La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (42 Items)

Lucie Valentine

L’heure personnelle de Lucie Valentine

Écrit par

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation.

Née d’un atelier d’écriture dirigé par Claude Lemesle (Joe Dassin, Sardou…), écrite derrière son piano et révélée sur les réseaux avec près de 90 000 vues, « Minuit Moins Toi » séduit par sa sincérité et son élégance. ’univers de Lucie Valentine évoque Françoise Hardy, Juliette Armanet, avec une production sobre et soignée.

Lucie Valentine affirme ici une écriture plus mûre, toujours accessible, s’adressant directement aux cœurs et aux expériences de chacun. Les mots sont simples mais puissants.

Ce nouvel opus, arrangé par Antoine Dandoy et Thibaud Demey, incarne la force derrière les fragilités de l’artiste, traversant le chaos émotionnel pour retrouver la lumière et l’amour de soi. Lucie Valentine s’attache à l’essence de la vie et des liens qui la façonnent, même face à l’adversité.

Un Ep cinq titres intimes, doux et profonds à la fois. 

Le clip de « Minuit Moins Toi » est disponible ici

 

 

Lucie dans le ciel

Lucie dans le ciel, sauvage et vivante…

Écrit par

Indie pop, le nouvel elpee de Lucie dans le ciel, « Sauvage et Vivante », est à la fois envoûtant, aérien, subversif et contestataire.

Après la parution en novembre 2017 de son premier Ep « Tako Tsubo » sous le pseudonyme Lux’s Dream, elle en un deuxième, intitulé « Three », au printemps 2019. Elle accompagne également, sur scène, les artistes Rosemarie et Erotic Market en tant que claviériste / machiniste.

Aujourd’hui, elle chante principalement en français et c’est pourquoi elle a choisi de se présenter sous un nouveau nom : Lucie dans le ciel ; mais toujours dans ce même univers : onirique, un peu sombre, et cependant diaphane et coloré d’éclats de synthétiseurs.

Soutenue par le label Microcultures, elle sort son premier LP « Ombres » qui prend genèse dans l’exploration de ses propres zones d’ombres en 2022.

« Sauvage et Vivante », son nouveau long playing, aborde des thèmes multivoques, du féminisme à la solitude choisie, du polyamour à l’exaltation des premières rencontres, de l’écologie à notre rapport émotionnel à la nature.

Lucie dans le ciel, telle une sorcière des sons, nous propose ici une indie pop toujours aérienne et psychédélique contrastée par une énergie plus brute, une délicieuse potion inspirée par des artistes tels que PJ Harvey, Chris Clark, Hania Rani, Dominique A, Halo Maud. Sur cet elpee, Lucie dans le ciel marque à nouveau son chemin d’une nouvelle formule musicale où elle ne se prive de rien, ne se censure pas, où elle est définitivement sauvage et vivante.

Le clip consacré à « Mâle dominant » est disponible

Clara Luciani

La transfusion de Clara Luciani…

Écrit par

Après le succès de ses deux premiers albums "Sainte Victoire" en 2018 et "Coeur" en 2022, quadruple platine chacun, Clara Luciani est de retour avec son troisième album "Mon sang".

C’est un crépuscule et une aube : c’est une nouvelle naissance. Un disque vital, ample, au cours duquel elle confirme autant qu’elle renouvelle son talent. "Mon sang", représente l'élégance de ses racines Madone ; un ensemble de classiques instantanés qui place la famille au centre, et nous invite à la tendresse.

Un opus dont la généalogie musicale est à chercher du côté de la pop haut de gamme et généreuse des Beatles, de Lana del Rey ou de Françoise Hardy. Une musique qui emprunte au passé et regarde vers l’avenir, pour dire les liens - familiaux, amicaux, amoureux - qui nous unissent. En bref, une profonde collusion entre la mélancolie et la vitalité, pour nous convier à faire danser nos souvenirs, nos héritages et nos chagrins. Un disque qui touche au cœur de chacun comme ces paysages de plaines agités par le vent, toujours neufs et pourtant ancestraux.

"Mon sang" est en écoute ici

 

 

Clara Luciani

Clara Luciani autocentrée…

Écrit par

Après le succès de ses deux premiers albums, quadruple platine chacun, Clara Luciani est de retour avec « Tout pour moi ».

Ce premier extrait aux sonorités pop, généreuses et dansantes est une véritable ode à la passion qui dévore.

Il donne le ton à ce troisième album à paraître le 15 novembre : une suite de classiques instantanés, qui place l’amour au centre et nous invite à nous plonger dans nos souvenirs, nos héritages et nos chagrins. Un crépuscule et une aube : une nouvelle naissance.

Le clip est à découvrir ici

Lucie Folch

Lucie Folch d’ici ou d’ailleurs…

Écrit par

En harmonie avec sa guitare, Lucie Folch crée des mélodies folk, inspirée par ses amitiés, ses amours, ses hauts et ses bas. L’univers est feutré, simple et subtil.

Ses compositions, elle les joue en solo mais également en groupe au sein de Harpn'Gun (2013-2016) et Anita's Revenge (2017-2019), qui ont fait vibrer des lieux tels que le Rockstore à Montpellier, la Cigalière à Sérignan, le Black Sheep, Le Gambetta club à Paris ainsi que divers festivals (Ventspils en Lettonie, Festival de Phalsbourg, Réseau Hors-Lits, Univart & Fabrique à Béziers...)

