Le petit monde d’Abstract Concrete

Abstract Concrete publie « Small World », son premier titre inédit depuis son disque éponyme de 2023. Le single s’accompagne d’un clip disponible là Cette parution intervient après deux tournées européennes menées dans onze pays. Le collectif londonien s’est…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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The Reds Pinks & Purples

Le véritable amour de The Reds, Pinks and Purples pour le rêve éveillé…

Après la sortie de « Acknowledge Kindness », The Reds, Pinks and Purples annoncent un Ep complémentaire, « True Love Daydream », qui paraîtra le 25 septembre.

Toujours aussi prolifique, Donaldson a composé la majeure partie de « True Love Daydream » en même temps que « Acknowledge Kindness ».  Il décrit avec éloquence cet EP comme ‘un petit bateau à la dérive au large de l’album principal’.

Ici, séparée de l’elpee, la musique a l’espace nécessaire pour aller et venir, s’attardant dans une ambiance chatoyante. Trois des titres de l’EP sont des morceaux instrumentaux atmosphériques, s’éloignant légèrement du style d’écriture classique de Donaldson, tout en conservant la profondeur émotionnelle qui rend sa musique si captivante.

L’EP est précédé aujourd’hui par le titre « Heaven Of Love » (version lente), à propos duquel Glenn Donaldson commente : ‘C’était la version originale de cette chanson. Certaines paroles et mélodies sont totalement différentes de celles de la version de l’album. Lorsque j’ai terminé la réalisation de l’album « Acknowledge Kindness », j’ai trouvé qu’il y avait trop de ballades, alors je l’ai réarrangé pour en faire un morceau plus pop. Mais c’est peut-être là la véritable forme de ce morceau. La fin est plus émouvante. Par ailleurs, la chanson relève davantage du sentiment que de la réflexion. Il est donc difficile d’expliquer de quoi elle parle, mais il est vrai que parfois, nous avons besoin d’imaginer qu’il existe un paradis terrestre qui nous échappe de justesse’.

Le nouveau single « Heaven of Love » (slow version) est en écoute ici

 

 

 

 

 

Pink Floyd

Une compile pour Pink Floyd période 71-79

Une nouvelle compilation officielle de Pink Floyd intitulée « 8-Tracks », comprenant huit classiques incontournables issus de la période 1971-1979 du groupe, vient de paraître chez Sony Music.

La liste des titres comprend des morceaux immédiatement reconnaissables tels que                       « Money », « Wish You Were Here », « Another Brick in the Wall, Part 2 », « Time » et                        « Comfortably Numb », ainsi que des titres plus anciens comme « One Of These Days » et « Wot’s… Uh The Deal », ainsi qu’une version intégrale exclusive de « Pigs On The Wing », précédemment disponible sur la cassette 8 pistes « Animals » de 1977. L’ordre des morceaux a été édité par Steven Wilson à l’aide d’effets sonores tirés des multipistes originaux afin d’offrir une expérience d’écoute continue dans le style classique de Floyd.

« 8-Tracks » retrace toute l’évolution de Pink Floyd vers leur ère de percée, qui les a propulsés au rang de superstars tout au long des années 1970. La période de huit ans célébrée par cette édition spéciale englobe des morceaux issus de certains des albums les plus réussis et les plus célèbres du groupe. » Meddle » (1971), « Obscured by Clouds » (1972), « The Dark Side of the Moon » (1973), « Wish You Were Here » (1975), « Animals » (1977) et « The Wall » (1979). Six albums monumentaux et classiques à part entière. Dans leur ensemble, ces long playings constituent une œuvre qui voit Pink Floyd s’éloigner considérablement de la période pop psychédélique des débuts avec Syd Barrett et de leur production post-expérimentale, consolidant ainsi leur statut mondial comme l’un des plus grands groupes de rock de tous les temps.

« 8-Tracks » offre un aperçu saisissant de cette incroyable période de créativité. C'est un point de départ idéal pour les nouveaux auditeurs qui souhaitent découvrir la richesse et l'étendue de la discographie inégalée de Pink Floyd, mais aussi une sélection soigneusement élaborée que les fans de longue date sauront apprécier.

