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La vie explosive de Fine Lame

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Jan James

Justify

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Originaire du Michigan, Jan James est une chanteuse de blues rock qui jouit d’une solide réputation. Elle rencontre à l'université celui qui deviendra, jusqu'à ce jour, son partenaire : le chanteur et compositeur Craig Calvert. Le duo émigre vers Chicago. Il se produit dans les meilleurs clubs de la grande cité du blues, et tout particulièrement au Buddy Guy's Legends ainsi qu’au House of Blues. Son premier LP, "Last train", sort en 1994 chez Provogue, écurie sur laquelle, elle va graver plusieurs elpees. En 2005, le couple a fondé son propre label, Blue Palace. La prise de son a été réalisée à Chicago. Onze des douze plages sont signées par le duo ; et bien sûr, Craig est chargé de la mise en forme. 

Funky blues, "I'm always coming back" ouvre la plaque, une compo mélodieuse dont le refrain est repris en chœur… par les chœurs féminins. Face à l’orgue Hammond de Bob Long, Craig brille déjà sur ses cordes. Il semble hanté par Jimi Hendrix tout au long du titre maître. Il écrase frénétiquement sa pédale wahwah, alors que la voix de Jan emprunte un tour subtilement tragique. A cet instant, elle est vraiment dans son élément. C’est d’ailleurs sur les ballades indolentes qu’elle est au sommet de son art. Et elle peut ainsi étaler toute la puissance de sa voix. "Try", "Where you gonna run to" et "Never in the game" en sont certainement les meilleures illustrations. Calvert est intenable tout au long du rock'n'roll sémillant "Lucky U R ". Le reste du long playing est partagé entre plages de blues/rock sans grande surprise et une reprise du "Honky Tonk woman" des Rolling Stones quelconque.

James Yorkston

The route to the Harmonium

Écrit par

James Yorkston et King Creosote constituent certainement les meilleurs ambassadeurs du folk écossais. Enfin, depuis une quinzaine d’années. Ces songwriters ont l’art de jouer sur l’imaginaire, en brossant, à l’aide de leurs mots et de leur musique, les paysages abrupts et les ports de pêcheurs de la patrie de William Wallace. A près de cinquante balais, James n’a plus rien à prouver. Faut dire qu’il compte une discographie particulièrement abondante… et de qualité…  Et il vient de nous livrer son album le plus personnel depuis longtemps. Pour enregistrer “The Route to the Harmonium, il s’est retiré dans un studio de Cellardyke, un petit village de pêcheur et a confié la mise en forme à David Wrench (qui a notamment travaillé avec Caribou, Four Tet, Frank Ocean, FKA Twigs et David Byrne).

Sculpté dans le folk minimaliste, ce neuvième elpee recèle de nombreuses pépites. Des chansons mélancoliques bercées par des rythmes fluctuants. Bien sûr, l’instrumentation est en retrait, mais est bien plus complexe qu’elle n’y paraît. Ainsi, elle est notamment enrichie de cuivres sur les excellents “Shallow” et “Like Bees to Foxglove”, et même de cithare sur ce dernier. D’ailleurs chaque plage est alimentée par une instrumentions spécifique. Ce qui fait leur charme. En outre, les compos révèlent un sens mélodique parfaitement développé chez l’artiste. Et la superbe ballade romantique “Oh Me, Oh My” en est certainement le plus bel exemple…

A écouter, de préférence, au coin du feu, en hiver, en sirotant un verre de whiskey, élevé en fût de chêne, comme en Ecosse…

Jan James

Calling all saints

Écrit par

Originaire du Michigan, Jan James est chanteuse de blues/rock. Elle apprend à chanter au sein d’une chorale, à l’église. Son voisin, Craig Calvert, devient son partenaire musical, un guitariste/compositeur qui militait alors dans un groupe punk. Le duo part alors à Chicago, la cité du blues. Il se produit en club, et notamment au Buddy Guy's Legend ainsi qu’au House of Blues. Le tandem publie un premier elpee, "Last Train", chez le label batave, Provogue. Puis tourne en Europe, où il acquiert une popularité certaine. Ce qui va lui permettre de graver de nouveaux albums. Jan et Calvert continuent leur chemin ensemble ; ce dernier est d’ailleurs toujours son guitariste, mais est devenu son producteur.

Et c'est ce dernier qui lance rapidement la machine sur les rails, dès "I'm a gambler", un blues imprimé sur un mid tempo tout au long duquel la voix puissante de Jan se distingue, alors qu’offensive et limpide, la gratte se détache de l’ensemble. "Heart of the blues" bénéficie d’une excellente intro, chargée d’un maximum de feeling, sur les cordes. Sans équivoque, Calvert tire sur toutes les ficelles du guitariste de blues rock! Le long playing recèle quelques blues lents, dont le superbe "Losing man", une plage saturée d’émotion, et abordée dans le respect du Chicago blues side, si cher autrefois à Muddy Waters. Sans oublier la finale "Black Orchid blues" et "Bucky blues, une piste colorée par l’harmonica. Country/blues, "Battle of Jesse" est un morceau acoustique attaqué à la manière de JJ Cale, mais que chante Jan, d’une voix tellement féminine. Excellent come-back !

 

James Elkington

Wintres Woma

Écrit par

James Elkington est né à Chicago, mais a opté pour la nationalité britannique. Faut dire qu’il y a été élevé au cours des seventies et des eighties. Et c’est un fameux guitariste ! Dont le toucher de cordes, en picking, est aussi subtil que celui de Mark Knopfler, voire de Bert Jansch ou de John Fahey, mais qu’il met au service de compos plus enlevées. S’il a bien sévi au sein d’un groupe, baptisé The Zinc, il y a un peu plus d’une dizaine d’années, il a surtout forgé sa notoriété en bossant pour d’autres artistes, et en particulier Richard Thompson, Jeff Tweedy, Steve Gunn et Laetitia Sadier… Minimaliste, introspective, fondamentalement folk, sa musique évoque Nick Drake. Parfois traversée par un zeste de percus, de steel, d’harmonica, de basse, d’orgue, de violoncelle ou de banjo, les compos s’avèrent particulièrement agréables à l’écoute ; et si la voix de l’artiste n’est pas exceptionnelle, elle est chaleureuse, bien timbrée, et colle parfaitement à l’ensemble.

 

James Thornbury

R.I.P. James Thornbury

Écrit par

James Thornbury, alias James T, est décédé ce 1er octobre 2017, des suites d'une leucémie. Originaire de Cincinnati, ce chanteur, guitariste et harmoniciste de blues avait milité chez Canned Heat, de 1985 à 1995. Il vivait depuis en Australie.

James T est impliqué sur six albums de Canned Heat, notamment "Re-Heated", paru en 1989 et "Internal Combustion", en 1995. 