Qu'elle chante en anglais ou en français, l'émotion est toujours au rendez-vous. La voix envoûtante de Lucie cache par ailleurs des influences rock et une exploration mélodique qui s'étend sur plusieurs genres musicaux ; elle aime d’ailleurs décrire sa musique comme de la folk-pop aigre-douce

Dans les chansons de Lucie, vous découvrirez un soupçon de Dido, des compositions mûries sous l'influence de Keren Ann et Dominique A, une simplicité élégante rappelant Laura Cahen, et quelques épices audacieuses à la Feist, Regina Spector ou The Do.

Elle vient de sortir son premier Ep solo, intitulé "Ailleurs".

Le clip consacré à "Where is (s)he" est à voir et écouter

 

 

Lucie Sue

To sing in french

Écrit par

Lucie Gremer, aka Lucie Sue, est une rebelle. Elle a intitulé son album, « To sing in french », alors que toutes les compos sont interprétées dans la langue de Shakespeare. En fait, elle conteste la loi Toubon qui impose des quotas de chanson française sur les ondes radiophoniques. Et pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas envie.

Auteure, compositrice, chanteuse, guitariste, bassiste et violoncelliste (NDR : elle a fréquenté le conservatoire de Lyon), elle vient d’enregistrer son premier elpee. Hormis les drums, pour lesquels elle a reçu, lors des sessions, le concours de Philippe Entressangle (Benjamin Biolay, Etienne Daho), Frank Armand (Clara Luciani, Catherine Ringer) ou Nicolas Charlier (Retrievers), elle assure tout le reste de l’instrumentation.

Entre titres éthérés (la ballade « Promises » qui invite à la rêverie et à la contemplation ainsi que le final « Soma »), plus pop (la reprise du « Freedom » de Michael Jackson), énigmatiques (le morceau d’entrée « Lick your teeth »), une égérie des 90’s revient régulièrement à la surface : PJ Harvey.

Lucie Sue

Entre l’anglais ou le français, le choix de Lucie Sue est fait !

Écrit par

Personnage aussi décalé que créatif, Lucie Sue sort son premier album. Entre rock 90’s, indie anglais et alternatif américain, « To Sing In French » est le manifeste d'une hyperactive de la musique. Neuf titres que Lucie Sue accompagne d'un clip pour le morceau éponyme.

« To Sing in French » car oui, Lucie chante en anglais. ‘Pourquoi ne pas se ranger du côté des quotas ? Tout simplement ‘because j’ai pas envie’.

L’intensité, la rugosité et la richesse du songwriting à l’anglo-saxonne de Lucie Sue tendent à démontrer que l’on peut lier la musique classique au rock sans pour autant se perdre dans le lyrisme pompeux.

Cette enfant du Top50, bercée par les groupes britishs des 90’s, s’évade au son de L7, Metallica, ou encore PJ Harvey, après ses cours de violoncelle au conservatoire National de Lyon.

Si l’on retrouve les influences de ces derniers dans les chansons de Lucie Sue, on se laisse surprendre par le spectre largement varié de son univers musical qui n’hésite pas à sauter de passages abrupts en ronronnements de violoncelle. Et tout ceci se retrouvera désormais sur disque !

Le clip du titre maître, « To Sing In French » est à découvrir ici

 

Lucie Sue

Entre l’anglais ou le français, le choix de Lucie Sue est fait !

Écrit par

Personnage aussi décalé que créatif, Lucie Sue sort son premier album. Entre rock 90’s, indie anglais et alternatif américain, « To Sing In French » est le manifeste d'une hyperactive de la musique. Neuf titres que Lucie Sue accompagne d'un clip pour le morceau éponyme.

« To Sing in French » car oui, Lucie chante en anglais. ‘Pourquoi ne pas se ranger du côté des quotas ? Tout simplement ‘because j’ai pas envie’.

L’intensité, la rugosité et la richesse du songwriting à l’anglo-saxonne de Lucie Sue tendent à démontrer que l’on peut lier la musique classique au rock sans pour autant se perdre dans le lyrisme pompeux.

Cette enfant du Top50, bercée par les groupes britishs des 90’s, s’évade au son de L7, Metallica, ou encore PJ Harvey, après ses cours de violoncelle au conservatoire National de Lyon.

Si l’on retrouve les influences de ces derniers dans les chansons de Lucie Sue, on se laisse surprendre par le spectre largement varié de son univers musical qui n’hésite pas à sauter de passages abrupts en ronronnements de violoncelle. Et tout ceci se retrouvera désormais sur disque !

Le clip du titre maître, « To Sing In French » est à découvrir ici

 

Clara Luciani

Mon prochain album sera peut-être gothique...

Qui ne connaît pas Clara Luciani ? Son hit incontournable, “La Grenade”, l'a rendue célèbre en 2019. On sait moins que cette chanteuse française, originaire de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, a obtenu son premier succès radiophonique, en Belgique, bien avant de percer en France. Elle a tenu à rappeler ce lien spécial avec notre pays lors de la conférence de presse, qui s'est tenue à Spa le 23 juillet dernier.

Tête d’affiche de la dernière journée des Francofolies, Clara Luciani a clôturé en beauté le festival en offrant un concert aux accents disco. Une consécration pour l’artiste, qui avait foulé les planches de la petite scène Proximus lors de la dernière édition des 'Francos', il y a 3 ans. ‘Je suis très heureuse d'être de retour ici et c'est symbolique pour moi de pouvoir jouer sur la grande scène ! Pour marquer le coup, je propose une version solaire, dansante et festive de mon répertoire’, explique-t-elle lors de la conférence de presse.

