Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Chroniques

Ostend Powers

Ostend Powers

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Combiner le nom de l’une de nos plus célèbres villes côtières à l’illustre espion à la ‘Shaguar’, fallait tout de même oser. Pourtant, le patronyme ‘Ostend Powers’ va comme un gant à ce groupe originaire d’Ostende qui, à l’instar d’Austin Powers, cultive l’humour débridé avec une ferveur communicative.

Si les Ostendais citent volontiers Incubus, Red Hot Chili Peppers, System Of A Down, Tool, Faith No More et Mr Bungle, comme sources d’inspiration, seule l’influence des deux dernières formations est vraiment manifeste dans leurs compos. Il faut dire que Sing Thing, le vocaliste, incarne un clone vocal de Mike Patton ; et impossible de penser à autre chose que FNM ou Mr Bungle, en entendant une telle voix. Côté musique aussi, d’ailleurs, l’empreinte des divers projets de Patton est réellement palpable. Les rythmes solides et pétillants de la batterie de Guy Drum Bump évoquent le style de Mike Bordin, tandis que le mélange de guitares heavy et de groove funky rappellent les meilleurs moments d’« Angel Dust » ou de « The Real Thing ». Sur le titre « All Rise » le son du clavier est identique à celui utilisé sur l’album éponyme de Mr Bungle.

Pourtant, malgré des références parfois un peu trop évidentes, les Ostendais arrivent à tirer leur épingle du jeu en proposant onze titres d’excellente facture et assez personnels pour ne pas être considérés comme le ‘Mini-Me’ de Faith No More. Les climats sont variés, et oscillent du funk-métal à la pop en passant par le hardcore. De quoi, au final, nous faire vivre un excellent moment.

Groovy Baby !

The Ipanemas

Que Beleza

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Os Ipanemas est au Brésil ce que Buena Vista Social Club est à Cuba. Des stars, des rois, des étoiles qui brillent et brilleront à jamais, au firmament de la musique. Fondé par Wilson Das Neves et Neco, Os Ipanemas faisait déjà grosse sensation dès 1962, en publiant un album éponyme. Un disque devenu classique, qui bousculait alors l’univers de la bossa et de la samba. Les deux larrons ont alors privilégié leurs carrières individuelles, avant de reformer le combo en 2001. Sous l’impulsion de Joe Davis, fondateur de l’écurie Far Out Recordings. Le groupe a depuis transformé son patronyme en The Ipanemas. Et a recommencé à enregistrer. La révolution était à nouveau en marche et elle était toujours aussi impressionnante. 

« Que Beleza » constitue le sixième et probablement le dernier opus de la formation. Il est dédié à la mémoire de Neco, décédé en 2008. Et sur ce disque, c’est Jose Carlos qui le supplée à la guitare acoustique, même si y on sent constamment planer l’âme de Neco. Un disque qui apporte un rayon de soleil dans les chaumières, une lueur bienvenue au creux de cette météo complètement pourrie. Wilson Das Neves est toujours bien présent. Ses percussions éloquentes et sa voix unique sont soutenues par les interventions envoûtantes des cuivres et la rythmique généreuse. Un véritable bijou auriverde ! Et si vous estimez qu’il s’agit de musique d’ascenseur, c’est que vous n’avez rien compris. Ou plus exactement pas pris la peine d’écouter attentivement la solution sonore. Car le charme de cette afro-samba, n’opère qu’après plusieurs lectures de l’œuvre. Un classique de la musique sud-américaine !

Houston (Sweden)

Houston

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Nous l’avions déjà compris il y a quelques mois, les nouveaux dieux du A.O.R. sont suédois. Les rockers mélodiques dont question dans cet article se nomment Hampus ‘Hank’ Erix et Freddie Allen. Mais vous pouvez les appeler tout simplement ‘Houston’. Car c’est sous le nom de la ville texane que ce talentueux duo originaire de Stockholm remet au goût du jour le style musical qui a fait la gloire (et la fortune) de tous les Journey, Survivor et Foreigner d’Amérique.