James Leg

Blood on the keys

Écrit par

James Leg est le fils d’un prêcheur texan. Son éducation musicale a baigné dans le gospel. Il est ainsi devenu un excellent claviériste et un crieur (shouter). En vérité, il s’appelle James Wesley Myers. Avant d’embrasser une carrière solo, il a milité chez Black Diamond Heavies, The Immortal Lee County Killers et Cut in the Hill Gang. Complexe, sa musique campe un cocktail de blues, gospel, punk et rock’n’roll. Il a publié son premier elpee, "Solitary pleasure", en 2011. Il collabore ensuite aux sessions d’enregistrement de l’album "Pain Killers" de Left Lane Cruiser, en 2012. Puis grave son remarquable "Below the Belt", en 2015. Pour concocter ce nouvel opus, il a reçu le concours du batteur Mathieu Gazeau et de quelques invités.

Morceau d’ouverture, "Human lawn dart" décoiffe littéralement. Magistral, le riff est reproduit par l’orgue. Le batteur se démène comme un fou sur ses fûts. Déglinguée, aride, la voix semble émaner d’outre-tombe. Impressionnant ! Le rythme s’emporte sur "Huggin the line". L’orgue mène la danse, poursuivi par les folles percussions. James chante comme si son sort en dépendait, un peu comme le regretté Lemmy, chez Motörhead. Il est épaulé par les voix de Foxxxfire. Une rythmique hypnotique est imprimée tout au long de "Mighty man", un blues qu’aurait aimé allumer le bon vieux Howlin’ Wolf. Même la voix emprunte les cris du vieux loup de Chicago. Mais pour la circonstance, c’est Ruben Glaser (Pearlene) qui se réserve les dérapages permanent et ravageurs de la guitare. "StMichel shuffle" adopte un même tempo. La voix semble hantée par Tom Waits. Plus surprenant, le violon de Sylvia Mitchell s’incruste dans l’ensemble et contribue au changement de rythme. Superbe ! Les cordes vocales de Mr Leg déchirent "I’ll take it", une ballade au cours de laquelle il double orgue et piano, alors que Ruben Glaser nous réserve un très beau solo sur ses cordes. Matt Ayer épice de ses percus exotiques le drumming féroce que Mathieu impose à "Ain’t you hungry". Un peu comme chez Santana. Cependant, ce sont les claviers pétrifiants de James qui s’imposent au cœur de ce climat propice à la transe. "Dogjaw" est un boogie improbable. La voix est davantage éructée que chantée. Mais le résultat est particulièrement entraînant. Et la guitare de Dr. Johnny Walker (ex Soledad Brothers/Cut in the Hill Gang) ainsi que l’orgue qui s’emporte, entrent en duel. Le chant est furieux et spasmodique sur "Tao Te Leg", une plage toujours bien rythmée au cours de laquelle James –qui ne lâche décidément rien– se fend d’interventions imparables sur ses claviers. Bluesy, indolent, "Blood on the keys" est une superbe compo chantée à la manière d’Arthur Brown, à l’époque de son ‘Monde Fou’ ; à moins que ce ne soit de Nick Cave, d’un point de vue plus contemporain. En fait, il reflète un véritable mal de vivre. "Should’ve been home with you" parachève le long playing. La piste s’ouvre dans un climat prog. Les claviers de Leg et le violon de Miss Mitchell opèrent des échanges, préludant les derniers délires de Mathieu Gazeau. Un album vraiment surprenant !

 

Teresa James

Bonafide

Écrit par

Originaire de Houston, au Texas, Teresa James s’est établie depuis bien longtemps à Los Angeles où elle a monté sa formation, The Rhythm Tramps. Cette véritable blueswoman chante et joue du piano. "Bonafide" constitue déjà  son 9ème opus solo. Il fait suite à "Come on home", paru en 2012. Pour enregistrer ce nouvel elpee, elle a pu compter sur ses fidèles collaborateurs ; en l’occurrence le guitariste Billy Watts et le bassiste Terry Wilson ; ce dernier se chargeant également de la production. Outre, son rôle principal de compositeur. En fait, il incarne l’âme des Rhythm Tramps. Enfin, lors des sessions, Teresa a pu compter sur la participation de la crème des musiciens de studio issus de L.A. 

L’ouverture est royale. Une reprise. Et elle est détonante. Il s’agit d’"I like it like that", une compo que 5 Royales avait traduite en succès, dès 1954. Teresa chante à la manière d’une rockeuse devant les répliques vocales de Terry et de Billy, tout en s’excitant derrière son piano. "Bonafide" trempe dans le funky r&b. Jay Bellarose frappe méticuleusement sur ses fûts, alors que Red Young (Eric Burdon Band) tapisse l’ensemble de son orgue Hammond. La plupart des ballades r&b sont le plus souvent inspirées du Memphis Southern soul. A l’instar du très mélodieux "Spit it out", une plage cuivrée par Darrell Leonard. De "The power of need", une piste dominée par le piano de Mike Finnigan et la guitare de Watts. Du superbe "Pick me up". Très Stax, ce morceau est illuminé par la voix de Teresa, face à la trompette de l’ex-Tower of Power, Lee Thornburg, et le sax de Ron Dziubla. Une voix qui se révèle d’une grande pureté sur le bouleversant "No regrets", une autre ballade qu’elle chante devant l’orgue Hammond et le saxophone de Sean Holt. Wilson et Greg Sutton signent "My god is better than yours", un blues/rock léger aux accents gospel. D’un timbre ravagé, ce dernier partage le micro avec Miss James. Tony Braunagel aux drums et surtout Mike Finnigan aux ivoires, impriment le tempo tout au long de "What happens in Vegas", une plage qui nous entraîne à New Orleans. Et c’est Terry Wilson qui se consacre à la guitare. Blues/funk, "Too big to fail" lorgne vers Little Feat, alors que les sonorités de cordes dispensées par Wilson sont hantées par Billy Gibbons. Red Young siège derrière l’orgue et Teresa, le piano, pour "You want it when you want it", un soul/rock vif, excitant, dansant même. En finale, Teresa chante le "Have a little faith in me" de John Hiatt, une ballade poignante ponctuée par une remarquable sortie de Jerry Peterson, sur son saxophone.

 

James

Girl At The End Of The World

Écrit par

Fondé en 1983, James est une formation qui est toujours parvenue à se transcender sur les planches. Et encore aujourd’hui. Mais si entre 1986 et 2000, elle a publié quelques excellents albums et surtout gravé d’inoubliables singles (« Sit down », « Come home », « She’s a star », « Born of frustation », notamment), depuis le début du millénaire, la discographie fait un peu pâle figure. Bien sûr, Tim Booth a tenté une aventure en solitaire. Et puis les musicos du groupe ont opéré d’incessantes allées et venues. A l’instar du génial trompettiste Andy Diagram ou du tout aussi talentueux violoniste Saul Davies. Ce sont d’ailleurs ces deux membres du band et bien sûr la voix de Tim qui ont toujours apporté cette singularité à la musique de la formation mancunienne. Depuis donc, James cherche vainement à se renouveler. Et tente sur « Girl At The End Of The World” un pari sur l’électro. Qu’il avait pourtant réussi sous la houlette de Brian Eno, sur l’expérimental « Wah wah ». Mais sur ce nouvel essai, il n’y a plus rien d’expérimental, mais des beats et des synthés qui cherchent uniquement à faire danser. Qui cherchent. Mais à mon humble avis, ils vont encore chercher longtemps. Même la superbe voix de Booth est régulièrement martyrisée. Hormis le premier morceau de l’opus, l’hypnotique « Bitch », et le titre maître qui le clôt, une pop song hymnique, parcourue par une slide gémissante et imprimée par une boîte à rythmes bien calibrée, le reste est complètement massacré par l’électronique, évoquant même parfois Donna Summer (« Surfer’s song »), une rencontre entre Pet Shop Boys et Jean-Michel Jarre (« Dear John ») voire du U2 sub « Pop » (« Move down south »). C’est Max Dingel (The Killers, Muse, White Lies ») qui s’est chargé de la mise en forme ; et manifestement, n’est pas Brian Eno qui veut.

