Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

logo_musiczine

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
Biohazard 8/8/26
Chroniques

Mirah

(a)spera

Écrit par

Malgré une discographie conséquente, Mirah Yom Tov Zeiltyn n’a jamais été de celles qui ont brillé par un quelconque succès de ce côté de l’Atlantique. Un manque d’intérêt probablement dû au style pratiqué par la demoiselle, à ses débuts, un peu trop proche de celui des Lisa Loeb et autres Liz Phair. Autrement dit, des artistes qui n’ont jamais réellement suscité l’intérêt européen. Son éveil artistique, Mirah l’a vécu en compagnie de The Microphones, une collaboration reconduite à deux reprises. Dix ans et presque autant de projets parallèles plus tard, la demoiselle originaire de Philadelphie présente un quatrième recueil solo pour lequel elle semble enfin avoir trouvé sa vitesse de croisière.

Mirah reste fidèle à ses thèmes fétiches, la nature en tête, et les célèbre au travers de ritournelles sans prétention dont certaines peuvent même se révéler trop courtes. On pointera du doigt les excellents « Gone and The Days » ou « The Forest » et son final en fanfare qui aurait gagné à ne pas être freiné en plein climax. « (a)spera » regorge de très bonnes idées, pas toujours correctement exploitées. Mais dans l’ensemble, ce nouveau recueil pourrait être celui qui, lentement mais sûrement, halera Mirah vers la lumière.

 

Roscoe

Things trapped in our Minds (single)

Écrit par

Le rock belge se porte décidément très bien. Chaque nouvelle formation essaie de se frayer un petit chemin, en toute indépendance. Les Sharko, dEUS, Zita Swoon, et bien d’autres n’ont qu’à bien se tenir…

Pétri de talent, ce quintet nous vient en ligne droite de Liège. Il pratique un rock très dense, très intense, très profond. Lauréat du Pure Démo organisé par Pure FM, Roscoe se désolidarise de la station, arrive à sortir des ‘griffes’ de la radio en abandonnant ses droits sur deux de ses titres pour tenter de s’autoproduire de façon autonome. Et ça marche. Cet Ep quatre titres inaugural est sans conteste d’excellente facture ; il suffit d’écouter « Ruin » pour s’en convaincre.

Une musique électro-rock, énergique et des relents d’Archive agrémentent ces 4 morceaux.

Mais pourquoi 4 titres seulement ? Ben, il faut récolter des fonds pour pouvoir sortir un elpee. Soit un minimum de 15 000€. Et cette somme n’est pas dissimulée sous le sabot d’un cheval. Mais AKA Music, via Internet, cherche à faciliter cette collecte de fonds. Ce sont les internautes qui financent la production…

Le groupe est actuellement en phase d’enregistrement. Un peu de patience… Et pourquoi pas une nouvelle critique dans quelques mois. En attendant, découvrez ce mini-album (mini seulement dans le nombre de titres) sans modération.

 

Dizzee Rascal

Tongue N’Cheek

Écrit par

Après avoir concocté trois tubes au cours des trois derniers mois (« Dance Wiv Me », « Bonkers » et « Holiday »), l’excellent Dizzee Rascal (Dylan Mills de son vrai nom) est de retour pour un quatrième album. Un disque très différent de ses précédents opus, mais diablement efficace ! En créant son label Dirtee Stank, le rappeur anglais avait l’intention de promouvoir des artistes de la scène grime, style très en vogue depuis quelques années. Malheureusement, les fans de la première heure risquent d’être déçus, car le Rascal a avoué, il y a peu, vouloir se tourner vers un son résolument plus pop, plus électro. Et c’est effectivement le cas à l’écoute de « Tongue N’Cheek », une plaque aux sonorités 80’s et 90’s. Bien sûr, le malheur des uns, peut faire le bonheur des autres et j’avoue que c’est mon cas…

Il existe effectivement un pas de géant entre vouloir se tourner vers la musique électro et concrétiser ce projet. Mais là, il faut avouer que Dizzee Rascal a réussi un bien joli coup en s’entourant pour la réalisation d’un certain Calvin Harris ou encore Armand Van Helden, deux personnages loin d’être inconnus sur la scène électro. Toujours aussi vifs et purs, les flows de Rascal s’illustrent sur des vagues pop à la production sans faille. Outre les tubes dantesques « Dance Wiv Me » (disponible également sur le nouvel album de Calvin Harris), « Bonkers » et « Holiday », la rondelle est sans surprise le reflet des trois titres promotionnels. On notera la présence d’une superbe version du « Dirty Cash » de The Adventures Of Stevie V, célèbre groupe de dance britannique qui a sévi dans les années 90, remodelé et intitulé « Dirtee Cash ». Ou encore du ‘dubesque’ « Can’t Tek No More ». Signée Shy Fx cette compo recèle des samples du film « Babylon ».

Bref, le passage de l’excentrique Rascal dans le monde électro pop est une grande réussite et même si le côté très mainstream de l’album peut décevoir, il ne risque certainement pas d’attrister Dj’s et autres amateurs de dancefloors ! Shake your booty !

