Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Chroniques

Duff McKagan

The Taking

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L’amour du rock n’ roll cultivé par Duff McKagan prend le dessus sur toute considération matérielle. Quand on a milité chez Guns n’Roses, durant ses heures glorieuses, on a peu de chance de rencontrer des soucis financiers. Le précédent opus de Loaded a beau avoir été un échec commercial, Duff et ses comparses n’ont pas pour autant baissé les bras. En publiant « The Taking », le combo risque bien de passer des petites scènes des clubs à des podiums plus conséquents. Car du tube en puissance, la plaque n’en manque pas. Il suffit de jeter une oreille sur les imparables « Cocaine » ou « Wrecking Ball », l’époustouflant « Dead Skin » plein de panache ou encore sur le plus emphatique « Easier Lying », pour être convaincu qu’on tient là un disque doté d’un réel impact commercial. Vu la production signée Terry Date, pas étonnant que le résultat soit d’enfer. Et si le son est lourd, mais parfaitement limpide, les riffs sont costauds, et les refrains plutôt glam rock.

Un poil plus sombre qu’à son habitude dans l’expression de son art, l’ex-bassiste des Guns a opéré un choix judicieux en embauchant le batteur Isaac Carpenter qui booste la formation. L’opus est surprenant et devrait combler les plus exigeants des fans de ‘Classic hard rock’. Vivement un show en Belgique !

 

Marnitude

Marnitude (Ep)

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Marnitude propose son premier Ep. Il est découpé en six titres, le tout pour à peine plus de 20 minutes en musique. Toutes ces pistes transpirent la mélancolie et la nostalgie. Mais une certaine poésie, éternellement liée à ces sentiments, émane des mélodies ‘froides et fragiles’, comme les qualifie lui-même le chanteur et guitariste Jean-Rémy Papleux. Elles paraissent transporter cette beauté et cette tristesse que seule l’automne est capable d’exalter. L’orgue, derrière lequel se cache Nils Méchin, renforce cette sensation si particulière. Ses notes, entremêlées à celles de la guitare de Jean-Rémy Papleux et à celles de la basse de Julien Doigny, prennent l’apparence d’un air qui décroche et fait tomber les souvenirs, comme le vent provoque la chute des feuilles, une fois celles-ci roussies. Et les morceaux défilent comme nos souvenances dans notre tête. La délicate voix veloutée nous souffle de continuer cette bal(l)ade maussade, comme le craquement des feuilles mortes sous nos pieds nous incite à poursuivre notre chemin. On s’imprègne de cette force si chagrine et si belle à la fois.

Mais lorsque les dernières notes se sont envolées, on ne sait si le temps qu’a duré ces effluves cafardeux était trop court ou si les prolonger aurait nui à leur efficacité. Le seul moyen d’en avoir le cœur net serait de pouvoir l’expérimenter. Reste donc à Marnitude de nous en proposer plus, pour savoir si notre réceptivité demeurerait intacte tout au long de dix ou quinze plages d’un tel acabit.

 

Isola

Isola

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Isola avait déjà diffusé, sur les ondes, quelques titres, comme « Gravity » ou « This dream is gone », notamment. Il vient de coucher ces pistes et huit autres sur un album bourré de bonnes énergies. Les mélodies, toutes plus entraînantes les unes que les autres, regorgent de bonne humeur. Et elles sont de celles qui s’en vont faire danser les neurones pendant des heures, une fois les oreilles touchées par ces notes emballantes. « Covet Me », à titre d’exemple, est de ces airs qu’on fredonne volontiers une journée entière. L’ouverture de cet album est faite de la plus belle manière qui soit et constitue une fête à elle toute seule. L’envie d’embarquer sur scène en leur compagnie est imminente. Et preuve d’une grande habileté musicale, toutes les pistes sont homogènes. Notons au passage que « This dream is gone » démontre qu’Isola déborde également d’efficacité quand le rythme ralentit quelque peu. Un bon morceau sur un tout bon album. A écouter en voiture sur les routes ensoleillées, les cheveux au vent, les lunettes noires devant les yeux ; car ces dix pistes regroupent toutes ces ondes positives.

Half Asleep

Subtitles for the silent versions

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Half Asleep est un groupe belge. Il est le fruit d’un projet imaginé par Valérie Leclercq et sa petite sœur Oriane. Il faut dire que leur parcours n’est pas récent. Il existe même depuis 2003. Année au cours de laquelle l’album « Palms and plums » est sorti. Il sera suivi par « Just before we learnt to swim », publié un an plus tard. Deux œuvres au fort potentiel. En 2011, « Subtitles for the silent versions » voit le jour. Un nouvel elpee défini par un je-ne-sais-quoi qui communique aux chansons une authenticité telle qu’il est difficile de rester insensible à l’écoute de chaque titre. Half Asleep est un nom qui correspond bien au concept de ces deux jeunes sœurs, dont l’aînée vient à peine de fêter ses 20 ans.

Les rythmes sont lents. Les mélodies semblent oniriques, pleines de douceur et de mélancolie. L’opus s’ouvre par « How Quiet ! », une plage qui nous entraîne sur des sentiers embrumés d’une forêt au crépuscule. Des voix superposées trament un chœur à la fois mélancolique, mystérieux et mythique. Mais si le climat du long playing est apaisant, il s’adresse essentiellement aux mélomanes friands de ce style musical. Les autres risquent ainsi rapidement de se lasser.  