 

James ‘Buddy’ Rogers

By my side

Écrit par

Issu de Vancouver, James ‘Buddy’ Rogers est un chanteur/guitariste/compositeur canadien. C’est très jeune qu’il chope le virus du blues, inoculé par son père. Dès ses 15 ans, il drive sa formation, le Warren Storm. A 19 printemps, il se retrouve à Kansas City où il se produit en compagnie de Russell Jackson, le bassiste de BB King. Depuis le début de ce millénaire, il dirige son JBR Band. Comme gratteur, il reconnaît comme influences majeures, Johnny Watson, Jimmy Vaughan et les trois Kings.

Buddy comptait déjà trois albums à son actif : "Wanna go home" en 2003, "Red light Party" en 2008 et "My guitar’s my only friend" en 2012. Pour enregistrer "By my side", il a reçu le concours de son backing group, of course. En l’occurrence le bassiste Mike Wedge, le drummer James Badger et le percussionniste Winfred Ballard. Lors des sessions, le band a bénéficié de la collaboration de Lewis Stephens, notoire pour avoir bossé en compagnie de Freddie King, Delbert McClinton et Mike Zito.

Blues/rock classique "Come back to me" est imprimé sur un tempo enlevé. Quoique parcimonieuses, les interventions de gratte sont bien mises en exergue. "By my side" est une ballade pleine de charme dont la mélodie caresse les tympans. "You belong" en est une autre. Accrocheuse, elle se distingue par la voix empreinte de délicatesse et les cordes acoustiques qui se fondent dans les tonalités chaleureuses de l’orgue. James chante "Can’t get you off my mind", un morceau de pur rock’n’roll, au cours duquel sa voix ne manque pas de panache. Le piano de Stephens soutient parfaitement le rythme. Et les sonorités de guitare jaillissent par flots. Excellent ! "Goin’ down" est un classique des classiques signé Don Nix (NDR : issu de Memphis, ce musicien est toujours en vie). C’était aussi une des pièces maîtresses du répertoire de Freddie King. Et c’est ce dernier qui inspire, bien entendu, la version de Mr Rogers, bien épaulé par ses partenaires, au sommet de leur forme. Particulièrement classique, "Hell to play" est un blues/rock qui puise ses sources dans le Chicago style. Stephens double piano et orgue. Buddy Rogers semble alors hanté par le Clapton des grands jours. A contrario, les délicats "You & I" et "Change" (NDR : c’est la finale) lorgnent davantage vers le ‘Slow Hand’ contemporain. "Baby" est une plage qui semble totalement libérer Rogers. Chargées de feeling, ses interventions aux cordes sont même déconcertantes. La voix est chargée d’amour, de passion même. Et la six cordes, lumineuse. "Runnnin’" campe un r&b dansant au cours duquel les cordes reflètent toute la maturité du leader. Funky, "Am-Ola-Dora" est un instrumental réminiscent du southern r&b institué à Memphis par Booker T & the MGs.

 

Ginger St.James

One for the money

Écrit par

Ginger St James est issue de Hamilton, au Canada. Elle se révèle particulièrement à l’aise dans plusieurs styles ; que ce soit l’americana, l’alt country ou le rockabilly. En général, elle est épaulée par son guitariste SnowHeel Slim.

"Pour me" ouvre l’opus. La voix de Ginger colle parfaitement à ce morceau de country pure. La pedal steel colore l’ensemble de ses teintes métalliques. "Train whistle" est imprimé sur le rythme du chemin de fer. Et il est soutenu. La voix de l’artiste semble soupirer ; manifestement, elle laisse sa puissance vocale sur la réserve. Snowheel Slim excelle sur sa gratte qu’il joue en picking. Ballade country, "Honeymoon stage" s’inscrit parfaitement dans un climat de ‘lune de miel'. Secondée par celle de la bassiste Justine Fisher, la voix de Ginger est sucrée, alors que les cordes accentuent le climat de mélancolie au sein duquel baigne la plage. Piano et pedal steel alimentent "Slim’s Jig", un bref instrumental rythmé. Bienvenue dans l’univers des cow-boys ! Les percussions d’André Tellier sont bien à l’avant-plan tout au long de "Somebody shot me", une ballade americana dont la trame est superbement construite par l’ensemble des instruments. Ballade country gémissante, "Best of me and you" glisse progressivement vers le blues, tout en respectant une parfaite interactivité musicale. "Hair of the blackdog" est sculpté dans du pur rock’n’roll. La voix féline de Ginger accroche, griffe même, alors que piano et guitare s’en donnent à coeur joie. Une formule qui sied bien à Miss St. James. Dommage qu’elle n’y recourt pas plus souvent. Guitares en picking et piano roadhouse entretiennent le country/swing "You were mine". Trop court, cet elpee s’achève par le dépouillé "Merry go round", une jolie ballade empreinte de spleen, un sentiment accentué par les cordes acoustiques limpides et la pedal steel chargée de feeling…   

 

Wendy James

The price of the ticket

Écrit par

Wendy James est aujourd’hui âgée de 52 ans. Chanteuse et compositrice, cette Anglaise a milité au sein de Transvision Vamp, un groupe de pop/glam/rock, qui a sévi au cours des eighties. Et Vamp elle est restée. D’ailleurs, malgré son âge ce sex-symbol, elle est toujours aussi fière de son anatomie. Suffit de regarder la pochette, où elle n’en cache pas grand-chose. Elle a entamé une carrière solo, début des nineties. Ainsi, en 1993, elle publie l’album "Now ain’t the time for your tears", sous la houlette d’Elvis Costello. En 2004, elle fonde la formation Racine. Mais revient pour un opus en solitaire, en 2011, un disque intitulé "I came here to blow minds". On la perd quelque peu de vue, jusque la sortie de cette nouvelle œuvre personnelle, mise en boîte à New York City et mixée à Berkeley. Pour la circonstance, elle a reçu le concours de Lenny Kaye (NDR : le guitariste du Patti Smith Band), le bassiste Glen Matlock NDR : ex-Sex Pistols) et le drummer Sclavunos (NDR : un membre du Bad Seeds de Nick Cave).

