New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Blonde Redhead

In an expression of the inexpressible

Kazu Makino est née au Japon. Elle joue de la guitare, compose et assure la plupart des parties vocales. Les frères jumeaux Simone et Amadeo Pace ont vu le jour en Italie. Le premier se réserve les drums et les claviers, le second tient également la guitare tout en collaborant au chant. Ils se sont rencontrés à New York et ont décidé, après avoir constaté qu’ils partageaient les mêmes affinités pour Sonic Youth, Slint, Ganger, Big Black et surtout DNA, de fonder un groupe. Choisissant pour nom Blonde Redhead, titre d’une chanson de ce même DNA, ensemble quintessentiel de la no wave. C’était en 1993. Depuis, la formation a déjà enregistré quatre albums. Son dernier " In an expression of the inexpressible ", constituant le plus accessible commis à ce jour. Co produit par John Goodmanson et Guy Picciotto (Fugazi), cette œuvre libère une tension musicale monochrome, née du flux et du reflux de l’instrumentation délicate et puissante. Alors que la conjugaison des guitares jacassantes, carillonnantes, tisse une riche tapisserie aurale chamarrée par la voix gémissante et organique de Kazu, les drums s’agitent dans un groove aride et syncopé. Excellent !

 

Blondie

No exit

Dix-sept ans après leur séparation, Chris Stein, Jimmy Destri, Clem Burke et Deborah Harry ont donc décidé de remonter le mythe punk/new wave new-yorkais, Blondie. Et vous vous demandez certainement si c’était une bonne idée. D’autant plus qu’en général, la plupart des reformations de ce type puent le fric et débouchent sur un fiasco total… N’ayez crainte, Blondie nous est revenue en pleine forme, comme à la fin des seventies. Oh, oui, bien sûr, Deborah a pris quelques rides, mais elle n’a rien perdu de son timbre vocal sirupeux, vulnérable, malicieux, qui la rendait si sensuelle. Et puis, c’est vrai que l’album concède quelques petites faiblesses ; mais dans l’ensemble, elles sont vraiment insignifiantes. Surtout par rapport aux petites perles que recèle ce " No exit ". Et on pense, ici, notamment au single contagieux " Maria ", saupoudré de ces très caractéristiques sonorités allègres, bringuebalantes ; au futur single " Divine ", à la fois pop et reggae, ou encore à la pureté mélodique de " Nothing is real but the girl ". Sans oublier le disco tribal " Forgive and forget ", la cover des " Shangri La ", " Out in the streets ", le très ‘tex mex’ " The dream’s lost on me ", " Dig up the conjo ", sorte de Donna Summer ( I feel love ?), revu et corrigé par les Eurythmics, lorsqu’ils étaient encore dans leurs starting blocks; et puis bien sûr, le titre maître, version insolite de la célèbre fugue de Bach, hybride de rock et de rap, qui bénéficie de la participation de Coolio. Une bonne surprise, il faut le reconnaître !

 

Blur

13

Après s’être imposé comme la réponse britannique à Pavement, sur son précédent opus, Blur, vient de prendre un nouveau virage à 180°. En gravant " 13 ", son sixième album. D’abord, et c’est une première, Stephen Street n’assure plus la production, mais William Orbit. Après avoir filé le parfait amour, Damon Albarn et Justine Frischmann, la chanteuse et guitariste d’Elastica, se sont séparés. Une blessure qui s’exprime inévitablement à travers les lyrics de Damon. Mais aussi de la musique. Il règne, d’ailleurs, tout au long de ce disque, une impression de mélancolie déchirante…

 

Ce morceau de plastique pourrait être divisé en deux parties. Une première plus agressive, plus bruitiste. Exceptions qui confirme la règle, " Coffee & TV ", grisé par une sorte de pop lo fi cool. Puis le single " Tender ", qui a bénéficié du concours du London Community Gospel Choir ". Mais dont le résultat est un peu trop mielleux à notre goût ; un peu comme si le " Give peace a chance " de Plastic Ono Band avait été gonflé par les chœurs gospel de Primal Scream… Une agressivité qui se traduit sur le punkysant Bluremi (Dead Kennedys ?), le grinçant et noisy " 1992 ", le " ledzeppenlinesque " " Swamp song ", et puis sur " Bugman ", fruit de la rencontre entre Bowie circa " Suffragette city " et le Roxy Music originel, c’est à dire lorsque Brian Eno et Bryan Ferry faisait encore partie de la même équipe.