Surfant sur la vague d'un succès phénoménal, la chanteuse garde pourtant la tête froide. ‘Je suis d'une nature très anxieuse. Donc, je regarde ce succès avec lucidité en me disant que c'est vertigineux. J'essaie d'en profiter un maximum mais en gardant à l'esprit que tout peut s'arrêter à tout moment. Là, par exemple, on vient de m'apprendre que j’allais accorder un 3ème concert à Forest-National. C'est hallucinant, ce qui m'arrive. J'ai fêté mes 30 ans il y a 10 jours et je voudrais pouvoir retourner dans le passé pour aller rassurer la petite fille timide que j'étais à l'époque et lui dire : 'Regarde les belles choses que tu vas faire avant même d'avoir 30 ans'. Et surtout, j'ai l'impression de ne pas avoir dû faire de sacrifices pour arriver là où je suis. J'ai eu la chance de tomber sur des gens qui ont parié sur moi à des moments où ma musique ne semblait pas promise à un très grand succès. Par exemple, mon premier Ep (NDR : 'Monstre d'Amour', sorti en 2017) était vraiment très sombre. C'était ma période gothique ! Et bien, il y a quand même des gens qui ont parié sur ça. Ensuite, mon univers a évolué mais personne n'a jamais essayé de m'influencer dans un sens ou dans l'autre. Et heureusement, le public m'a suivie dans mon évolution’…

Très éclectique, Clara Luciani possède des goûts musicaux très larges. ‘Je suis très fidèle en musique. Il n'y a pas une semaine sans que j'écoute les Beatles. Sinon, parmi les sorties récentes, j'aime beaucoup November Ultra (NDR : une chanteuse parisienne à la voix très douce) et surtout Feu ! Chatterton (NDR : Feu ! Chatterton, qui a d'ailleurs mis... le feu aux Francos le vendredi soir).

En évoquant son prochain opus, le troisième, Clara Luciani avoue qu'elle ne sait pas encore quelle direction elle empruntera. ‘Je ne me suis pas encore posé la question. En tout cas, je vais m'éloigner un peu des sonorités 'disco'. Quand j'ai abordé ce style musical, il y avait quelque chose d'aventureux à faire ça, c'était un peu à contre-courant. Aujourd'hui, c'est un peu devenu une mode et moi, la mode, ça m'agace un peu. Donc, j'irai peut-être vers quelque chose de plus intemporel, de plus essentiel. Mon 2ème album avait été écrit dans le mouvement, au fil des voyages, mais là, j'ai besoin de solitude. Je pense que je vais m'isoler dans le sud de la France, dans un endroit qui me reconnecte à mon enfance. Ce sera peut-être un retour à une tonalité plus gothique. Je vais ressortir mon sombrero noir et ma canne ! Tout est possible...’

Au moment de la clôture, les Francofolies affichent un bilan plus mitigé que les autres années. Quelque 130 000 festivaliers ont répondu présents, ce qui représente une baisse de 10% par rapport à 2019. Les raisons de ce léger recul sont multiples : l’affiche très belge, la concurrence entre les festivals, le contexte post-covid et l'explosion du coût de la vie. Les 'Francos' restent néanmoins un festival unique de par l'atmosphère de convivialité qui y règne. Parmi les grands moments, les concerts les plus cités sont ceux de Typh Barrow, Juicy, Peet, Glauque, Charles et Feu ! Chatterton. Nous ajouterons une mention spéciale pour Mélanie Isaac, qui a séduit les spectateurs de la petite scène Bonsai grâce à sa chanson française élégante et racée.

Clara Luciani se produira dans le cadre du festival des Solidarités, à Namur, le 27 août, à Forest National le 25 novembre et en janvier 2023.

Pour plus d'infos sur les Francofolies de Spa, c'est ici

 

 

Clara Luciani

Cœur

Écrit par

Si la « Grenade », qu’elle prenait plaisir à cacher sous les seins, avait marqué les esprits tant par sa (fausse) légèreté, que par la musicalité, l’audace et le manque de pudeur, les battements de son « Cœur » risquent de devenir carrément… explosifs.

Après un premier opus récompensé de deux Victoires de la Musique, Clara Luciani est de retour, non plus comme militante, mais plutôt à travers toutes les facettes de l’Amour, fil rouge décomplexé de son nouvel essai.

Trois années après gravé « Sainte-Victoire » et sa pléiade de chansons radiophoniques (« La baie », « Nue »), celle qui a poussé la chansonnette chez La Femme exploite, sous ce nouveau format, une palette de sentiments joyeusement colorés.

Alors que le titre éponyme et plage d’ouverture s’amorce sur des… chœurs, très vite la direction artistique se confirme et se consolide : basse percutante et synthés dignes du début des 80s. Sans oublier cette voix grave (à la garçonne) si singulière.

La Martégale (donc Provençale), jadis complexée par sa taille et son physique (« J’sais pas plaire »), assume aujourd’hui pleinement son engagement féminin/féministe, en s’autorisant des textes plus personnels et introspectifs qui relatent ses déboires amoureux.

Croquant la vie à pleines dents, elle s’ouvre et (re)définit les contours de l’universalité des épreuves de l’existence, même si sa musique adopte une trame disco dansante.

Femme fragile et/ou femme forte, elle demeure, cependant, très pragmatique. Elle sait ainsi aussi bien s’amuser de la passion des premiers jours (« Tout le monde (sauf toi) »), que de s’inquiéter de la dégradation d’une relation ou encore du drame de la séparation (« Le reste »). Le tout en libérant un groove pétillant qui fait passer la pilule beaucoup moins amèrement.

