L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Ora Cogan
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Chroniques

Ray Davies

See my friends

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Drôle d’idée de réenregistrer ses propres chansons en compagnie d’autre musiciens. Et surtout de consacrer un album complet à ces exercices de style. D’autant plus qu’il s’agit, pour la plupart, de classiques de la musique pop/rock. Car hormis Mumford & Sons qui apporte un peu de fraîcheur à l’adaptation de « Days/This time tomorrow » ainsi que la seule perle de l’elpee, curieusement un autre medley, intitulé « All day and all of the night/ Destroyer », pour lequel Billy Corgan apporte une toute nouvelle dimension, le reste fait un peu pâle figure par rapport aux versions originales. Et pourtant, il y avait du beau monde invité pour participer à ce banquet musical : Bruce Springsteen, Lucinda Williams, Metallica, Jackson Browne, Spoon, Black Francis et même Arno. Bon Jovi aussi. Qui se paye le luxe de massacrer « Celluloid heroes ». Bien sûr, pour les sexagénaires, voire les quinquas, ces compos ne peuvent que rappeler d’excellents souvenirs. Mais si Ray Davies est un des mélodistes et paroliers les plus doués de sa génération, il faut reconnaître qu’il y a plus d’un quart de siècle qu’il est tombé en panne d’inspiration. Un album sans grand intérêt…

 

Robbie Williams

In And Out Of Consciousness : Greatest Hits 1990-2010

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Mr. Robbie Williams se serait-il assagi après 20 ans de carrière solo ? A l’heure où le rebelle préféré de ces dames n’est plus un cœur à prendre et qu’il a gentiment accepté de retrouver ses anciens compagnons de route, j’ai nommé Take That, une compile rappelle à notre bon souvenir combien le parcours en solitaire de l’homme a été riche. Encore fallait-il s’y intéresser un minimum…

« In And Out Of Consciousness » réunit pas moins de 40 morceaux (!), partagés sur deux disques. Il s’agit donc d’une véritable mine d’or pour les fans de Robbie Williams. Ce ‘best-of’ tout à fait exhaustif met en lumière aussi bien les morceaux les plus évidents (« Angels », « Rock DJ », « Bodies », « Kids » en compagnie de Kylie Minogue, « Let Me Entertain You », « She’s The One », « Somethin’ Stupid » en duo avec Nicole Kidman,…) ainsi que ceux passés relativement inaperçus en dehors des frontières britanniques (« Sexed Up », « It’s Only Us », « Radio », « Rudebox », « She’s Madonna » interprété en compagnie de Pet Shop Boys…). Et, avouons-le, la plaque réserve tout de même quelques bonnes surprises pour le quidam qui n’a jamais vraiment manifesté le moindre intérêt pour la discographie de Williams (« Lovelight », « The Road To Mandalay », « Millenium »). De « Freedom », son tout premier morceau en cavalier seul, à « Shame », le dernier single en date, en duo, flanqué de son pote Gary Barlow, rien n’est oublié. Même pas le Take That pré-split (« Everything Changes »).

« In and Out Of Consciousness », qui existe également en version ‘deluxe’, enrichi d’un Dvd épinglant la majorité des clips vidéo, devrait certainement faire bondir de joie les fans hardcore qui trouveront l’objet sous le sapin. Les autres pourront toujours l’utiliser comme sous-verre.

Shipping News

One Less Heartless to Ear

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Si Shipping News compte à ce jour près de 15 années d’existence, son dernier album remonte quand même à 2005. « One Less Heartless to Ear » fait donc suite à « Flies The Fields ». Mais pourquoi ce long silence? La conséquence d’événements et d’épreuves rencontrées au cours de la vie (mariage, maladie, etc.) Mais malgré cette longue parenthèse, le combo n’a pas perdu sa fougue. Sa démarche n’a même jamais parue si violente. Comme si ces vicissitudes avaient endurci le caractère de ces musicos.

