Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Chroniques

Barely Autumn

Barely Autumn

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Barely Autumn a publié ce premier elpee en 2017 ; mais malgré d’évidentes qualités, il est passé quelque peu inaperçu. Fondé par Nico Kennes, le groupe bruxellois recycle la musique indie pour se forger une identité propre. A l’écoute de cet opus, deux références émergent immédiatement : Sufjan Stevens et Eels. Le band à Mark Oliver Everett exerce même une influence un peu trop flagrante sur « Losing Ground ». Depuis, le combo a gravé un nouvel album dont le niveau d’écriture s’est significativement élevé…


 

We Hate You Please Die

Can’t wait to be fine

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Après avoir gravé un premier elpee en 2018 (« Kids are lo fi ») et un Ep en mai dernier (« Waiting room »), We Hate You Please Die nous propose son deuxième opus, un disque qui nous replonge dans l’univers des B52’s du début des 80’s. D’abord, il y a la voix de Raphael Monteiro, aussi déclamatoire que celle de Fred Schneider. Puis, ces chœurs –notamment des ‘na, na, na’ et des ‘ouh, ouh, ouh’– qui rappellent ceux de Kate Pierson et Cindy Wilson. Mais le ton est résolument plus frénétique, les compos –en général garage/punk– se révélant même davantage échevelées qu’enlevées ; le tout entrecoupé régulièrement de brisures de rythme comme chez la formation mythique d’Atlanta.

Bien sûr, cette première analyse nécessite des nuances. Ainsi les guitares se déchaînent littéralement sur « Barney ». Bien que dérapant dans le délire, « Paula » adopte le célèbre tempo 4/4 des Ramones. Ou encore « DSM - V104 » qui s’autorise des accès de funk metal (Red Hot Chili Peppers ?) tant dans le rythme que le débit vocal (Zack de la Rocha ?), même si la voix masculine déblatère de temps à autre comme celle de Johnny Rotten, entre interludes plus ou moins paisibles. La compo la plus complexe de cet LP.

Autre piste qui tranche avec le reste de ce disque, « Exorcise ». A à mi-parcours elle s’enfonce dans le shoegaze, climat accentué par les harmonies vocales qui reflètent une insouciance toute adolescente.


 

Little Jimi

The Cantos

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Little Jimi est un trio bordelais qui ne compte pas de bassiste, mais deux guitaristes et un drummer. Et « The cantos » constitue son premier elpee. Un disque dont la musique baigne au sein d’une forme de psyché-doom-prog qui aurait pu naître d’une rencontre entre le Pink Floyd et Black Sabbath, au début des seventies. Passages accablants et atmosphériques se succédant tout en véhiculant des vocaux sinusoïdaux.

S’ouvrant sur un tempo blues/rock plutôt lent, « Indian rain » prend son envol cosmique, dans l’esprit de Hawkwind », après avoir opéré un crochet par la prog de King Crimson, avant de refermer la boucle, comme elle avait été amorcée… Enfin, morceau final « Last Cantos XXIV » synthétise parfaitement le style psyché-doom-prog de Little Jimi, embrassant même des connotations orientales chères à Syd Barrett…

Et pour que votre info soit complète sachez que ‘L’Odyssée d’Homère’ sert de fil conducteur à ce périple sonore…


 

DogOn

Floater

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Emmenée par la guitare exploratrice d’Eric Hunziker (NDR : c’est lui qui signe les 10 titres !), DogOn ravive la flamme du jazz/rock progressif. Boosté par l’incroyable groove entretenu par la basse à 6 cordes de Thomas Tavano et le drumming plutôt curieux de Tobias Hunziker (pourtant pas le frère de l’autre…), le trio zurichois s’autorise même des incursions dans l’univers oriental (« Dashashwamedh Gha ») ou encore électronique (« Priester »).   

En résumé, tout en marchant sur les traces de Tribal Tech, Bunny Brunel et Wayne Krantz (pour les connaisseurs), cette formation helvète élabore une musique à la fois –et c’est paradoxal– complexe mais accessible…


 

Don Nino

A beautiful cloud

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Don Nino, c’est le projet de Nicolas Laureau, multiinstrumentiste chez NLF3 et chanteur/guitariste au sein de Prohibition.