Une agressivité que l’on ne retrouve plus, en deuxième phase, que sur le seul et excellent " Trimm trabb ", composition qui s’ébroue dans le minimalisme vertigineux de Syd Barrett, avant de s’électrifier au contact du ‘batcave’ gothique de Bauhaus. Mais venons-en à ce second volet. Beaucoup plus atmosphérique et surtout expérimental, il passe en revue, tour à tour le krautrock, le psychédélisme, la trip hop, la musique post industrielle et le jazz moderne. Même les mythiques Soft Machine et Wire, ainsi que le plus contemporain Sonic Youth auraient apprécié. Etonnant !

 

Boo Radleys

Kingsize

Les Boo Radleys viennent de splitter. Honnêtement, après avoir écouté leur dernier opus, on n’est pas trop surpris. Pas que ce disque soit de mauvaise facture, mais tout comme le dernier elpee d’Oasis, il est beaucoup trop sophistiqué, truffé d’orchestrations, d’arrangements, qui gavent littéralement les mélodies, pourtant superbes, souvent très électriques, enrichies d’harmonies vocales byrdsiennes. Les meilleures compositions sont d’ailleurs les plus beatlenesques, les plus dépouillés, ou alors ceux qui épousent le feeling house de Primal Scream. On pense ici surtout au superbe " Monument for a dead city ", à la fois champêtre et psychédélique, tour à tour Gorky’s Zygotic Mynci et Mercury Rev. Ou encore à " Free Huey ", mais tellement hypnotique, à la limite de l’obsessionnel, qu’il est impossible de ne pas penser aux Happy Mondays. Dommage d’ailleurs que tout le disque ne soit pas de cette trempe. Maintenant, il faudra voir comment Sice, le chanteur qui n’écrit pas, et Martin Carr, le compositeur qui ne chante pas, se débrouilleront l’un sans l’autre, vu qu’ils envisagent d’entamer, chacun de leur côté, une carrière solo…

 

David Bowie

Hours

Comme d’habitude, le nouvel album de Bowie va susciter la controverse. Et pourtant, cet « Hours » constitue déjà son 23ème exercice solo. Ecrit en compagnie de Gabrel Reeves, collaborateur de longue date, il peut se découper en deux volets. Un premier plus contemplatif, presque mélancolique et rêveur, à l’instar du single « Thurday’s child », qui aurait pu figurer dans le répertoire des Tindersticks. D’ailleurs, après avoir écouté les cinq premiers fragments, on est plongé dans une sorte de morosité ambiante. Un peu comme si Bowie avait essayé de nous anesthésier, par le ton de ses chansons. Une forme de stratagème qui lui permet alors de nous entraîner dans un univers plus expérimental. Mais sans artifice industriel grinçant ou sample envahissant. Juste de simples arrangements, même si parfois, ils font appel à la technologie moderne. En obéissant à une seule constante, la préservation d’un sens mélodique, qui lui est propre. Virage donc, à 180°, dès le REMesque « What’s really happening », avant qu’il n’embraie sur le métallique « The pretty things are going to hell », puis de revisiter les seventies avec l’esprit cold wave, sur le déroutant « New angels of promise ». Et là, on retrouve le véritable Bowie. Sa créativité, son talent, son audace, et son image de précurseur…

 