Miss James a conservé une voix suave et sensuelle ; et elle l’exhibe tout au long de "Paloma’s downs", une plage bien électrifiée par les riffs de Kaye. La construction du titre est impeccable. Les arrangements sont travaillés. Ce qui n’empêche pas une sortie aventureuse sur les cordes. "Indigent blues" baigne au sein d’un climat empreint de douceur, de délicatesse et d’harmonie. Le toucher de cordes est alors digne d’un certain Mark Knopfler. "King Rat" s’ouvre par un riff bien énergique. C’est une des meilleures plages de l’elpee. Wendy adopte toujours bien une attitude vocale punk voire post new wave. Lenny Kaye s’autorise une sortie subtilement orientale, légèrement teintée d’une forme de psychédélisme dont les accents sont empruntés au Paisley Underground. "Love from the 9th" est une ballade tendre mais surtout voluptueuse. "Bad intentions and a bit of Cruchy" baigne dans le power rock. Les riffs sont pétillants. Talonnée par les cordes, badine, la voix sert de fil rouge. Hypnotique, particulièrement rythmique, mais surtout punk, "You’re a dirtbomb, Lester" est un autre sommet de l’opus. Proche de Patti Smith, la voix est envoûtante. Wendy amorce "Screaming back Washington" à l’aide de sa gratte rythmique et de son piano. Elle est cependant rapidement rejointe par Kaye, dont l’intervention se révèle créative, tout au long de cette jolie ballade dépouillée. "Why oh why do you hurt me still ?" est un rock’n’roll délicatement récréatif, souligné par la voix espiègle de Mrs James. Plus complexe, "Cowboy rhythm" est une piste qui monte progressivement en puissance. Si Wendy signe les onze premières plages, elle attaque également deux covers. Tout d’abord le « You’re so great » de Fred Smith (ex-MC5). Ce qui lui permet de nous replonger au cœur du mal de vivre éprouvé dans le Michigan. Fred l’avait écrite pour son Sonic Rendez Vous Band ; et surprise, James Williamson (Stooges) est venu y mettre son grain de sel, à la gratte. Et on l’entend ! Enfin, en conclusion, le "It’s alright Ma" de Bob Dylan. La version est méconnaissable. Remuante, déjantée, psyché, elle implique également Williamson aux cordes, mais également Steve MacKay (NDR : un autre membre des Stooges) au sax baryton.  

 

James Morrison

Parfait pour oublier les tracas de la vie quotidienne…

Écrit par

James Morrison Catchpole est un chanteur/compositeur/guitariste né à Derby, en Angleterre. Un artiste dont le premier elpee, « Undiscovered », remonte à 2006. Et c’est le single, « You Give Me Something », issu de cet LP, qui va le faire connaître à travers le monde. Son dernier opus, « Higher Than Here » est paru fin 2015. Et il est venu le défendre, au sein d’une salle dont il avait déjà foulé les planches, en 2012 (Sarah Carlier en assurait le supporting act) et en 2009 (là, c’était Selah Sue qui ouvrait son concert).

Bien que le second balcon côté fosse soit condamné, la salle est pleine à craquer. La première partie est réservée à Glenn Claes. Pas un inconnu au Nord de la Belgique, puisqu’il a été finaliste de la version néerlandophone de ‘The Voice’. Un crochet au cours duquel il avait brillamment interprété « The Sound Of Silence» de Simon & Garfunkel. En février 2016 il était venu présenter son premier elpee, « Back Where My World Began », à l’AB Club, dont a été extrait le single « Face In The Light ».

Belle gueule d’ange, Glenn se sert d’une gratte on ne peut plus classique. Il est soutenu par un autre préposé à la sèche, Stijn Bervoets. Chevelu et barbu, il s’installe à gauche de Claes. Qui a manifestement une très belle voix. Capable de se fondre dans un duo vocal atmosphérique tout au long du tendre « Little Lies ». Mais également de la moduler, en la poussant dans les graves ou les aigus ; une voix capable d’emprunter un timbre rocailleux mais également d’exprimer toute sa puissance. A l’instar d’un Milo Meskens. Aux premiers rangs, le public féminin est sous le charme. D’une vingtaine de minutes, le set s’achève par une cover intense du « All Night Long » de Lionel Richie. Le garçon a du talent et est certainement à suivre de très près.

Tout le monde est placé sur une immense estrade sauf James, en avant scène, et un des deux claviéristes. Un podium imposant sur lequel sont plantés l’autre claviériste (au Hammond), un drummer, un bassiste et un guitariste. Imposantes, les deux choristes sont postées à l’extrême gauche. Morrison est armé d’une six cordes semi-acoustique.

 « Under The Influence » (« Undiscovered ») ouvre le show. Le light show est impressionnant et se focalise sur les différents artistes. Il est composé de 6 rangées de gros spots tournants, desquels repartent des petites guirlandes de leds qui s’élancent vers le plafond juste au-dessus des artistes. Au milieu de la chanson, James Morisson s’adresse au public en criant ‘Brussels', à la manière du ‘boss’ et l’incite à frapper dans les mains. Les interventions du Hammond communiquent un feeling sixties au morceau. « Nothing Ever Hurt Like You » (« Songs For You, Truths For Me ») baigne advantage dans la soul ‘motownesque’. Tout au long de « I Won't Let You Go » (« The Awakening »), la troupe est plongée dans un halo de lumière bleue. La voix de James est haut perchée. Les claviers sont omniprésents et les chœurs se libèrent. Lors de « Stay Like This » et « Something Right », le crooner a abandonné sa guitare. Il tient son micro à deux mains pour ces ballades soul bouleversantes. Place ensuite au tube « Wonderful World  » (« Undiscovered »). Le répertoire est varié et alterne vieux standards et nouvelles compos. Au cours desquelles il va notamment faire le pitre, pastichant –mais parfaitement– Mickael Jackson, pour le plus grand bonheur des premiers rangs. Très interactif avec son public, il injecte dans ses compos énormément de feeling et de chaleur humaine. La voix de James excelle dans tous les styles. Elle a mis tout le monde d’accord. Y compris pendant les morceaux funk et r&b. C'est l'un des représentants les plus talentueux de la scène insulaire. Et en guise d’apothéose, « Demons » est interprété devant mille feux et lumières…

On aura quand même droit à un rappel. Qu’il achève par « You Give Me Something », dont le refrain est entonné par l'ensemble de l’auditoire. Chargée d’émotion cette superbe soirée a permis d’oublier les tracas de la vie quotidienne. Ce qui n’est déjà pas si mal…

(Organisation : Live Nation)

 

James Leg

Below the Belt

Écrit par

De son véritable nom John Wensley Myers, James Leg est âgé de 32 ans. Ce chanteur/pianiste de blues/rock est le fils d’un prédicateur évangéliste. Originaire de Port Arthur, au Texas, il s’est établi à Chattanooga, au Tennessee. Sa notoriété artistique remonte à 2004, lorsqu’il fonde le groupe Black Diamond Heavies, en compagnie du guitariste Mark Porkshop Holder et du percussionniste Van Campbell. Le trio a enregistré trois albums chez Alive, entre 2007 et 2009. Depuis, Leg a publié un opus solo en 2011, "Solitary pleasure", et l’année suivant, le LLC a gravé une collection de reprises baptisée "Painkillers".

