Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Gary Numan
L7
Chroniques

Holly Throsby

A Loud Call

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« A Loud Call » constitue le troisième elpee de la chanteuse/pianiste/guitariste/compositrice australienne. Pour enregistrer ce disque, Holly Throsby a reçu le concours de toute une série d’invités, dont son fidèle groupe The Hello Tigers, c’est-à-dire Bree van Reyk (drums, accordéon, glockenspiel, claviers) et Jens Birchall (violoncelle, basse, mandoline).

Après avoir concocté un premier opus très confidentiel en 2004 (« On night »), quasiment fabriqué secrètement et en ‘autarcie’, elle embraie par « Under the town », deux ans plus tard. Pour la circonstance, Holly Bree et Jens se partagent tous les instruments. Elle se fait cependant également aider de Tony Dupé qui apporte sa précieuse collaboration aux cordes, aux cuivres et à la production.

Pour ce troisième cd, elle a fait appel à Mark Nevers qui a enregistré une grande partie de l’album au sein des studios de Nashville. Néanmoins, la partie cordes et cuivres reste l’apanage de Tony, resté au pays.

Onze titres composent ce joli disque caractérisé par une musique pop soignée. Les guitares sèches sont très présentes, les cordes accompagnent élégamment la voix très légèrement rocailleuse de Hooly. De superbes ballades, bien léchées, entrecoupées de temps à autre (NDR : très rarement, si vous préférez) de titres plus rock (« A Heart divided », « One of you for me ») se succèdent tout naturellement (NDR : et sans le moindre heurt) sur les 40 minutes de cette plaque. Bref, une œuvre agréable susceptible de vous procurer un réel moment de plaisir musical et surtout de vous communiquer un sentiment d’apaisement.

Parmi les quelques ‘guests’ intéressants qui ont participé à la confection de cet album, on épinglera la présence de Bonnie 'Prince' Billy, Sarah Blasko, Glen Hansard (The Swell Season), Jack Ladder, New Buffalo, Hayden et Andrew Bird.

 

The Disciplines

Smoking Kills

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The Disciplines, c’est l’escapade garage rock norvégienne de Ken Stringfellow, l’un des ex-leaders du groupe power pop américain The Posies. Bien que relativement discret de ce côté-ci de l’Atlantique, la formation yankee a rencontré un certain succès commercial aux Etats-Unis. Et notamment ses albums « Frosting on the beater » et « Dear 23 ». Le groupe en a édité 8, entre 1988 et 2005 ; il a même vu deux de ses chansons intégrées dans le système d’exploitation de Windows Vista. Depuis 2008, le chanteur/guitariste américain vit en Europe où il s’est associé à trois anciens membres du groupe pop norvégien Briskeby, pour former The Disciplines.

Heureusement, pour les rockers que nous sommes, Ken et ses amis nordiques ont eu la bonne idée d’enregistrer un Cd sis à mille lieues du rock indie mollasson des Posies ; et à une distance encore plus conséquente de la pop rock ultra commerciale commise par Briskeby. En effet, « Smoking Kills » est un excellent disque de garage rock (mélodique).

Titre d’ouverture, « Yours For The Taking » déboule à toute allure. La basse est agressive. La guitare réverbère un son vintage. Les vocaux de Stringfellow son tapageurs ; mais il les rend parfois hésitants à la manière de Roger Daltrey (NDR : pensez au « My Generation » du Who). Cette chanson est un tube rock en puissance et probablement un des meilleurs morceaux de l’album. « Wrong Lane » et « Get it right », les deux plages suivantes, sont du même acabit.

La musique des Disciplines lorgne tour à tour vers les Kinks, les Stooges et même les Rolling Stones (« I got Tired »). « There’s a law » s’inspire cependant davantage des Hives voire de Nirvana. Le garage rock du combo américano-norvégien s’avère cependant suffisamment mélodique pour ne pas uniquement s’adresser aux aficionados du rock le plus dur.

L’album a été très bien accueilli en Norvège, à sa sortie, durant l’été 2008. Le single « Oslo » (NDR : qui n’est pourtant pas le meilleur titre du Cd) a été diffusé toutes les heures (en heavy rotation) pendant 18 semaines, sur les ondes nationales norvégiennes.

« Smoking Kills » paraîtra chez nous début septembre. Il risque bien d’être la bonne surprise de la rentrée.

Natasha St Pier

L’esprit de famille

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Elle n’a toujours que 28 ans, mais vient déjà de sortir son sixième album. Un disque pour lequel elle a reçu le concours de Pascal Obispo. Non content d’avoir assuré la production et de signer quelques chansons, il a participé activement aux sessions d’enregistrement. On le retrouve ainsi tantôt aux guitares, aux chœurs ou au piano. Sa griffe est facilement reconnaissable et donne un cachet plus dynamique à la jolie voix de Natasha sur quelques trop rares morceaux.

