Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Giant Sand

Recounting the ballads of thin line men

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Howe Gelb possède également une discographie longue come un bras (NDR : l’autre pour changer !). En solo, à traves ses collaborations en tous genres –que ce soit dans le rock, la pop, le jazz, le flamenco, l’americana, la country, le folk, le punk ou le gospel– il s’est tout d’abord fait connaître chez Giant Sand. Et notamment en compagnie des futurs Calexico, Joey Burns et John Convertino, mais aussi de l’ex-Green on Red, Chris Cacavas.

En 1986, Giant Sand publiait son second opus, « The ballad of thin line man ». Et Howe a décidé de réenregistrer cet elpee, en compagnie de Tommy Larkins et du bassiste Thøger T. Lund, de changer l’ordre des pistes, d’en éliminer « Watchtower », d’en ajouter un inédite, « Reptilian », plage qui ouvre le long playing, ainsi que deux versions de « Tantamount », dont une en bonus track. Finalement un travail de reconfiguration qu’il avait déjà accompli pour le premier LP, « Valley of rain », l’an dernier, rebaptisé pour la circonstance, « Return to valley of rain ». Le tout est savoureusement électrique et remis en forme sans pour autant dénaturer la nature des compos originales, même si elles se révèlent ici plus énergiques et menaçantes.

Black Moon Tape

Hello Ghost

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Projet audacieux et atypique, Black Moon Tape est une invitation au voyage où fond et forme se confondent et se marient à merveille.

D’abord le fond où il est question d’espace. De terres inconnues, d’aventures amorcées, avortées ou simplement rêvées. Histoires de liberté, thème indissociable de l’album mais aussi de la trilogie à laquelle il appartient.

Ensuite, la forme : intemporelle, marquée d’influences manifestes et pourtant digérées, elle renvoie tant à l’enfance qu’à l’adolescence, et à ces accidents qui jalonnent la découverte de la vie...

Bref, une ode au temps qui inexorablement nous entraîne dans sa danse. Audacieux, faut-il le répéter ?

Suite de « The Salvation Of Morgane », lui-même décliné en trois versions distinctes au fil des ans, « Hello Ghost » baigne manifestement au sein d’une certaine nostalgie. Mais pas celle qui minaude ou s’étire paresseusement sous le porche du souvenir. Non, plutôt celle qui suinte en rayons cosmiques d’un œil central grand ouvert sur les vicissitudes de l’existence.

Une image qui colle parfaitement au propos psychédélique de cet opus.

Psychédélisme. Quel terme vague, mot-tiroir où s’engouffrent joyeusement toutes sortes de définitions plus ou moins exactes.

Psychédélique, adjectif à usage multiple caractérisant à tort et à raison la plupart des groupes dont l’approche de la pop ou du rock est non conventionnelle.

Un rayon que Will Z, aux commandes de Black Moon Tape, connaît bien, puisque chroniqueur au sein de Radio Rectangle, il s’est penché sur la question.

Au travers de podcasts que je vous recommande fortement (‘Rock psychédélique à l'usage de mon fils’), il aborde le sujet sous tous les angles en se penchant sur l’avis d’acteurs de ladite scène.

Donc, si de psychédélisme il est question, « Hello Ghost » va bien au-delà de l’étiquette étriquée qui se décline à l’envi, ces dernières années.

Intemporel, faut-il le répéter ?

Pour y Parvenir, Will et son comparse, Pierre Vancraenenbroeck, ont su s’entourer –entre autres– du combo Fake Empire et s’exiler.

Enregistré en grande partie à Berlin au studio Lightning Recorders, vestige de l’ère analogique, l’album s’est construit à l’écart du présent. Pour mieux s’inscrire dans sa genèse. À savoir les racines de Will, et les années 90, où la plupart des morceaux ont vu le jour.

En résulte dix titres emplis de grâce et d’une douce folie onirique, à la fois touchants et diablement efficaces, légers et sérieux, obsédants et indémodables.

Une réussite totale, empreinte de magie et inscrite dans l’histoire de son compositeur, qui vous fera voyager dans ses contrées colorées.

La release Party de l’album se déroulera ce samedi 30 novembre au Hangar, à Liège.

Dario Mars

Flesh

Écrit par

Renaud Mayeur a décidé de décapiter ses Guillotines pour enregistrer son nouvel elpee, « Flesh ». Enfin, uniquement en studio, puisqu’en live, il a toujours le soutien de ses anciens bourreaux (?!?!?). En fait, pour concocter cet opus, il a joué à l’homme-orchestre. Et le résultat tient finalement parfaitement la route.