La sortie de « 8-Tracks » en 2026 fait suite à une année remarquable pour Pink Floyd. La réédition pour le 50e anniversaire de « Wish You Were Here » s’est classée dans le Top 10 des ventes d’albums à travers le monde, 50 ans après avoir atteint la première place du classement. Sept mois auparavant, la sortie en salles de « Pink Floyd at Pompeii – MCMLXXII » s’était classée dans le Top 10 du box-office, et l’album de la bande originale avait valu au groupe son premier album n° 1 au Royaume-Uni depuis « The Endless River » en 2014, leur dernier album studio.

The Reds Pinks & Purples

Le passé, le présent et le futur de The Reds, Pinks and Purples

The Reds, Pinks and Purples sortira son nouvel album, *Acknowledge Kindness*, le 24 avril. Les 11 titres mettent en lumière la vie du compositeur prolifique Glenn Donaldson à travers un mélange émouvant de passé, de présent et d’avenirs possibles.

Donaldson vient de partager le single « Houses », à propos duquel il commente : ‘Cette chanson est atypique pour moi dans la mesure où elle est en 6/8 et aussi parce qu’elle ne parle pas directement des gens. Elle parle des espaces entre les maisons, où poussent les plantes et s’accumulent les objets. Eux aussi ont peut-être une vie. Mon ami Steven R. Smith joue de la guitare baryton sur le canal gauche, et la vidéo est réalisée par Katiana Mashikian, qui joue de la basse dans le groupe live The Reds, Pinks & Purples et fait partie du groupe April Magazine’

*Acknowledge Kindness*est né d’un nouvel état d’esprit, d’un plateau plus assuré où Donaldson observe à la fois le présent et le poids de ce qui l’a précédé. Les chansons semblent ancrées dans un sentiment de nostalgie plus profond et plus actif, Donaldson s’appuyant sur cet instinct tout au long de l’opus, se permettant de regarder en arrière et de passer au crible de vieux sentiments. ‘Cet album parle probablement d’apprendre à vivre avec ses fantômes et d’essayer d’être vivant dans le présent’, commente Donaldson.

Inspiré par de vieux journaux intimes, la poésie, des disques bouleversants et des balades dans le parc sous l’emprise de la drogue, Donaldson compose une indie pop magnifiquement mélancolique pour les fans des Go-Betweens, de The Cure et des Smiths, transformant les moments de calme en univers lumineux chargés d’émotion. Les guitares cristallines qui ponctuent l’elpee transforment les souvenirs pesants en une source d’espoir, dévoilant un univers à la fois nostalgique, intime et discrètement expansif. ‘J’ai travaillé sur cet album pendant huit mois, en essayant de trouver les arrangements parfaits tout en gardant les émotions au cœur de l’œuvre’, explique Donaldson.

Le clip du single « Houses », est disponible là

 

The Reds Pinks & Purples

Reconnaitre la gentillesse de The Reds, Pinks and Purples

Les Reds, Pinks and Purples sortiront leur nouvel opus, « Acknowledge Kindness », le 24 avril 2026. Les 11 titres mettent en lumière la vie du prolifique auteur-compositeur Glenn Donaldson au travers d’un amalgame émotionnel entre le passé, le présent et les futurs possibles.

« Acknowledge Kindness » est né d'un nouvel état d'esprit, d'un plateau plus sûr où Donaldson observe à la fois le présent et le poids de ce qui l'a précédé. Les chansons semblent ancrées dans un sentiment de nostalgie plus profond et plus actif, Donaldson s'appuyant sur cet instinct tout au long de l'elpee. Par ailleurs, il se permet de regarder en arrière avec détermination, de passer au crible d'anciens sentiments et de revisiter des moments qui ont autrefois été douloureux.