Ian Brown

Golden greats

Pas de panique, ce « Golden greats » n’est pas une compilation, mais le deuxième album solo de Ian Brown enregistré, depuis la séparation des Stone Roses. Un disque pour lequel il a reçu le concours d’une véritable armada de collaborateurs. Des musiciens de studio, bien sûr. Mais également des programmateurs. Ce qui explique pourquoi la plupart des compositions de ce disque courtisent la technologie moderne. Hormis l’intro « Getting high ». Rock blues abordé dans l’esprit du mythique Jimi Hendrix. Mais cette technologie moderne, Ian la filtre à travers l’émotion. En particulier sur les quatre compositions qu’il a écrites en prison. Parce que Brown a été forcé d’y faire un bref séjour. Pour y purger une peine prononcée, non pas dans le cadre d’un délit quelconque, mais pour avoir manifesté un comportement particulièrement outrageant à l’égard d’une hôtesse de l’air… Et si « Free my way », « Set my baby fire », « Babasonicos » et surtout le remarquable et énigmatique « So many soldiers » se révèlent de bouleversants témoignages, de ses méditations vécues au cours de son incarcération, les autres compositions ne manquent pas d’intérêt. La voix distincte et vibrante de Ian y est sans doute pour quelque chose, mais également cette manière si personnelle, si lancinante, si mélancolique, d’aborder la house ou le funk…

 

Bruno Burgess

Le nombril du monde

Écrit par

Tout d'abord les paroles. Florilège : ‘L'esprit badin, je survis à toutes les afféteries de la putain allouvie’ sur "Le bon celadon". ‘De mon taudis, près de ma fenêtre, je regarde la ville, c'est jour de fête, d'ici mon incurie reste secrète et le désennui viendra peut-être’ sur "Roquerie flasque près de la fenêtre". Ensuite la musique. Outre les instruments traditionnels, cuivres et orgue de barbarie se partagent la texture musicale de l'ensemble des morceaux. Et il est bien difficile de les décrire. Ce qui n'est sûrement pas pour déplaire à Bruno Burgess. Entre rock, minimalisme et folklore, l'album s'écoute paisiblement. Sans pour autant faire tendre l'oreille toutes les 3 secondes.

 

3 Colours Red

Revolt

Les Ruts, Clash, Jane’s Addiction et Alice Cooper constituent incontestablement des références de choix pour le nouvel album de 3 Colours Red. Métallique, punk, tribal hymnique, mais également très mélodique, la musique de ce 3CR peut également se révéler somptueuse. Comme sur le single " Beautiful day ", une chanson enrichie d’orchestrations de cordes philspectoriennes, mais également glamoureuses, à l’instar d’un Blue Oyster Cult, plutôt que de New York Dolls. Bref, cet ensemble crache, tout au long de ce " Revolt ", son vitriol sonore ; mais avec la dose de subtilité nécessaire et indispensable pour ne pas tomber dans le hard rock. La voix épileptique, éraillée, fiévreuse et terriblement vindicative de Peter Vuckovic, adrénalisée par la frustration, le nihilisme et probablement la schizophrénie, se chargeant d’éliminer toute équivoque à ce sujet…

 

10.000 Women Man

10.000 Women Man

Premier album pour ce quatuor belge dont on devrait reparler dans un futur proche. Et pour cause. Cet opus recèle quelques petites perles musicales comme on aimerait en cueillir plus souvent. Plus d'une heure au cours de laquelle on a droit à un aperçu de tout ce qui s'est fait de mieux, au cours de ces dix dernières années, dans le domaine de la musique américaine alternative. 10.000 Women Man consomme ainsi aussi bien l'énergie électrique d'un Bush, le mysticisme d'un Pearl Jam ou d'un Live, le metalcore d'Alice In Chains que le romantisme douloureux d'Afghan Whigs. L'ombre de Faith No More plane même lorsque les synthés s'installent dans les guitares saignantes, puissantes de "I Don't Mind" qui clôt ce premier album. N'allez cependant pas imaginer que ce disque est parfait. Un premier album reste un premier album. N'allez pas non plus conclure que cette formation se contente de pasticher la scène yankee. Ce serait un peu court. Car 10.000 Women Man a le bon goût d'ajouter dans son expression une touche de noir/jaune/rouge. Un feeling assez unique qui a permis à des formations comme dEUS, Zita Swoon et consorts de se frotter à la scène internationale.

