La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Attic Birds

Attic Birds fait des vagues…

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Après les singles "Don't Hold Me Back" et "Fallin", Attic Birds lève le voile sur "Beyond The Waves", son nouvel Ep. Au programme : six pistes solaires, dans lesquelles indie rock et émotions s'entrelacent dans un voyage introspectif et lumineux.

Attic Birds signe un Ep à fleur de peau, où chaque morceau capture une étape d'un voyage émotionnel entre doutes, espoirs et renaissances. Portés par des guitares électriques organiques et des nappes de synthés envoûtantes, ces nouvelles compos oscillent entre l'énergie solaire et la mélancolie intime.

Né dans un grenier partagé avec des oiseaux – métaphore d'un rock à la fois enraciné et profondément aérien – Attic Birds façonne, depuis 2012, un son vibrant inspiré des grands noms de la scène indie rock internationale, tels que Kings of Leon, Radiohead, Foals ou Editors.

"Fallin" est à voir et à écouter ici

 

Birdstone

Les méandres de Birdstone…

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Formé en 2015 à Poitiers, Birdstone unit la puissance spirituelle du blues à la richesse du heavy-rock. Au croisement des thèmes mythologiques, de l'ésotérisme et des simples passions humaines, le trio narre les combats intérieurs de l'être humain, aussi bien que ses aspirations mystiques.

Basile, Edwige et Benjamin, originaires des Deux-Sèvres, puisent leur inspiration dans la ruralité, comme l’ont fait avant eux les bluesmen dans le Delta, à la fin du 19ème siècle.

Alliant mélancolie aride et riffs poisseux, la musique du trio oscille entre atmosphères éthérées, tensions dramatiques et climax impétueux. Le deuil, la solitude, le doute, la corruption mais aussi la rage et l'espoir sont autant d'impulsions et de guides dans l'imbrication des mélodies et des textes du trio, naviguant en permanence entre grandiloquence et intimité.

Son premier Ep, "The Cage", sorti en février 2017, a posé les fondations de l'univers du groupe : une forme de transe nimbée de mysticisme. Birdstone a décidé de mélanger la fougue du rock aux thématiques de la spiritualité et de la religion.

Son premier album, "Seer", sort en février 2019 et permet au groupe d'amorcer une ouverture à l'international. Le groupe apparaît à l'affiche de festivals d'envergure tels que le Hellfest, Terres du Son ou American Tours Festival, ainsi qu'en première partie de Yarol Poupaud, Triggerfinger ou encore King Khan & The Shrines. En 2022, au moment où ‘l'ancien monde’ s'écroulait, Birdstone a publié un nouveau chapitre : "Loss".

Le trio doré vient d’entrer dans un nouveau cycle dont le premier single “Hotline” est disponible depuis le 17 novembre et le deuxième extrait "Méandres", depuis le 1er mars 2024, est à voir et écouter

 

Birds of Maya

Valdez

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Enregistré en 2014, « Valdez » vient seulement de sortir. Faut dire que les membres du band, considérés comme les piliers de la communauté DIY de Philadelphie, développent, en parallèle, de multiples projets.  

Habituellement, les disques de Valdez immortalisent des prises ‘live’ exécutées dans d’obscurs sous-sols aménagés en salle de répétition. Mais « Birds of Maya » a bien été enregistré en studio, même si les sessions n’ont duré que 36 heures.

A l’instar d’Endless Boogie, ce trio puise son inspiration dans le blues, le psychédélisme, le métal, le punk et le krautrock. Parfois on a l’impression que les compos sont issues de jams interminables et dont les parties les plus intéressantes ont été récupérées pour en façonner une compo, tout en récupérant un maximum de fils mélodiques. Pédale wah wah et fuzz au plancher, la guitare est bien évidemment au centre du jeu. Sur « Recessinater » (10’ quand même !), Polizze reproduit l’attaque à 3 grattes de l’Allman Brothers Band. Et lorsque le martèlement hypnotique du drumming cadence le morceau final, « Please come in », on a l’impression qu’une tribu amérindienne vient de déterrer la hache de guerre. D’autant plus que lorsque Mike ne hurle pas comme un écorché vif, sa voix devient aussi laconique que celle de feu Mark E. Smith (The Fall). De mémoire, Pink Fairies, une formation insulaire qui s’est illustrée dans un style comparable, début des seventies, pourrait constituer une référence. Mais bon, quand on lit les analyses sur la toile, certains chroniqueurs parlent plutôt de Black Sabbath, Deep Purple, Blue Cheer, Groundhogs et même de MC5. En mélangeant bien alors, et sans filtrer…

Lucy and The Birds

Lucy and The Birds (Ep)

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Lucy And The Birds, c’est le nouveau projet d’Elke Bruyneel, l’ex-vocaliste du défunt Delavega, formation qui a rencontré un certain succès dans les années 2000. Son nouveau backing group, The Birds, réunit le claviériste Van Caenegem, le drummer Steven Cassiers et  le bassiste Steven Van Loy. Elke a toujours une superbe voix ; et elle nous le démontre à nouveau tout au long des six titres de cet Ep. Une voix capable de toucher au sublime, à l’instar de Norah Jones, Lora Groeseneken, Laura Mvula, Rickie Lee Jones ou Mélanie De Biaso.

