Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Chroniques

Pere Ubu

Long live Père Ubu

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Dix-huit mois de travail ont été nécessaires à David Thomas pour réaliser ce projet particulièrement ambitieux. En fait, on est en présence ici d’une transposition musicale du célèbre et controversé « Ubu Roi » d’Alfred Jarry, pour lequel David a adapté les paroles et composé la bande sonore (NDR : pour cette dernière partie, il a quand même reçu la collaboration de Gagarin, bidouilleur particulièrement notoire dans l’electronica et l’ambient). Et cette pièce a été interprétée pour la première fois à Londres en 2007. Mais qui joue le rôle de Père Ubu ? David Thomas en personne ! Ses musiciens sont également de la partie. Ils sont d’ailleurs également impliqués dans l’écriture de la musique. Mais ont aussi participé physiquement à la pièce. Sans oublier la vocaliste/actrice Sarah Jane Morris (NDR : ex-Communards, Happy End), invitée à incarner celui de Mère Ubu.

Le tableau planté, il ne reste plus qu’à se laisser entraîner dans cet univers expérimental, atmosphérique, parfois postindustriel, mêlant instrumentation conventionnelle, et bruitages les plus divers comme les gémissements de claviers ou encore les éructations. Le tout balisé par les échanges vocaux opérés entre David et Sarah. Chantés ou déclamés. Et franchement, si le contenu est particulièrement intello, il n’est pas du tout désagréable à écouter et me fait même penser, même si les racines musicales sont diamétralement opposées, à un concept album comme les seventies ont tant engendré…

 

Micheline – Bruno Brel

L’esprit de Jacques

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Le neveu du Grand Jacques, Bruno Brel, s’essaie à chanter quelques fabuleuses chansons de son non moins fabuleux oncle.

Par ‘respect’ pour son tonton comme il le dit, il ose reprendre une dizaine de titres en compagnie de Micheline Van Hautem. Cet album a été enregistré lors d’une tournée d’hommage au Maître, en Hollande et en Belgique, lors de l’automne 2008.

Et bien, franchement, on s’en serait bien passé. Le plus bel hommage qu’il aurait pu rendre à son oncle était de se taire et d’écouter le seul interprète capable de nous transmettre ses émotions, ses larmes, ses rires, ses colères même. Bref tout ce qui faisait l’authenticité de l’œuvre de Jacques Brel.

Là hélas, on tombe dans la caricature de bas étage. ‘A l’impossible, nul n’est tenu’ dit l’adage.  Passez donc votre chemin… Circulez, y a rien à voir !

 

Kasabian

West Ryder Pauper Lunatic Asylum

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Si le duo aux rayures blanches n’avait pas marqué les esprits d’une empreinte indélébile en publiant son tube surexploité deux ans auparavant, nul doute que « Club Foot », publié en 2005, aurait allongé la liste des morceaux qui échappent à leurs géniteurs. Un mal pour un bien. A défaut d’animer les stades et les kermesses, Kasabian est resté maître de ses compositions et a donc fait un bout de chemin sans emmerder son monde. Après un premier opus éponyme regorgeant d’hymnes imparables (« Processed Beats », « Club Foot », « L.S.F. »…), le quatuor s’est légèrement planté à l’épreuve du second ouvrage. « Empire » recelait tout simplement bien trop d’effets pour un résultat plutôt moyen. Trois ans plus tard, les Mancuniens se ressaisissent et s’offrent les services, aux manettes, de Dan The Automator.

Porté par le remuant single « Vlad The Impaler », « West Ryder Pauper Lunatic Asylum » surpasse les attentes et dévoile un Kasabian repensé avec justesse et habileté. La formation fait table rase du passé et mise sur la sobriété. Finis les tubes taillés pour les stades. « West Ryder Pauper Lunatic Asylum » tape presque systématiquement dans le mille, qu’il s’agisse de capsules pop (« Where Did All The Love Go ? », « Fire »), psyché (« Swarfiga », « Secret Alphabets ») ou rock façon seventies (« West Ryder Silver Bullets », « Ladies and Gentlemen, Roll The Dice », l’énôôôôôrme « Fast Fuse »). Chaînon maquant entre Primal Scream et The Stones Roses, Kasabian reprend tranquillement sa place parmi les formations britanniques incontournables.