Lors des sessions d’enregistrement, Leg a reçu le concours de quelques potes. "Below the belt" est découpé en 10 plages. James Leg tire largement parti des claviers. Sa voix est en permanence éraillée, torturée même. "Dirty South" ouvre la plaque. Andy Jody frappe nerveusement sur ses percussions. Déjantée, la guitare de Johnny Walker entretient un climat angoissant. Une voix lugubre envahit "Casa de Fuego", un titre rythmé qui baigne au sein d’une ambiance mexicaine. A cause de la trompette d'Andrew Higley et des multiples percus. James a recours à une belle panoplie de claviers : piano électrique et acoustique, mais c’est surtout l'orgue Hammond qui domine le sujet. La cover du "Up above my head" de Sister Rosetta Tharpe nous plonge dans le gospel. Des voix qui soutiennent celle, conquérante, de Leg. Johnny Walker souffle comme un possédé dans son harmonica à une vitesse vertigineuse. Walker est passé à la slide pour "Drink it away", une plage allègre qui reflète la bonne humeur ambiante. La voix est paisible, mais c’est le piano qui s’impose dans l’ensemble. "October 3rd" oscille entre blues et R&B. Andy Jody réalise un bon travail rythmique. Leg double orgue Hammond et Fender Rhodes. Leo Murcia souffle dans son trombone. Punk/blues/boogie furieux, "Glass jaw" est interprété en duo. Leg se consacre, bien évidemment, aux claviers, dont il extrait des sonorités particulièrement riches. Jody brille aux percus. Une fresque de l'épouvante ! Le tempo s’élève encore pour la cover du "Can't stop thinkin' about it" de Dirtbomb (NDR : un combo punk issu de Detroit). Un blues primaire, frénétique, sans concession, enlevé, que galvanisent les interventions de gratte déstructurées de Frederick Joe Evans IV. Un brûlot! La cover du "A forest" de Cure –un des meilleurs titres de la bande à Robert Smith– est originale et épatante. Dominée par la rythmique et appuyée par la basse de Paul Brumm, elle lorgne vers la période la plus ravagée des Stranglers et se révèle propice à la transe hypnotique. Enrichi par le violon alto de Sylvia Mitchell et la scie d'Andrew Higley, "Disappearing" emprunte une nouvelle direction. Surprenant et créatif, ce long playing s’achève par une plage soul intitulée "What more". Une composition agréable à l’écoute au cours de laquelle la voix graveleuse de Leg et celles, empreintes de douceur, de Beth Harris et Kristen Kreft, se complètent parfaitement ; alors que la sixcordes de Dwight Dyer épanche une belle dose de feeling…

 

Chris James & Patrick Rynn

Trouble don't last

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Etablis à San Diego, au sud de la Californie, Chris James et Patrick Rynn constituent un duo bien soudé. Pourtant leur style musical nous entraîne au cœur de la Cité du blues, Chicago. Chris chante et se consacre à la guitare, Patrick à la basse. Leur collaboration remonte déjà à 1990, lors de leur première visite au sein de la Windy City. Leur coopération a déjà débouché sur la confection de trois elpees, "Strop and think about this" en 2008, "Gonna boogie anyway" en 2010 et "Barrelhouse stomp" (NDR : pour lequel le tandem avait bénéficié du concours de 3 pianistes) en 2013. Ils sont tous parus chez Earwig, mais les deux premiers sont épuisés. Changement de crèmerie pour "Trouble don't last", puisqu’il est publié sur le label très dynamique, Vizztone. Lors des sessions, la paire s’est entourée de musiciens remarquables ; et tout particulièrement le batteur June Core ainsi que les harmonicistes Rob Stone et l'Indien Aki Kumar.

L’opus démarre en force par le rythmé "Shameless", un morceau pour lequel le duo est renforcé par la présence de leur ami Rob Stone, à l'harmonica. Signé par le citoyen de Detroit, Calvin Frazier, "Lily Mae" évolue sur un tempo lent. Le spectre de Muddy Waters plane tout au long de ce titre qui baigne au sein d’une ambiance réminiscente du quartier Southside de Chicago. Les interventions d'Aki Kumar à l'harmonica sont saturées d'émotion. "Lonesome whistle blues" est une plage popularisée au début des 60s par Freddie King. La nouvelle version évolue à un niveau particulièrement élevé. Les deux souffleurs s’échangent des soli exceptionnels, alors que Chris James démontre tout son talent sur les cordes. "Going down to the ocean" nous emmène dans le Chicago Westside. Tout en rythmique, l'envol exécuté par Chris est brillant. Faut dire que la section constituée de Patrick Rynn et June Core est irréprochable. Country/blues, "Trouble don't last" adopte le tempo du chemin de fer. Le "Don't drive me away" de Robert Curtis Smith est contaminé par le blues du Mississippi. Rob et Aki tirent à nouveau leur épingle du jeu à l’harmo sur l’instrumental "Steady goin'on", une plage au rythme vivace assuré par Chris James. Et finalement, ne tenant plus en place, ce dernier se lâche sur ses cordes. Sa voix se détache sur "A good idea at the time", un blues lent, indolent qu’il interprète face à un accompagnement minimaliste, dont celui de Rob Stone, empreint d’une grande sensibilité. Aki Kumar se déchaîne sur "Hard to keep a dollar", un solide Chicago shuffle qui démontre une nouvelle fois l’étendue de son talent. De toute bonne facture, cet opus s’achève par l’enlevé "Roll, tumble and slip", une compo issue de la plume de feu Sunnyland Slim, pianiste notoire issu de Chicago. Une nouvelle occasion pour autoriser un beau duel entre les deux souffleurs, destiné à nous transporter vers les sommets… 

 

James Irwin

Unreal

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Irréelle ou plutôt céleste, c’est en effet l’impression laissée par la voix de James Irwin (NDR : un Californien d’adoption), qui évolue dans un registre proche de Jason Lytle… Elle est même cotonneuse voire visionnaire, et très susceptible de vous propulser en apesanteur. Et tout particulièrement tout au long de son second elpee, « Unreal ». Pas étonnant que l’autre James Irwin, renseigné par Wikipédia, soit un astronaute qui avait participé au vol d’Apollo 15.