Enfin, Luciani tente à nouveau un duo audacieux, puisque à l’instar de « Qu’est-ce que tu es beau » partagé en compagnie de Philippe Katerine sur l’elpee précédent, c’est Julien Doré qui s’y risque sur « Sad et Slow », une plage vintage imprimée sur un down tempo gentillet…

Bref, un disque lourd de péripéties, mais chargé d’espoir. Lumineux aussi, mais comme lors d’une nuit d’été. Celui en tout cas d’une femme plus sereine et en phase avec son temps et son époque…

Lucidvox

We are

Écrit par

Lucidvox est une formation russe, issue de Moscou très exactement. Fondée en 2013, elle vient seulement de graver son deuxième véritable long playing, un disque enfin sorti sur un label international, en l’occurrence, Glitterbeat. Le premier « Моя Твоя Земля » dépassait à peine les 30 minutes. Mais en 7 années, le quatuor féminin a quand même gravé toute une série d’Eps et de singles.

La musique de Lucidvox puise son inspiration, à la fois dans le rock au sens le plus large du terme et le folklore russe. Les compos sont d’ailleurs interprétées dans sa langue natale.

Flûtiste et chanteuse, Alina possède une superbe voix ; et quand elle se fait diaphane et mystique, on ne peut s’empêcher de penser à Lisa Gerrard (Dead Can Dance). A l’instar du titre qui ouvre l’opus, « My little star », une plage incantatoire, presque liturgique, enrobée de superbes harmonies vocales réminiscentes du Mystère des Voix Bulgares. Le ton est donné ! Et privilégiera souvent les ‘Heavenly voices’, parfois dans l’esprit d’Esben & The Witch. Cette voix peut cependant devenir impétueuse, comme sur « Knife », un titre imprimé sur un tempo métronomique, krautrock (Amon Düül II ?) et stimulé par une ligne de gratte raga. Un même rythme sur lequel évolue « Body », mais dont les accès métalliques renvoient au Black Sabbath du premier elpee. Tout comme sur l’enlevé « Amok », au cours duquel le chant ressemble à une litanie. Mais également « Around » une piste plus lente, aux cordes de grattes distordues, grinçantes, parfois arabisantes et illuminée par un drumming particulièrement ample. Suave et alanguie, cette voix plane tout au long de « You are », un morceau au cours duquel la basse claque alors que les cordes de gratte vibrantes dispensent des sonorités tintinnabulantes. Lancinante et vaporeuse, elle hante « Runaway », un titre à la ligne de guitare sinueuse, mais dont l’intervention à la trompette vire au free jazz, un peu comme dans l’univers de la prog. Un style également rencontré lors du final « Sirin », une compo envoûtante, exotique, enrichie par les interventions de la flûte et dynamisée par des drums luxuriants.

Lucidvox a choisi pour titre de son album « We are », car c’est ce qu’elles sont. Parce qu’elles sentent qu’elles peuvent être elles-mêmes. Très fortes. Tant à travers leurs personnalités qu’en tant que groupe…

Lucky Peterson

Disparition du chanteur, organiste et guitariste de blues, Lucky Peterson…

Écrit par

Lucky Peterson, l'un des plus célèbres bluesmen contemporains, est décédé à l'âge de 55 ans. Lucky avait été admis d'urgence à l'hôpital de Dallas. Il est décédé ce dimanche 17 mai des suites d'un accident vasculaire cérébral.

Originaire de Buffalo, état de New York, il avait acquis une solide notoriété dans l’univers du blues et du jazz comme chanteur, guitariste et organiste. Son premier opus, "Lucky strikes!", était sorti en 1989. Son tout dernier, "50 Just warming up", date de l'année dernière. Il était très populaire en France. Ses derniers albums étaient parus sur le label français Jazz Village.

RIP

Lucinda Williams

Good souls better angels

Écrit par

Louisianaise, Lucinda Williams peut se targuer d’une longue carrière, tant dans l’univers du blues, du folk que de la country. Le premier elpee de cette chanteuse, "Ramblin' on my mind", date de 1979. En mai 2017, elle a été bombardée Docteur honoris causa en musique par le célèbre Berklee College of Music.

"Good souls better angels" a de nouveau bénéficié du concours de Ray Kennedy à la mise en forme. C’est déjà lui qui s’était chargé de la production de "Car wheels on a gravel road", en 1998. Mais pour cette tâche, il a été épaulé par Tom Overby, manager et néanmoins époux de Miss Williams. Les sessions se sont déroulées à Nashville, en compagnie du fidèle backing group de Lucinda, Buick Six, dont le line up implique le guitariste Stuart Mathis, le bassiste David Sutton et le drummer Butch Norton.

Au bout de quarante années de parcours, sa voix est devenue ravagée et rocailleuse. Et c’est cette voix qui donne le ton à cet LP, même si elle peut compter sur un excellent band, au sein duquel le gratteur affiche un fameux potentiel…

