Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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The Cure
Chroniques

Teho Teardo

Soundtrack work 2004-2008

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Compositeur reconnu et maintes fois récompensé dans son Italie natale, Teho Teardo est un impressionniste musical, apprécié de ses pairs. Ayant participé dans le passé à des projets musicaux en compagnie d’une multitude d’artistes, dont Nurse with Wound, Cop Shoot Cop, Lydia Lunch ou encore Scott Mc Loud (ex-Girls VS Boys), remixé des groupes comme Placebo ou Rothko, sa palette comporte moult nuances, qui par touches répétitives et superposition de couleurs, dessinent le paysage sonore que tel script ou tel autre imprime à son esprit dès la première lecture. Les images n’apparaissant que bien après dans son processus créatif, cette démarche iconoclaste lui permet de créer, de la sorte, un univers nullement influencé par la vision d'autrui. Aquarelles minimalistes aux teintes plutôt sombres, chaque saynète instaure un climax d'une troublante beauté. Piano, cordes et touches électro confèrent à l'ensemble des morceaux choisis, sur ce recueil, une coloration intimiste en harmonie avec la nature même du projet. Fruit de quatre années de travail (entre 2004 et 2008), cette compilation invite notre esprit à voyager sur des terres baignées d'aurores crépusculaires et à naviguer sur des océans de chagrins contenus. Nul besoin d'avoir vu la filmographie à laquelle se rapporte ces titres pour s'imprégner du sentiment général qui s'en dégage. Se suffisant à elle même, la musique de Teho Teardo n'a nullement besoin du support de l'image pour exister. Le fait qu'Ennio Morricone ne tarisse pas d'éloges à son égard ne rendant finalement qu’hommage à ce talent à découvrir d'urgence.

 

The Sword

Warp Riders

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Dès leur premier essai, les Texans de The Sword avaient fait très fort. Un opus asséné sous la forme d’une grosse baffe alliant à la perfection stoner et doom à la Trouble. Sur son troisième effort, le combo transcende ses influences, sur fond de science-fiction et de heavy metal, à la fois moderne et avant-gardiste. Un troisième elpee qui élargit un spectre musical déjà très aride et groovy.

On sait qu’un troisième album est décisif dans la carrière d’un groupe. Il symbolise souvent la maturité et le savoir-faire. C’est le cas de « Warp Riders », le plus abouti des trois travaux. Déjà, la différence est palpable, vu le concours d’un producteur. En l’occurrence Matt Bayles, qui semble avoir tout compris des aspirations du trio. Dès le premier titre, on se sent en territoire connu. Les influences de Metallica et de Black Sabbath sont évidentes. Mais il n’est guère question de plagiat. Lars Ulrich en personne n’est-il pas le premier à clamer que la musique des Texans est comparable à ses formations favorites de la New Wave of British Heavy Metal ? Si bien que The Sword s’est payé le luxe de peaufiner ses nouvelles compos en assurant le support act de Metallica sur une kyrielle de date à travers l’Europe et les States.

En véritable pièce maîtresse, « The Chromancer I : Hubris », s’érige à partir d’une pyramide de riffs assassins, parfois blues, souvent seventies. De toute évidence, « Lawless Lands » apparaît comme un tube en devenir, tandis qu’une énorme surprise s’impose dès les deux premières minutes de « Night City », probablement le titre le plus ambitieux de la courte, mais prolifique carrière de ces héritiers d’Hawkwind, de Black Sabbath et de Blue Cheer. Du gros metal old school ni trop violent, ni trop technique, mais simplement envoûtant.

Goldfrapp

Head first

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Il aurait été intéressant que le duo insulaire Goldfrapp s’explique sur son plongeon opéré dans les eighties. Davantage disco que new wave, d’ailleurs. Après avoir commis quatre albums plus ou moins expérimentaux, drôle d’idée, en effet, de chercher à concurrencer Madonna et surtout Lady Gaga. Paraît que c’est la musique des d’jeuns. Mais faudrait alors que ces mêmes d’jeuns s’intéressent à ce qui a été pondu, il y a trente ans. Malheureusement, le couple n’accorde pas d’interviews, en tournée. Histoire, peut-être d’éluder les entretiens, un peu trop embarrassants… Bref, revenons à nos moutons, et fonçons tête première (NDR : oui, je sais la formule est facile !), au sein de cet elpee.