Responsable d’un premier essai acoustique en 2012, intitulé « Western Transport », le Canadien a décidé d’étoffer ses compos. Le saxo de « Walls Around Nothing » répond aux échos de « Did You Hear Who Shot Sam ? », une compo magnifique, mélancolique, aux sonorités réverbérées, dont les lyrics évoquent la mort de Sam Cooke, ainsi qu’à ceux de « Blood Going Back in Time ». Mélodieux, « Everything Passed Me By » bénéficie d’arrangements soignés. Si « Walls Around Nothing » est légèrement dansant, « Face Value » baigne dans les claviers 80’s. Seul, au sein de son studio, Irwin a peaufiné à l’extrême les 9 pistes de ce long playing, bien moins fictives que supposées. « Unreal » un rêve ‘chill’ devenu réalité…

 

James Day

Southland

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James Day est né à Valdosta, en Georgie, dans une famille de militaires. Ce qui explique pourquoi il n’a jamais vécu longtemps au même endroit, au cours de sa jeunesse. Quand la tribu revient à Biloxi, dans le Mississippi, James apprend à jouer de la guitare et prend goût au blues ainsi qu’à la roots music. Il passe quelques années à la Nouvelle-Orléans avant que l'amour ne le fixe à Philadelphie. Il y monte James Day & the Fish Fry en 2003. La musique de ce band propose alors un mélange de jump blues et de R&B néo-orléanesque. Ce combo publie un premier elpee, "Blues latitudes". A cette époque, Jamies se perfectionne à l'harmonica, à l’écoute de ses maîtres, Little Walter et Sonny Boy Williamson, puis de pointures davantage contemporaines, comme Kim Wilson et Rick Estrin. En 2009, il enregistre un excellent opus, "Firecracker'", sous la houlette de James Harman. Lors des sessions, il reçoit le concours de la crème des musiciens californiens jump, Nathan James, Carl Sonny Leyland, Johnny Viau et Marty Dodson.

"Southland" est une célébration de la musique du Sud des States, et principalement la Gulf Coast. Pour parvenir à son objectif, James a fait appel à son backing group, Fish Fry ; soit le guitariste Mark Shewchuk, le claviériste/accordéoniste Ron Baldwin, le drummer John Merigliano et le bassiste Michael Massimino. Mais également de nombreux invités. La prise de son a été réalisée au studio Widget, près de Philadelphie. Les quatorze plages et la production sont signées par Day.

Southern boogie imprimé sur un tempo ‘rollingstonien’, "Chain of pain" est une superbe entrée en matière. Chuck joue de la guitare essentiellement en mode rythmique. James se consacre à la slide. Les interventions au piano sont syncopées. "Next new thing" adopte un profil proche du West Coast jump. Un morceau très rythmé au cours duquel Ronnie siège derrière l'orgue Hammond, James souffle comme un forcené dans son harmonica chromatique, alors que Greg Snyder décolle sur sa guitare bop toute en swing. Excellent ! "Muscadine wine" nous entraîne au cœur des swamps. L'orgue Hammond s’impose. Mr Day double à l'harmonica et à la cigar box guitare et Carl Crabtree est préposé au saxophone baryton. "Time & Money" met le cap plein Sud. La plage baigne dans une atmosphère très Jimmy Reed. Redoutable souffleur californien, Mark Hummel se consacre à l’harmo alors que pas moins de cinq guitares justifient leur participation. Le Fish Fry nous embarque alors dans le jazz manouche en abordant "Nat'chel man", un titre balayé par la mandoline de Rich Delgrosso, le violon cajun de Bill Nixon et la clarinette de Walter Bechtold. Guitare, piano et harmonica entretiennent un swing tout au long de "Fish fry jump". Nous sommes retournés dans les bayous. Caractérisé par ses cordes acoustiques, sa mandoline, son harmonica et ses diverses percussions, "Country woman" revient aux racines. Propice à la fête, "One step des Chameaux" invite à la danse. Une plage qui baigne dans le cajun au son du violon, de l’harmonica et des percus. On se croirait chez Auntie Sue au Fred's Lounge de Mamou ! Blues d’une grande pureté, "Weather blues" nous plonge dans l’atmosphère du Delta du Mississippi. Les interventions à l’harmo de Mark Hummel son belles à pleurer, des larmes qui coulent également des accords dispensés par la National Reso-Phonic de Delgrosso, alors que Greg tente de les sécher à l’aide de son piano juke joint. "Zydeco Boogaloo" est une autre incitation à la danse, un morceau caractérisé par le recours à un frottoir, la présence de congas et bien sûr de l'accordéon à Ron Baldwin. Lors du carnaval, tous les street bands fréquentent la Nouvelle Orléans. "Festival time" en est une belle illustration, un titre qui bénéficie de la participation des Wild Bohemian Horns, dont le line up se partage clarinette, trombones, saxophones, banjo et accordéon. Irrésistible! La musique à bouche est insatiable tout au long de "Money smarts & charms", une piste rythmée par le piano honky tonk et balayée par la Telecaster de Mark Shewchuk. Et c’est le titre maître qui clôt l’opus. L’harmo de Mark Hummel ainsi que les voix féminines de Keli Vale et Alisa B. Anderson y préservent un climat, ma foi, très serein…  

James Yorkston

The cellardyke recording and wassailing society

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Il y a maintenant plus de 20 ans que James Yorkston propose des ballades intimistes à l’ombre de la célébrité. Le barde écossais enchaîne assidûment les albums. Et « The cellardyke recording and wassailing society » constitue son douzième. A plus de 40 balais, le natif de Fife (NDR : un patelin sis au Nord d’Edimbourg), continue de faire ce qu’il fait le mieux, du folk champêtre sobre et minimaliste. James Yorkston parvient, rien qu’en se servant d’une sèche, à nous flanquer des frissons partout, à l’instar de l’excellent « Sweet Sweet » pour lequel sa compatriote, la compositrice KT Tunstall, est venue lui prêter main forte. The Pictish Trail et Alexis Taylor ont également participé aux sessions d’enregistrement. Le leader de Hot Chip se charge même de la production. Il assure également les percussions et parfois les chœurs, comme sur « The Very Very Best ». Parmi les seize morceaux proposés, on épinglera certaines perles comme le désinvolte « Thinking about Kat », l’enjoué « King of the Moles » ou encore les mélancoliques « Broken Wave (a blues for Doogie) » et « Red Fox ». Sans oublier l’énergique « Great Ghosts », au cours duquel KT Tunstall est littéralement survoltée.

Tout au long de l’opus, la voix et la guitare sont les principaux atouts de l’Ecossais. Cependant, variée et parfaitement dosée, l’instrumentation est suffisamment conséquente pour que cet opus soit davantage qu’une simple incursion dans l’univers de la pop. Seul bémol : la durée. Seize morceaux en plus d’une heure, c’est plutôt long. Le tracklisting aurait pu se passer de quelques plages dispensables, comme « Honey on Thigh » ou « You & Your Sister », par exemple…

 

James Vincent McMorrow

Une valeur sûre de l'électro/folk indie…

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Il y a trois ans, James Vincent McMorrow se produisait en première partie de Thomas Dybdahl, au Botanique. Et en début d'année, il faisait son retour à l'Orangerie, devant un auditoire comble. Huit mois à peine se sont écoulés et le songwriter revient déjà à Bruxelles. Mais pour la circonstance, au Cirque Royal. Et si la salle n’est pas comble, elle est bien garnie, preuve que le succès de l’Irlandais est en pleine phase ascendante. Un succès entièrement mérité, lorsque l'on écoute son deuxième album intitulé "Post Tropical", sorti il y a peu.