Dans la lignée des Hélène Ségara, Lara Fabian et consorts, Natasha St Pier chante l’amour. Surtout ! Elle se risque quand même à quelques textes plus autobiographiques. Les plus aboutis. L’amour, omniprésent tout au long du disque, embrasse différents thèmes : le couple, l’amour déçu, la famille, la plénitude… Découpé en 11 plages, l’elpee va (NDR : hélas ?) à peine au-delà des 40 minutes. Pour un contenu qui ne m’a guère enthousiasmé. Car le ramage est bien inférieur au plumage !!! Evidemment, de ce constat, les fans de la jolie Canadienne n’en ont cure et il ne les empêchera certainement pas d’écouter la belle avec délectation…

 

Cardamome Trio

Calligraphie

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‘Trio’, donc trois ! Qui sont-ils, d’où viennent-ils, que font-ils ? Commençons par le commencement. Le line up réunit trois musiciens de formation classique. C’est-à-dire la violoniste Chikako Hosoda, le violoncelliste Sébastien Walnier et le pianiste Harold Noben qui signe également toutes les compositions. Liégeois d’origine, Harold et Sébastien font toutes leurs ‘gammes’ au conservatoire de Liège. La violoniste nipponne rejoint la principauté en 2000 et intègre à son tour l’établissement ‘royal’.

L’envie de composer d’Harold le pousse à s’entourer et c’est donc tout naturellement qu’il contacte ses deux futurs ‘complices’ afin de mettre sur disque ses créations originales. Ils forment ainsi le Cardamome Trio et sortent leur premier opus « Calligraphie »

Acoustique, cet elpee est découpé en sept plages, sept ballades instrumentales qui voyagent au sein d’un univers sonore partagé entre classique, jazz et world. Un concept bien personnel, très diversifié et apaisant. Les meilleurs moments pour écouter cette musique ? En travaillant au bureau, comme fond sonore lors d’un repas ou lors d’une envie d’évasion, de solitude ou tout simplement pour le plaisir d’écouter ‘autre chose’…

 

Discovery

LP

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Projet loufoque initié par Rostam Batmanglij, claviériste et producteur de Vampire Weekend, et Wes Miles, figure de proue de Ra Ra Riot, Discovery délivre un premier essai déconcertant. Le duo a manifestement décidé de prendre les fans de leurs formations respectives à contre-courant. Tandis que Jay-Z clame haut et fort à qui veut l’entendre que l’autotune est mort et enterré, Discovery balance une œuvre presque entièrement consacrée à la technique qui a renfloué les caisses de Daft Punk (« One More Time ») ou encore Kanye West (« Love Lockdown »). Batmanglij et Miles mettent également à l’honneur le synthé vintage qu’ils fusionnent sans gêne, aucune, à une dose limite de R’n’B et de Hip Hop.

Il fallait oser, mais le duo parvient à garder le cap et à produire une œuvre contemporaine et cohérente. Le projet est d’ailleurs appuyé par la présence d’Ezra Koening (Vampire Weekend) et Angel Deradoorian (Dirty Projectors) qui prêtent leurs cordes vocales aux divagations de leurs camarades. Divagations qui laissent par moment un peu trop perplexes (la reprise inutile des Jackson 5 rebaptisée « I Want You Back (In Discovery) ». « LP » constitue un délire bon enfant, à apprécier avec beaucoup de modération. Un bon conseil aux allergiques du R’n’B et de l’autotune : éloignez vous de cette plaque.  

 

Passion Pit

Manners

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Avant de constituer un quintet, Passion Pit était avant tout le projet très personnel de Michael Angelakos. Au départ, « Chuck Of Change », son premier Ep, n’était en effet destiné qu’aux oreilles de sa dulcinée. Celle-ci n’a évidemment pas manqué de partager l’original cadeau de Saint-Valentin avec tout son entourage. Le projet a ainsi fait son petit bonhomme de chemin et, très vite, Angelakos s’est entouré de quatre camarades de route avant d’être enrôlé par Sony et de créer le buzz sur la toile en concoctant « Manners », son premier elpee.