On savait qu’il était un inconditionnel des B.O. de films, et notamment de westerns spaghetti (Ennio Morricone, Sergio Leone), de rock garage et puis de guitare surf. Tous des éléments qu’on retrouve tout au long de « Flesh », mais pas seulement. Parce qu’outre le surf et le garage, Dario Mars explore la prog, aussi étonnant que cela puisse paraître. A cause de séquences de claviers tourbillonnants réminiscentes d’Emerson, Lake & Palmer (NDR : à moins que ce ne soit de Nice). Paru en single « « Keith » est un titre quand même significatif… Maintenant, cet LP cumule les références, un peu comme si Renaud nous invitait à participer à un jeu de piste. Au cours duquel on croise les fantômes de T Rex (le très glam « Watching you »), d’Ozric Tenctacles (le psychédélisme synthétique, atmosphérique et hypnotique de « End of all things »), de Procol Harum (le mélancolique « Uranus », une plage rognée par une sonorité d’orgue vintage), des Animals (l’orgue semble calqué sur le célèbre « I put a spell on you » des Animals tout au long de « Lago »), les Nomads (le long, malsain et très électrique « Revelation »), les Cramps (le tempo tribal imprimé sur le menaçant « Twilight man »), sans oublier Dick Dale et Hank B. Marvin (Shadows) pour les interventions de guitare surf. Des interventions qui peuvent aussi se révéler gémissantes, fuzz, discordantes ou déchirantes. Hormis quatre ou cinq morceaux, chantés par Renaud d’une voix caverneuse, la plupart des titres sont instrumentaux, parfois longs, collant ainsi davantage à l’esprit de bandes sonores cinématographiques qui le hantent manifestement.

Dario Mars se produira ce 27 novembre au Witloof Bar du Botanique…

Et si vous souhaitez en savoir davantage, on vous invite à relire l’interview que Renaud Mayeur avait accordé à Musiczine, en 2017 ici

Orville Peck

Pony

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Orville Peck est un personnage pour le moins énigmatique. Caché derrière des lanières de cuir suspendues à un chapeau, ce cow-boy affiche un look qui ne laisse pas indifférent. Après avoir opéré quelques recherches sur la toile, et réalisé une longue analyse comparative des tatouages, le personnage énigmatique serait Daniel Pitout, le batteur de Nu Sensae, un groupe punk méconnu issu de Vancouver. On apprend également que le songwriter revendique son adhésion au mouvement queer. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le mystère qui enveloppe l’artiste a porté ses fruits. Et pour cause, son cocktail de folk et de country a tapé dans l’oreille du légendaire label Sub Pop.

Cette reconnaissance est parfaitement justifiée. Orville Peck parvient à insuffler un souffle de modernité dans sa country. Une country qu’il revisite cependant à la manière de Johnny Cash, tout au long de “Take you Back (The Iron Hoof)”. Et quand il se sert du banjo et de la lap steel sur “Big Sky”. Les éléments contemporains, il les incorpore tout au long de “Buffalo Run”, une plage qui monte progressivement en crescendo ainsi que sur le plus pop “Turn to Hate”. Mais comme ses acolytes du style, Orville Peck aime raconter ses histoires à travers des tranches de vie. D’une voix caverneuse, néanmoins très susceptible de grimper dans les aigus, il relate les stéréotypes du monde des rodéos ou ses amours déchus, quand il n’évoque pas les cow-boys/girls ou son amour pour les plaines arides… Chaque piste nous entraîne au sein d’un univers différent. Et le résultat est tout bonnement épatant…

The Lemonheads

Varshons II

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Figure culte de la scène indie des années 90, statut décroché lors de la sortie de son premier elpee, « It’s A Shame About Ray », Evan Dando (seul membre permanent depuis les débuts de Lemonheads) avait un peu disparu des radars, malgré la reformation de son band, en 2005… « Varshons II » fait suite à « Varshons », un LP paru en 2009, également consacré à des reprises. Essentiellement downtempo et acoustique, cette série de relectures navigue allègrement entre le folk de Lucinda Williams (« Abandoned ») et le répertoire de Paul Westerberg, en passant par le punk de The Eyes (« TAQN ») et même le reggae, à l’instar d’« Unfamiliar », un morceau signé par le très méconnu GiveGoods. Le géant (1m92 tout de même !) vétéran américain ose même s’attaquer à Nick Cave (« Straight to You ») ! Dans son style et avec style, Evan Dando nous réserve une belle collection de covers maîtrisée et plaisante, pas si anecdotique qu’il n’y paraît et qui devrait plaire aux nostalgiques des sonorités issues des 90’s et instituées, notamment, par Dinosaur Jr…

La Grande Sophie

Cet instant

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« Cet instant » constitue une œuvre tout simplement magique et magnifique à la fois ; et elle devrait assurément combler les aficionados de la Grande Sophie. Mais également les autres mélomanes…

Pour ce huitième opus, Miss Huriaux emprunte une emphase incantatoire où le temps reste l’axe central (« Une vie », « Hier », « Nous étions »). Celui qui passe, ronge, (s)’explique. Elle dépeint des instants de vie dans lesquels chacun y trouvera son compte. L’écoute dématérialise la conscience humaine et aborde une réflexion à laquelle on ne peut rester indifférent.