Il y a fort à parier que, sorti dans les années quatre-vingt, ce premier elpee éponyme aurait cassé la baraque de l’autre côté de l’Atlantique. Tout ce qui enchantait la bande FM yankee, il y a trois décennies, figure sur cette plaque et se concentre en dix hits potentiels : mélodies superbes, refrains aisément mémorisables, guitares solides mais pas trop musclées, claviers soutenus, chant classieux, chœurs enchanteurs et soli virtuoses. Bénéficiant de la production béton de Ricky Delin et du concours de quelques invités suédois de marque, comme Tommy Denander (Talk of the Town, Radioactive, House Of Lords) à la guitare, Thomas Vikström (Candlemass) aux chœurs et Mats Olausson (Yngwie Malmsteen) aux claviers, ce premier opus nous renvoie directement aux meilleures réalisations de Journey, Boston, Survivor et Giant. Si « Escape », « Eye Of The Tiger » ou « Last of the Runaways » ornent fièrement les rayonnages de votre cédéthèque, Houston ne devrait éprouver aucun mal à conquérir votre cœur de rocker !

The Grip Weeds

Strange Change Machine

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On lit un peu tout et n’importe quoi sur la grande toile à propos de la musique de The Grip Weeds : ‘The Grip Weeds sonne comme les Byrds sous stéroïdes’, ‘Ce sont les Who en version psychédélique’, ‘Ils sont influencés par le Fleetwood Mac des seventies et même par Yes’. Bref, beaucoup de blabla pour décrire ce qui, à mon humble avis, tient en une seule référence : ‘The Beatles’. Car si on décèle parfois chez The Greep Weeds, des traces de Byrds du Who, de pop rock circa Fleetwood Mac et de prog proche de Yes sur ce « Strange Change Machine », en général, on a surtout droit à une version modernisée, power pop et vaguement psychédélique de la musique des Fab Four.

Si, chez ce quatuor issu du New Jersey, qui cite les quatre de Liverpool comme l’une de ses influences principales, ‘sonner’ comme les Beatles est probablement un compliment, l’auteur de ces quelques lignes, lui avoue s’être ennuyé ferme à l’écoute des 24 titres réunis sur ce double Cd. Certes, Kurt Reil (chant-batterie), Rick Reil (chant-guitares), Kristin Pinell (guitare-chant) et Michael Kelly (basse) semblent être au top de leur art. Les harmonies vocales sont magnifiques et les mélodies aux six cordes, très inspirées. Cependant, à l’instar du pop/rock des Beatles, les compos sont bien trop clean, trop léchées, trop ‘radio-friendly’, bref trop pop pour intéresser véritablement un fan de rock musclé.

Si, malgré tout, sur les quatre-vingt deux minutes de musique proposées, il fallait absolument épingler un titre, j’opterai sans conteste pour « Don’t You Believe It », une compo plus garage rock, nonobstant son aspect un peu trop propret.

Un disque que votre serviteur borné réservera en priorité aux fans de pop rock, power pop ainsi qu’aux nostalgiques de la pop psychédélique du début des seventies.

 

Frog Eyes

Paul’s Tomb : A. triumph

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Trois années après avoir pondu l’excellentissime « Tears Of The Valedictorian », Frog Eyes nous propose son septième opus. Drivée par Carey Mercer, la formation canadienne appartient à cette nouvelle scène, au sein de laquelle on multiplie les projets. Tous les musiciens se connaissent et leur créativité débordante les pousse à tenter de nouvelles expériences. Donc des aventures en parallèle. Pensez à Wolf Parade, Sunset Rubdown ou encore Swan Lake. Un Swan Lake au sein duquel Carey milite, et qui implique Dan Bejar et Spencer Krug. Mercer (NDR : c’est la tête pensante du combo) et sa femme Melanie Campbell constituent la base de Frog Eyes. Et au fil des albums, les collaborateurs circulent. Trop occupé par ses projets alternatifs, Spencer Krug (Sunset Rubdown, Wolf Parade) n’a ainsi pas participé à la confection de « Paul’s Tomb : A. triumph ». Mais malgré ces chamboulements, le style musical est toujours aussi intense et torturé… Une intensité entretenue par le timbre vocal bouleversant de Mercer. C’est même parfois beau à en pleurer. Chaque parole prononcée est vécue comme si c’était sa dernière. La palette d’émotions  explorée par le Canadien est d’ailleurs vraiment impressionnante.