Dès "Can't rule me", lugubre, cette voix déclame face aux guitares prêtes à faire feu à tout instant. Les accords sont secs, et ceux traités à la slide émergent de ce mur flamboyant, psychédélique, qui entretiennent cette atmosphère étrange. Cette voix agonise sur "Bad news blues", sans doute en apprenant toutes ces mauvaises nouvelles. "Man without a soul" baigne au sein d’un climat ténébreux. A cause de cette instrumentation réminiscente du Velvet Underground des sixties. Reverb’, la guitare rôde en arrière-plan. Mathis arrache tout au passage. La voix monte en puissance avant d'être ensevelie par les cordes débridées. L'album recèle plusieurs ballades folk rock. Superbes et chiadées, elles sont partagées entre les cordes acoustiques de Mrs Williams et celles amplifiées de Mathis. A l’instar de "Big black train", une piste tapissée par l’orgue de Mark T Jordan, et de "Shadows & doubts". La ligne de basse balise "Wakin' up", mais les cordes demeurent toujours aussi dramatiques.  Stuart découpe le morceau au scalpel, avec une précision chirurgicale effrayante. "Pray the devil back to Hell" nous précipite au cœur d’un climat morbide, digne d’un film d’épouvante. Mathis y double guitare et violon. Bien ficelé, "Down past the bottom" libère toute sa puissance, un garage blues dominé par les vocaux, alors que les interventions traitées à la slide sont intransigeantes. Hypnotique, "Big rotator" est propice à la transe, une compo hantée par le géant Howlin' Wolf. Quoique difficile, sombre et sans concession, cette œuvre est vraiment remarquable… 

Sister Lucille Band

Alive

Écrit par

Le Sister Lucille Band est un quartet issu de Springfield, dans le Missouri. A la tête du combo, on retrouve un couple, la chanteuse Kimberly Dill et le guitariste Jamie Holdren. Et le line up est complété par le batteur Kevin Lyons ainsi que le bassiste Eric Guinn. Les sessions d'enregistrement de l’album "Alive" se sont déroulées au sein du studio Ardent, à Memphis. Jamie signe et parfois cosigne, alors en compagnie de Kimberley, la majorité du répertoire. Bien que considérée comme blues roots, la musique de Sister Lucille se nourrit également de funk et de soul…

"Won’t give it" ouvre la plaque, un r&b bien balancé soutenu par une ligne de cuivres. Kimberly possède une bonne voix et Jamie se révèle un gratteur versatile. Le titre maître est balisé par un piano électrique, une ballade au cours de laquelle Miss Dill est épaulée par Reba Russell aux chœurs (NDR : cette vocaliste notoire est issue de Memphis). Traitée à la slide et bien amplifiée, la guitare de Jamie nous immerge dans le delta tout proche, au son du blues rock. Et lorsqu’elle devient gouailleuse, cette slide emporte tout sur son passage. Une rythmique exotique baigne "Devil's eyes". Dominée par les cordes et la trompette de Jared Dover, cette plage ne manque pas de charme. Retour au funky r&b pour "Wanna love you", une piste dont les sonorités de gratte sont triturées par les pédales de distorsion. Et la cover de "99 pounds", un hit décroché par Ann Pebbles, il y a près de 50 ans, est de la même veine. Les musicos ne tiennent plus en place, que ce soit Peter Climie au saxophone, le préposé à l’orgue et Holdren aux cordes. Blues lent, "Respect your woman" est illuminé par l'harmonica du musicien local Eric Hughes et Jamie… aux cordes. Kimberly et Muleman Massey (NDR : cet artiste est issu du pays des collines du Mississippi) se partagent les vocaux tout au long de "Think about you", une bien jolie chanson soul. Etta James a composé "W.O.M .A .N", en 1960, un pur Chicago blues. Cette nouvelle version donne une ultime occasion aux musiciens de sortir de leur réserve, que ce soit le préposé au sax baryton, celui au piano électrique et bien sûr Jamie, dont la gratte est littéralement enflammée. Cet opus s’achève par l’élégant "Lost", un titre que chante à l’unisson, Jamie et Kimberly…

Renan Luce

Renan Luce

Écrit par

Si pour certains, rupture amoureuse rime avec tristesse et désespoir, pour d’autres, elle constitue le premier pas d’une résurgence.

Renan Luce a choisi cette seconde option. Son aventure déchue avec Lolita Séchan, après sept ans de mariage, lui aura été au moins bénéfique sur le plan artistique.

Pourtant absent depuis quelque temps, il était parvenu à nous faire sautiller grâce à des titres plein d’entrain et de bonne humeur, notamment sur un premier album intitulé « Repenti », duquel « La Lettre » a été expédiée manu militari dans les charts radiophoniques.

Le Parisien met en mots l’entrebâillement d’une porte ouverte sur un quatrième exercice éponyme très intimiste.

Une mise à nu dans les propos sur fond de sincérité musicale richement intéressante, digne des plus grands tauliers de la chanson française comme Aznavour et Brel.

Onze chansons introspectives où Luce laisse mûrir ses pensées sur papier à travers une orchestration symphonique, un vieux rêve qu’il a enfin pu réaliser !

Un synoptique de textes poignants : "On s'habitue à tout", « Le vent fou », par lesquels le jeune homme évoque son histoire entre bois, vents, cordes et percussions accentuant la crédibilité du phrasé. De la douleur il y est question, certes, mais pas que ! Le disque se veut positif. De l’espoir d’une reconstruction pour soi « A bientôt, renouveau », à celui de sa fille Héloïse pour qui il a composé « Berlin », après un voyage dans la ville allemande.

Une chose est certaine, lorsqu’il troque sa guitare pour le piano, Renan Luce dévoile et se dévoile sans pareil par le biais d’accents musicaux finement dispersés ici et là comme pour poser des balises et montrer le chemin aux couples qui se reconnaîtront dans ces histoires.

Et si comme le laisse fantasmer la plage titulaire « Au début », l’histoire se répétait ?