Tout va vite, beaucoup trop vite. Si l’exercice est à considérer comme un polaroïd de notre époque irrémédiablement brouillée, la dame n’en explore pas pour autant les travers nostalgiques.

Elle aborde cette thématique avec une neutralité toute relative et un positivisme qui sent bon la joie de vivre. Ses compositions, si elles peuvent être consensuelles, se posent sur des rythmes qui peuvent également se révéler aussi sacrément endiablés (« Missive », « Tu ne me reconnais pas »).

La prise de risque est évidente et à cinquante berges, la demoiselle livre là un bel hommage à cette notion clé dans l’existence humaine. Un essai qui lui va à ravir et dont elle devrait s’inspirer encore.

D’autant plus que c’est au piano que les morceaux ont été composés et construits, alors que la guitare reste son instrument de prédilection.

Et même si l’approche des arrangements s’avère contemporaine, ses chansons conservent une authenticité quasi-candide.

Enfin, cette voix à la fois personnelle et passe-partout fait d’elle l’artiste très populaire qu’elle est devenue.

Cette Sophie a vraiment tout d’une grande !

Squid

Town Centre (Ep)

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Premier Ep pour Squid, un quintet issu de Brighton drivé par le chanteur/drummer Ollie Judge. Son style ? Capricieux ou joyeux, mais aussi envoûtant et frénétique, voire atmosphérique et tentaculaire (?!?!?), puisant ses sources aussi bien dans le post punk, le jazz, la soul que le funk blanc. Découpé en quatre plages et produit par Dan Carey (Black Midi, Fontaine D.C.), ce disque s’ouvre par un titre instrumental, atmosphérique, vaporeux même, limité aux cordes, percus, effets de distorsion et traversé par une intervention à la trompette. Une trompette utilisée dans un style free jazz réminiscent de Miles Davies. Ou alors de Steven Brown (Tuxedo Moon), à l’instar de « Match bet », une compo davantage propulsive que chante Ollie d’une voix presque déclamatoire, parfois frénétique (NDR : le tout compensé par des harmonies vocales paisibles), évoquant tour à tour feu Mark E. Smith (The Fall), David Byrne (Talking Heads) ou encore Fred Schneider (B52’s). Tout comme sur le plus dansant « The Cleaner », un morceau plutôt disco/funk. Et ce cuivre traverse également « Rodeo », une piste au climat oriental presque cinématique que rejoint un violon grinçant et qu’imprime une boîte à rythmes digne d’un bontempi vintage. On attend l’album avec impatience…

Stephan Eicher

Homeless Songs

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L’année 2019 a été prolifique pour Eicher. D’abord, il a publié « Hüh ! », un album consacré aux reprises de ses chansons sous un angle audacieux. Ensuite, il a gravé un huitième exercice original, sobrement intitulé « Homeless Songs ».

C’est donc un Stephan plein de peps que l’on retrouve aujourd’hui, laissant loin derrière lui les problèmes juridiques qu’il a rencontrés avec sa maison de disques. Sans oublier les ennuis de santé auxquels il a dû faire face.

Il y a 7 longues années que l’artiste n’avait plus publié d’elpee réunissant de nouvelles compos. Des compos qui figurent sur cet essai aux allures libres et sauvages…

Empreint d’une pointe de mélancolie, les chansons embrassent une large palette d’émotions sur un laps de temps parfois très court, à l’instar de « Broken » (43 secondes seulement) ou très long (plus de 6 minutes pour « Niene dehei »). Des morceaux qui adoptent tour à tour un profil folk, dépouillé ou au contraire savamment orchestré (« Wie Einem Der Gewissheit Hat »).

L’artiste bernois jongle une nouvelle fois entre les idiomes –anglais, suisse ou allemand– qu’il maîtrise à merveille en y apportant cette petite pointe d’accent fébrile qui le rend unique et très attachant.

Son comparse de toujours, Philippe Djian, lui offre à nouveau fois cette plume particulière qui sublime cette voix grave, chaude et éraillée reconnaissable entre toutes.

L’artwork représente une femme que l’on devine plus que l’on ne distingue. « Homeless Songs » en est l’allégorie. Il faut du temps pour en cerner tous les charmes avant de l’apprivoiser.

Proche de la soixantaine, Stephan respecte la ligne artistique qu’il s’est fixée depuis quelque temps. Son LP ne recèle pas de morceaux nécessairement ‘tubesques’ (si l’on excepte « La fête est finie » en compagnie d’Axelle Red et Miossec qui pourrait faire l’effet d’une bombe), mais s’écoute comme s’il avait été posé dans un écrin de velours.

Enfin, il semble avoir retrouvé une certaine sérénité et va pouvoir maintenant réellement déjeuner en paix…

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