Musicalement, Frog Eyes privilégie les cordes de guitares saturées, stridentes ainsi que les mélodies déstructurées. Pas question ici d’un format couplet-refrain. Trop simple. D’ailleurs les morceaux atteignent régulièrement les 5 minutes. Dont trois, dépassent même les sept ! Mercer déteste les critères préétablis. Il préfère l’aventure. Dans ces conditions, plusieurs écoutes sont nécessaires avant de pouvoir s’imprégner complètement de cet elpee. Et de les apprécier à leur juste valeur. Malheureusement, si « Paul’s Tomb : A. Triumph » s’inscrit dans la lignée de la discographie de Frog Eyes, il faut reconnaître que la musique a quelque peu perdu de sa superbe. Seule la voix de Carey parvient à faire la différence. Mais elle est de taille…

Peter Frampton

Thank You Mr Churchill

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Au moment de commencer cette chronique, un doute affreux m’a traversé l’esprit. Comment notre rédacteur en chef bien aimé peut il demander à l'humble amateur de rock qui écrit ces lignes de critiquer un album de Peter Frampton ? C'est comme si on demandait à un curé intégriste de porter un jugement sur l'œuvre du Tout Puissant. Qui suis-je pour juger ce guitariste, dont le jeu a influencé une grande partie des musiciens que j'apprécie? Par bonheur, et sans doute par compassion pour les ignobles scribouillards dans mon genre, Monsieur Frampton s’est-il, une fois de plus, fendu d’un disque de qualité irréprochable ; et donc, impossible à soumettre à la critique ? Ouf !

 

Pour celles et ceux pour qui le nom de Peter Frampton n’évoquerait pas grand-chose, un petit rappel s’impose. Né en 1950 au Royaume-Uni, cet autodidacte de la six-cordes a fondé, en compagnie du chanteur Steve Marriott (ex-Small Faces), l’un des plus grands groupes de hard rock britannique : Humble Pie (NDR : il suffit de jeter une oreille sur l’incroyable elpee live « Performance Rockin' the Fillmore » pour s’en convaincre). Sa carrière solo, qui commence dès 1972, lors de la sortie de l’opus « Wind Of Change », connaîtra son apogée en 1976, suite à la publication du long playing « Frampton Comes Alive ! », qui est toujours l’un des albums ‘live’ les plus vendus de tous les temps. Outre une pléthore d’enregistrement solo, Frampton a accompagné (sur disque et en concert) un vieil ami de classe : David Bowie et s’est même compromis sur deux LPs de Johnny Hallyday (« Insolitudes » en 1973 et « Rock’n’roll attitude » en 1985). Il embrasse brièvement la carrière d’acteur dans le film « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band », inspiré de l'œuvre mythique des Beatles. Son album instrumental « Fingerprints » a reçu le ‘Grammy Award’ du meilleur album pop instrumental, en 2007.

Comme son nom l’indique, « Thank You Mr Churchill » remercie Winston Churchill d’avoir ramené le papa de Frampton, vivant, de la seconde guerre mondiale. Cet hommage tardif au premier ministre anglais de l’époque sert en fait de prétexte à l’introduction d’une autobiographie musicale. « Thank You Mr Churchill » a été enregistré à Cincinnati dans le home-studio du guitariste-chanteur et mis en forme par Chris Kimsey qui, pour l’anecdote, était déjà le producteur du tout premier effort solo de Frampton. Les deux hommes n’avaient plus travaillé ensemble depuis 30 ans.

Fidèle à son style, Frampton alterne les titres rock, hard rock, les power ballades et le blues. Il assure lui-même les vocaux. Brillamment ! Les parties lead sont magnifiques, mais, après tout, comment pourrait-il en être autrement ?

Varié, technique et bourré de feeling, ce nouvel album est une véritable réussite. Preuve s’il en est que, même après plus de 40 ans de carrière, il est toujours possible d’être au top !

