Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Chroniques

Best Coast

Crazy For You

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Si vous êtes attentif aux hypes, et en particulier celles et ceux qui alimentent la scène indie californienne, vous ne pouvez passer à côté de Bethany Consentino. Elle est âgée de 23 ans. Et c’est la nouvelle coqueluche locale. Egérie de la marque Converse, aux côtés du rappeur Kid Cudi et de Rostam Batmanglij de Vampire Weekend (NDR : le morceau enregistré pour la marque américaine est disponible sur http://www.myspace.com/beastycoasty) et petite amie de Nathan William de Wavves, la blonde a de quoi énerver. Mais voilà. Que ce soit au sein de son ancien groupe de psyché-folk Pocahaunted ou de son nouveau projet Best Coast, la jeune fille est irrésistible. D’un point de vue musical, bien entendu (NDR : la demoiselle à d’autres atouts, mais limitons-nous au sujet qui nous préoccupe).

« Crazy For You » est tout simplement le rayon de soleil qui nous manque en ce début de mois d’août pluvieux. Cet opus est le disque parfait pour devenir votre compagnon durant cet été (même si celui-ci semble plus que compromis). L’artwork annonce d’entrée la couleur. Ce premier album (NDR : avant de le publier, elle avait commis plusieurs Eps) sent la Californie et la fraîcheur à plein nez.

Soutenue par son ami Bobb Bruno (NDR : et en live par la drummeuse des Vivians Girls, Kickball Katy), Best Coast appartient à cette nouvelle scène qui mêle allègrement surf, rock, garage rock et lo-fi, tout en puisant son inspiration aussi bien chez les Beach Boys que Sonic Youth. Pensez à Vivians Girls (of course !), Dum Dum Girls ou encore Surfer Blood. Découpé en 13 morceaux, « Crazy For You » ne dure que 23 minutes. Mais elles se révèlent particulièrement vivifiantes. La chanteuse déborde d’énergie et sa voix se fond parfaitement dans les sonorités shoegazing de la guitare. Les mélodies sont contagieuses. Les thèmes abordés dans les lyrics sont légers : les petits amis, la vie. Rien de bien philosophique donc. Et c’est justement ce qu’on aime chez Best Coast. Pas besoin de se casser la tête. Les morceaux passent d’une seule traite.

Bethany Cosentino démontre sur cet elpee qu’elle est davantage qu’un(e) hype. Cet opus est un véritable bain de jouvence. Vous êtes déprimés ? A cause du temps. Je vous comprends. Ah, et vous n’arrêtez pas d’écouter « I See The Darkness » de Bonnie Prince Billy. Envie de retrouver un peu de punch et de bonne humeur ? Changez un peu de disque. Ce « Crazy For You » devrait vous regonfler le moral…

 

Various Artists

Walter Gibbons, Jungle Music

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Pionnier de la scène disco, le DJ et producteur Walter Gibbons a gagné respect et notoriété au cours 70’s et 80’s. A cause d’une collection remarquable de remixes. Résident du mythique club newyorkais Galaxy 21, il est parvenu à faire exploser le disco underground. Tout comme son ami François K (Kevorkian) ou encore David Mancuso. Et son style si personnel est devenu une référence incontournable auprès d’une multitude de DJs ; parmi les plus notoires, on peut d’ailleurs citer Francky Knuckles ou encore Larry Levan. Victime du SIDA, Walter est décédé en 1994.

Le label teuton Strut a décidé d’immortaliser quelques uns de ses plus grands remixes sur une double galette plus qu’essentielle. « Jungle Music, Mixed With Love : Essential & Unreleased Remixes 1976-1986 » regorge de tubes transformés en or depuis que le Newyorkais y a posé sa griffe. Au cours de sa brève existence (il s’est éteint seulement à 40 ans), Gibbons a retravaillé des tubes disco, expérimentations qu’il traduisait en allongeant les versions originales (souvent de plusieurs minutes) afin de les rendre plus hypnotiques. En outre, il y ajoutait des percussions, des breaks et des boucles toutes aussi flamboyantes les unes que les autres. Gibbons a ainsi marqué de son empreinte, l’histoire des clubs où la consommation d’acide et la défonce sur fond de dance music étaient devenus des rituels au sein de la Grosse Pomme.