 

Drugstore

Drugstore collector number one

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Il y avait un bon bout de temps qu’on avait plus entendu parler de Drugstore. C’était en 2003, lors de sa séparation du groupe. Depuis, leur musique avait surtout servi de B.O. pour l’un ou l’autre film, quand même… Parue en 2002, la compile « Drugstore Collector Number One » vient donc d’être rééditée. Un recueil de raretés, démos, inédits, flip sides et enregistrements ‘live’, parmi lesquels figurent une majorité de versions acoustiques. Proposés le plus souvent sous une forme dépouillée proche de leur dernier elpee studio, « Songs from the jet set ». Même le hit « El President » épouse cette configuration. Mais sans le concours de Thom Yorke. Il y a même un extrait d’interview. Mais pourquoi exhumer une telle compilation ? Tout simplement parce que le combo américano-anglo-brésilien vient de se reformer. Ben pourquoi pas ? Le tout est de savoir s’il a toujours la pèche…

 

 

 

The Dead Weather

Horehound

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Un nouveau supergroupe de plus pour Jack White! L’orfèvre ne dort jamais. Après avoir mis en veilleuse sa collaboration avec Meg White et clôturé la seconde tournée promo de ses Raconteurs, White persiste et signe. Il s’entoure de Jack Lawrence, qui l’accompagne déjà dans l’aventure Raconteurs, et de deux nouveaux collaborateurs. Et pas des moindres. D’abord la délicieuse Alison Mosshart, majestueuse moitié de The Kills, qui reprend ici le micro. Ensuite Dean Fertita, des Queens Of The Stone Age, assigné aux guitares, au piano et autres synthés. Ensemble, ils forment The Dead Weather, un projet qui tient toutes ses promesses.

Publié sur Third Man Records, le label de Jack White, « Horehound » est né des suites de la tournée des Raconteurs durant laquelle The Kills assurait l’avant-programme. Le White Stripe, atteint d’une bronchite, avait été remplacé au chant par Mosshart, l’espace de quelques soirées. Le grand manitou, caché derrière sa guitare, a tellement été charmé par la donzelle qu’une potentielle collaboration en studio s’est rapidement révélée incontournable. Après avoir enregistré, à titre d’essai, une reprise du « Are Friends Electric? » de Gary Numan, le quatuor s’est mis au travail et délivre aujourd’hui un premier recueil en forme de claque dans la tronche. La voix d’Alison Mosshart y est plus que jamais imposante et White, relégué aux grosses caisses, se contente d’un second rôle qu’il assure à merveille.

« Horehound » est un pur produit rock. A tour de rôle, Mosshart fait appel à ses pulsions animales (« 60 Feet Tall », « Bone House ») pendant que White tranche dans le vif (« I Cut Like A Buffalo »). Dans un autre registre Fertita et Lawrence esquissent les contours de cieux menaçants (« 3 Birds »). Mais ensemble, ils mettent leurs ennemis à terre sans lever le petit doigt (« Treat Me Like A Mother »). Une nouvelle réussite pour l’increvable Jack White. 

 

Daan

Manhay

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A une certaine époque j’étais un grand fan de Daan. De son Dead Man Ray surtout ; et en particulier lorsque la formation nous avait légué son album, « Cago », un disque produit par Steve Albini. J’avoue que sa carrière en solitaire ne m’a jamais trop enthousiasmé. Pourtant, c’est en affichant un à-priori positif que je me suis lancé à l’écoute de « Manhay », son 5ème elpee solo commis depuis 1999. L’homme m’est, je ne sais pourquoi, sympathique. Le nom de sa nouvelle livraison me rappelle, de plus, son mythique ex-groupe ; même s’il s’agit en fait du nom du village ardennais où a été composé l’album. Il a d’ailleurs pris l’habitude d’intituler ses elpees en fonction de leur lieu d’enregistrement (« Cago » ou « Berchem »).

