Fence n’en a rien à foutre…

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Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Jon Spencer
Chroniques

Oxmo Puccino

Minutes Magiques

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Oxmo Puccino occupe une place bien à part dans l’univers du hip-hop français. Il possède en effet une écriture tout en nuances qui lui a, un jour, valu le surnom de ‘Black Jacques Brel’. Le Malien d’origine décline un verbe poétique et humaniste, bien moins agressif que la plupart de ses collègues et amis, et en particulier les membres de son ancien collectif Time Bomb, au sein duquel militaient Booba et Pit Baccardi.

Le ‘Black Desperado’ sort aujourd’hui son 2ème album ‘live’. Il fait suite à premier opus publié en 2005. Les 15 morceaux de « Minutes Magiques » ont été immortalisés à La Cigale de Paris, en mai 2010. Abdoulaye Diarra semble avoir atteint un niveau de maîtrise et de connivence optimale avec son public. Parfaitement à l’aise, il y interprète la plupart de ses tubes : « Mama Lova », « J’ai Mal au Mic », « L’Arme de Paix » et « Cactus de Sibérie ». L’auditoire semble visiblement acquis à sa cause. Oxmo est épaulé par un véritable groupe –c’est décidemment une manie chez les rappeurs confirmés–, les Jazzbastards. Ce qui lui permet de balancer ses répliques mythiques avec style, sur un ton finalement assez rock quoique parfois jazzy. Dommage que son flow soit parfois un peu banal ; car ses textes sont d’une rare justesse. Oxmo Puccino prouve en tout cas que s’il s’embourgeoise peut-être (il a d’ailleurs composé pour Florent Pagny et Alizée !), il reste l’un des rappeurs français les plus doués de sa génération. Toutefois, pour les fans de mauvaises manières et de gros son, le nouvel album de Booba arrive à point nommé !

Mr. Oizo & Gaspard Augé

Rubber

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Depuis que “Flat Beat” est devenu un hit planétaire, on a appris combien Quentin Dupieux était un drôle d’oiseau… Par contre, on sait moins qu’à côté de sa carrière musicale, l’homme se consacre également à sa véritable passion, le cinéma. Après avoir réalisé le très absurde ‘Steak’ en 2007, mettant en scène Eric et Ramzy en tête d’affiche, il a remis le couvert sur ‘Rubber’, présenté à Cannes l’année dernière. Difficile de décrire son synopsis en quelques lignes, mais ‘Rubber’ est l’histoire singulière –et c’est peu dire– d’un pneu sérial-killer sévissant dans les grands espaces américains. Pour illustrer cette escapade meurtrière, une musique appropriée était donc nécessaire. Et pourquoi laisser quelqu’un s’en occuper lorsqu’on se débrouille pas mal et que l’on dispose des relations nécessaires dans le milieu ? Mr. Oizo a donc fait appel à Gaspard Augé de Justice afin de composer la BO de son dernier ovni cinématographique.

Après une intro quasi-médiévale, « Symph08 », « Rubber » ne débute réellement que par le titre éponyme, un morceau musclé balancé dans le plus pur style électro cher à Mr. Oizo. Une bien courte réjouissance malheureusement ; car le reste d’album s’apparente souvent à du Enio Morricone un peu kitch (« Racket), lorsqu’il n’abuse pas de synthés 80’s (« Sheila ») ou encore de flûte (« Crowds & Guts »). Comme souvent dans les BO, trop peu de morceaux se démarquent du lot. Hormis « Trycicle Express », plage qui lorgne vers l’univers de Kraftwerk, le reste baigne au sein d’une musique d’ambiance. Une œuvre sise donc à des années-lumière des BO de Tarantino. L’intérêt de « Rubber » s’avère donc plus que limité, l’ensemble se révélant plus que probablement indissociable du film…

Ed Kowalczyk

Alive

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Comme il est loin le temps où Ted faisait la pluie et le beau temps, au sein de son band Live. C’était au cours des nineties, une époque au cours de laquelle la formation remplissait les stades américains. La carrière de ce combo a duré près de 20 ans (1988-2009) mais est essentiellement demeurée confinée aux States. Live a quand-même publié huit albums studio et vendu plus de 20 millions de disques. Ce qui n’est quand-même pas rien pour un groupe relativement inconnu sous nos latitudes (NDR : seul l’album « Throwing Copper » et ses deux tubes « I Alone » et « Lightning Crashes », sont parvenus à percer sur notre Vieux Continent).