 

Alice In Chains

Nothing safe

Fiona joue du piano depuis l'âge de huit ans. Avec un talent certain. Elle chante également. D'une voix hantée par des inflexions qui nous rappellent quelque part Melanie, sans pour autant épouser son timbre frénétique. Mais surtout, elle écrit ses propres chansons. Elle estime d'ailleurs être plus littéraire que musicienne. Racontant avec une pertinence inébranlable et une élégance poétique, ses aventures amoureuses, mêmes avortées. Et sur son deuxième album, elle épanche ces confessions à travers des compositions tour à tour mélancoliques, moelleuses, convulsives et mêmes rageuses. Cependant, les arrangements ciselés par John Brion sont tellement raffinés, sophistiqués même, que les chansons en perdent leur fraîcheur originelle. Dommage !

 

Fiona Apple

When the pawn

Fiona joue du piano depuis l'âge de huit ans. Avec un talent certain. Elle chante également. D'une voix hantée par des inflexions qui nous rappellent quelque part Melanie, sans pour autant épouser son timbre frénétique. Mais surtout, elle écrit ses propres chansons. Elle estime d'ailleurs être plus littéraire que musicienne. Racontant avec une pertinence inébranlable et une élégance poétique, ses aventures amoureuses, mêmes avortées. Et sur son deuxième album, elle épanche ces confessions à travers des compositions tour à tour mélancoliques, moelleuses, convulsives et mêmes rageuses. Cependant, les arrangements ciselés par John Brion sont tellement raffinés, sophistiqués même, que les chansons en perdent leur fraîcheur originelle. Dommage !

 

Aston Villa

Extraversion

Second opus pour ce quintette issu de la ville lumière. Et quel second opus ! Une petite merveille comme peuvent le concevoir certains artistes francophones. Malheureusement, leur production est rarement diffusée sur les stations à grande écoute qui préfèrent matraquer des chanteurs de variétés ou des produits anglophones de seconde zone. Enfin ! Ne revenons pas sur ce débat et parcourons un peu ce succulent " Extraversion ". Côté musical, on le situerait entre la pop atmosphérique de Kat Onoma et le rock engagé, énergique de Noir Désir. Parce que si Aston Villa cultive les vertus puissantes, torturées, psychédéliques des guitares, il entonne, le plus souvent, ses refrains sous la forme de véritables slogans que l’on peut inlassablement reprendre en chœur. Et si la technologie moderne donne aux chansons un caractère très professionnel, très ‘clean’, la formation garde jalousement une sensibilité sentimentale digne des Innocents. Côté lyrics, l’humour et l’ironie sont omniprésents. Un exercice de style que Jacques Dutronc manœuvrait à la perfection. Avec provocation, mais sans agressivité. Juste de quoi susciter la réflexion. Un univers au sein duquel jeux de mots et collages de phrases s’articulent, le plus souvent, autour d’un véritable message. Pas pour rien, d’ailleurs, que le combo ait choisi de reprendre " J’aime regarder les filles " de Patrick Coutin. Mais ce qui nous semble le plus consternant, c’est que si cet " Extraversion " constitue probablement un des meilleurs albums français parus au cours de ces 5 dernières années, il risque fort de faire les frais de son intelligence et de son originalité…

 

Gotthard

Open

Écrit par

Le groupe suisse, qui a ouvert pour Deep Purple sur sa dernière tournée française, est produit par Chris Von Rohr, ex chanteur de Krokus, copie conforme d’AC/DC dans les années 80. Superstars dans leur pays natal, les helvètes sont de retour avec Open un cinquième album qui devrait asseoir définitivement leur réputation. Exit la puissance brute d'antan, et place à un rock FM teinté de groove, avec davantage de chœurs, de claviers et d'influences sixties. L'esprit de Bon Jovi plane sur les ballades " Let it rain " et " You ", tandis que " Blackberry way ", avec son intro clin d’œil à l'agent secret british le plus célèbre du monde, nous replonge dans l’univers du pur rock’n roll. Diversifié, soigné et très américain, l’album est à déconseiller aux férus de techno-grunge, de hardcore fusion ou de black métal norvégien !

 

Grip Inc.