Et pourtant, cet organe est trafiqué par un vocodeur sur le premier morceau de ce disque, « Strongest Girl ». Avant de reprendre tout son éclat naturellement clair et cristallin, sur le deuxième titre, une compo jazz/soul à la mélodie accrocheuse. Le timbre d’Elke me fait même parfois penser à Lara Chedraoui, la vocaliste d'Intergalactic Lovers ; mais aussi à Billie Holiday voire Nina Simone sur le plus swinguant « Golden Sounds ». Percus, cymbales, clochettes et ivoires entretiennent cette atmosphère feutrée. Une ambiance reproduite sur « Missing », mais en plus énergique.

Lucy et sa troupe se produiront ce 2 octobre à Gand, le 9 du même mois au Centre Culturel d'Herzelle, le 11 décembre au Centre Culturel de Zottegem et le 20 mi 2016 au Centre Culturel de Grammont.

Wildbirds & Peacedrums

Rhythm

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Wildbirds & Peacedrums. Oiseaux sauvages et tambours de paix. Quel joli patronyme pour ce duo dont la musique est à la fois simple et percutante et les voix sont gracieuses comme des pirouettes ou entrechats.

Ce couple, à la ville comme au boulot, parvient à refléter son intimité affective et ses émotions, à travers ses chansons. 

Il s’agit du quatrième opus de cette paire suédoise. Et il frappe fort. Très fort. D’ailleurs à l’issue de son écoute, on est un peu sonnés.

Pas d’artifices inconsistants. Un max de simplicité et d’authenticité pour communiquer au mieux. Les 9 plages de « Rhythm » sont parfaitement maîtrisées. Et surtout succulentes.

Andreas Werliin balise et stimule l’expression sonore en frappant ses fûts. Il produit une assise rythmique sur laquelle vient se poser la voix de Mariam Wallentin. Une voix douce qui arrondit les angles tout en pimentant les morceaux. La musique a du corps, mais aussi de l’âme. Et c’est primordial. Il n’y a pratiquement rien de plus. Des percussions, des voix et le souffle d’un esprit qui danse. Fallait oser ! Et le zeste d’électro est tellement subtil, qu’on ne se rend même pas compte de sa présence…

Fruit de la rencontre inopinée entre la raison et le rêve, « Rhythm » est un disque vraiment splendide…

Bowerbirds

The Clearing

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Ces drôles d’oiseaux venus de Caroline du Nord (Raleigh), ne peuvent décevoir. Depuis 2006, le duo a publié un Ep et trois albums. Tous excellents. Des œuvres sculptées dans un folk à la fois créatif et empreint de délicatesse, dont la dernière « The Clearing », vient de paraître.

Leur troisième opus a été enregistré au studio Abril Base, dans le Wisconsin, c’est-à-dire celui de Bon Iver. Et pour le concocter, le couple (à la ville comme à la scène, comme le veut la formule…) a reçu le concours de Mark Paulson au violon. Outre les vocaux qu’ils se partagent, Philip Moore se réserve la guitare et Beth Tacular l’accordéon.

« The Clearing » baigne au cœur d’une quiétude bucolique. Bowerbirds veut être en communion constante avec la nature. Pas étonnant qu’ils aient d’ailleurs choisi de se rendre au sein des quartiers de Justin Vernon, pour le réaliser. On ressent même l’influence du plus connu des bardes barbus, sur un titre comme « This Year ».

Le disque s’ouvre par le magnifique « Tuck the Darkness In », une compo parcourue par de délicates notes de piano. Mais le sommet de l’opus est atteint par « Overcome with Light », une chanson absolument remarquable.

Manifestement, la formation a pris de la bouteille. Une expérience consécutive aux épreuves traversées par le couple (hospitalisation et rupture). Une cure de maturité forcée qui semble bénéfique pour leur inspiration. La complexité des orchestrations et des arrangements ne nuisent pourtant pas au sens mélodique, toujours aussi aiguisé. Cordes et guitare électrique font ici bon ménage. Et puis la richesse de leurs harmonies vocales est intacte.

 

Birds of Passage

Winter lady

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Derrière le pseudonyme Birds of Passage, se cache Alicia Merz. Une jeune artiste qui avait déjà participé au projet de Leonardo Rosado, il y a quelques années. Vu le climat glacé au sein duquel baigne cet opus, on parierait bien que la jeune dame nous vient d’Islande. Sa voix douce évoque Jonsi, version féminine, et sa musique la température qui règne à la limite du cercle polaire arctique. En outre, le titre de l’elpee, « Winter Lady », est suffisamment évocateur. Et pourtant, Alicia Merz nous vient de l’autre côté de la mappemonde, là où règne un climat tout aussi contrasté, mais plus clément : la Nouvelle-Zélande.

La musique dispensée tout au long de « Winter Lady » est parfaitement adapté aux conditions hivernales que nous vivons actuellement. Le froid y est piquant, et seuls les chuchotements émis par la voix de Merz tentent de nous réchauffer. Mélancolique, voire carrément cafardeuse, l’atmosphère qui y règne annonce la fin d’un cycle.