Après le split du band, l’ami Ed n’a pas trop traîné pour remettre son métier sur son ouvrage. En juin 2010, il a ainsi publié, en solo, « Alive » (bien trouvé le ‘A’ en plus…) Force est de constater que les fans de la première heure ne seront pas surpris ; car tout comme aux heures de gloire de Live, c’est exactement la même recette que nous dispense le divin chauve… Un rock FM bien huilé, bien rythmé, des guitares, une voix plaisante, soit les ingrédients nécessaires pour noyer les ondes de Los Angeles...

Pour son premier opus solo, Ed Kowalczyk ne surprend pas vraiment en nous proposant son mélange habituel de rock alternatif et de grunge. Agréable mais franchement pas indispensable, « Alive » recèle quelques bonnes mélodies, mais manque d’audace pour vraiment convaincre !

Répétitif et pas très emballant.

 

Erland and The Carnival

Erland and The Carnival

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Erland & the Carnival a le profil du ‘super groupe’. Et pour cause, au sein du line up, on retrouve Simon Tong (ex-Verve, Blur, The Good, The Bad & the Queen), David Nock (batteur de Paul Mc Cartney) ainsi que le guitariste/chanteur folk, Erland Cooper.

Les trois compères ont enregistré ce premier elpee au sein du studio ‘13’ de Damon Albarn, là où se sont déjà déroulées les sessions consacrées à des formations comme Gorillaz ou Blur. E&TC définissent eux-mêmes leur ‘folk/rock psyché’ comme le résultat d’une rencontre entre Ennio Morricone, Love, 13th Floor Elevator, Pentangle et Joe Meek. Rien que ça !!! Tout un programme pour ces Britanniques qui affichent fièrement leur culture littéraire et leur héritage folk en piochant dans les airs traditionnels, mais également dans les textes d’artistes comme Léonard Cohen, pour en imaginer des titres résolument modernes et enchanteurs.

L’album s’ouvre par une ballade écossaise, « Love Is A Killing Thing», qui annonce fièrement la couleur. Les autres titres sont à l’avenant. Passant d’une mélodie mélancolique à une rythmique plus pop, les treize plages s’enchaînent de façon surprenante.

Comment ne pas épingler, entre autres, le single « Was You Ever See » qui a fait le tour des ondes ou « My Name Is Carnival » emprunté au regretté Jakson C. Frank, sans oublier « Trouble In Mind » et « Gentle Gwenn »…

Les ingrédients sont savamment dosés pour une recette délicieusement plaisante : une cuillerée de folk britannique, une bonne dose de pop/rock, un soupçon de country et un petit fumet typiquement seventies ajouté pour la circonstance.

Une œuvre curieuse qui s’écoute attentivement, s’apprivoise d’écoute en écoute et ne lasse jamais.

Exactement comme lorsque, tout petit, on se faisait raconter à l’infini une belle histoire (toujours la même) avant de partir pour le pays des rêves, des aventures peuplées de magiciens, dragons et autres personnages imaginaires…

Qu’il est dommage de ne découvrir cet album que neuf mois après sa sortie. Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, n’attendez plus une seconde et ruez-vous dessus…

 

The Big Pink

Tapes

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Tout baigne pour The Big Pink. Après s’être vu décerner le ‘Philip Hall Radar Award’, une récompense attribuée par le journal musical anglais New Musical Express, pour la publication de son premier opus, « A Brief History Of Love », Milo Cordell, moitié du duo indietronic, s’est chargé d’élaborer un mix pour le label teuton !K7. Pas mal quand même…

« Tapes » et sa pochette, c’est du grand art. De quoi inciter clairement à pousser le son. The Big Pink et sa police Walt Disney. The Big Pink et tous ces petits éléphants psychédéliques tirés du classique « Dumbo ». On n’y est pas insensible. Par contre les tracks ne sont pas vraiment de mon goût. Zut ! J’ai beau faire l’effort mais les petites mélodies pop sur fond de gros beats freestyle minimalistes ne communiquent pas beaucoup de vibrations afin de remuer les jambes…

Pourtant The Big Pink, c’est hype. Oui mais chez qui ? « Tapes » n’a vraiment rien de transcendant et malgré tout le respect que je porte à !K7 (NDR : et notamment ses trois furieuses galettes parues récemment pour célébrer leur anniversaire), il est temps que l’année se termine pour le label. Allez, s’il vous plaît, repartons sur de bonnes bases pour 2011 ! En vous remerciant !

 

17f

Tree Of Them

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Electron libre militant sur la scène indépendante suisse, Frédéric Merk participe à différents projets. Il change ainsi régulièrement de casquette, coiffant tour à tour celle de mixeur, de compositeur ou de musicien. Son dernier opus, le Veveysan, qui est également multi-instrumentiste (autodidacte), l’a réalisé en solo, même s’il a sollicité la participation de quelques collaborateurs pour atteindre son objectif.