Luca Kiella

Figure it out

Écrit par

Claviériste, Lucas Kiella Chiellini est partagé entre piano et orgue Hammond. D’origine italienne, il vit depuis pas mal de temps à Chicago. C’est un adepte du blues, du funk et de la soul. En général, il sévit au sein d’un trio, soutenu par sa section rythmique, réunissant le bassiste Dave Forte et le batteur Rick King. Au cours des derniers mois, il s’est régulièrement produit avec Connection, le groupe du gratteur de Boston, Mike Welch et du chanteur Mike Ledbetter, malheureusement décédé des suites de complications épileptiques, le 21 janvier dernier, alors qu’il venait à peine de fêter ses 33 ans… 

Réunissant 5 titres, cet Ep constitue son premier essai discographique officiel. Outre ses 3 compos personnelles, ce disque nous réserve deux covers, dont une de Jon Cleary, qu’il considère comme son influence majeure et l’autre de Don Gibson. Les sessions se sont déroulées au studio Playback Reel à Chicago. Y ont participé, ses deux fidèles acolytes ainsi que le guitariste Aaron Weistrop.

Canalisé par les interventions au piano chargées de blues et de boogie, l’instrumental "Ten O'clock Blues" ouvre le bal. Place ensuite au "Unnecessarily Mercenarys" de Jon Cleary, un pianiste anglais qui s'est imposé à la Nouvelle Orléans. Sa référence ! Ce jeune italien possède une bonne voix, il double piano et orgue Hammond et s'envole brillamment sur les 88 touches d'ivoire. Il y affiche même une classe indiscutable tout au long de "Figure it out", un R&B entraînant. Traduite en funky/r&b, la reprise du "I can't stop loving you" de Don Gibson, se distingue par les envols de l'orgue Hammond et des cordes d'Aaron Weistrop. C’est en solitaire que Kiella interprète le morceau final, "So many questions", une plage qu’il chante superbement en s’accompagnant au piano, dans un style qui rappelle alors… Elton John…

Peluché

Unforgettable

Écrit par

Peluché est un trio londonien féminin dont la musique est particulièrement originale. Fruit d’un cocktail expérimental entre pop, rock, soul, dub, trip hop, électro, funk, lationo et jazz, le groupe l’a qualifié de trip jam. Pourquoi pas ! Chaloupée, bavarde, la ligne de basse (ou de double basse) rappelle celle tracée par feu Peter Principle alors que dispensées en filigrane, cotonneuses, les interventions de saxophone ou de clarinette évoquent plutôt celles de Steven Brown. Mais ici s’arrêtent les comparaisons avec Tuxedomoon. Car lorsqu’elle n’est pas angélique ou cristalline, la voix de Rhapsody Gonzales est plutôt hantée par Donna Summer, notamment dans ses envolées. Certaines plages recèlent d’ailleurs des traces de disco (« Figure me out », « Is it gonna rain »), mais elles sont bien assimilées. Outre les instruments susvisés, il y a des drums, un peu de guitare et du piano électrique (synthé ?) ; et le tout bénéficie d’arrangements particulièrement soignés, tout en adoptant, régulièrement, un tempo entraînant. Superbe !

Clara Luciani

Créative et aussi capable de surprendre, sans s’étendre…

Écrit par

Si le mois de mars est marqué par les prémices printanières, soufflant le froid polaire ou le chaud méditerranéen, le spectacle qui se déroule aujourd’hui, dans l’enceinte du Théâtre du Manège de Mons, est quant à lui brûlant d’intérêt.

RIVE, binôme sexué bruxellois et Clara Luciani, artiste en vogue outre-Quiévrain, sont programmés au sein de cette structure dont le nom a été choisi en souvenir de l’ancien manège militaire de Léopold, car c’était son emplacement, avant qu’il ne soit bombardé en 1944.

Les lieux sont très tôt pris d’assaut, puisque le concert a été décrété sold out rapidement. Si les uns ont un premier essai tombé fraîchement dans les bacs depuis hier seulement, la seconde a déjà acquis une belle notoriété grâce à son tube « La grenade », martelé fréquemment sur les ondes radiophoniques généralistes.

A 19 heures pétantes, à peine la lune vient d’y dévoiler sa robe blanche et nacrée, que le duo monte sur les planches. Elle, au piano, à la gratte électrique et au chant. Lui, se charge des fûts et des claviers.

Formé en 2015, RIVE (s’) impose un style électro-pop enjoué. Face au succès critique et populaire, un premier Ep, « Vermillon », voit le jour seulement deux années plus tard. Deux titres seront traduits en clips, « Vogue » et « Justice », des vidéos à l’expression graphique hautement léchée que l’on doit à l’équipe du Temple Caché.

C’est un par « Soleil » rayonnant que nos hôtes d’un soir embrasent leur tour de chant. Juliette martèle l’ivoire avec conviction et détermination. Son grain de voix éthéré, chaud, passionné et sensuel suscite le désir et en devient même émouvant.

La frappe de Kévin sur les peaux est d’une amplitude rare, comme s’il était très habité. Il vit d’une intensité rare son univers. Sa rythmique hautement précise devient vite entêtante et enveloppe les compositions avec acharnement.

« Fauve » emboîte le pas et nous dévoile une vision de l’amour et des rapports charnels très contemporains, la demoiselle assumant, semble-t-il à merveille cette nouvelle féminité.

Les thématiques sont plurielles et contemplatives de la société moderne. Les textes sont ciselés. Ils ont du coffre et de la puissance tout en offrant une proposition narrative très intéressante. Il y a à la fois du vécu et un soupçon de virginité.