L’album s’ouvre par l’excellent « Highwaymen in Midnight Masks ». Un titre beau et minimaliste à la fois. Malheureusement la suite est moins intéressante ; et au fil du disque, on est envahi par un sentiment de lassitude. Quoique saupoudrés d’accents ‘drone’, ce dark folk sombre dans la monotonie, avant de nous plonger dans une forme de léthargie, au sein de laquelle, il devient presqu’impossible de s’extirper.

Dommage car la demoiselle ne manque pas de talent. De compositrice, c’est une certitude. La superbe plage qui entame l’elpee est une parfaite illustration. Et puis elle a une très jolie voix. En fait, elle a tellement poussé le minimalisme à l’extrême, qu’elle en a dépouillé la substance sonore de son intensité. En rectifiant le tir, Alicia Merz devrait pouvoir faire la différence. C’est tout le mal qu’on lui souhaite !

 

The Bye Bye Blackbirds

Fixed Hearts

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The Bye Bye Blackbirds est une formation originaire d’Oakland. Mais de la ville sise près de San Francisco, pas du quartier de Chicago. Et cela s’entend. D’ailleurs, le quatuor a davantage était bercé par les Beach Boys et la flower power que le rock pratiqué dans la région des grands lacs.

Bradley Skaught et ses acolytes accordent une grande importance aux mélodies. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à puiser dans la quintessence du passé, et en particulier les 60’s, pour concocter leur power pop. Et la structure couplet-refrain ainsi que les harmonies vocales en sont les plus beaux exemples. Parmi les influences les plus marquantes, on épinglera celle des Byrds. Et tout particulièrement sur « Every Night at Noon ». « Fixed Hearts » alterne plages plus rock (« Jack frost ») et morceaux acoustiques (« New River Sunset »). « Mermaids » est même contaminé de blues. Mais c’est quand même du côté de Ted Leo and The Pharmacists, sans l’engagement politique cependant, que leur expression sonore lorgne le plus. 

Un disque sympa, à écouter d’une traite, idéal pour égayer les barbecues.

 

Birds That Change Colour

On Recording The Sun

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Si pour des raisons climatiques évidentes, il paraît fort improbable de nos jours, pour un groupe belge, d’enregistrer le soleil qui darde ses rayons sur nos terres, le groupe anversois de Koen Kohlbacher dispose par contre d’un certain talent pour apprivoiser les oscillations mélancoliques de notre facétieuse météo.

Bercées d’un halo de lumière captées au travers d’un prisme déformant, les jolies mélodies toute en subtilité renvoient à diverses émotions et humeurs changeantes comme le temps.

Caractérisé par ses arpèges boisés, « Woods » constitue incontestablement l’arbre cachant la forêt qui s’étend sur le long de ces dix titres délicats et reposants.

On pense tour à tour aux Beatles du « Sergent Pepper’s », à Dylan, Mark Linkous ou encore Devendra Banhart, aussi bien qu’aux beautés de la nature, quand celle-ci s’offre à nos regards sous un jour nouveau.

« Oh so tired » fait feu de tous bois, « Lullaby » nous berce à la clarté des étoiles ; mais c’est surtout l’hypnotique « Never ending first of may » qui révèle l’énorme potentiel de ce groupe. Fantastique ballade à travers champs et plaines, le morceau étend sa ramure sur plus d’onze minutes que l’on savoure jusqu’au bout de la nuit.

« Oh what a day » clôture de façon enjouée ce très bel album aux sonorités psyché/folk de très, très bonne facture.

 

The Spermbirds

A Colombus Feeling

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Un glaviot préhistorique, craché pour la première en 1982, et une première plaque vinylique, pressée en 1985, font probablement des Spermbirds l’un des plus antiques combos keupons germaniques en activité. Formé à Kaiserslautern par Lee Hobson Hollis, un G.I. américain stationné en Allemagne, le groupe s’est forgé, dans les années quatre-vingt, une solide réputation scénique au pays de la choucroute garnie. Malgré une carrière plutôt conséquente, ces cousins germains des Sex Pistols et des Dead Kennedys ne livrent ici que leur huitième méfait discographique.

Tout comme le plat traditionnel mentionné ci-dessus, le punk rock des Spermbirds est mitonné à l’ancienne. Rien que des ingrédients naturels dans la recette du combo. Du rock’n’roll virulent, cultivé dans la rue, sur un lit de crachat, de haine et de vomi. Que les accros à facebook et à la punk pop aseptisée aux OGM exportée en masse par les yankees s’empressent de passer leur chemin. Les Spemrbirds ne sont pas des ados en goguette. Ici, tout respire l’expérience, la sueur et l’authenticité. Le punk des Allemands répond aux normes les plus strictes : les lyrics sont sarcastiques et ponctués d’hymnes à reprendre en chœur. Le son des guitares est cradingue à souhait et la basse carrément explosive. Seul écart de conduite (vite pardonné car hautement jubilatoire) l’intro au banjo du titre éponyme « Colombus Feeling ».

Bienvenue  à l’école du rock’n’roll, c’est la rentrée des crasses. Ouvrez votre livre de punk à la page Spermbirds !