« A beautiful cloud » constituerait déjà son septième opus en solitaire, un disque aux sonorités minimalistes, limitées à une guitare, un clavier, une basse, une boîte à rythmes et des timbales arides, métalliques, presque indus ; sans oublier la voix laconique parfois incantatoire mais bien timbrée de Nicolas qui se fond bien dans l’ensemble.

Si « Rainbow » emprunte un ton pseudo reggae, « Fascinating times » s’enfonce dans un psyché folk cher à Syd Barrett, alors que tout au long d’« In the distance » et « Walking the skyline », le bip angoissant d’un moniteur cardiaque passe en boucle, laissant planer des nuages pas aussi magnifiques que pourrait le prétendre Don Nino, malgré des textes qui ne manquent pourtant pas d’humour…


 

Old Sea Brigade

Motivational Speaking

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Second elpee pour Old Sea Brigade, projet du chanteur-compositeur-multi-instrumentiste Ben Cramer, « Motivational speaking » baigne au sein d’une forme d’électro-pop-americana-folk aux arrangements soignés et aux jolies mélodies, parfois susceptibles de rappeler les Chills (le plus enlevé « Day by day », malgré ses synthés vintage réminscents de New Musik). Sans quoi, sur les autres pistes de ce long playing, Ben Cramer privilégie les ballades, qu’il interprète d’une voix feutrée, chansons qui traitent de la perte, l’anxiété et l’isolement ; mélancolique, « Nothing clever » frôlant paradoxalement et en même temps, les univers de The Apartments et de Prefab Sprout. Si les sonorités frémissantes de gratte électrique –malheureusement pas assez présentes au goût de votre serviteur– apportent une chouette coloration aux compos, l’ensemble est tellement sophistiqué qu’il finit par souffrir d’une inévitable uniformité…


 

Crazy Arm

Dark Hands, Thunderbolts

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Issu de Plymouth (NDR : c’est dans le Devon, en Angleterre) Crazy Arm est un collectif réunissant 16 membres. Et pourtant, il est actif depuis plus de 15 ans ! Il lui a cependant fallu 4 ans pour terminer son 4ème album. Si sa longévité ne lui a pas servi, la pandémie a constitué un fameux frein aux différentes sessions. Il a été, en effet, difficile d’aménager du temps libre entre les différents musiciens en ces temps de Covid. Bref, l’écriture de « Dark Hands, Thunderbolts » n’a, apparemment, pas été de tout repos…

Le groupe anglais ne souhaite toujours pas être enfermé dans une case et, à l’écoute de cet opus, c’est manifeste. Il y recèle aussi bien des plages de country ou d’americana (« Brave Stars Here ») que de morceaux quasi-punk (« Montenegro »). Et tout au long de ce parcours escarpé, Crazy Arm affronte une série de sujets engagés tels que le brexit (« The Golden Hind ») ou les problèmes de santé mentale. Du beau travail pour ces artisans du rock…


 

Clipping.

Visions of Bodies Being Burned

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Issu de Los Angeles, Clipping. est un trio de hip-hop réunissant le MC Daveed Diggs ainsi que les producteurs William Hutson et Jonathan Snipes. Cet obscur objet du désir incarné par « Visions of Bodies Being Burned » navigue très loin des volutes chères au hip-hop mainstream, préférant s’enfoncer au sein d’un monde enfumé proche des univers fréquentés par Dälek ou Shabazz Palaces (également signés sur le label Sub Pop) …

Sur un flow somme tout assez classique, les productions oscillent entre noise, musiques concrètes, expérimentations et déviances industrielles sur des textes conduisant aux enfers, peuplés de cauchemars et sous l’emprise d’autres forces du mal ; le tout baignant au sein d’un climat plutôt horrifique…

Néanmoins, cet ‘horrorcore’ rap pratiqué tout au long du 4ème opus de Clipping. demeure accessible tout en titillant les oreilles les plus curieuses.


 
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