Qu’elle soit due à une phase de sommeil artificiel ou encore à l’ivresse incontrôlée, « Narcose » plonge l’assemblée, complètement happée par le show, dans une forme d’envoûtement, préambule au lâcher-prise…

Alors que les premières gammes de « Vogue » sont reproduites à la gratte, un problème de retour son oblige le drummer à stopper net dans sa progression. La maîtresse des lieux se défendra pudiquement en s’excusant presque pour ces aléas du direct et de reprendre de plus belle le premier morceau qui a propulsé médiatiquement le duo. Un incident très vite oublié…

Alors que la métaphorique boréale lumineuse devient alors de plus en plus discrète, l’auditoire semble subjugué. La « Nuit » se pose enfin dans un crépuscule reposant par un quatre mains au piano mémorable en guise de dessert, annonçant une inéluctable fin…

Une prestation unanimement appréciée qui est parvenue à condenser un florilège d’émotions : on a ri, pleuré, dansé, dans une existence perceptive. Bref, on a vécu, tout simplement le temps d’une trentaine de minutes (voir les photos ici)

Sur le coup de 20 heures, en fond de scène, des vitraux estampillés ‘CL’, joliment animés par les lights, apparaissent. De l’aveu même de Clara Luciani, ces dessins seraient tout droit sortis de son imaginaire lorsqu’elle était seule dans sa chambre.

Après un spoken word saisissant en voix ‘off’, « On ne meurt pas d’amour » ouvre les hostilités, la ligne de basse accentuant encore les doutes et les fêlures de cette composition.

Véritable guerrière des temps modernes, elle enchaîne par « Comme toi », avant de prendre une petite pause et signaler au public qu’il s’agit de sa troisième date belge. Faut-il la croire sur parole lorsqu’elle scande tout comme César que les Belges sont les meilleurs ?

Elle aime aussi les chansons qui ont un prénom. ‘Quelqu’un s’appelle Eddy dans la salle ?’ demande-t-elle innocemment. Manifestement, les heureux élus ne sont pas légion. Peu importe, « Eddy » pointe quand même le bout de son nez sous un air groovy et parvient vite à faire oublier cette emphase…

Qu’on lui jette « Les fleurs », mais lorsqu’elle se met « Nue », Miss Luciani se dévoile constamment dans cette « Drôle d’époque ». Celle vers laquelle, nous jetons tous, un jour, un regard désabusé dans le rétroviseur de nos vies.

Quelque part entre rock ciselé et pop mélancolique, la Marseillaise d’origine ne s’improvise pas ; elle bouscule les conventions et défend ses idéaux en signant le combat d’une femme qui peine à trouver sa (juste) place, face à l’opprobre masculine…

Sa voix grave et chaude, souvent comparée à la regrettée Nico (NDR : une véritable icône du rock qui assurait les vocaux sur le premier elpee du Velvet Underground) ou à Françoise Hardy, affiche une identité vocale unique.

L’univers qui la hante surprend et nous offre une belle palette de sentiments, tantôt graveleux, tantôt atmosphériques. Ceux qu’elle admet bien vouloir partager le temps d’un soir avant que sa vulnérabilité la rattrape insidieusement. Il y a chez cette femme une dualité constante entre vouloir changer les choses et s’y complaire malgré elle…

Grâce à son refrain imparable, intime et puissant ‘Sous mon sein, la grenade’, la « Grenade », titre phare et explosif, résonne par son hymne révolutionnaire avant de voir disparaître l’artiste. Qui reviendra quand même pour accorder un double rappel.

« La dernière fois » sera l’occasion de tester les capacités oratoires des aficionados tel un laboratoire humain grandeur nature.

Sa version personnelle de « Blue Jeans » de Lana Del Rey, réinterprétée dans la langue de Voltaire, rappelle combien la jeune femme parvient, dans un registre plus doux et éthéré, à émouvoir encore davantage.

Autre reprise, celle de « The Bay », un tube signé par la clique à Joseph Mount (Metronomy), montre à quel point la Française est créative et aussi capable de surprendre, sans s’étendre…

Finalement, deux styles, des émotions parallèles et un combat unique ! Une belle bouffée d’oxygène…

Setlist RIVE : Soleil, Fauve, Justice, Narcose, Vogue, Nuit.

Setlist Clara Luciani : Intro - On ne meurt pas d’amour - Comme toi - A crever - Bovary - Eddy - Les fleurs - Nue - Mon ombre - Drôle d’époque - Dors - Monstre d’amour - Emmanuelle - Cette chanson - La baie - La grenade
Rappel : Folle - La dernière fois - Jean bleu

(Organisation : Mars)

 

Lucero

Among the ghosts

Écrit par

Etabli à Memphis, Lucero clélèbre, cette année, son 20ème anniversaire en publiant un neuvième opus. Il pratique une forme de country-rock alternatif teinté de blues et de r&b. Les 10 titres qui figurent sur "Among the ghosts" sont signés par le leader, Ben Nichols. C’est également le chanteur. Il est soutenu par le guitariste Brian Venable, le drummer Roy Berry, le bassiste John C. Stubblefield et le claviériste Rick Steff. Cet elpee est bien plus rock mais moins cuivré que les précédents.