The Fabulous Thunderbirds

The Fabulous Thunderbirds

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Plus de trente années que la formation texane roule sa bosse sur les routes du blues. Et au cours de cette longue existence, elle a enregistré le séjour d’une multitude de musiciens talentueux. Dont, bien sûr, Jimmie Vaughan. Membre fondateur et guitariste. Et puis des tas de sections rythmiques. Aussi talentueuses les unes que les autres. Mais du line up originel, il ne reste plus que le chanteur/harmoniciste mythique Kim Wilson. Pourtant, il a embrassé, en parallèle, une carrière solo. Mais son projet immortel demeure les T-Birds. Au sein du line up actuel, militent les guitaristes Johnny Moeller et Mike Keller, le bassiste Randy Bermudes et le drummer Jay Moeller. Ils ont tous un peu moins de 40 balais, alors que le toujours jeune Kim en fêtera bientôt soixante.

Enregistré aux studios Churchhouse d'Austin, en 2009, "Fab T-Birds" constitue bien le dernier elpee concocté par Kim. Mais il n’est disponible que lors des concerts accordés par le combo.

L'attaque pratiquée sur "Satisfied" est assez brutale. A cause des deux guitares texanes largement amplifiées ; pourtant, la voix chaleureuse et si caractéristique de Kim reprend rapidement le dessus, tout au long de ce R&B bien entraînant. Très rythmiques, les cordes impriment une cadence infernale. Elles sont appuyées par les percussions franches et précises du cadet des Moeller. Le tempo ralentit pour aborder "I'll be around". Les guitares restent bien à l'avant. Des effets de réverbération communiquent une coloration bayou, mais également lugubre, à l'ensemble. Nerveux, Moeller est prêt à bondir à la première occasion ; mais il est rapidement rejoint par son comparse Keller pour célébrer cette fête des cordes. Un train lancé à vive allure propulse "Take me as I am". La section rythmique est accrocheuse et solide. Les lignes de basse tracées par Bermudes pètent de santé. Soutenues par un orgue, elles vont au combat, alors qu’un chant gospel est conjugué par la voix masculine de Kim Wilson et celle, féminine, de Miss Lavelle White. Superbe ballade lente, "Do you know who I am" est remarquablement chanté par Kim. Une compo dont les lyrics soulèvent la question de l’intégration. Il raconte l’histoire d’un homme considéré comme un étranger au sein de son propre quartier, à New Orleans. Alimentée par l'orgue Hammond de David Boyle ou d’Anthony Farrell, cette chanson interpelle. "Payback time" s’ébroue dans une ambiance très roots, proche du blues du Delta. Nous somme précipités dans l’univers quintessentiel des T-Birds. Kim sort enfin son harmo de sa poche et se met à souffler. Un véritable régal ! Il a d’ailleurs conservé toute la puissance de son souffle. La machine à rythme reprend le dessus et monte progressivement en puissance, tout au long de la cover du "Love the way you love" d'O.V Wright. Kim chante à la manière d’un James Brown au sommet de sa forme. Miss White le seconde. Les cordes entament un véritable ballet. Funk et groove envahissent "Got to bring it with you". Shuffle texan de toute bonne facture, "Baby I love you" est partagé entre les plus grands spécialistes du style ; et bien entendu, la musique à bouche revient à l’avant-plan. Signé Randy Bermudes, "Runnin' from the blues" est un superbe R&B dont la ligne mélodique imparable est soulignée par un orgue Hammond. Autre R&B, mais comme Mr Wilson l’affectionne, "Hold me" est investi par des guitares classieuses et incisives. D’excellente facture, cet elpee s’achève par une cover saignante du "Cat squirrell" de Doctor Ross. Une interprétation sauvage, plus que probablement opérée ‘live’, mais en studio, caractérisée par des interventions très offensives à l’harmo et un Jay qui cogne dur sur ses fûts.

Plusieurs extraits sont en écoute sur la page MySpace du groupe. Un site sur lequel plusieurs clips vidéo sont également visibles. Les T-Birds sont annoncés en Belgique pour le début du mois de juillet. Mais leurs nombreux fans se demandent si cet opus, sortira un jour sous une version physique officielle…

 

Bowerbirds

Upper Air

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« Upper Air » constitue le second elpee de Bowerbirds, un combo issu de Raleigh (NDR : c’est en Caroline du Nord). Il fait suite à « Hymns For A Dark Horse », paru en 2007. Alors que leur précédent opus souffrait d’une longueur excessive ou s’égarait dans une certaine confusion, celui-ci se limite à 10 plages. Et c’est un véritable soulagement ; car la créativité a été bien mieux canalisée, rendant les compos plus limpides. En outre, les bonnes nouvelles s’accumulent, car ce disque est particulièrement réussi. Il pourrait même devenir un des sommets de l’année 2009, dans l’univers du néo-folk.