Caractérisé par son refrain très radiophonique, l’album débute d’élégante manière par le single « Exes ». « Brand New Truth » joue idéalement sur la dualité marquée entre le refrain et le couplet. La voix caverneuse (parfois proche de Leonard Cohen) de Daan est à n’en pas douter l’une des plus intéressantes de la scène musicale belge. Sur ses elpees précédents, Daan avait tendance à abuser de synthés et beats en tout genre. Ce n’est plus le cas pour « Manhay ». Il est moins électro et surtout moins électrotrash ; mais aussi, bien plus consistant à mes yeux et mes oreilles. Son côté plus rock le rapproche (à mon grand plaisir !) de la période Dead Man Ray. Le piano et la voix dominent la plupart des morceaux. On est plongé dans un climat intimiste, même si Daan Stuyven avoue avoir voulu davantage d’intimité. Les deux superbes ballades « Retriever » et « Your Eyes » démontrent le talent de l’auteur pour écrire des chansons au format classique, tout en y injectant une belle dose d’émotion.

Pas de single potentiel de la trempe d’« Addicted » ou de « Housewife » sur « Manhay », mais de solides compositions réunies sous ce qui est probablement le meilleur album de sa discographie, à ce jour. On ne s’y ennuie jamais. L’originalité est constamment au rendez-vous. Ce changement de cap augurerait-il une reformation future de Dead Man Ray ? On peut toujours rêver… Mais où se cache Rudy Trouvé ?

 

The Chrome Cranks

The murder of time (1993-1996)

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Fondé à la fin des 80’s par le chanteur/guitariste Peter Aaron et le guitariste William Webbber, The Chrome Cranks a vu passer en son sein le bassiste Jerry Teel (Honeymoon Killers, mais pas la version belge), et surtout un ex-drummer de Sonic Youth et de Pussy Galore, Bob Bert. Il est d’ailleurs impliqué sur ce recueil pour 11 des 19 morceaux. Une compile qui réunit la quintessence de la discographie du groupe né à Cincinnati, mais également quelques morceaux immortalisés en ‘live’. Et fait, suite à la confection d’une autre compilation (« Diabolic boogie ») parue en 2007, éditée par le label Atavistic et réunissant des singles, des démos, des prises ‘live’ et des raretés, la formation a décidé de se réunir pour jouer quelques dates. C’était en 2008. Et on annonce même l’enregistrement d’un véritable opus.

Fruit d’un mélange fiévreux entre blues, punk, rockabilly et noise, la musique de The Chrome Cranks évolue à la croisée des chemins des Stooges, Cramps, Gun Club, Birthday Party et autres Scientists. Vocaux hurlés, incantatoires ou grognés, riffs de guitare surf, marécageux, chargés de feedback ou vibrants, tempo lancinant ou sauvage voire tribal et ligne de basse souterraine (NDR : parfois quelques accords de piano sonores) alimentent un climat ténébreux, menaçant et intense tout en forgeant un style bien trempé qui doit se traduire plus que probablement en concerts incendiaires. Pas encore prévu de date près de chez nous ?

 

The Booze Brothers

Rock’n’Roll Mutiny

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Les Booze Brothers (NDR : A ne pas confondre avec le groupe français qui porte le même nom) proposent un cocktail plutôt enivrant de Rock’n’Roll cradingue rappelant le style des Anglais de Quireboys, de Folk imbibé à l’Irlandaise tel que le pratiquaient jadis les Pogues, de Punk et de Rockabilly. Le tout magnifiquement soutenu par la présence d’un piano à la Jerry Lee Lewis. Et le résultat est, ma foi, original. « Rock’n’Roll Mutiny », leur second album, est composé de 12 hymnes à la picole plus jouissifs les uns que les autres. Les Booze Brothers sont allemands, mais leur musique évoque l’ambiance des pubs peuplant les bas-fonds de Dublin plutôt que celle des fêtes de la bière Oberbayern. On ne s’ennuie pas une seconde sur cette plaque qui décline  une trentaine de minutes de vitalité, de fun et d’énergie. Contrairement aux boissons dont il fait l’apologie, « Rock’n’Roll Mutiny » est à consommer sans modération.

 

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