Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Chroniques

Fitz & The Tantrums

Pickin' Up The Pieces

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Issu de Los Angeles, Fitz and the Tantrums est une formation plus que prometteuse. Talentueuse aussi. Le line up réunit la chanteuse Noelle Scaggs, le drummer John Wicks, le bassiste Joseph Karnes, le saxophoniste James King et le claviériste Jeremy Ruzumna. Ce dernier est loin d’être un illustre inconnu, puisqu’il a été le directeur musical de Macy Gray. Excusez du peu ! En outre, le groupe a déjà eu l’opportunité de monter sur les planches, en première partie de Maroon 5 ou encore de Sharon Jones and the Dap Kings.

Chaque musico a d’ailleurs son propre parcours et son expérience personnelle, qui se traduisent à travers chaque chanson de l’opus. « Breaking the chains of love » et « Dear Mr President » sont des plages sur lesquelles il est difficile de ne pas avoir envie de bouger son corps. Ces rythmes irrésistibles sont le fruit d’un mélange entre soul et funk. Prodigieusement décapants, ils sont même susceptibles de séduire les mélomanes qui ne sont pas nécessairement branchés sur ces styles musicaux. A cause de cette simplicité et de cette classe qui baignent l’ensemble de l’elpee. Et « Moneygrabber » constitue certainement, la compo, qui illustre le mieux ces caractéristiques.

Premier opus du band, « Pickin' Up The Piece » projette les images d’une balade en voiture, en compagnie de quelques amis, sous le soleil californien, où les paysages défilent à travers les mélodies et communiquent la sensation que rien ne pourrait gâcher ces instants précieux.

Fitz and The Tantrums est un combo jouissant d’un potentiel énorme qui ne demande qu’à être exploité. Le destin est tout tracé pour ce groupe hors pair : le succès !

Das Simple

Das Simple

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D’après leur MySpace, Das Simple est originaire du Vatican et de Dubaï. Un groupe qui revendique, pour style, un mélange de chanson allemande, de musique religieuse et tropicale. N’importe quoi !

Si la description de leur expression sonore est plutôt fantaisiste, elle reflète un état d’esprit que la formation entretient tout au long de ce disque. En fait, Das Simple est originaire de Marseille. Rien de bien extraordinaire, comme origine, donc. Complexe, leur musique mêle noise, jazzcore et métal. Un peu dans l’esprit des différents projets de Mike Patton : Mr Bungle et Fantomas. Si certains morceaux jouissent d’une mélodie décryptable, à l’instar de « Tales of the Galactic Serpent », d’autres souffrent carrément de leur absence. « Pleis » et « Tsia » en sont les plus belles illustrations. Mais en général, même si cet opus est assez difficile à digérer, il demeure comestible. En fait, il nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Passé ce cap, il ne vous reste plus qu’à vous laisser emporter par le tourbillon provoqué par ces Phocéens, pourvu qu’il ne finisse pas par vous piétiner…

 

Colourmusic

My _____ is Pink

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Colourmusic a été fondé en 2005, à Stillwater (Oklahoma), par Ryan Hendrix et Nick Turner. Le duo a ensuite été rejoint par Cory Suter, Nick Ley et Colin Fleishacker pour former un véritable groupe. Leur ambition ? Redonner des couleurs au rock !

L’aspect psyché de leur musique évoque inévitablement les Flaming Lips. Pas étonnant, puisque le combo s’est souvent produit en première partie de la bande à Wayne Coyne. Intention louable, le quintet yankee tente de lier chacun de leur morceau à une teinte, en s’inspirant de la ‘théorie des couleurs’ d’Isaac Newton… Vaste programme ! Et, la diversité des ambiances est d’ailleurs ce qui frappe le plus à l’écoute de « My_____ is Pink », le nouvel album des apprentis coloristes.

Caractérisé par sa basse éléphantesque, « Jill & Jack (A Duet) » semble issu du répertoire de Death From Above 1979. « Dolphins & Unicorns » trempe dans du pur rock psyché à la Flaming Lips. « Tog » frôle le space-rock de Babylon Zoo (!!!). « We Shall Wish (Use Your Adult Voice) » lorgne vers Deerhunter et « Pororoca », U2… Et chaque morceau de l’album est susceptible de rencontrer sa référence. Quant à associer une couleur à chaque plage, c’est une autre histoire ! Ce manque de cohérence revendiqué finit par égarer l’esprit du mélomane ; même si le band manifeste une volonté jamais prise en défaut de le divertir à travers des touches de funk, de R&B, d’easylistening, de gospel, de rock et même de krautrock. Trop d’idées pour revendiquer une œuvre sous la forme d’un arc-en-ciel…

 

Black Top

Sour Milk

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D’ordinaire, le lait tourné nous le crachons. Chez le power trio Black Top, on en redemande plutôt une rasade. Cette deuxième plaque devrait, en toute logique, asseoir la réputation du groupe en dehors de sa Hollande natale. Un son hard rock, mâtiné de punk et d’atmosphère bluesy. La recette du combo, qui n’hésite pas à accorder des shows de trois heures, devrait plaire à un large spectre d’amateur de rock plombé.

Parfois proche d’AC/DC et de ZZ Top, des Damned et de Fu Manchu, la musique du groupe lorgne aussi du côté de Triggerfinger.

Peuplé de titres dévastateurs, « Sour Milk » devrait largement devancer les ventes de « Rough n’Gritty », premier effort des rockers, qui s’est quand même écoulé à plus de 2 000 exemplaires, sans aucune forme de promotion. On regrettera toutefois le manque de soin apporté à l’élaboration du livret, et quelques longueurs sur certains titres.

Mais dans l’ensemble, la plaque ne laisse que peu de temps à l’ennui.