Beth Tacular et Phil Moore constituent la clef de voûte du trio. Ils se réservent respectivement l’accordéon et la guitare. Et se partagent quelques percus. Leurs voix sont douces et profondes et se conjuguent à merveille. Troisième larron, Matt Damron se charge des fûts. Excellent sixcordiste Moore égrène ses accords minimalistes et en apesanteur. Au piano à bretelles, Beth joue parcimonieusement. Une approche instrumentale particulièrement épurée qui accentue l’intensité émotionnelle des chansons. Les arrangements sont discrets, soignés et réussis. Ce qui n’empêche pas le combo de diversifier leur instrumentation. Un peu de basse quand même. Comme sur le magnifique « Beneath Your Tree ». De quoi souligner l’aspect sombre et grave de cette compo et renforcer la puissance de la mélodie. Et puis du piano. Très subtil sur le magnifique « Nothern Lights », un morceau caractérisé par les splendides harmonies vocales. La musique de Bowerbirds nous invite à redécouvrir les grands espaces américains. On imagine ces musiciens jouant dans une vieille cabane, perdue quelque part au plus profond de l’Amérique rurale. Quant aux cinéphiles, ils verraient facilement cette solution sonore comme B.O. pour accompagner les films de John Ford.

Non seulement « Upper Air » pourrait être consacré album folk de l’année, mais il possède toutes les spécificités pour entrer dans l’intemporalité. La scène néo-folk indépendante multiplie les miracles depuis quelques années. Après Iron & Wine voici deux ans et Bon Iver en 2008, Bowerbirds se pose comme une nouvelle révélation du folk américain.

Birds of Prey

The Hell Preacher

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« The Hell Preacher » est le troisième album d'un combo impliquant Dave Witte (Burnt By The Sun, Municipal Waste), Erik Larson (Alabama Thunder Pussy), Bo Leslie (The Last Vanzant), Ben Hogg (Beaten Back to Pure) et Summer Welsh (Baroness). Une nouvelle fois, nous sommes en présence d’un de ces ‘super groupes’ réunissant d’illustres inconnus.

Pourtant, c’est pour notre plus grand plaisir que Birds Of Prey nous refait le coup du Death Metal Old School élevé à la sauce Rock’n’Roll et au Sludge sudiste. Comme si Entombed rencontrait Motörhead et Corrosion Of Conformity. Un mélange pas vraiment nouveau mais diablement efficace lorsqu’il s’agit de passer un bon moment de headbanging. Car ces cinq musiciens, au look de bucherons rednecks, s’y entendent vraiment pour délivrer ces riffs bien gras qui donnent envie de secouer la tête de haut en bas. La voix de Ben Hogg évoque celle de L-G Petrov (Entombed) et même parfois de Jan-Chris De Koeijer (Gorefest). Le tempo est souvent lent, sans être doom et quand il accélère, ce n’est jamais pour dépasser la vitesse raisonnable d’un titre de Motörhead. Les compostions recèlent quelques bonnes parties de lead guitare et la section rythmique est totalement dépourvue de ces ignobles blast-beats qui le plus souvent rendent les albums de death metal inaudibles (NDR : ça n’engage que moi sur ce coup-là).

En conclusion : « The Hell Preacher » est un disque qui, s’il n’est pas l’album le plus révolutionnaire de l’année, mérite bien que l’on jette un œil et surtout tende une oreille dessus.

 

Bowerbirds

Hymns for a Dark Horse

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On vit parfois des moments étonnants. Ces instants où bouche bée, on se surprend à ne plus pouvoir dire grand-chose. Ils sont rares et méritent d’être épinglés. Chez Bowerbirds, on se retrouve vite l’avaloire asséché, à gober les mouches. « Hymns for a Dark Horse » est un bijou ; et la chronique pourrait s’arrêter là. Par respect pour le bien être interne qu’il procure, ravalons un peu de salive, rassemblons nos esprits, et essayons d’expliquer la raison.

Signé chez  Dead Oceans (Bishop Allen, Evangelicals, Phosphorescent,…), le premier elpee de ce trio américain est une pure réussite. Le nier serait un manque flagrant de bon sens. Telle une Dream Team qui aurait trouvé ses marques dès la première minute de jeu, Phil Moore, Beth Tacular et Mark Paulson posent leurs voix et leurs accords au cœur d’une symbiose à la limite du génie. Approchant un univers pop/folk, ils évitent les clichés, en parsemant la galette de somptueuses associations entre violon, tambourin, guitare ou accordéon. Toujours justes et puissants, les 12 morceaux de « Hymns for a Dark Horse » arborent ce délicat pelage qui invite à la caresse. Et invitent à se calfeutrer pour se sentir proche et en osmose. On entre alors en communion avec la nature et les éléments. On est ainsi à deux pas de l’univers des Shins, Radical Face ou Beirut. On est dans le sublime, où le surplus ne gave pas. Où les mélodies naissent du fond de nos âmes pour les laisser s’exhaler au rythme d’un battement de cœur. Bowerbirds ne peut revendiquer un qualificatif quelconque. Il est l’essence même du qualitatif. Il est estampillé de la marque des grands. Foncez acheter cet album, vous vous retrouvez certainement dans le même état ahuri que votre serviteur. Ainsi, il se sentira moins seul à avoir l’air idiot.