Donaldson commente : ‘Cet album parle probablement d'apprendre à vivre avec ses fantômes et d'essayer d'être vivant dans le présent. Il y a un certain type d'album au son puissant que j'aspire à créer, comme California de l'American Music Club ou 16-Lover's Lane des Go-Betweens, des œuvres qui abordent la douleur mais deviennent un moyen de transport pour l'auditeur’.

Quant au nouveau single « Heaven of Love », il aborde le cynisme avec une énergie positive qui repousse les ombres pour déboucher sur un refrain glorieux.

Le nouveau single « Heaven of Love » est en écoute ici

 

 

The Legendary Pink Dots

The Legendary Pink Dots se sent si seul au ciel…

Le nouvel elpee de The Legendary Pink Dots, « So Lonely in Heaven » paraîtra ce 17 janvier 2025. Fondé à Londres en 1980, ce groupe de rock expérimental anglo-néerlandais est toujours dirigé par son cofondateur et leader Edward Ka-Spel.  Il s'agit de son deuxième album complet depuis la fin du Covid. Les membres de la formation étaient encore dispersés dans trois pays et sur deux continents lorsqu'ils ont commencé à écrire les compositions, suite à des idées qui ont circulé dans le cyberespace pendant des mois. Cependant, la magie a fini par opérer collectivement, dans de petits espaces, dès que l’enregistreur était en marche.

La musique des Legendary Pink Dots incorpore des éléments de néo-psychédélisme, de musique d’ambiance, de musique électronique, de musique sur bande, de folk psychédélique, de synthpop, de post-punk, de jazz progressif, de noise music, de musique pop, de rock gothique et de rock alternatif, parfois tout cela en même temps.

‘La Machine est tout ce que nous sommes. Elle voit tout, entend tout, sait tout et nous nourrit, nous abreuve et nous recrache - nous en avons perdu le contrôle au moment de sa conception. Vous pouvez tousser, maudire et mourir, la machine vous ressuscitera sans les défauts, à votre apogée, souriant sur un écran, invitant quelqu'un dans une pièce isolée à vous rejoindre. C'est une invitation du paradis, où chacun peut être ce qu'il veut être. Vous serez l'ombre de vous-même. Vous vous répéterez sans cesse. Vous chercherez désespérément une explication. Vous vous sentirez seul…’ a déclaré Edward Ka-Spel.

Ce sont David Bowie, The Residents, Can, Faust et les compositeurs de musique concrète tels que Pierre Henry qui ont influencé les Dots à leurs débuts. Le groupe se compose actuellement d'Edward Ka-Spel (chant, claviers, compositeur), Erik Drost (guitares), Randall Frazier (claviers, électronique) et Joep Hendrikx (électronique en direct).« So Lonely in Heaven » est en écoute ici

 

 

The Reds Pinks & Purples

Pour Glenn Donaldson, la pire chanson peut devenir le plus gros hit…

The Reds, Pinks & Purples, groupe underground prolifique de San Francisco et alias du musicien aux multiples talents Glenn Donaldson, a annoncé la sortie de son nouvel elpee, "Unwishing Well", le 12 avril 2024. Il a également partagé la vidéo de "Your Worst Song Is Your Greatest Hit", le premier titre extrait de l'album.

Donaldson canalise toute la sagesse gagnée par le voyageur qu’il est pour proposer des opéras rock de l'ère contemporaine qui font l'éloge de récits d'ascensions et de chutes extrêmement influentes.

Depuis son émergence à la fin des années 2010, The Reds, Pinks & Purples est devenu l'incarnation absolue du prestige de Donaldson. À partir d'un héritage musical qui retrace une longue liste de succès mineurs et de tragédies majeures, Glenn distille une frise chronologique en un phénomène musical qui incarne quelque chose de plus que toutes ses inspirations analogues.

Donaldson vous emmène dans une visite guidée des mouvements underground de San Francisco qui auraient existé, qui auraient pu exister ou qui n'ont peut-être jamais existé dès le départ. Le catalogue convoité de Reds, Pinks & Purples offre une histoire autorisée et anonyme de débutants imparfaits et ambitieux, de dilettantes, d'auteurs, etc.