On guette déjà impatiemment la suite de la carrière de cette formation prometteuse. ‘Wait and see’ comme on dit…

 

84 Day Syndrome vs. Glue Factory

Antonio Villaraigosa Golden Expressway

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Si l’immonde pochette de l’album rappelle une obscure série Z apocalyptique, son contenu musical en est le penchant musical, tant il destiné strictement aux fans d’un certain genre, le punk ‘à roulettes’ des années 90, en l’occurrence. « Antonio Villaraigosa Golden Expressway » est un split album partagé par 2 groupes californiens, sévissant à Los Angeles.

84 Day Syndrome est le projet solo de Randy Bradbury, le bassiste de Pennywise. Il s’est chargé des vocaux et de l’ensemble de l’instrumentation. Glue Factory implique des membres de The Falling Idols et de Secret Hate. Les 6 titres de 84 Day Syndrome pourraient figurer sur un nouvel Ep de Pennywise, tant les vocaux que les riffs rappellent le punk caractéristique du gang de Long Beach. Les morceaux de Glue Factory évoluent dans un registre davantage rock-garage. Politiquement engagé, aussi. Dans l’esprit de Jello Biafra.

Impossible de critiquer négativement cette œuvre, tant l’intention des deux groupes est louable. Sincère également, même si ce split cd s’adresse exclusivement aux aficionados des deux combos. Des aficionados qui risquent d’ailleurs d’être comblés à l’écoute de ce disque. Les autres passeront leur chemin en se demandant qui écoute encore ce genre de musique de nos jours. Rien à ajouter ! Il fait beau, j’irai bien faire du skate, moi.

Vitas Guerulaïtis

Vitas Guerulaïtis

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Vitas Guerulaïtis est une formation française exilée à Bruxelles qui a choisi pour patronyme le nom d’un tennisman roumain, célèbre pour ses escapades nocturnes, hors courts. Donc, a contrario des autres artistes distribués par le label belge Cheap Satanism, le trio ne se réfère à aucun rite satanique ni à une quelconque secte obscurantiste. L’écurie hexagonale Tandori héberge, en outre, Drive with a Dead Girls et Maria Goretti Quartet. Ce qui confirme la différence.

L’expression sonore de Vitas Guerulaïtis est plutôt atypique. Et si on n’approfondissait pas le sujet, on pourrait croire qu’elle s’apparente à une grande plaisanterie. Faut dire que les titres des morceaux sont peuplés de traits d’esprits. A l’instar de « Chomeuse Go On ». Pourtant, lorsqu’on gratte derrière la forme de cette musique galvanisée par la fougue, criblée d’infantilités, fertile en ruptures incessantes ainsi qu’en onomatopées féminines et masculines, on décèle des mélodies subtiles et habilement construites.

Et finalement, on se rend compte que Vitas Guerulaïtis ne manque pas de talent. Parfois il rappelle même Mr Bungle ; et lorsqu’il calme son jeu, il se montre capable de torcher des compos plutôt bien ficelées…

 

Ned

Bon sauvage

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Il y a un bon bout de temps que l’on n’avait plus entendu parler du trio lyonnais. En effet, leur dernier essai remonte à 2009 ; et il s’agissait d’un single intitulé « Bob Denard », une compo qui figure sur ce nouvel opus. Pourtant, au cours des deux dernières années, les Français ne se sont pas reposés sur leurs lauriers, loin s’en faut ! Le groupe a accordé de nombreux concerts et assuré la première partie de formations notoires comme Explosions In the Sky, Melt Banana, Don Caballero ou encore Blonde Redhead.

Sur « Bon Sauvage », Ned propose des compos au format plus ‘pop’. A cause de la production, tout d’abord. Bien plus raffinée. Et par conséquent responsable de sonorités, beaucoup moins ‘accidentées’. On ne se plaindra pas de ces changements. Néanmoins, Ned navigue toujours dans les eaux troubles du noise-punk. Inspiré des 90’s, il faut le préciser. Une solution sonore bruitiste, toujours aussi dérangeante, mais agitée par des rythmes excitants, presque dansants. Sur laquelle vient se poser des mélodies entêtantes. Même si les crissements sont légion, les guitares distillent des riffs simples et efficaces. Les vocaux, tantôt vociférés, tantôt chantés, rappellent inévitablement Fugazi. Ce sont d’ailleurs et certainement un des atouts majeurs de la formation. Formation énigmatique, Ned adore varier les climats, si bien qu’au bout des onze titres de l’elpee, on ne sait plus sur quel pied danser… 

 

Little Scream

The Golden Record

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Little Scream, alias Laurel Sprengelmeyer, enrobe ses morceaux d’une ambiance légèrement embrumée. Sa douce voix mélodieuse est comme le vent qui agite ce brouillard et lui donne des formes étranges et intrigantes. Mais on avance dans cette vapeur relativement confiant. La brise nous glisse à l’oreille des courants d’air qui nous envoûtent et nous poussent à poursuivre cette traversée. Mais ces souffles sont trop volatils et éphémères ; ils s’envolent en un rien de temps sans graver quelque marque que ce soit dans notre esprit. D’où la comparaison brumeuse : « The Golden Record » n’est pas très solide. Il est principalement caractérisé par l’absence d’une piste référence. LA chanson citée unanimement dès qu’on parle de cet album ne se manifeste jamais. Et les mélodies ne sont pas suffisamment pimpantes et fortes que pour compenser cette carence. Ce qui était au départ l’annonce d’une agréable ballade se transforme en un ennui assommant. On en oublie presque que « The Golden Record » recèle une certaine dose d’originalité qui mérite d’être signalée. Mais pour beaucoup, me semble-t-il, cette mention risque fort d’être insuffisante.

 

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