 

The Yardbirds

Birdland

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Empruntant le sillage des Rolling Stones, les Yardbirds sont nés en 1963. Au sud de Londres. A l'origine, le line up impliquait Jim McCarthy à la batterie, Chris Dreja à la guitare rythmique, Paul Samwell-Smith à la basse, Keith Relf au chant et à l'harmonica, ainsi que Top Topham à la six cordes électrique. A la fin de cette même année, Topham est remplacé par un certain Eric Clapton, et le groupe devient un des meilleurs bands de R&B. Lorsque la formation décide de virer au rock pop, Clapton rejoint les Blues Breakers de John Mayall. Il est alors remplacé par Jeff Beck, qui imprime un nouveau son au combo. C'est à partir de cette époque que les Yardbirds vont cumuler les succès commerciaux. En 66, Samwell Smith se tire à son tour. Il cède alors sa place à Jimmy Page. Pendant plusieurs mois, le groupe va mettre sur le devant de la scène une paire de formidables solistes : Beck et Page ! Beck se barre à son tour, laissant Page prendre le leadership. Et en septembre 68, le combo est rebaptisé les New Yardbirds. Quelques semaines plus tard, ils s'autoproclament Led Zeppelin ! La succession de ses trois formidables guitaristes (Clapton, Beck et Page ) a valu aux Yardbirds de devenir un groupe de légende. Depuis, on ne peut pas dire que la formation se soit particulièrement mise en évidence. Il y a bien eu l'une ou l'autre timide tentative de reformation pour honorer l'une ou l'autre prestation 'live'. Et sous la houlette de leur batteur d'origine, McCarthy et de Chris Dreja ; mais sans grand lendemain.

Mais à notre plus grande surprise, le combo vient de se forger un nouveau line up : McCarthy et Dreja sont évidemment de la partie. Ils ont recruté Alan Glen (ex-Nine Below Zero) à l'harmonica, Gypie Mayo (ex-Dr Feelgood) à la guitare et l'Américain John Idan au chant et à la basse. Véritable réincarnation physique de Keith Relf, ce dernier possède un timbre vocal fort proche du mythe défunt. Et dans la foulée, le groupe a décidé d'enregistrer un nouvel opus. Oui, oui, en 2003 ! Les Yardbirds ont cependant choisi de reprendre huit de leurs succès rock/pop du passé, en y impliquant chaque fois des invités de prestige. Reste sept nouvelles compositions interprétées par le nouveau line up.

Au chapitre des reprises, l'album s'ouvre par le très puissant "I'm not talking". Une compo signée Mose Allison, abordée dans l'esprit des débuts R&B du groupe. Sans le moindre renfort, le combo s'acquitte très bien de cette introduction. "The nazz are blue" est sculpté dans un rock mâtiné de Chicago blues. A l'origine, Beck en avait réalisé les arrangements. Ex Dobbie Brothers et leader de Steely Dan, Jeff "Skunk" Baxter se réserve les parties de guitare. "For your love" fut la première chanson des Yarbirds à atteindre le numéro un dans les charts. La nouvelle version implique Rzeznik au chant. "Train kept a rollin'" épousait un profil assez hard. Le virtuose Joe Satriani est ici préposé aux cordes ; alors que Steve Vai s'en charge pour "Shapes of things", Slash (Gun 'N Roses) pour "Over under sideways down", Brian May de Queen pour "Mr you're a better man than I", et Steve Lukhater de Toto pour "Happening ten years time ago". La majorité de ces invités sont des disciples du hard rock propre et mélodique. Il reste cependant quelques nouvelles compositions originales écrites dans un même moule pop digne d'autrefois. Certaines sont néanmoins plus travaillées. D'autres sont plus accessibles. Quelques fragments sortent quand même du lot. Et je pense tout particulièrement à : l'excellent "Crying out for love". L'aspect mélodique est aussi soigné que dans le passé. La voix d'Idan épouse les inflexions de Relf. Les chœurs sont repris dans l'esprit de leur "Still I'm sad". La guitare de Mayo est excellente. Le son réverbéré me rappelle même celui des Shadows. Mais oui! Sans oublier le solo mélodique parfaitement ciselé. Agité par les percussions de McCarthy et traversé par l'harmonica d'Alan Glen, le très tonique "Please don't tell me 'but the news" est imprimé sur un rythme réminiscent de Slim Harpo. "Mr Saboteur" évolue dans un univers sonore fort proche de formations pub telles que Nine Below Zero et Dr Feelgood. Chris Dreja a écrit le bluesy "My blind life". Chanté à la manière de Howlin' Wolf, il est illuminé par la guitare du prestigieux Jeff Beck. Un ex Yardbird, s'il était nécessaire de vous le rappeler. Ecrit par McCarthy sur un poème d'Edgar Allen Poe, "Dream within a dream" flirte avec la pop. Mayo y est au sommet de son art. Cet album risque fort de ne pas faire l'unanimité, mais il ne manque pas de charme. Un disque qui s'achève par "An original man". Hommage au chanteur disparu Keith Relf, cette plage navigue sur une ligne mélodique orientalisée.