Neuf titres en une trentaine de minutes. L’opus s’ouvre par le single « Rocket ». Passe encore pour les riffs de synthés pompés sur le « Jump » de Van Halen, mais lorsqu’ils collent à la ligne vocale du refrain, ça me fout les boules. Tout comme sur « I wanna life ». Ringard ! Le disco, votre serviteur n’a jamais trop aimé. Moroder, pas vraiment ma tasse de thé. Même lorsque Debbie Harry y a goûté. Et l’electro-pop « Believer » s’inscrit parfaitement dans ce contexte. Tout comme le kitsch « Alive ». Un peu come lors d’une rencontre entre ABBA et Kylie Minogue, sur fond de bande sonore ‘Flashdance’. Le quatuor suédois invite même Eurythmics sur le titre maître. Enfin, en extrapolant. Et le duo insulaire, à son tour, convie Human League, voire Depeche Mode, sur le sombre « Dreaming ». Là on approche davantage de l’electro/new wave. Comme sur le très atmosphérique « Hunt », hanté par OMD, au cours duquel la performance vocale d’Allison est remarquable, surtout dans le registre falsetto. C’est vrai qu’Allison possède une très belle voix. Sensuelle, éthérée, angélique ; bref, envoûtante. A contrario, le robotique et enlevé, quoique toujours aussi glamoureux, et nonobstant sa rythmique funky, « Shiny and warm », évoque plutôt D.A.F. Manifestement, c’est lorsque Goldfrapp tâte de l’électro/new wave qu’il se révèle le plus performant. Et on en a encore une nouvelle démonstration, en finale, lors de « Voicething », un titre ambient, au cours duquel le chant a cédé le relais aux murmures, onomatopées et soupirs ; un peu dans l’esprit de Laurie Anderson époque « O superman », même si les nappes de claviers lorgnent plutôt vers Vangelis circa « Blade Runner »…

Pas vraiment le meilleur album de Goldfrapp, c’est une certitude. Will Gregory (NDR : c’est le compositeur !), l’autre moitié du tandem, semble s’être contenté du minimum syndical. Il nous doit une revanche… En concert ce mardi 28 Septembre à l’Aéronef de Lille, le lundi 22 novembre 2010 au Trianon de Paris et le lendemain à l’AB de Bruxelles. Mais, il paraît qu’en live, le nouveau spectacle nous en met plein la vue. On vous racontera…

Mièle

Le jour et la nuit

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Encore un nouveau p’tit belge ? Ben oui, notre vivier est décidément inépuisable…

Mièle, c’est d’abord un duo, Stéphane Daubersy et Catherine De Biaso. Un trio même si l’on compte comme membre à part entière Frank Baya, lorsqu’il n’accompagne pas Saule. Auteur d’un album éponyme, quatre ans plus tôt, Mièle nous revient sous un nouveau line up. Et pour cause, il s’est enrichi de deux nouveaux membres : Mika Nagazaki et Cédric Castus. Et nous propose son nouveau bébé… 

Bénéficiant du concours de Lucas Chauvière à la réalisation (Salif Keita, Helena, De la Soul, Tony Allen) et Marc François au mixage (Ozark Henry, Wim Mertens), les compos du quintet sonnent nettement plus pop que celles de leur première réalisation, dont le profil était nettement plus ‘rock’.

Mièle n’a cependant pas changé grand-chose à la formule qui avait si bien fonctionné en 2006 ; et en particulier les textes soignés et les mélodies bien léchées.

Découpés en 10 chansons aux textes frais et fluides, les 35 minutes de cet elpee baignent dans une pop épurée, scintillante et sans artifice. Des textes qui nous parlent d’amours difficiles, du temps qui passe, des rêves qu’on abandonne. Des textes chantés, avec un bonheur égal, par le duo bruxellois.