Un projet qu’il a baptisé 17f. Se serait-il inspiré d’une unité de combat de l’aviation navale française ? On pourrait le croire ; et pourtant, ce n’est pas le cas. D’ailleurs, ce patronyme ne colle pas du tout au climat développé sur cet elpee. Pour être franc, il nage complètement à contre-courant. Et pour cause, « Tree of them » incarnerait plutôt un éloge au pacifisme et à la nature. L’électro/jazz de 17f est ‘ambient’ et évoque des paysages froids et enneigés. Hormis le morceau d’entrée, « Le sexe faible », l’expression sonore ne souffre pourtant jamais du syndrome de la monotonie. Elle est alimentée par une multitude d’instruments, tantôt conventionnels (saxophone, basse, guitare acoustique sur l’excellent « Receipt ») ou inidentifiables, qui se relaient judicieusement. On pense immédiatement à la scène islandaise, et en particulier à Mùm et Sigur Ros. Pourtant, c’est lorsque les nappes aériennes cèdent le relais au piano qu’on atteint le sublime. Sur « For a while », très exactement. Une compo plus mélodique, imprimée sur un tempo électronique minimaliste, sur lequel l’artiste suisse vient poser sa voix. A cet instant c’est le spectre de The Notwist voire de Postal Service qui se met à planer.

Empreinte de fraîcheur, atmosphérique, « Tree of them » est une œuvre de saison, à déguster au coin du feu, en observant tomber les flocons de neige.

(The) Silent Days

California (Ep)

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Derrière ce patronyme fleurant bon la Perfide Albion se cache en fait un quatuor typiquement ‘frenchie’, importé en ligne directe d’Epinal, petite ville vosgienne, à mi-distance entre Strasbourg et Dijon. De ce coin-là ne peuvent émerger que de bons crus…

(The) Silent Days est un quatuor, mais la tête pensante du combo se nomme Julien Bouchard, au four et au moulin et dans tous les bons coups, tant à l’écriture des textes qu’aux compositions musicales. Mais lorsque la troupe est réunie, elle manifeste une efficacité et une complicité redoutables.

Après avoir publié un excellent premier opus intitulé « I am nothing », en 2008, la formation a été invitée à assurer le supporting act des Stereophonics, lors de leur périple en Belgique et en France, au cours de l’hiver dernier.

Les critiques favorables fleurissent de toutes parts. Inspirés, surprenants, décomplexés, … les qualificatifs jaillissent de tous les médias et encensent ce jeune groupe naissant.

La barre a donc été placée très haut. Aussi (The) Silent Days envoie en éclaireur cet Ep de cinq titres, histoire de voir comment va réagir la presse, unanime il y a deux ans.

Force est de constater que le band n’a rien perdu de son talent. Ces cinq plages sont tout autant inspirées que les onze qui peuplaient leur premier elpee. La power-pop dispensée évolue, l’horizon sonore s’élargit encore, grâce notamment à des arrangements plus subtils, et les sonorités deviennent plus pop, plus aériennes.

Un coup dans le mille pour Julien Bouchard et son équipe.

Il n’y a plus qu’à patienter (pas trop longtemps, espérons-le) pour voir aboutir dans les bacs ce second album promis pour le début de 2011.

Frais et vraiment rafraîchissant. Excellent !

Shobaleader One

d’Demonstrator

Écrit par

Thomas Jenkinson alias Squarepusher est un solide pilier du label Warp. Un musicien raffiné et créatif. D’ailleurs, il aime surprendre. On le savait friand d’expérimentations sonores racées. Un homme, un seul capable de se mettre en danger face à ses élucubrations dont il a le secret. Toujours chez Warp, il nous propose un nouveau projet : Shobaleader One. Pour la circonstance, l’Anglais n’est plus solitaire. Ses nouvelles aventures, il a décidé de les partager au sein d’un line-up réunissant quatre autres musiciens qui se partagent synthés, guitares et drums, Squarepusher se chargeant des lignes de basse et de la voix.

Mais finalement, le résultat ne s’éloigne pas tellement de son elpee, « Just A Souvenir », publié en 2008. L’opus recèle des compos sculptées dans la mélodie pop, des chansons caractérisées par un recours au vocodeur, dans l’esprit d’un Daft Punk (« Plug Me In »). D’autres se couvrent d’accents jazzyfiants. Et je pense tout particulièrement à « Frisco Wave », dont les orchestrations de grattes acoustiques ont de quoi laisser rêveur. Une ligne de basse et un lead synth alimentent l’excellent « Cryptic Motion », une compo dont l’ambiance pétillante vous incite à secouer la tête

Loin des théories warpiennes, « d’Demonstrator » est une œuvre bien ficelée. Un petit délice qui mérite vraiment qu’on y pose une oreille attentive…

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