 

Firebirds

Their Second Album

Les Firebirds nous viennent d'Angleterre, comme, jadis, les Shadows. La comparaison ne s'arrête pas là, puisque cet album regorge d'hymnes surf-rock stupides mais jouissifs. C'est que les Firebirds, quatre apaches, deux paires d'as, manient la guitare (et le reste) comme personne : solos à la pelle, dégoulinants à souhait comme un bon vieux " Misirlou " piqué à Dick Dale, ululements de vieux pervers romantiques, lyrics binaires (" Got A Girl ", " Go Ahead And Cry ", " Let Down ",…). Dommage que Tarantino les ait oubliés pour la BO de Pulp Fiction : ils auraient fait un malheur ; et Travolta en aurait encore les genoux qui tremblent. En 15 titres (instrumentaux et chantés) d'à peine deux minutes, les Firebirds nous rappellent la grande époque de Jerry Lee Lewis, du rockabilly et du doo wop. Un conseil : écoutez-les au réveil, histoire de vous donner une pêche d'enfer. Wow, rock'n'roll, baby !

 

The Firebirds (nl)

The firebirds

Écrit par

Les Firebirds sont des fanas de garage sixties. Un style de musique qu'ils pratiquent depuis 1991, c'est à dire l'année de leur formation. Faut croire que cet ensemble néerlandais (NDR : ne pas confondre avec le trio de rockabilly qui porte le même patronyme !) possède une collection de disques particulièrement exhaustive, pour parvenir à interpréter autant de reprises de groupes pour la plupart méconnus, pour ne pas dire inconnus. En parcourant leur biographie, je suis quand même parvenu à relever le nom de quelques ensembles moins obscurs, nés au cours de cette époque, et que les Firebirds reconnaissent pour influence majeure. Notamment Sam The Sham and the Pharaohs, les Sonics, les Chesterfield Kings et le mythe psychédélique 13th Floor Elevators. Personnellement, j'estime que nous pourrions y ajouter les Shadows et les Animals. Ce qui devrait vous donner une petite idée du style pratiqué par ce combo, qui repose sur trois principes de base : claviers rognés, riffs de guitare surf et tempo tribal. Et que des gens comme les Fleshtones ou Dick Dale sont parvenus à perpétuer depuis près d'un quart de siècle pour les premiers et près d'un demi siècle pour le second. A des degrés divers, ainsi qu'à des époques différentes, il est certain que le Floyd de Syd Barrett, Inspiral Carpets et les Charlatans ont été influencés par cette forme de garage. Et à l'écoute de cet opus éponyme, il est assez facile de s'en rendre compte. Mais si ce disque est sans doute revivaliste, il est savoureux, sans aucun doute…

 

The Fabulous Thunderbirds

Butt rockin

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Toujours produit par Denny Bruce, le troisième album des Tbirds sort en 1981. Encore chez Chrysalis. Le line up est identique à celui qui a commis " What's the world ".

Amusante pièce de cajun rock, "I believe I'm in love" démarre à vive allure. Co-composé par Kim et Nick Lowe, " One's too many " est fort différent du répertoire habituel. Une rencontre qui va se concrétiser sur l'album suivant. Titre novateur, "Give me all your lovin" bénéficie du concours de ses amis de Roomful of Blues. En l'occurrence Al Copley au piano, ainsi que Greg Piccolo et Doug James aux saxophones. Jimmie se montre un guitariste tout aussi intéressant que les légendaires gratteurs du groupe de Rhode Island, Duke Robillard et Ronnie Earl. Le piano et les cuivres s'attardent et s'invitent à la danse du rock'n'roll, "Roll, roll, roll". Qui ne connaît le thème instrumental de "Cherry Pink and apple blossom white" ? C'est ici le moment choisi par Kim pour afficher son originalité et y étaler sa virtuosité. Bien ficelé, "I hear you knockin" prend la direction de la Louisiane, de Baton Rouge en particulier ; avant de nous plonger dans l'univers de Jay Miller. La rythmique dirige l'ensemble. Kim recrée les phrases chères à Lazy lester et Slim Harpo. C'est d'ailleurs le moment choisi pour aborder "Tip on in" de Harpo, secondé par Anson Funderburgh à la deuxième guitare. "Mathilda" baigne toujours dans l'ambiance de la Louisiane, alors que "In orbit" aborde le West Coast Blues, avec le même bonheur. On y retrouve enfin trois inédits issus cette époque, dont les excellents "I found a new love" et "I got eyes. Enregistrés lors des mêmes sessions à LA, ils comptent pour invités les inévitables Roomful of Blues…

 