La plupart des compos ont été prélevées de 12inches originaux. Puis remasterisées. La nouvelle mouture du « It’s Better Than Good Time » de Gladys Knight est splendide. Gibbons l’a enrichie de lignes de basse élastiques, de cuivres et de beats profonds. Gorgé de BPM, le « Magic Bird Of Fire (Fire Bird Suite) » du Salsoul Orchestra baigne dans une certaine forme d’exotisme. Mais un exotisme hallucinogène qui s’étale sur plus de 6 minutes. Impossible de rester de marbre à l’écoute de cette plage. Mais la plus grande surprise procède du « See Through » d’Arthur Russel. Un remix inédit mais brillant. Minimaliste aussi ; parcouru de micro beats et invitant un violoncelle imprévisible. Le digipack recèle des photos uniques ainsi qu’une biographie écrite par Tim Lawrence, déjà l’auteur de celle d’Arthur Russel, « Hold On To Your Dream ». Une belle famille en somme ; et surtout un disque à se procurer sans hésiter !

Lisbee Stainton

Girl on an unmade bed

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Comme il ne sert à rien de s’étendre trop longtemps sur ce qui n’en vaut pas la peine, nous serons brefs. « Girl on an unmade bed » de Lisbee Stainton est un disque de pop anglo-saxonne, composé d’une majorité de titres lents, ponctué de quelques morceaux plus pêchus. Soutenue par des musiciens pas si mauvais (cordes, carillon, batterie, claviers), sa voix réitère les attaques gémissantes, technique que l’on a l’habitude d’entendre chez les chanteuses pop. Les légers vibratos succèdent à ‘l’effet resserrage de gorge’, pour une ambiance fifille à sa maman. Lisbee, gentille comme un battement de cils, sage comme une image, a pourtant le vent en poupe. Aux Etats-Unis et en Angleterre, elle passe à la radio et fait les choux-gras des magazines. L’un de ses morceaux a même été choisi pour la journée de la paix des Nations unies, c’est dire.

‘Lisbee, la rose anglaise à la guitare à huit cordes’ peut-on lire dans le dépliant de promotion. Alors, là, les huit cordes, il faudra que l’on m’explique. Car à l’oreille, je n’entends pas la différence par rapport aux six cordes habituelles. Quant à la comparer à une rose insulaire, il faudrait plutôt replacer cette image dans le contexte d’un jardin anglais. Bien taillé, rien ne dépasse, et il y a même des jolies petites allées pour ne pas piétiner les plates-bandes…

En même temps, ce n’est pas comme si nous n’étions pas prévenus : la pochette du disque, dessinée par Lisbee herself, laissait présager d’ennuyeuses complaintes adolescentes. Un cœur rouge pendouillant au bout d’une canne à pêche, et le titre : une ‘fille sur un lit défait’… tout est dit !

Même si certains morceaux plus rigolos égaient un tantinet l’ennuyeux paysage, il faut bien reconnaître que l’ensemble du disque paraît sortir tout droit du dessin animé de Cendrillon. Un monde tout rose parsemé de gentils être humains, où l’on pleure quand même un peu lors des tracas amoureux. Mais où Lisbee vit-elle ? Dans une barbe à papa ?

Roman Candle

Oh Tall Tree in the Ear

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Cet elpee est paru, il y a un peu plus d’un an, aux States. Et Fargo, vient judicieusement de le publier chez nous. Il est bien dommage d’avoir attendu si longtemps pour écouter cet opus, car il est de toute bonne facture. En outre, cet ensemble issu de Chapel Hill (NDR : c’est en Caroline du Nord) constitue une belle découverte de rock indie US. On se demande d’ailleurs combien de groupes du style militent encore, dans le Midwest américain, au sein de ce relatif anonymat.

Fondé par les frères Matheny (Skip et Logan), Roman Candle est né en 1997. Un trio qui implique également l’épouse du premier cité, préposée au piano et autres claviers. Toute la famille a cependant émigré à Nashville, en 2008.

En général, les compos de cette formation sont sculptées dans un style sudiste, ma foi fort classique : harmonica, orgues Rhodes, guitare acoustique, Farsifa, … Roman Candle n’oublie aucun ingrédient nécessaire à son artifice (= Roman Candle !) sonore. Rock conventionnel (« A Hearbeat ») et americana font donc ici bon ménage. Un peu comme si le combo avait trouvé le chaînon manquant entre Jayhawks et Wilco. On a aussi droit à des ballades acoustiques, à l’instar de « Big Light ». Les mélodies sont superbes (morceau délicieusement vintage, « Why Modern Radio is A-Ok » est un hit FM potentiel), les lyrics profonds et le timbre vocal de Skip est aussi puissant que chaleureux. Leurs prestations scéniques seraient épatantes. Interprétées en ‘live’, leurs compos seraient d’ailleurs bien plus percutantes. Ce qui explique sans doute pourquoi, le band a été invité à assurer les premières parties de The Soundtrack of Our Lives, Wild Beasts et Iron and Wine. « Oh Tall Tree in the Ear » constitue déjà le troisième album de Roman Candle. Et si vous appréciez ce style, vous ne pouvez passer à côté de cette plaque. Fargo a encore eu le nez creux…