Shipping News tourne donc le dos au post rock pour embrasser un style particulièrement énergique. Découpé en neuf fragments, dont deux morceaux immortalisés live (« Morays or Demon » et « Axons and Dendrites ») empruntés au précédent opus, l’œuvre est sous haute tension. Le tempo est soutenu, les riffs sont hypnotiques (à l’instar de « Bad Eve » et « Half a House ») et les vocaux de l’Américain sont invariablement menaçants. On pense à Shellac lorsque les cordes de guitares cisaillent littéralement le flux sonore en générant des crescendos frémissants. Difficile cependant d’épingler un titre en particulier, tant l’ensemble est homogène. Bref, cet « One Less Heartless to Ear » est tout simplement énorme. Et le mélomane est sans arrêt sur le qui-vive.

Éternel adolescent, Shipping News a encore de belles années devant lui. Dommage que mon top 2010 a déjà été établi ; sans quoi ce « One Less Heartless to Ear » y figurait certainement !

Yael Naïm

She Was a Boy

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Avoir été choisi pour chroniquer cet album n’était pas vraiment de nature à soulever mon enthousiasme. Faut dire que le tube mondial « New Soul », pourtant efficace, de la diva, avait été tellement diffusé sur les ondes radiophoniques, qu’il avait fini par m’insupporter. J’étais, en outre, persuadé qu’il s’agissait d’une version un peu trop lisse de la Canadienne Feist. La Franco-israélienne truste de façon très étonnante les ondes et les plateaux de télévision depuis quelques années. Une succession d’indices suspects ? Parfaitement, quand on sait qu’elle a débuté sa carrière dans la comédie musicale ‘Les Dix Commandements’…

« She Was a Boy » constitue son 3ème album. Il fait suite au confidentiel « In a Man’s Womb » et l’ultra récompensé elpee éponyme, un disque composé en compagnie du percussionniste David Donatien, toujours à ses côtés aujourd’hui. Se nourrissant de folk, pop et jazz, sa musique baigne au sein d’une atmosphère souvent paisible et éthérée. Rien de très surprenant, à l’horizon. Mais finalement, et il faut le reconnaître, les 13 titres de son nouvel opus tiennent la route. Les mélodies sont finement ciselées, les arrangements jazzy très subtils et la voix de Yael à la fois douce et vaporeuse. Les hits potentiels se bousculent au portillon. Vous ne devriez d’ailleurs pas échapper à certains d’entre eux ; et je pense tout particulièrement à « Come Home », « She Was a Boy » et surtout « Go to the River », enregistré en compagnie de Spleen ! Si certaines compos sont un peu trop larmoyantes à mon goût (« Today »), d’autres se révèlent bien plus récréatives et surtout convaincantes ; et je pense tout particulièrement à  « Stupid Goal », chanté en compagnie de Tété.

Manifestement Yael Naïm excelle dans le domaine de la bonne variété ; et sous le sapin, ce disque devrait plaire tant à vos parents qu’à vos vieilles tantes, sans pour autant vous payer la honte… saluons la performance !

Yeal Naïm se produira le 17 mars à l’AB de Bruxelles.

 

Miam Monster Miam

Femme Plastique

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Sur la scène rock belge, Benjamin Schoos est un véritable électron libre. Le Sérésien cumule en effet les casquettes de chanteur, auteur, compositeur, producteur, illustrateur et chroniqueur, selon ses humeurs ! S’éparpillerait-il en chemin ? Entre Phantom flanqué de Lio, le concours de l’Eurovision auquel il a participé en compagnie de Patrick Ouchène et ses chroniques pour le jeu du dictionnaire, allait-il trouver suffisamment d’inspiration pour son nouveau projet solo ; le premier depuis « L’Homme Libellule », publié en 2007 ? A première vue non… tant le début d’album est laborieux, malgré une très belle intro exécutée dans un esprit très rock. Si la voix de Benjamin n’est pas vraiment extraordinaire on lui reconnaît une belle plume. Pourtant, on ne peut pas dire qu’il se soit foulé en écrivant le « Roi des Paranos », une compo qu’il semble avoir pompée à Priba 2000.