Solidify

Écrit par

Grip Inc. n'est autre que le projet de Dave Lombardo, ex-batteur de Slayer. Album d'une splendeur et d'une envergure remarquable, " Solidify " constitue le troisième effort du groupe. Sur cet album, il démontre qu'il a su se forger un style propre, subtil cocktail d'imagination et de puissance qui laisse un sérieux espace de liberté au guitariste Waldemar Sorychta, bien connu des amateurs pour avoir produit les plus grands classiques du gothic métal (The Gathering, Tiamat, Samael…). Avec le titre " Bug juice ", les puristes de la technique pourront découvrir de nouveaux plans acoustiques inspirés du jazz-rock, école AI Di Meola, tandis que les amateurs de power métal trouveront en Griefless un futur grand classique du genre.

 

Immortal

At the heart of winter

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Si un groupe de black métal a su gagner le respect des spécialistes du genre, c'est bien Immortal ! Après trois essais plus ou moins convaincants, les Norvégiens ont enfin réussi leur coup en nous livrant " At the heart of winter ", un album qui deviendra probablement la sensation métal de cette fin de siècle. Pourtant on voyait plutôt d'un mauvais œil la sortie du nouveau Immortal qui déboule sur le marché presque simultanément avec les plaques de Dimmu Borgir, Emperor et autre Marduk, de solides concurrents. Si l'influence de Maiden et Anvil est quasiment palpable en permanence, on notera l'utilisation parcimonieuse d’aériens arpèges de guitares qui, selon le leader du groupe, ‘doivent évoquer la neige, le froid, et les lacs glacés du Grand Nord’. Fresque majestueuse, épique et tranchant, à la gloire de la nuit polaire, " At the heart of winter " libère des émotions jamais atteintes dans le black métal. Soulignons enfin la superbe pochette signée Jean-Pascal Fournier.

 

Iron Maiden

Ed Hunter

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Pour célébrer la reformation de son line up original, le groupe de heavy métal Iron Maiden a proposé à ses fans un référendum via intemet pour élire leurs 20 morceaux favoris qui figurent aujourd'hui sur la compil Ed Hunter (EMI), doublée d'un jeu vidéo conçu par le groupe. Basé sur l'imagerie macabre des pochettes des albums et des singles de Maiden, le jeu Ed Hunter jouit d'un graphisme spectaculaire et s'adresse prioritairement aux inconditionnels de la vierge de fer. Le joueur incarne un détective privé qui a pour mission de libérer Eddie (mascotte du groupe) retenu dans un hôpital psychiatrique et de le suivre où qu'il aille. Avant d'atteindre le septième niveau et de survivre à une ultime attaque, il faudra traverser une mer de magma, survivre à l’Egypte ancienne, s'aventurer dans un cimetière, et voyager dans le temps à bord d'une machine. Les ennemis sont des voyous, des médecins fous, des momies qui attaquent à coups de bouteilles, de briques ou d'ours en peluches ! Jeu d'action en plan subjectif, Ed Hunter disponible en cd rom version compatible PC (Windows 95/98), est en vente chez les disquaires dans un box qui comprend également le double album compilé...

 

Korn

Issues

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Attendu au dernier festival de Dour, Korn, le groupe américain phare de la scène néo-métal, a été contraint de déclarer forfait, pour cause de travail en studio. " Issues " est donc le fruit d'un travail de longue haleine ! Rendu énorme grâce au soutien d'MTV (NDR : notamment !), le groupe du boss Jonathan Davis ne pouvait se permettre de décevoir ses fans après un " Follow the leaders " jubilatoire. Plus que jamais, Korn combine hardcore, métal et hip hop, avec une classe évidente, renforcée par une production signée Brendan O'Brien, garantie d'un son bétonné. A classer aux côtés des derniers Coal Chamber, Filter et Rage Against the Machine. Soulignons qu'un bonus CD qui renferme des versions remixées de " classiques " et le très dispensable Jingle Balls est disponible sur le premier pressage européen, en édition limitée.