Emmené par l’inévitable single « Sleepyhead », déjà présent sur l’Ep « Chuck Of Change », « Manners » est entièrement construit autour de sons de synthés et de boîte à rythmes qui servent essentiellement à souligner la voix d’Angelakos. Celle-ci n’a pas grand chose de spécial en soi mais parvient à plonger l’auditeur dans son univers fantaisiste de la troupe et le garder en haleine tout au long de l’œuvre. Les chœurs enfantins du génial « The Reeling » ou « Let Your Love Grow Tall » ajoutent une petite touche de magie plus que bienvenue. Mais comme pour toutes les formations émergeant d’un buzz, on attendra la suite avant de crier au génie…

White Denim

Fits

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« Fits » constitue le troisième opus de White Denim. Pas facile de s’y retrouver dans leur discographie, puisque le tout premier, « Workout Holiday », était destiné au Vieux Continent, alors que le deuxième, « Exposion » était réservé aux States. Ces deux premiers opus sont d’ailleurs parus en 2008. Ces disques sont passés complètement inaperçus pour le mélomane lambda. Par contre, la presse spécialisée a vivement acclamé ces sorties. Douze mois plus tard, le trio texan (NDR : d’Austin, très exactement) nous propose donc son troisième elpee. 

A l’instar du précédent opus, la musique de White Denim agrège une multitude de styles. Depuis le jazz au punk, en passant par le funk, la country, la bossa nova, le garage, le folk, la country, le psychédélisme et le rock. Et la liste est loin d’être exhaustive. En fait, en douze plages, la formation parvient à revisiter quatre décennies de l’histoire du rock. Depuis Woodstock, pour être plus précis ! Hanté par le spectre de Jimi Hendrix, « Radio Milk How Can You Stand It » en est probablement la plus belle illustration. Et puis, les fantômes de Jim Morrison, Nick Drake, John Bonham, Syd Barrett, Fred ‘Sonic’ Smith ou encore Elliott Smith rôdent également tout au long de l’œuvre. Thom Yorke, également. Mais lui est encore vivant. Tout comme Rocky Erikson. Mais bon, là c’est pour lui renvoyer l’ascenseur…

Sur chaque plage, White Denim parvient à créer un univers spécifique, sans pour autant nuire à l’homogénéité de l’opus. Une performance sans doute due à la maîtrise technique et au talent des musiciens. Tant le bassiste Steve Terebecki (NDR : ex-Peach Train) dont la dextérité sur sa quatre cordes est absolument stupéfiante (NDR : « Start To Run » en est sans doute le plus bel exemple) que le batteur Joshua Block, dont la souplesse du drumming élargit considérablement le style du combo. Dynamisé par des percus latino vivifiantes, « El Hard Attack DCW YW » constitue un bel aperçu de sa virtuosité. Reste alors au chanteur/guitariste James Petralli à apporter la touche finale aux compos. Et ma foi, il y parvient sans rencontrer la moindre difficulté. En se posant même comme la pièce fédératrice du band.

A découvrir absolument ! Et surtout à ne pas laisser végéter dans la zone crépusculaire de l’underground.

 

Bowerbirds

Upper Air

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« Upper Air » constitue le second elpee de Bowerbirds, un combo issu de Raleigh (NDR : c’est en Caroline du Nord). Il fait suite à « Hymns For A Dark Horse », paru en 2007. Alors que leur précédent opus souffrait d’une longueur excessive ou s’égarait dans une certaine confusion, celui-ci se limite à 10 plages. Et c’est un véritable soulagement ; car la créativité a été bien mieux canalisée, rendant les compos plus limpides. En outre, les bonnes nouvelles s’accumulent, car ce disque est particulièrement réussi. Il pourrait même devenir un des sommets de l’année 2009, dans l’univers du néo-folk.

Beth Tacular et Phil Moore constituent la clef de voûte du trio. Ils se réservent respectivement l’accordéon et la guitare. Et se partagent quelques percus. Leurs voix sont douces et profondes et se conjuguent à merveille. Troisième larron, Matt Damron se charge des fûts. Excellent sixcordiste Moore égrène ses accords minimalistes et en apesanteur. Au piano à bretelles, Beth joue parcimonieusement. Une approche instrumentale particulièrement épurée qui accentue l’intensité émotionnelle des chansons. Les arrangements sont discrets, soignés et réussis. Ce qui n’empêche pas le combo de diversifier leur instrumentation. Un peu de basse quand même. Comme sur le magnifique « Beneath Your Tree ». De quoi souligner l’aspect sombre et grave de cette compo et renforcer la puissance de la mélodie. Et puis du piano. Très subtil sur le magnifique « Nothern Lights », un morceau caractérisé par les splendides harmonies vocales. La musique de Bowerbirds nous invite à redécouvrir les grands espaces américains. On imagine ces musiciens jouant dans une vieille cabane, perdue quelque part au plus profond de l’Amérique rurale. Quant aux cinéphiles, ils verraient facilement cette solution sonore comme B.O. pour accompagner les films de John Ford.

Non seulement « Upper Air » pourrait être consacré album folk de l’année, mais il possède toutes les spécificités pour entrer dans l’intemporalité. La scène néo-folk indépendante multiplie les miracles depuis quelques années. Après Iron & Wine voici deux ans et Bon Iver en 2008, Bowerbirds se pose comme une nouvelle révélation du folk américain.

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