Une nouvelle leçon d’efficacité nous est encore une fois proposée par un de ces petits groupes belges qui jouent, composent et interprètent leurs réalisations sans complexe et en affichant une grande maturité.

Mièle appartient à cette catégorie d’irréductibles qui soutiennent vaillamment leur pop-rock dans la langue de Molière en proposant une certaine chanson française un peu décalée et complètement indépendante. Et « Le jour et la nuit en est, à nouveau, une belle illustration.

A découvrir et écouter sans modération...

 

Young Guns

All Our Kings Are Dead

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D’après le dictionnaire en ligne (http://dictionnaire.reverso.net), le terme anglais ‘young guns’ correspond généralement aux jeunes hommes énergiques et plein de talent qui empruntent la voie menant au succès. Young Guns semble donc constituer un patronyme adapté à ce quintet originaire de High Wycombe (NDR : une ville située entre Oxford et Londres). 

Aucun doute possible sur leur jeunesse ; la pochette du Cd nous dévoile cinq jeunes adultes, à peine sortis de l’adolescence et au look très ‘branché’. Energiques ? Des gamins qui jouent une musique nourrie au punk rock mélodique et au metalcore, il ne manquerait plus qu’ils ne soient pas énergiques. Plein de talent ? La qualité de « All Our Kings Are Dead » semble vouloir le prouver. Sur la voie du succès ? Il est déjà démontré, en tout cas, au Royaume-Uni, où le pressage initial de « Mirrors », le premier Ep autoproduit en 2009, s’est écoulé à la vitesse de la lumière tandis que la seconde édition a atteint le chiffre enviable des 7 000 exemplaires vendus. Le succès de ce disque qui a permis à Young Guns de se produire, en 2009, sur des festivals anglais importants tels que le Download ou le Sonisphere, lui a aussi valu d’être élu ‘Best British Newcomer’ par les lecteurs de Rock Sound et ‘Best New Band’ par ceux de Kerrang.

Vous l’aurez compris, les Young Guns sont jeunes, et pratiquent de la musique jeune destinée à un public jeune. Dans un style un peu similaire à celui de leurs compatriotes des Lost Prophets, ces ‘jeunes canons’ mélangent les refrains ultra-accrocheurs de la punk pop californienne aux riffs décapants du neo métal et du metalcore. Gustave Woods, le vocaliste, dispose d’un organe qui lui permet de passer des vociférations punk rock à un style plus posé, parfois proche de celui de Bono (U2).

« All Our Kings Are Dead » devrait faire le bonheur des rockers de tous poils, punkoïdes ou métallovores, pour autant qu’ils n’aient pas encore atteint la majorité légale. 

Woom

Muu’s way

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Sarah Magenheimer et Eben Portnoy ébauchent des bribes de chansons comme certains bricolent le dimanche. Fabriqués à l’aide de bouts de ficelles, leurs morceaux ont l'aspect fragile d'un cadeau de fête des mères ou pères. Des intentions touchantes et pleines de bonne volonté. Principalement porté par la voix de la partie féminine de ce duo d'Oakland, l'album dégage un sentiment de légèreté un peu désuet. L'ensemble est certes assez agréable à écouter, mais lorgne, parfois, un peut trop du côté de The XX, et surtout n'arrive pas vraiment à trouver ses marques sur la longueur. Certes, circonstanciellement, quelques jolies harmonies vocales agrémentent l'ensemble, laissant un sentiment de plénitude, mais l'ennui reste tapi non loin. Les motifs de « Under Muu » constituant, à mon sens, la plus belle réussite de cet elpee. Parcouru par son sample de saxophone fondant, cet interlude musical d'une splendide douceur mérite à lui seul l'attention. Pour le reste, on épinglera des titres comme « Back in », et « Backwards Beach » en ouverture. Et d'effacer de notre mémoire le très anecdotique « OK ».

Pas un mauvais album, mais on aura tôt fait de l'oublier.