 

The Kovenant

Animatronic

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Remarqué l’an dernier grâce à un tout aussi grandiose qu’effrayant " Nexus Polaris ", Covenant a été contraint de changer de nom afin d’éviter certains déboires promis par le groupe électro-gothique qui porte le même patronyme. Covenant est mort ! vive The Kovenant ! Avec " Animatronic ", titre qui n’est pas sans évoquer une œuvre du gourou Marylin Manson, le trio a opéré une sérieuse métamorphose, insufflant à son black metal des éléments industriels, des bidouillages électroniques, du groove façon Samael, et, c’est de bonne guerre de nos jours, de sublimes chœurs féminins. Les puristes du métal le plus noir vont renier le trio norvégien. Cela ne fait pas l’ombre d’un doute ! Les amateurs de Samael, Rammstein et du dernier Moonspell verront en " Animatronic " ‘the next big thing’ du nouveau millénaire ; car c’est bien de métal du futur dont il est question tout au long de ce pavé electro-métallique dont les dix titres sont enrobés de multiples effets. Notons enfin, la très inattendue et sulfureuse reprise du " Spaceman " du groupe pop Babylon Zoo. Incontournable ! Et vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenus !

 

Machiavel

Live

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1976-1999 : pas moins de 23 ans séparent la sortie du premier album de Machiavel et ce double live, témoignage d’une solide fiesta, consentie un soir de décembre 96, à l’AB. Initiée cette même année à l’occasion de la Fête à Jean-Luc de Sttellla au Francofolies de Spa, la reformation des héritiers nationaux de Yes Genesis et autre King Crimson a été accueillie à bras ouverts par plus de 30.000 anciens et nouveaux fans. Moins de trois mois après sa sortie, ce double CD live, enregistré avec la complicité de Fonck et de Thielemans, s’était déjà écoulé à plus de 12.000 exemplaires. Si vous ne possédez pas encore le fameux " Best of " paru en 96, et que vous souhaitez avoir une vue globale de la carrière de Machiavel, ce " Live " mérite sa place dans votre compactothèque.

 

Machiavel

Virtual Sun

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‘Nous avons été très heureux de nous retrouver sur scène après quinze ans de séparation’, éclarait le batteur Marc Isaye à l'issue du concert de Machiavel à la maison de la culture de Toumai. "C'était surtout pour nous l'occasion de revoir nos fans une dernière fois ". Pourtant, ce qui devait être initialement un adieu à la scène s’est mué en un authentique come-back. Machiavel a vendu plus 25 000 exemplaires de son " best of ", et a aligné près de quarante concerts en l'espace d'un an, confirmant son statut de groupe culte dans la galaxie du rock progressif. Aujourd'hui, avec un " Virtual sun ", qui évoque davantage Led Zeppelin et Pearl Jam que Yes, l'année commence plutôt bien pour le quartet, renforcé par la présence de l'excellent et très jeune claviériste Hervé Borbé, également membre du groupe Now. Sans pour autant dénigrer son passé d'admirateur de musique progressive, Machiavel, contrairement à l’attente générale, évolue dans un registre contemporain, conjuguant sa connaissance des mélodies éthérées à sa récente orientation colorée métal alternatif. À lui seul, le titre " Down on my knees " justifie l'achat de " Virtual sun ", album d'une maturité musicale indéniable.

 

Manic Movement

Thousand sufferings

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C’est à l'Enghiennois Xavier Carion (ex-Chanel Zero) que Manic Movement doit l'excellente production de " Thousand Sufferings", un album qui devrait donner un sérieux coup de fouet à la scène hard belge, moribonde depuis le split de Channel Zero. À la fois mélodique, nerveuse et gothique, la musique du sextet est capable de mettre sur la même longueur d'ondes les fans de death, de trash et de métal atmosphérique, tant les influences du combo sont diverses. Et même si certains incontournables clichés n'ont pu être évités, l'utilisation parcimonieuse d'instruments classiques (flûtes, violons violoncelles) apporte une touche de fraîcheur aux dix compositions, dont la plus étonnante demeure la reprise du fameux Amsterdam de Brel, en version française. " Car adapter une œuvre de ce géant de la chanson en anglais aurait été un sacrilège ", insiste Maarten, vocaliste aux multiples facettes d'un groupe sur lequel il faudra désormais compter…