The Fabulous Thunderbirds

Girls go wild

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Eponyme, le 1er album des TBirds est sorti en 1979, sur le label Takoma. Il s'ouvrait par les accents de la guitare de Jimmy posés sur "Wait on time", un tour de force composé par Kim Wilson. Composé par Slim Harpo, "Scratch my back" a toujours été associé au son du groupe, caractérisé par les interventions gallinacées de la guitare, et l'arrivée d'un nouveau maître de l'harmonica! Les instrumentaux "Pocket Rocket" et "C-Boy's blues" démontraient le talent, la fougue et la puissance de Kim sur des exercices inspirés par le maître Little Walter. Le style Vaughan se dessinait essentiellement sur une solide emprise rythmique. "Rich woman" en était un exemple parfait. Forçant instantanément le respect, la rythmique de Jimmy était implacable. Un ingrédient indispensable au bons shuffles que sont "Marked deck" et "Rock with me". Le blues lent n'était pas pour autant boudé. Comme sur "Full-time lover", où les cordes de Jimmy répondent au chant de Wilson. Le cœur du quartet texan penchait volontiers vers l'Est, vers la Louisiane et son swamp blues, tellement proche des racines. Ecrit par Jerry McCain, "She's tuff" est un autre canon dont le groove est produit par la section rythmique. Le swing était aussi maîtrisé. Issu de la plume de Wilson, "Let me in" en est un bel exemple. Trois plages inédites figurent en finale. Elles ne datent pas de cette époque et Fran Christina en assure les parties de drums. Sur le "Look whatcha done" de Magic Sam, Vaughan reproduit le célèbre riff de Sam Maghett, avec une facilité déconcertante. Il est tout aussi conquérant sur le rythmé "Please don't lie to me". Plage inspirée par le célèbre "The things that I used to do" de Guitar Slim, "Things I forgot to do" est une chute de bande du 3ème album.

 

The Fabulous Thunderbirds

T-Bird Rhythm

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Nick Lowe, qui sévissait alors chez Rockpile, adorait les FabTs. Son contact étroit avec Wilson va l'amener à produire leur 4ème album. Le dernier chapitre de la 1ère période du groupe qui sortira en 1982. Lowe ne fit pas sonner les Thunderbirds comme un groupe pop. Mais il parvint à insuffler un côté commercial à leur démarche, tout en garantissant la pêche rythmique.

A nouveau, la plage d'ouverture "Can't tear it up enuff" déménage à ravir. La réussite "commerciale", c'est la plage qui suit, "How do you spell love". Nappé par l'orgue Hammond, ce R&B au chorus irrésistible baigne dans un climat proche de Memphis. La cohésion sans faille de la paire Ferguson - Christina et l'extraordinaire partie de cordes de Vaughan élèvent le shuffle de "You're hambuggin' me" à son zénith. Remercions Lowe d'être parvenu à conserver l'approche rythmique ; celle qui assure la solidité basique du son de ce band d'Austin. Et "Lover's crime" en est le plus bel exemple. L'ouverture de "My babe" démontre à nouveau la musicalité de l'ensemble. Un groupe qui dans ce style avait manifestement peu de rivaux. Devenu par la suite un de leurs titres favoris live, "My babe" est un killer. Retour en Louisiane, côté de la Nouvelle Orléans, pour "Neighbor" de Huey Meaux et "The monkey" de Dave Bartholomew". La musique respire les bayous tout proches. En finale, "Tell me" de Jay Miller célèbre le retour victorieux du shuffle ; tandis que "Gotta have some" et "Just got some" consomment le blues sur un tempo ralenti, paresseux même! " T-Bird Rhythm " constitue le dernier elpee enregistré en compagnie de Keith, avant qu'il n'aille rejoindre les Tail Gators de Don Leady. Le disque ne recèle aucun bonus track, probablement pour maintenir l'harmonie de la production de Nick Lowe.

 

The Fabulous Thunderbirds

What´s the word

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Mon album favori des TBirds! Fran Christina a pris la place de Mike Buck à la batterie. L’elpee démarre merveilleusement par un "Runnin' shoes" de Juke Boy Bonner. Un titre qui pourrait sortir d'un titre d'Howlin' Wolf speedé. Kim et Jimmie sont au sommet de leur art! Le rythme accélère encore. Très rock'n'roll cajun avec "You ain't nothing but fine". Mais le meilleur des Tbirds, c'est le shuffle. Comme sur "Low-down woman", où la rythmique de Vaughan sert de base de lancement pour l'harmonica puissant, solide de Wilson. Jimmy a probablement transformé son prénom en Jimmie suite à sa superbe partie de cordes sur l'instrumental "Extra Jimmies", une sorte d'hommage aux anciens Texans, Freddie King et Albert Collins. Kim lui rend la monnaie de sa pièce sur d'autres instrumentaux. En l'occurrence sur "Jumpin' bad", ainsi que "Last call for alcohol" inspiré par Little Walter et James Cotton. La version définitive de "Sugar coated love" constitue un clin d'œil exceptionnel aux swamps louisianais. Le son est à couper le souffle et les solistes crèvent à nouveau l'écran. Ce scénario se reproduit un peu plus tard pour l'imparable "The crawl". C'est avec des poumons d'acier que Kim attaque un tonifiant et énergique "Learn to treat me right". Une composition exceptionnelle, dont le rythme est familier à Jimmy Reed. Vaughan puise son inspiration chez Albert King et Magic Sam pour épauler Kim sur "I'm a good man" et "Dirty work". L'elpee originel s'achevait par une autre composition impériale de Wilson, "That's enough of that stuff". Les trois bonus tracks ont été immortalisés ‘live’ au Bottom Club d'Austin. Ils figuraient déjà sur l'excellente collection baptisée "Different tacos". Cet opus se signale également par deux versions tellement belles de "Bad boy" et de "Scratch my back".