"Unwishing Well" veut faire l’éloge des groupes à la mode qui se sont effondrés, des magiciens du succès et des éternels esthètes omniprésents et souvent peu inspirés qui travaillent sur les marchés médiatiques lucratifs.

Et tandis que Glenn raconte de nombreuses histoires sur les secrets méconnus du do-it-yourself, "Unwishing Well" offre des hymnes cathartiques sur le malaise moderne.

Le morceau central de "Unwishing Well" tourne autour de la chanson-titre qui traite du bien-être et des souhaits tempérés par la ‘réalité dégrisante d'un scepticisme ultra-pragmatique’. Donaldson montre au public où le rêve n'aboutit pas. C'est le groupe qui ne réussit jamais, l'idée qui ne décolle jamais, la reconnaissance qui n'arrive jamais ou la promotion à l'échelon suivant qui reste risiblement inaccessible.

"Your Worst Song Is Your Greatest Hit" est en écoute là

 

Decisive Pink

Le ticket pour la gloire de Decisive Pink…

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Connexion, création, communication : c’est le fil conducteur de « Ticket To Fame », premier album du duo Decisive Pink. Réunissant Angel Deradoorian (ex-Dirty Projectors) et Kate NV, artiste russe de pop expérimentale, le duo avait sorti le single « Haffmilch Holiday », en décembre dernier. Le tandem nous propose son nouveau single, « Destiny », et annonce la sortie de son album « Ticket to Fame », le 23 juin 2023.

Malgré son titre évocateur, l’album évite ouvertement toute forme d'ambition. Il s'agit plutôt de mettre en avant les petits plaisirs de la vie et de s'amuser des dérives de la nature humaine. « Destiny » est une observation ironique sur la foi et la façon dont nous fonctionnons dans ce monde. S'inspirant des pratiques divinatoires, Deradoorian, à travers ce nouveau clip sombre mais kaléidoscopique, pose la question et c’est à nous de choisir votre réponse : ‘Est-ce que tu veux changer les choses ? Voulez-vous tenter votre chance ? Vous le voulez ? Tournez la roue de la fortune et vous verrez / Comment votre avenir se transforme en réalité’.

Certaines cartes du tarot divinatoire comme L'Impératrice, Les Amoureux et La Reine des Coupes, sont présentes pour que l'auditeur puisse trouver sa propre interprétation. Cependant, il y a un message plus large qui reflète ces temps incertains et souvent violents.

Le clip de « Destiny » est à voir et écouter ici

 

 

Super Pink Moon

Iron rain

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Super Pink Moon, c’est le projet d’Ihor Pryshliak, le leader de Somali Yacht Club. Chanteur/compositeur et multi-instrumentiste (claviers/guitare), il est établi à Lyiuv, en Ukraine. Pas étonnant qu’introspectifs, les lyrics traitent de la guerre, et des émotions qu’elle entraîne : douleur, tristesse, désespoir, culpabilité, etc.

« Iron rain » constitue le second album de SPM, un œuvre dont la musique émane d’un cocktail subtil entre psychédélisme, shoegaze, cosmic rock et metal. Les harmonies sont très susceptibles de rappeler Ride, alors qu’Ihor emprunte parfois les inflexions de Ian Brown (« Per aspera ad astra »).

Le long playing recèle plusieurs instrumentaux dont « Forwardbreakforward », un morceau qui s’enfonce dans le prog/metal, le floydien « Mirage », l’expérimental « Hollowness », au cours duquel on a l’impression d’entendre des bandes passées à l’envers et l’étrange finale, curieusement intitulée « ウクライナにславаあれ ».

Petit coup de cœur pour l’excellent et accrocheur « Collision » qui parvient à combiner sonorités de gratte métalliques caverneuses (pensez à Prong) et shoegaze tout en soignant le sens mélodique. Un régal !