Dès le morceau d’ouverture, Nichols démontre que sa voix est à la fois puissante et envoûtante. Il s’agit, en outre, du titre maître, un petit joyau roots, remarquablement construit, au cours duquel tous les instruments sont bien en place. Les musicos reconnaissent avoir été influencés par les 80’s, et tout particulièrement, Cure. Et "Bottom of the sea" en est une parfaite illustration, une plage au cours de laquelle l’intervention au mellotron de Rick Steff est parfaitement intégrée. Excellent, "Everything has changes" est dominé par la voix de Nichols. Pop/rock, "Cover" lorgne vers Tom Petty. Atmosphérique, la guitare de Venable colle à la mélodie. Plusieurs pistes adoptent un profil bien alt country. A l’instar du dépouillé  "To my dearest wife, malgré la présence de cordes acoustiques et amplifiées, ainsi que du piano et de l’orgue. De "Long way back home", caractérisé par la voix proche de… Johnny Cash. Ainsi que "Back to the night", une superbe ballade roots, déclamée d’une voix grave, et au cours de laquelle, les cordes parviennent à se libérer. Très rock'n'roll, "For the lonely ones" clôt ce long playing. Sautillant, le rythme est irrésistible. Les saxophones se fondent dans l’ensemble. Une compo qui s’inscrit parfaitement dans le style Memphis…

 

Lucinda Williams

This sweet old world

Écrit par

Chanteuse et compositrice, Lucinda Williams pratique ce qu’on appelle aujourd’hui de l’americana. Son premier elpee, "Ramblin'", remonte à 1979 ! Faut dire qu’elle affiche déjà 65 balais ! Originaire de la Louisiane, elle s’est établie à Nashville. Elle a atteint la véritable consécration en 1998, grâce à son album "Car wheels on a gravel road", sur lequel figure son plus grand succès, "Little Honey", un hit qui entrera même dans le Top 10, aux States. "This sweet old world" propose des compos qui figuraient déjà sur un long playing, publié en 1992. Mais il est le fruit de nouvelles sessions qui ont été réalisées à  Los Angeles, en compagnie de son backing group actuel, une formation impliquant le guitariste Stu Mathis, le bassiste David Sutton et le batteur Butch Norton. Pour la circonstance, Greg Leisz –dont on ne compte plus les collaborations– est venu apporter son concours à la gratte. En fait, cet opus célèbre le 25ème anniversaire de la parution de l’elpee originel. Et le résultat est excellent!

"Six blocks away" ouvre le bal. Mathis se charge de la guitare à 12 cordes, tout au long de ce morceau réminiscent des Byrds de la belle époque. Des cordes qui restent particulièrement inspirées tout au long du country/rock/roots "Prove my love". L’opus recèle de nombreuses ballades. Certaines sont vraiment superbes. A l’instar de "Memphis Pearl", mais surtout de "Something about what happens when we talk" et "Sidewalks of the City", dont le climat évoque le "Sticky fingers" des Stones, un album culte paru en 1971 ! Blues/rock, "Pineola" est découpé dans des riffs puissants. La voix est remarquable et les échanges opérés entre Mathis et de Leisz aux cordes électriques, sont lumineux. Le long playing recèle quatre bonus tracks, dont deux blues primaires ainsi que "Wild and blue", une dernière ballade qui véhicule des accents dramatiques.

 

Lucas Haneman

Tearing up the rails

Écrit par

Le Lucas Haneman Express est un quartet issu d’Ottawa, au Canada. Fondé en 2014, il est drivé par le chanteur/guitariste Lucas Haneman. Et est soutenu par le drummer Jeff Asselin, le bassiste Martin Newman et la chanteuse Megane Laurence. Le combo a remporté l’Ottawa Blues Challenge, en 2015. "Tearing up the rails" réunit quinze plages, dont treize sont signées par la formation. Outre trois morceaux enregistrés au célèbre studio Sun à Memphis, le reste a été mis en boîte dans la capitale du pays à la feuille d’érable.

"The verdict" est une excellente entrée en matière. Le rythme véhicule des accents sudistes. Et plus exactement issus des bayous de la Louisiane. Captivante, cette plage bénéficie de la participation du redoutable harmoniciste de Monkeyjunk, Steve Marriner. La guitare imprime un tempo bien nerveux à "Give me life", un piste au cours de laquelle, invité, Jesse Whiteley (24th Street Wailers) siège derrière l’orgue. "Calling the blame" adopte un profil roots. La voix de Lucas est épaulée par celle de Megan. Le leader s’autorise deux sorties successives aux cordes. La première est hantée par Mark Knopfler. La seconde se révèle bien plus aventureuse. Steve Marriner introduit à l’harmo "Run to you", un blues lent au cours duquel Lucas se déchaîne sur ses cordes. Il les ravage même en écrasant ses pédales. Enregistré dans les studios Sun de Memphis, "Blind man’s blues" est un blues/rock solide et classique, inspiré par l’école de Chicago. Haneman en profite pour prendre un nouveau billet de sortie. Une formule également adoptée sur "Firestorm", une plage chantée par Megan Laurence. Imprimé sur un mid tempo, "That’s the truth" a également été mis en boîte à Memphis. Lucas se consacre au micro lors du premier couplet. Megan, le suivant. Avant de conjuguer leurs voix. Haneman signe alors l’une de ses plus brillantes sorties sur les cordes. Elles montent en puissance, avant le déchaînement ultime. La cover du "Magic Carpet ride" de Steppenwolf est suprenante. Ce vieux succès remonte en 1968. Il a subi un traitement accéléré, énergique, proche du punk. Lucas se libère. Devenue impétueuse, sa gratte est au bord du délire. Intéressant, cet LP s’achève par "Working Band", une compo qui baigne au sein d’une atmosphère débridée. Préposé aux claviers, Jesse Whiteley semble réincarné par Jon Lord, à l’époque où il opérait des échanges avec Richie Blackmore, chez le Deep Purple ; c’est-à-dire, au cours des seventies…

 

Page 1 sur 2