Il faut d’ailleurs attendre l’adaptation de « J’écoute une K7 de la Vedette », des cultissimes La Variété –le groupe électro pop de Rudy Léonet et Bernard Dobbeleer– pour entre enfin dans le vif du sujet. Parfaitement absurde « Blues Automatik » est déclamé en allemand robotique. Deux véritables inepties jubilatoires. La « Femme Plastique » est enfin sur rails ! Car le reste de l’opus est de la même trempe. Il recèle une série de titres épatants dont l’irréel et groovy « Charleroi 2015 », projection de la cité hennuyère dans le futur, imaginée sous la forme d’un polar. Particulièrement déjanté, le clip consacré au morceau est d’ailleurs à découvrir sur le net. Sans se prendre au sérieux, Schoos enchaîne les vignettes référencées et rétros. Le superbe morceau « Je vois dans le noir » et le lubrique « Erotomane » lorgnent vers Gainsbourg, tandis que l’entraînant « Pseudonyme » évoque le Renaud des débuts, dont il s’inspire dans ses textes à la fois efficaces, drôles et tranchants.

Pour enregistrer cet elpee, il a reçu le concours de son très rock backing band Loved Drones, dont le line up implique Marc ‘Morgan’ Wathieu (Tricheurs), Daniel Offerman (Girls in Hawaï et Hallo Hosmo), Marie France, Marie Ange et Man From Uranus.

Bref, si tout n’est pas parfait sur cet elpee, il s’avère néanmoins insaisissable et attachant. Difficile cependant de dire si, pour Benjamin, la musique est à prendre ou non, au sérieux… Mais, ces considérations ne sont guère importantes, car cet artiste atypique qui ne pourrait exister qu’en Belgique, et tout particulièrement en Wallonie, possède un don unique pour torcher une mélodie pop à la fois légère et terriblement efficace. 

A découvrir en live le 19 janvier au Botanique, le 22 du même mois au Belvédère de Namur, le 4 février à l’Atelier Rock de Huy et le 11 mars à Mons, en la salle ‘On Air Club’, très exactement.

 

Melissmell

Aux armes (Ep)

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Melissmell, c’est un petit bout de femme de 26 ans, issue de l’Ardèche qui possède une voix incroyable, rocailleuse, abîmée mais puissante. Un organe vocal qui sert merveilleusement bien les textes dramatiques qu’elle chante. Espèce d’écorchée vive, issue du même moule que Ferré, Brel ou Cantat, elle alterne brûlots et ritournelles sur cet Ep réunissant trois titres.

« Aux armes » ou « Je m’souviens », histoire d’un Noël pourri, auraient pu être interprétés par Noir Désir, Gainsbourg ou Renaud. Et bien non, c’est cette petite brune qui nous gueule sa révolte dans les oreilles avec hargne et passion. Faut avouer qu’elle a une fameuse histoire derrière elle. Souhaitant ‘vivre’ de sa musique, elle a vécu dans la rue en faisant la manche et en dormant avec les exclus. Des rencontres et des expériences qui ont façonné sa personnalité. ‘Dans la rue, il y a des rencontres qui t’apprennent beaucoup de choses’. Elle a chanté partout où elle le pouvait, aux terrasses des cafés ou dans les squats d'artistes.

Finalement, elle se fixe à Strasbourg où elle rencontre Stefano Bonacci (guitare) et Thomas Nicol (violoncelle) qui l’épaulent en ces prémices d’une carrière prometteuse.

Un album est prévu pour le début janvier 2011, suite logique de ces trois titres très prometteurs.

On attend donc impatiemment « Ecoute s’il pleut » qui paraîtra le 17 janvier chez Discograph. En attendant cette date, je vous invite à jetez un coup d’œil au clip d’« Aux armes » ici .