Pour assurer sa première partie, le natif de Dublin a fait appel à l’un de ses compatriotes, Rhob Cunningham, un artiste qui a déjà assuré, dans le passé, le supporting act de Lisa Hannigan et d’Alela Diane. Son folk est assez classique et plutôt sympathique. Idéal avant d’accueillir le maître de cérémonie. (Pour les photos, c'est ici)

James Vincent McMorrow monte sur l’estrade 20h45. Il est accompagné de trois musiciens : une bassiste (qui double aux claviers et aux guitares), un drummer et un claviériste (également préposé à la flûte traversière). Le podium est parsemé de petits cônes lumineux qui évoquent symboliquement la forêt. Arborant comme à son habitude une barbe, vêtu d’une chemise au col ouvert pour accentuer son allure plutôt décontractée, il se plante derrière ses claviers et entame le concert. Quand il n’en joue pas, il se consacre à la gratte, qu’il change de temps en temps. Dès les premières notes, on se rend compte que cet individu transpire la classe. Le son est parfait et lorsque les premières paroles sortent de sa bouche (ou gorge), on ne peut que succomber sous le charme. Plusieurs démonstrations vocales seront d’ailleurs chaleureusement applaudies par le public. Le décor et l’éclairage permettent aux titres de son dernier elpee de prendre une dimension davantage lyrique (« Red Dust », « Post Tropical », ...) McMorrow s’autorise l’un ou l’autre exercice de style en solitaire. Et à la perfection (« And if my heart should somehow stop »). Au bout d’une heure et demie, il termine le spectacle par une nouvelle démonstration vocale, sans avoir avant oublié de présenter ses musicos.

Après avoir publié deux albums, James Vincent McMorrow nous a démontré qu'il est déjà devenu une valeur sûre de électro/folk indie. Et au vu de la performance accordée ce soir elle ne peut que monter en flèche... (Et pour les autres photos, c'est )

(Organisation Botanique)

 

James Taylor

Un dieu vivant…

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Cette soirée au Cirque Royal est particulière. Il y a 8 jours, j’assistais au set de Joan Baez. Ce soir, c’est encore une figure légendaire qui s’y produit. Le sexagénaire James Taylor. Un musicien talentueux dont le show va constituer pour votre serviteur, une véritable surprise.

Il va ainsi parvenir à transformer l'amphithéâtre en salon cosy, pendant près de 3 heures, accompagné de son groupe The All Star Band. Un combo prestigieux dont le line up réunit le fantastique sixcordiste Michael Landau, le bassiste Jimmy Johnson, le drummer Steve Gadd ainsi que Larry Golding aux claviers, piano et synthétiseurs. Et l’ensemble est enrichi par un trio de choristes, Kate Markowitch, Arnold McCuller ainsi qu’Andrea Zonn qui double au violon.

Le songwriter américain a entamé sa carrière au début des années 70. Il a bossé en compagnie de Paul McCartney, George Harrison, Dennis Wilson (Beach Boys) et Art Garfunkel. Parmi les plus légendaires. Il a vendu plus de 40 millions d'albums et décroché pas moins de 40 disques d'or et de platine ainsi que 5 ‘Grammy Award’s.

Le spectacle est divisé en deux parties et séparé par un entracte de 20 minutes. La première sera plus intimiste et consacrée aux compositions personnelles de James. Agé de 66 balais, ce grand chauve se sert d’une gratte électro-acoustique qu'il change à chaque chanson. Il possède une voix de baryton particulièrement envoûtante. Son interaction avec son public –presque exclusivement composé de quinquas– est impressionnante. La plupart du temps, il présente ses chansons dans la langue de Molière, idiome qu’il pratique à merveille. Enfin, vous ne pouvez imaginer le bonheur qui m’envahit en retrouvant Michael Landau à la guitare. A l'instar de Steve Vai, Joe Satriani, Jeff Beck, Peter Frampton et Eric Clapton, il s’agit d’un des plus grands virtuoses contemporains sur cet instrument. Quand au backing group, il s’agit de la crème des musicos issus des States.

James monte seul sur les planches et s’installe sur son tabouret. Il attaque une première perle de son répertoire, « Something In The way She Moves ». Les autres musicos débarquent au compte-gouttes et le backing group est au complet lorsqu’il interprète « Today, Today, Today ». Le voyage vers le Taj Mahal musical est atteint dès le début du concert. Et il se poursuit par « Lo And Behold », « Wandering », « Everyday » (une cover de Buddy Holly), « Country Road », « Milworker », avant de vivre un moment très fort et très intense à travers « Carolina In My Mind ». Tout ce qui me reste de poils sur le caillou s'électrise. Mon dos est trempé de sueur. La beauté de cette compo me laisse pantois. Une grande claque ! La voix de James est profonde, viscérale, ensorcelante. Elle touche l’âme. Malgré 40 ans de carrière, elle est demeurée intacte. James Taylor est un dieu vivant. Je l'ai vu et je l'ai entendu. Un tonnerre d'applaudissements ponctue ce moment privilégié. Mais, on n’est pas au bout de nos (bonnes) surprises. Certains artistes me confient parfois que la musique peut procurer un bonheur incommensurable, indescriptible, lors de moments particuliers. Comme ce soir. « One More Go Round » et un titre plus allègre. Et le premier volet de s’achever par les excellents  « Sweet Baby James » et « Shower The People ».

Le second acte commence également en douceur, par « Stretch Of The Highway », « You And I Again », « Raised Up Family » et « Steamroller ». Une nouvelle chanson : « You And I Again ». Elle parle d’amour quand on a atteint la quarantaine. Pour ce titre, sa guitare est en mode pedal steel et seul le pianiste l’accompagne. Divin !  Mais les deux plages suivantes vont à nouveau m’épater : « Only One » et surtout le « Handy Man » de Sparks Of Rhythm. Sublime ! Suffit de fermer les yeux et vous vous imaginez au cœur des grandes plaines de l’Ouest américain. Toujours aussi brillant, le set nous réserve encore « Fire And Rain », issu de l'album « Sweet Baby James », « Up On The Roof », une reprise des Drifters ainsi que « Mexico », extrait de l’elpee « Gorilla ». Il s’agit de l’avant-dernière chanson. « Your Smiling Face » clôt le show en beauté. La version est plus électrique que l’originale et se démarque de l'ensemble aux accents davantage empreints de douceur.

En guise de rappel, James Taylor nous accorde le « Ho Sweet It Is (To be Loved By You » de Marvin Gaye, une remarquable adaptation chargée de groove. Puis du « You'Ve Got A Friend » de Carole King. Un retour au Nirvana. Il n’y manque que Carole, même si les choristes assument grave pour la remplacer. Et en conclusion, tous les musiciens participent a cappella à l’interprétation du « Wild Mountain Time » de Francis McPeake, une ancienne chanson irlandaise. Une conclusion parfaite pour un de mes meilleurs concerts de l'année…

(Organisation Greenhouse Talent)

James Cotton

Cotton Mouth Man

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Dans l’histoire du blues, James Cotton est l'un des plus grands harmonicistes. Né à Tunica, dans le Mississippi, il est aujourd'hui âgé de 78 ans. Début des années 50, il avait entamé sa carrière, au sein du backing band du mythique Howlin' Wolf. Ses débuts discographiques remontent à 1953. Chez le label Sun. Quelques années plus tard, il succède à Little Walter au sein du Muddy Waters Band. Il y restera jusqu'en 1966. L'année suivante, il fonde son James Cotton Blues Band, formation qui se produit alors régulièrement au Fillmore. Tant celui de New York que de San Francisco. Il a enregistré une belle panoplie d’albums. Fin des années 90, on lui diagnostique un cancer de la gorge. Et il va finir par gagner son combat contre la maladie. Son dernier enregistrement vocal date de 2000. Un disque intitulé  "Fire down under the hill" et paru chez Telarc. Depuis, il se concentre sur son harmonica.