 

Julian Plenti

Julian Plenti is… Skyscraper

Écrit par

Il n’aura même pas essayé de dissimuler sa véritable identité, le bougre. Il faut dire que doué d’une voix comme la sienne, Paul Banks, leader d’Interpol, aurait difficilement pu cacher à son public qu’il était l’homme derrière cet étrange pseudonyme. Julian Plenti est l’homme qui permet à son créateur de se perdre dans des divagations pop-rock que ce dernier ne se serait pas nécessairement permis en compagnie de sa formation initiale (« Unwind », « H », « Girl In The Sporting News », « Fly As You Might »…), même si certains morceaux auraient pu figurer dans l’une ou l’autre œuvre d’Interpol (« Fun That We Have », « Games For Days », « Only If You Run »). Banks se fait plaisir en ranimant ce vieux projet laissé pour mort suite à l’avènement du succès incontrôlé de sa troupe. De ses archives, Julian Plenti a extirpé onze écrits à la hauteur de ce que l’on pouvait attendre de l’homme derrière le personnage.

« Julian Plenti is… Skyscraper » est le parfait antidote à l’impatience que pourraient éprouver les fans d’Interpol. Plus particulièrement ceux qui ont éprouvé une relative déception à la sortie de « Our Love To Admire », troisième recueil d’Interpol dont beaucoup reprochait le côté statique. Banks applique ici le ‘damage control’ avec brio. Reste à voir si cette incartade octroiera un nouveau souffle à son quatuor dont le quatrième essai est attendu dans le courant de 2010.

 

Oia Star

Manifesta

Écrit par

OIA. Vous connaissez ? Non ? Ils sont de Marseille ! Ça ne vous dit toujours rien ? Et Massilia Sound System non plus ? Si ? Ah quand-même ! Ben oui, OIA est le petit ‘frère’ du Massislia Sound System. Souvent dans le même ordre d’idées, OIA se concentre plutôt sur l’électro-rock à thème(s) rigolo…

On va vous foutre la « Oia », littéralement, on va foutre la m… Littéralement ? Enfin dans leur jargon… Ah c’est vrai que les Marseillais n’y vont pas de main morte dans leurs textes !

Chaque chanson est un des reflets de notre société, une chronique du quotidien, une caricature pas piquée des vers où chacun peut se retrouver au détour d’un comportement parfois coupable, négligeant, égoïste… En bref les mille et un défauts de la vie que chacun connaît à l’occasion ! (NDR : Pas vous ? Menteurs !)

Maniant l’humour (NDR : grinçant de temps en temps), le dialecte phocéen et utilisant des rythmes électro-rock, OIA nous propose 14 titres qui sont autant de clins d’œil adressés à… Ecoutez « Chéri(e) », vous cernerez mieux les cibles…

Pourtant, le line up de la formation a subi des remaniements suite à la disparition d’un de leurs membres originel, Lux B., décédé en juillet 2008. Ils ont dès lors revu un peu la formule ; et Gari, second fondateur du groupe a rassemblé autour de lui un DJ (Kayalik), un guitariste (Buzz) et un batteur (Al Bator). Mais la trouvaille, c’est l’engagement d’un jeune Suédois prénommé Dubmond. Il apporte ses ‘boîtes électroniques’ et met une touche plus ‘dance’ partout.

Laissez-vous séduire l’accent à couper au couteau, l’esprit de ‘déconnade’ et l’autodérision (« Feignant et gourmand ») de ces ‘dingues’ des Bouches du Rhône. Ça vaut le détour.

Amusant ! En concert ils doivent ‘arracher’… Hélas, pour l’instant, ils ne viennent pas dans notre coin !!!

 

Lord Cut-Glass

Lord Cut-Glass

Écrit par

Souvenez-vous des Delgados, une formation écossaise fondée en 1994 qui s’était inspiré du nom d’un des vainqueurs du Tour de France pour choisir son patronyme. Elle s’était séparée en 2005, après avoir commis quatre albums. Alun Woodward avait alors décidé de se lancer dans une carrière solo. Il a quand même fallu quatre longues années au natif de Motherwell pour terminer cet opus éponyme. Faut dire qu’entretemps, il a sorti « A sentimental Song » en 2007, un elpee destiné à mettre en musique des textes du poète britannique Alasdair Gray. Mais l’attente en valait la peine, car cette nouvelle œuvre est une véritable réussite, évoluant au sein d’un univers sonore partagé entre pop, baroque et folklore celtique.

« Lord Cut-Glas » a été enregistré au sein des studios du label Chemikal Underground. Pour mémoire, cette écurie avait été créée par des membres des Delgados. Et aujourd’hui, elle héberge la quintessence des ensembles écossais comme Mogwai, Arab Strap ou Aerogramme ; et la liste est loin d’être exhaustive. Alan Woodward est quand même un peu mégalo. Dernièrement, il a déclaré ‘If Lord Cut-Glass was a political leader he’d be more dictator than democrat : more Charlemagne than Chirac’. Mais en même temps, démontre qu’il ne manque pas d’humour. D’ailleurs, il n’est pas vraiment nécessaire de décortiquer les lyrics pour se faire une idée de sa verve. Les titres des différents morceaux suffisent.