Let’s Wrestle

In the court of Wrestling let's

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Le label Full Time Hobby est manifestement une maison de disques sur laquelle il va falloir compter, dans le futur ! Après avoir signé Micah P. Hinson et Timber Timbre, ces têtes chercheuses anglaises viennent de consacrer un album, partagé en 29 plages, aux inestimables Let’s Wrestle ! Un groupe qui porte bien son nom ; car, oui, on va se battre ! Et dans le but de défendre ce trio déjanté mais ultra-doué ! Mojo les considère d’ailleurs déjà comme des génies, alors que le NME estime que Let’s Wrestle manie l’insolence comme une certaine forme d’art… Si ces magazines s’emballent souvent au moindre frémissement médiatique, il faut reconnaître que le combo épouse une toute autre dimension. Et pour cause, ces Londoniens sont responsables de véritables brûlots indie, peu rencontrés au cours des dernières années…

Dès la sortie de ce premier elpee, ces garnements de Let’s Wrestle sont parvenus à tutoyer de grosses pointures qui ont marqué les 90’s comme Dinosaur Jr., Pavement, Yo La Tengo ou Sebadoh. Comme quoi s’ennuyer à mourir en Angleterre peut transcender des adolescents désœuvrés… Empreints d’une irrésistible nonchalance, les 16 plages de ce long playing (NDR : déjà publié en 2009) traitent de thèmes aussi sérieux que futiles. Des exemples ? Offrir un verre à sa copine en boîte (« We Are the Men You’ll Grow to Love ») ou discourir sur les cheveux de Lady Di (« Diana’s Hair »). Le tout dans la tradition littéraire chère aux Kinks. Encore que lorsque les lyrics deviennent vraiment drôles, c’est à Art Brut que l’on pense. Des chansons qu’interprète Wesley Patrick Gonzales d’une voix éraillée. Par contre, les sonorités des guitares évoquent davantage les 90’s que le Post-Punk. Bonne nouvelle, l’opus est enrichi de morceaux issus de toute une série de maxis enregistrés entre 2007 et 2008. Une bonne raison pour ne pas passer à côté de ce Let’s Wrestle !

Knucklebone Oscar

Welcome To Trash Vegas

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« Welcome To Trash Vegas » pourrait servir de Bande Originale au prochain film de Tarentino. C’est en tout cas l’impression laissée dès la première écoute de cette nouvelle rondelle concoctée par ce combo finlandais. Tout y est. Et tout d’abord ce mélange d’humour noir et de second degré, caractéristiques des longs métrages du grand Quentin. Ensuite, et surtout, ce brassage hétéroclite de rock’n’roll, de surf, de garage rock, de boogie hillbilly, de blues et de rockabilly, qui illustre souvent l’œuvre du réalisateur américain. C’est simple, on a l’impression que le quatuor d’Helsinki n’avait qu’un seul objectif, lorsqu’il a composé les morceaux de cet opus : courtiser le géniteur de « Pulp Fiction », « Reservoir Dogs » et « Kill Bill ». N’allez pas croire que c’est une critique. Au contraire, les BO des films Tarentino sont ce qui se fait de mieux dans le genre.

Knucklebone Oscar, c’est un peu le Little Richard du punk, les Beach Boys sous acide ou bien les Stray Cats infectés par la rage, à force de courir les rats du quartier. Bref, quatre joyeux allumés qui, en 27 minutes chrono, balancent 11 plages d’un rock’n’roll bouillonnant et hystérique (NDR : trois des onze titres sont des reprises de standards du rock’n’roll : « Girl Can’t Dance » tiré du répertoire du chanteur rock’n’roll afro-américain Bunker Hill, « Girl That Radiates That Charm » interprété à l’origine par le chanteur rockabilly Jimmy Isle et « Rocking the joint », le hit du pianiste rock’n’roll Esquerita).

En ouverture de « Welcome To Trash Vegas », l’hilarant « Knucklebone Preaches » donne l’occasion à Oscar, le guitariste/chanteur de singer les prédicateurs yankees, en prêchant contre ce rock’n’roll pernicieux qui pousse le pays à sa perte. Il est suivi de « Six-Sixtysix (Lucky Number) », un pur rockabilly à la Stray Cats, rehaussé d’un solo de six-cordes qui doit manifestement beaucoup à Chuck Berry. D’autres plages telles qu’« Avenger » et « Circus Knuckelbone » rappellent le surf rock endiablé des sixties ; et en particulier les rythmes rapides et saccadés des Del Tones voire de The Lively Ones. « Blood Trails » et sa guitare slide verse dans le Hillbilly et le country rock.

Destiné à tous les amateurs de Fun et de Rock’n’Roll !

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