At No Bikini Beach

The New Bikini

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At No Bikini Beach est une formation batave (NDR : issue de Rotterdam, très exactement) née en 2004. Avant de fonder ce combo, les différents musiciens avaient déjà roulé leur bosse au sein d’une multitude de groupes locaux. Arnold Van De Veld, René Van Lien et Bart Hoevenaars souhaitaient concocter une musique instrumentale susceptible de ne pas être taxée de post-rock (NDR : en évitant notamment les crescendos et les plages interminables).

« The New Bikini » constitue donc le fruit de leur concept. Un opus qui se nourrit d’une multitude d’influences. Il y a du rock. Souvent syncopé. Du disco. A l’instar du morceau qui ouvre l’elpee, « Roll to the beach ». Des sonorités orientales. Elles parfument « Arnold vs Marokko ». Du math rock aussi. Sur « Kevin Spacey », par exemple, titre hypnotique au cours duquel les boucles et couches de guitares s’entremêlent et se superposent. Et l’effet est irrésistible. Une des compos les plus réussies. Tout comme « Luchtweerwolf Alarm ». Deux plages, au cours desquelles, paradoxalement, les claviers se révèlent plutôt discrets. Car en général, ils se partagent la part du lion avec les six cordes. Et ce n’est pas toujours une bonne idée ; les synthés dégradant même plutôt les mélodies. Néanmoins, il faut reconnaître que le climat général de l’elpee est plutôt allègre ; d’autant que les tempos sont souvent soutenus. Et puis, il faut reconnaître que les différents instrumentistes sont loin d’être des manchots tout en se révélant finalement audacieux dans leur démarche. Une recherche d’originalité qui mérite donc un coup de chapeau. 

V13

Overlook Hotel

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Cet album est paru en 2009. Il a donc mis plus d’une année pour remonter dans le Nord, et surtout pour entrer en Belgique... Mais l’attente en valait la peine, car cet opus est de toute bonne facture. V13 nous vient de Cannes. Pourtant, cette formation n’est pas du genre à se pavaner sur la croisette. Elle serait même plutôt encline à vomir sur les passants. Les musicos sont d’ailleurs plutôt des disciples du côté obscur de l’existence, plutôt que consommateurs de strasses et de paillettes.

Produit par Serge Morattel (Knut, Shora,…), « Overlook Hotel » constitue le second long playing du combo. Et il ne fait pas dans la dentelle. Dès les premiers accords, on s’en prend plein la tronche. Un démarrage sur les chapeaux de roues, en quelque sorte. L’énergie et la violence alimentent l’expression sonore, sans pour autant négliger les nuances. Les vocaux sont interprétés dans la langue de Voltaire, mais il faut attendre le deuxième morceau pour s’en rendre compte. Certains intermèdes plus paisibles permettent, cependant, au groupe (NDR : à moins que ce ne soit au mélomane) de souffler. Mais c’est pour mieux galvaniser les compos. Au cours desquelles riffs énervés et puissants se conjuguent au martèlement infernal des fûts. On ne sait d’ailleurs plus trop, à cet instant, si on baigne dans le hardcore ou le métal. Une description qui correspond à la première partie de la plaque. C’est-à-dire juste avant le titre à rallonge « Mais ils ne renforcent pas le camp ennemi qui comptait déjà des millions d’imbéciles, et où l’on est objectivement condamné à être un imbécile  ». L’intensité faiblit, mais pas l’efficacité. Les compos sont davantage taillées dans le rock basique. On comprend mieux les lyrics, aussi ; le timbre vocal évoquant même un certain Bertrand Cantat. Caractérisé par son atmosphère sereine, entretenue par un piano et un xylophone, « Pygmation » rappelle même Yann Tiersen. Mais la suite lorgne surtout vers le Noir Désir originel ; c'est-à-dire celui qui sculptait ses compos dans les riffs de gratte sauvages. Que du bonheur !

« Overlook Hotel » aurait largement mérité de figurer parmi les meilleurs albums de 2009. Dans la catégorie pop/rock hexagonal. Pas grave, je le plébisciterai pour l’année 2010 ; et sans aucune hésitation.

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