Paradoxe, les différentes plages de cet elpee sont contagieuses, mais pas toujours très accessibles. Il alterne ballades (« Be careful what you wish for », « Holy Fuck »), morceaux plus énergiques (« Big time Teddy », « Look after you wife ») et puis plages qui puisent manifestement dans la tradition écossaise comme « I’m a great example to the dogs », « Toot Toot » ou encore « You know ». Alun s’est chargé de la mise en forme de l’album, mais signe également l’intégralité des arrangements, même ceux dispensés par l’orchestre symphonique qui ont participé à la confection de l’œuvre.

Si vous avez la nostalgie des Delgados, le premier elpee solo d’Alan Woodward devrait vous plaire. Une véritable bouffée d’air frais que je vous invite à respirer à plein poumons...

Jeffrey Lewis

Em Are I

Écrit par

Lors des ‘Feeërieën’, organisées l’an dernier par l’AB, au Parc Royal à Bruxelles, j’avais eu l’occasion de découvrir Jeffrey Lewis. Et puis je l’avais revu en première partie d’Adam Green. Aussi, je peux vous assurer que Jeffrey Lewis est un chanteur cool. Comment ne pas l’être, lorsqu’on parvient à transformer un album entier du groupe punk Crass en reprises folk ? 

Pourtant, on ne peut pas dire que sa discographie soit digne de ses prestations live. Une raison pour laquelle j’étais particulièrement inquiet avant de me farcir « Em Are I », sa nouvelle livraison. Son cinquième opus depuis 2000, si on ne tient pas compte de ses collaborations opérées en compagnie de Kimya Dawson. Première constatation, le degré d’humour pratiqué y est moins présent que sur « It's the Ones Who've Cracked That the Light Shines Through », un elpee paru en 2003. Néanmoins, les morceaux sont beaucoup mieux maîtrisés que par le passé.

Si à l’origine, Jeffrey émargeait à la scène antifolk newyorkaise (NDR : un mélange de punk et de folk célébré notamment par The Moldy Peaches, Lach ou encore Ani Di Franco), au fil du temps, il s’en est écarté. A cause du recours à une production de plus en plus soignée et à des arrangements particulièrement léchés. Seuls les lyrics (NDR : souvent complexes et littéraires) et l’esprit bricolo-anarchiste rappellent cette philosophie sonore. Car finalement, Lewis joue du folk, lo-fi peut-être, mais bien du folk. Les mélodies sont toujours aussi directes et fragiles. Herman Düne n’est pas très loin. Adam Green non plus. La conscience politique aiguisée en plus. De la parfaite musique ‘intelligente’ pour geek. Une certaine amplitude dans son inspiration lui permet de varier parfois son style. Et je pense tout particulièrement au morceau quasi psyché intitulé « The Upside-Down Cross ». Et puis aux plus country/rock « Broken Broken Broken Heart » et « Whistle Past The Graveyard » (NDR : les titres que je préfère !) ou encore au bouleversant « Roll Bus Roll », digne des Moldy Peaches.

« Em Are I » est donc découpé en onze plages fort agréables, variées et aux textes profonds. Je regrette d’ailleurs de ne pas être parfait bilingue pour mieux cerner sa prose. Notez que Jeffrey est un artiste complet car il également auteur de comics. Il a décroché un diplôme à l’Université de New-York en littérature. Anecdotique, mais à souligner quand même, la lecture de sa thèse à l’Université de Louvain en 2000, sur le comicbook ‘Watchmen’, récemment adapté au cinéma.

 

Cate Le Bon

Me oh My

Écrit par

« Me oh My » constitue le premier album de Cate Le Bon. Lors du morceau d’ouverture, on est bercé par une voix pure accompagnée de doux accords de guitare, à la Cat Power. Ambiance molletonnée, odeur de descente post-grosse bringue. Mais rapidement Cate nous surprend en empruntant un chemin tantôt électro, tantôt rock, parfois indie-rock, et des inflexions vocales proches de Nico ou de Jane Birkin. Chaque morceau est un nouveau paysage imaginaire que l’on traverse en sa compagnie. Les sons se changent en images, un avion décolle, un paysage gallois est balayé par le vent humide, des nuages sombres passent nonchalamment ; en équilibre entre mélancolie et candeur joyeuse, Cate avance, en lévitation. Une intimité fragile s’installe au rythme des mélodies d’harmonica et du jour qui approche (il paraît que Cate n’écrit que dans le noir). L’instrumentation est savamment dosée, comme pour mieux mettre en valeur la voix de la jeune chanteuse. Outre les classiques guitares, batterie et claviers, on croise deux violons désaccordés et un accordéon gravitant discrètement autour de la voix qui se dédouble et répète son texte avec obsession. La nuit passée en compagnie de ce papillon nocturne était douce, agitée et hallucinée. Un beau début. On attend la suite.

 

Page 541 sur 1252