 

Rollerball

Two Feathers

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Signé chez Wallace Records, Rollerball fait un peu office de mouton noir dans la bergerie. On se demande quand même comment ce trio américain (NDR : issu de Portland, très exactement) est parvenu à signer chez le label indépendant milanais. Car si la musique manifeste certains aspects expérimentaux, elle est tout à fait abordable, et évolue à des années-lumière des combos punks transalpins comme Bachi Da Pietra, R.U.N.I ou X-Mary, qui sévissent au sein de cette écurie.

« Two Feathers » constitue leur quatorzième elpee. En 15 années de carrière, on peut affirmer que la formation n’a pas chômé. Malheureusement, cette productivité ne leur a jamais permis de se faire une place au soleil. L’expression sonore de Rollerball évolue quelque part entre prog, jazz (NDR : la présence du saxophone n’y est pas étrangère), pop, psychédélisme et musique gothique. Quant à la voix de Mae, elle me rappelle plutôt celle de Beth Gibbons (Portishead). Tout au long de l’elpee, les claviers dominent le sujet. Circonstanciellement, des percussions tribales communiquent une belle énergie aux compos. A l’instar de l’excellent et aventureux « Say It ». A contrario, certaines compos embrassent un format plus pop. Et je pense tour particulièrement à « Split Pea » et « Aquapipe Netarts ». Bref, un opus bien sympathique, mais malheureusement très peu susceptible de toucher le grand public…

Joshua Radin

Simple Times

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« Simple Times » constitue le deuxième elpee de Joshua Radin. Il était paru aux States en 2008. Le natif de l’Ohio bénéficie donc enfin d’une sortie officielle, sur le Vieux Continent, de cet opus, alors que la publication du troisième « The Rock and the Tide » est prévue pour cet automne. En fait, cette initiative est dictée par la mini-tournée européenne qu’il entamera en octobre, et qui transitera par l’Ancienne Belgique, le 10 du même mois.

Agé de 35 balais, ce songwriter plutôt mainstream est surtout notoire pour son répertoire folk. Un répertoire dont les chansons hyper mélodiques, plutôt simples, légères et parfaitement mises en forme sont aussi très accessibles. Les compos réunies sur « Simple Times » ont ainsi servi de B.O. aux histoires d’amour de ‘Grey’s Anatomy’, des ‘Frères Scott’ et de ‘Scrubs’… Pas vraiment de quoi en faire un plat. Bien sûr, Joshua est beau, riche, acteur et chanteur. Il a aussi une voix douce, sensuelle ; mais perso, ses gentilles ballades ne m’accrochent pas. A contrario, je suis convaincu qu’elles plairaient à ma petite sœur ou même à ma grand-mère. Mais si, c’est lui qui interprète ce fameux tube « I’d Rather Be With You »… Ben le reste, sur ce « Simple Times », est de la même trempe. Des mélodies vite mémorisées, puis vite oubliées. On épinglera quand même deux jolis duos. Le premier en compagnie de Meiko sur « Sky » et l’autre de Patty Griffin pour « You Got Groing Up To Do ». Le disque parfait à écouter en voiture, pour ne fâcher personne de la famille, quand on part en vacances. Cette pâle copie d’Elliott Smith (NDR : dont il a récupéré le producteur, Rob Schnapf) est à réserver en priorité aux fans de Jack Johnson et de Pete Yorn.

Ben Sollee & Daniel Martin Moore

Dear Companion

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Lorsqu’on est chroniqueur, rien de tel d’apprendre qu’une prévision se concrétise. Surtout quand elle est favorable. Suivant ce que j’avais présagé, il y a quelques mois, tout particulièrement en consacrant quelques lignes à son dernier elpee solo, (« Learning to Bend »), le violoncelliste folk Ben Sollee jouit enfin d’une certaine reconnaissance…

Quel plaisir donc de le retrouver sur un nouvel opus, édité pour la circonstance chez Sub Pop, dont il assure la paternité en compagnie de Daniel Martin Moore, un guitariste folk tout aussi doué.  