 

Fitz & The Tantrums

Pickin' Up The Pieces

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Issu de Los Angeles, Fitz and the Tantrums est une formation plus que prometteuse. Talentueuse aussi. Le line up réunit la chanteuse Noelle Scaggs, le drummer John Wicks, le bassiste Joseph Karnes, le saxophoniste James King et le claviériste Jeremy Ruzumna. Ce dernier est loin d’être un illustre inconnu, puisqu’il a été le directeur musical de Macy Gray. Excusez du peu ! En outre, le groupe a déjà eu l’opportunité de monter sur les planches, en première partie de Maroon 5 ou encore de Sharon Jones and the Dap Kings.

Chaque musico a d’ailleurs son propre parcours et son expérience personnelle, qui se traduisent à travers chaque chanson de l’opus. « Breaking the chains of love » et « Dear Mr President » sont des plages sur lesquelles il est difficile de ne pas avoir envie de bouger son corps. Ces rythmes irrésistibles sont le fruit d’un mélange entre soul et funk. Prodigieusement décapants, ils sont même susceptibles de séduire les mélomanes qui ne sont pas nécessairement branchés sur ces styles musicaux. A cause de cette simplicité et de cette classe qui baignent l’ensemble de l’elpee. Et « Moneygrabber » constitue certainement, la compo, qui illustre le mieux ces caractéristiques.

Premier opus du band, « Pickin' Up The Piece » projette les images d’une balade en voiture, en compagnie de quelques amis, sous le soleil californien, où les paysages défilent à travers les mélodies et communiquent la sensation que rien ne pourrait gâcher ces instants précieux.

Fitz and The Tantrums est un combo jouissant d’un potentiel énorme qui ne demande qu’à être exploité. Le destin est tout tracé pour ce groupe hors pair : le succès !

Das Simple

Das Simple

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D’après leur MySpace, Das Simple est originaire du Vatican et de Dubaï. Un groupe qui revendique, pour style, un mélange de chanson allemande, de musique religieuse et tropicale. N’importe quoi !

Si la description de leur expression sonore est plutôt fantaisiste, elle reflète un état d’esprit que la formation entretient tout au long de ce disque. En fait, Das Simple est originaire de Marseille. Rien de bien extraordinaire, comme origine, donc. Complexe, leur musique mêle noise, jazzcore et métal. Un peu dans l’esprit des différents projets de Mike Patton : Mr Bungle et Fantomas. Si certains morceaux jouissent d’une mélodie décryptable, à l’instar de « Tales of the Galactic Serpent », d’autres souffrent carrément de leur absence. « Pleis » et « Tsia » en sont les plus belles illustrations. Mais en général, même si cet opus est assez difficile à digérer, il demeure comestible. En fait, il nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Passé ce cap, il ne vous reste plus qu’à vous laisser emporter par le tourbillon provoqué par ces Phocéens, pourvu qu’il ne finisse pas par vous piétiner…

 

Colourmusic

My _____ is Pink

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Colourmusic a été fondé en 2005, à Stillwater (Oklahoma), par Ryan Hendrix et Nick Turner. Le duo a ensuite été rejoint par Cory Suter, Nick Ley et Colin Fleishacker pour former un véritable groupe. Leur ambition ? Redonner des couleurs au rock !

L’aspect psyché de leur musique évoque inévitablement les Flaming Lips. Pas étonnant, puisque le combo s’est souvent produit en première partie de la bande à Wayne Coyne. Intention louable, le quintet yankee tente de lier chacun de leur morceau à une teinte, en s’inspirant de la ‘théorie des couleurs’ d’Isaac Newton… Vaste programme ! Et, la diversité des ambiances est d’ailleurs ce qui frappe le plus à l’écoute de « My_____ is Pink », le nouvel album des apprentis coloristes.

Caractérisé par sa basse éléphantesque, « Jill & Jack (A Duet) » semble issu du répertoire de Death From Above 1979. « Dolphins & Unicorns » trempe dans du pur rock psyché à la Flaming Lips. « Tog » frôle le space-rock de Babylon Zoo (!!!). « We Shall Wish (Use Your Adult Voice) » lorgne vers Deerhunter et « Pororoca », U2… Et chaque morceau de l’album est susceptible de rencontrer sa référence. Quant à associer une couleur à chaque plage, c’est une autre histoire ! Ce manque de cohérence revendiqué finit par égarer l’esprit du mélomane ; même si le band manifeste une volonté jamais prise en défaut de le divertir à travers des touches de funk, de R&B, d’easylistening, de gospel, de rock et même de krautrock. Trop d’idées pour revendiquer une œuvre sous la forme d’un arc-en-ciel…

 

Black Top

Sour Milk

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D’ordinaire, le lait tourné nous le crachons. Chez le power trio Black Top, on en redemande plutôt une rasade. Cette deuxième plaque devrait, en toute logique, asseoir la réputation du groupe en dehors de sa Hollande natale. Un son hard rock, mâtiné de punk et d’atmosphère bluesy. La recette du combo, qui n’hésite pas à accorder des shows de trois heures, devrait plaire à un large spectre d’amateur de rock plombé.

Parfois proche d’AC/DC et de ZZ Top, des Damned et de Fu Manchu, la musique du groupe lorgne aussi du côté de Triggerfinger.

Peuplé de titres dévastateurs, « Sour Milk » devrait largement devancer les ventes de « Rough n’Gritty », premier effort des rockers, qui s’est quand même écoulé à plus de 2 000 exemplaires, sans aucune forme de promotion. On regrettera toutefois le manque de soin apporté à l’élaboration du livret, et quelques longueurs sur certains titres.

Mais dans l’ensemble, la plaque ne laisse que peu de temps à l’ennui.

On guette déjà impatiemment la suite de la carrière de cette formation prometteuse. ‘Wait and see’ comme on dit…

 

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