Issa Sow

Doumale

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De son vrai nom Issa Mbaye Diary Sow, l’acteur principal de « Doumale » est un joueur de riti, aussi appelé nianiooru, qui est une sorte de violon sénégalais à une corde, dont la caisse de résonance est faite d’une calebasse couverte de peau. Issa Sow était berger lorsqu’il s’est essayé au riti, dont jouait son oncle. La solitude lui permettant d’y consacrer du temps, il a décidé, un jour, de vouer sa vie à la musique, et est parti pour la capitale.

Dans les années 80, il s’installe donc à Dakar, où de fil en aiguille, il devient joueur de riti pour l’Orchestre national du Sénégal. Outre cette expérience, riche en voyages et rencontres, Issa Sow collabore avec de grands musiciens sénégalais tels Baaba Maal et Youssou N’dour. nstallé depuis 2000 dans la capitale belge, Issa Sow a rencontré le violoniste flamand Wouter Vandenabeele. Après de fréquentes collaborations entre les deux artistes, ils ont enregistré ensemble « Doumale », soit le premier album d’Issa Sow. Un groupe de violonistes l’accompagne, ainsi que sur la tournée de promotion du disque. Les concerts accordés à Bruxelles, Anvers, Gand, ont rencontré un franc succès. ‘Le Riti est un instrument qui captive le public belge. A la fin de chaque concert les gens, fascinés, viennent toucher l'instrument’ raconte Issa Sow.

Dans ses chansons, expliquées en français dans le livret, Issa Sow, l’homme aux cheveux gris, aborde des thèmes aussi variés que la vie des bergers, la nature, l’immigration, l’amitié, la vérité. Inspiré de la musique traditionnelle peuhle, musique rituelle, qui joue des répétitions, reposante, le disque commence sur des gammes orientales. Cinq chanteurs ouest-africains dont Malick Pathé Sow sont invités, toujours accompagnés par l'archet peuhl mais également par une kora, une guitare et diverses percussions. L’ensemble de cordes flamandes est composé de nombreux violons, d’une poignée de violoncelles et d’un alto. Suite à cette énumération, on pourrait s’attendre à un orchestre puissant, mais chaque instrument sait se faire discret ; le riti et la voix demeurent sur le devant de la scène.

Harper Simon

Harper Simon

Écrit par

Harper c’est le fils de Paul. Oui, oui, celui qui avait aligné des hits planétaires en compagnie d’Art Gardfunkel avant d’entamer une carrière solo. Harper a beaucoup de talent ; et manifeste une même aura que son père. Ce chanteur/compositeur/arrangeur a quand même 40 ans. Ce qui lui permet d’afficher une grande maturité, tout au long de cet elpee. Faut dire aussi, que ce prodige est parvenu à s’entourer de solides collaborateurs. Issus de tas de milieux musicaux. Dont Lloyd Green (pedal steel sur « Sweetheart Of The Rodeo » des Byrds), Gene Christman (drumming sur « Natural Woman » d’Aretha Franklin) et même son légendaire paternel. Un disque dont les sessions se sont déroulées entre Nashville, New York et Los Angeles.

La musique de Harper évolue quelque part entre folk, pop et americana. Elle agrège parfaitement expérience et poésie. Sur cet opus éponyme, on a l’impression qu’il cherche à rendre hommage aux grands classiques de la musique américaine. Un voyage opéré à travers son histoire. Depuis les 50’s à nos jours. Harper se réserve la guitare et signe toutes les ballades ainsi que les arrangements. Mais en assumant complètement l’image du ‘fils’ de Paul Simon, nonobstant un potentiel digne de son paternel, il ne parvient que trop rarement à faire la différence. Notamment à cause de la voix. Trop proche de celle de Simon. A tel point que parfois on est troublé par la ressemblance. Et c’est là que le bât blesse. Dommage, car la qualité est au rendez-vous ; mais à l’instar de Sean Lennon, deux gars de la même génération, il n’est pas évident d’être le fils d’une star. Et l’âme du père, qu’on le veuille ou non, hante bien trop la mise en forme.

 

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