« Dear Companion » propose des compos trempées dans l’americana et le bluegrass. Des morceaux dont l’authenticité et la profondeur transpirent le Kentucky sudiste. Pourtant, les deux acolytes prennent bien soin de ne pas s’enfermer dans la tradition. Si les mélodies sont agréablement surannées, elles ne virent jamais au revivalisme. Ce qui explique sans doute pourquoi leur musique est considérée comme néo folk. Dan et Ben se partagent l’écriture des chansons de ce « Dear Companion ». Leurs voix souvent alternées sont pourtant très complémentaires. Le climat ambiant est doux, raffiné, parfois jazzyfiant. Cher à Andrew Bird, le picking se taille la part du ‘bison’ ; mais les banjos ont également leur mot à dire. Les arrangements sont sophistiqués. Faut dire que la production a été confiée à Jim James, un autre natif de Kentucky, et surtout le célèbre leader de My Morning Jacket ; à mon humble avis, la mise en forme est néanmoins parfois un peu trop lisse. Au sein du tracklisting, j’épinglerai cependant le bouleversant et intimiste « Only a Song », caractérisé par de superbes lyrics, « This is only a song, it can’t change the world » également, ainsi que les plus allègres « Dear Companion » et « Something, Somewhere, Sometimes », qui lorgnent vers le Ben Harper des débuts.

Tout en manifestant une pointe de conscience politique bienvenue, Ben Sollee et Daniel Martin Moore sont des artistes dignes de leur maître, Andrew Bird. A cause de leur musique, tout d’abord. Et puis de leur engagement écologique. La vente de cet opus est destinée à récolter des fonds pour aider les associations qui s’opposent à l’implantation des compagnies charbonnières, dont le seul but est d’exploiter –honteusement– les montagnes des Appalaches… Digne de Guthrie ! Cet album ne changera pas le monde, mais il est très susceptible d’apporter sa pierre (NDLR : de houille ?) à l’histoire de la musique américaine. Et ce n’est déjà pas si mal…

Vincent Ségal & Ballaké Sissoko

Chamber Music

Écrit par

Composer une macédoine à base d'instruments issus de traditions différentes, c’est tendance, mais le résultat n’est pas toujours garanti, surtout lorsqu’elle se limite à accumuler les influences et les ingrédients (imaginez un couscous incorporé à un hachis Parmentier, agrémenté de morceaux d’ananas). Le parti pris par Vincent Ségal et Ballaké Sissoko est plus prudent, car il se limite à agréger deux instruments : un violoncelle et une kora (cet instrument d'origine mandingue qui s'apparente à une harpe). Mais plus audacieux aussi, car, dans un tel dépouillement, aucune sauce d’artifices ne se charge d'associer les deux univers.

Ce disque est né de la collaboration entre deux amis qui se sont patiemment apprivoisés, tels le renard et le Petit Prince. Ballaké Sissoko, tout d’abord. Né pour ainsi dire d'une kora (puisque son père et son grand père étaient eux-mêmes des joueurs de kora), ce grand nom de la musique malienne a apporté sa collaboration à moult griots et chanteurs. Vincent Ségal, ensuite. Ce violoncelliste notoire a forgé son expérience auprès d'artistes comme M, Cesaria Evora et Malik Mezzadri de Magic Malik, pour ne citer que les plus célèbres ; il est également membre fondamental du groupe Bumcello.

Reposant, le son créé par Ségal et Sissoko a été enregistré de nuit, et s’y prête particulièrement bien. On s’imagine sous les étoiles, dans un village d’Afrique. Deux amis discutent à voix basse, assis dans des fauteuils, les yeux rivés dans le ciel. Nul bruit alentour, pas de lumières. Le temps est une chimère. Et les deux compères, à l’aide de leurs instruments en guise de mots, refont le monde. Les deux cultures millénaires parviennent à s’entendre, à trouver une langue commune, et parfois la limite entre kora et violoncelle s’estompe, lorsque Ségal pince les cordes comme Sissoko. C’est une harpe de plusieurs octaves, jouée simultanément aux doigts et à l’archet, par quatre mains sages.

Les deux musiciens discutent avec l’aisance de ceux qui se connaissent depuis toujours. Musique nocturne, elle est aussi désertique. Ses silences sont des respirations, ses mélodies parlent et apaisent l’âme. Aucun soubresaut ne pointe à l'horizon.

Contrairement à l’expression sonore de Bumcello, dont le beat vitaminé est bien de notre époque, « Chamber Music » propose une musique expérimentale certes, mais séculaire. Ce disque est plus intimiste, comme produit en retrait du monde. C'est peu dire que le métissage entre la musique classique occidentale et la musique traditionnelle africaine est ici réussi. Il faudrait plutôt parler d'une harmonie mystérieuse, qui, si l'on se laisse bercer, nous fera passer une nuit à la belle étoile.

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