cet elpee, elle a reçu toute une volée de musicos, dont le bassiste Yuval Garin et le batteur Uri Kutner. Ce dernier brille de mille feux, derrière ses fûts ; son drumming luxuriant, aride, impétueux ou tribal, communiquant très souvent une coloration jazzyfiante à l’expression sonore. Une musique qui creuse également parfois dans le noisy/punk, à la manière du Sonic Youth originel. Encore que « Beautiful confusion » concède des accents dream pop, « Too much information », surf ou cosmico/floydiens et « Drive », carrément psychédéliques. Et au sein de cet ensemble on croise épisodiquement un chouia de saxophone (« Show me your pretty side », plage cinématographique balisée par une ligne de basse énigmatique) ou de farfisa (« Russian winter »). Laconique, la voix de Tamar aurait pu naitre d’un croisement hypothétique entre celle de Laetitia Sadier et de feu Nico. Une voix responsable de textes qui parlent de jalousie, d’injustice, de colère et de vengeance.

L’elpee s’achève par « As time goes by », une adaptation ‘cabaret’ relativement dépouillée d’une chanson écrite en 1931 par Herman Hupfeld et interprétée en 1942 par Dooley Wilson dans le film ‘Casablanca’.

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