Pour concocter cet elpee, le label chicagolais Alligator a mis les petits plats dans les grands. Il a ainsi invité une belle palette d’invités notoires. "Cotton Mouth Man" a été enregistré à Nashville, sous la houlette de Tom Hambridge (Buddy Guy, Joe Louis Walker, Susan Tedeschi). Hambridge et son ami Richard Fleming ont pratiquement écrit toutes les plages. La base instrumentale est assurée par Hambridge, aux drums, Glenn Worf à la basse, Chuck Leavell aux claviers et Rob McNelley à la guitare rythmique. Des partenaires issus de son Blues Band ont également participé aux sessions, dont Tom Holland, Noel Neal et Jerry Porter. On les retrouve sur l’une ou l’autre plage. Et de nombreux vocalistes sont venus prêter main forte au mythique bluesman…

La plaque s’ouvre par le titre maître. Un boogie détonant balisé par le quinquagénaire texan, Darrel Nulisch. Le vieux James souffle comme un possédé dans sa musique à bouche. Le solo du jeune Bonamassa aux cordes est particulièrement coloré. De sa voix ravagée, Cotton annonce l’arrivée imminente du "Midnight train", et sous les coups de boutoir de son instrument, la compo emprunte le rythme du chemin de fer. Gregg Allman y assure le chant. Autre membre des Allman Brothers Band, Warren Haynes guide le boogie "Something for me", de la voix et de sa slide. "Mississippi mud" nous ramène dans le Delta. Un excellent blues lent chanté par le bluesman noir californien Keb Mo, face au piano inspiré de Chuck Leavell. Keb Mo se réserve le micro, mais aussi la six cordes sur "Wasn't my time to go". Darrel Nulisch est régulièrement préposé au chant. Normal, puisqu’il remplit ce rôle au sein du James Cotton Band. Dans le passé, Nulisch a milité chez les Rockets d'Anson Funderburh, le Mike Morgan Crawl et les Broascasters de Ronnie Earl. Excusez du peu! Il chante encore cinq titres, dont les superbe blues "He was there", au cours duquel Cotton est au sommet de son art, ainsi qu’une merveilleuse version du "Bird nest on the ground" de Doyle Bramhall. Mais également le sémillant "Saint on Sunday", un "Yound bold women" inspiré par la Nouvelle Orléans et le funky "Blues is good for you". Texane, Ruthie Foster est une vocaliste de blues et de gospel talentueuse. Elle interprète élégamment un autre blues lent, "Wrapped around my heart". Les interventions de James sur son harmo sont belles à pleurer ! Delbert McClinton est un autre Texan. Il est aux commandes de l'excellent "Hard sometimes", soutenu par la slide de McNelley, pendant que l'harmonica gronde. Une dernière surprise nous attend en finale. James chante "Bonnie Blue", une compo acoustique interprétée en duo avec Colin Linden. A ce jour, ce « Cotton Mouth Man » constitue le meilleur album de blues paru en 2013…

 

James Montgomery

From Detroit… to the Delta

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Né à Detroit en 1949, James Montgomery est chanteur et harmoniciste. Il drive également son propre Blues Band, un groupe qu’il a fondé en 1970. Ce combo est considéré comme le leader de la scène blues issue de New England, une région sise au Nord des USA, réunissant six états dont le Massachussets, le Connecticut et le Rhode Island, entre autres! Dès 1974, il est signé par le label Capricorn, pour lequel il grave "First time out". Il a partagé la scène de nombreuses grosses pointures du blues. Et c’est avec une pointe d’émotion qu’il se rappelle s’être produit en compagnie de Muddy Waters, au Mall de Boston. Il a tourné durant plusieurs années comme membre du backing group de Johnny Winter Band. Sa discographie personnelle est assez conséquente. Si le blues créé à l'origine dans le Sud est passé progressivement dans le Nord, suite à l'émigration massive des Noirs, vers les grandes villes à la recherche du travail, on assiste aujourd’hui au phénomène inverse. Et pour cause, les amateurs de blues n’hésitent pas à effectuer un pèlerinage, à la recherche des racines. C'est ce qu'a voulu accomplir Montgomery, depuis Detroit, la grande ville industrielle, afin de retourner vers Clarksdale, au cœur du Delta.

"Intoxicated" démarre bien de Detroit. Largement cuivré par les Uptown Horns, ce R&B déménage. Solide, la section rythmique porte le souffleur qui opère sa première escapade. Contaminés, tous les musicos chantent en chœur, cette compo chargée d’intensité. Signé par l'incontournable Willie Dixon, "Same thing" nous entraîne sur la route du Sud. En acier, le rythme est imprimé par le riff de guitare amplifié de George Mc Cann. James s’autorise une sortie puissante et remarquée sur son harmonica. La slide lorgne déjà vers le Mississippi. "Little Johnny" évolue sur un tempo plus élevé, mais sur celui du chemin de fer. James est soutenu par deux anciens membres d'Aerosmith, Brad Whitford aux cordes et Joey Kramer à la batterie, mais surtout son ex-boss, Johnny Winter qui se déchaîne sur sa Firebird slide. "Motor City is burning" est un titre qui a été popularisé par John Lee Hooker. Montgomery le chante d'une voix grave proche de John Lee. Il crache ses poumons dans son instrument devant les coups de boutoir de Kramer. Séduisante, dansante, "I don't want to have a heart" est une plage légèrement teintée de funk par les cordes rythmiques de McCann. Et James en profite pour s’illustrer sur son instrument chromatique. Les percussions lourdes d'une work song et les accents métalliques de la slide ouvrent "Delta storm", avant que la compo ne glisse vers une ballade R&B bien cuivrée et rythmée. James est convainquant aux vocaux. La surprise ? Le traitement infligé au classique de Bo Diddley, "Who do you love". Un motif rythmique, hypnotique, répète nerveusement le refrain, mené comme une rap party, par le spécialiste DMC, soutenu par un accompagnement qui vire au heavy metal. Rien de tel qu’un bain dans le Delta pour reprendre ses esprits. A l’instar de "Put your money where your mouth is", dont le rythme nonchalant est entretenu par la guitare slide. La version du "Hit the road Jack" de Percy Mayfield est excellente, très personnelle et fort originale. Le tempo est enlevé. McCann est très inspiré aux cordes. Miss Charise White, une ancienne Raylette de Ray Charles, apporte son concours aux vocaux. De bonne facture, cet elpee s’achève par la brillante et bouleversante cover du "Black Cadillac" de Lightnin' Hopkins. On replonge dans le Delta, lors de cette plage, caractérisée par la présence de James Cotton en personne, qui se réserve l’harmonica!   

 

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