Parfois, le son est si dense qu’on a du mal à imaginer qu’il est le fruit du travail d’un seul artiste…

Super Pink Moon

Super Pink Moon sous les bombes et les missiles…

Écrit par

Le multi-instrumentiste ukrainien Ihor Pryshliak (guitariste et frontman de Somali Yacht Club) aka Super Pink Moon sortira son nouvel opus ce 16 février 2023. Intitulé « Iron rain », il a été composé et enregistré aux débuts de l'invasion russe en Ukraine, une œuvre qui dépeint l'angoisse et la tourmente ressenties alors que le peuple tente de survivre à chaque nouvelle journée de chaos. Entremêlant avec finesse post-rock, shoegaze, post-metal et indie rock, ces dix titres particulièrement riches submergent l'auditeur, propulsé par des dynamiques changeantes et des riffs et nappes entêtants, le tout parcouru par le chant rêveur d'Ihor Pryshliak.

Au sujet de cet LP, Ihor explique : ‘La première moitié de l'album a été enregistrée avant le 24 février, jour de l'invasion russe en Ukraine, et la seconde moitié après. Pour les Ukrainiens, cette date a laissé une profonde blessure qui saigne encore massivement. Pour échapper à la réalité, je devais me concentrer sur autre chose, sinon j'allais devenir fou. Musicalement, mon idée était de brouiller les pistes autant que possible. J'ai donc essayé de créer des mélodies et rythmiques complexes aux multiples couches, tout en les gardant aussi accessibles que possible.’

Deux plages de cet opus son en écoute ici

 

 

The Reds Pinks & Purples

You might be happy someday

Écrit par

Issu de San Francisco, Glenn Donaldson a déjà multiplié les projets (Skygreen Leopards, Jewelled Antler, FWY ! et la liste est loin d’être exhaustive). Son dernier, il l’a baptisé The Reds Pinks & Purple ; et cette formation nous propose son deuxième album, un disque qui fait suite à « Anxiety art », paru en 2019. A première écoute, on en déduit que ce combo aurait pu figurer au sein de l’écurie Sarah Records. Issu de Bristol, ce label arty a sévi de 1987 à 1995 et a notamment hébergé des groupes comme sur The Orchids, Field Mice et Sweetest Ache. C’est d’ailleurs d’abord à ces bands que l’on pense en écoutant la musique de The Reds Pinks & Purples. Elle sonne plutôt britannique. Douces-amères, mélancoliques ou ensoleillées, suivant les morceaux, elle s’appuie sur d’élégantes mélodies tissées par des cordes de guitare chatoyantes, tintinnabulantes voire cristallines (Lotus Eaters ?), alors que les inflexions vocales de Glenn rappellent plutôt celles de Paddy McAloon (Prefab Sprout). Enfin, le titre maître qui clôt cet opus, semble même hanté par The Smiths, les accords de gratte semblant même empruntés à Johnny Marr…

Une excellente surprise !

The Pinkertons

What Goes Around Comes Around

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Un groupe wallon qui répond au patronyme de The Pinkertons ne pouvait qu’être influencé par Weezer ; et des titres tels que « Sweet Little B… » ou « Unsent » le prouvent. Du début à la fin, c’est une certitude « What Goes Around Comes Around » s’avère être particulièrement influencé par les années 90. Depuis Genappe, ce quatuor réunissant Christophe Charmant (chant et guitare), Alain Jonet (basse), Alexandre Delcroix (guitare) et Nicolas Closjans (batterie) dévoile 10 morceaux qui doivent tout au power-rock américain (et californien en particulier) de ces nineties et à des groupes comme Lit (« Blue as Hell ») ou Jimmy Eat World. Beau boulot !

 

Pink Floyd

The Endless River

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Les compositions du quinzième opus de Pink Floyd ont été puisées parmi les bandes inédites des sessions de « The Division Bell », sorti il y a très exactement 20 ans. C’est dire l’impatience des fans… Et il y en avait pour une vingtaine d’heures.

« The Endless River » était donc un événement lorsqu’on sait que la formation insulaire a vendu plus de 200 millions d’albums depuis sa naissance, en 1965. Souvenez-vous du mythique « Dark Side of the Moon », resté 740 semaines dans le top 200 américain. Des chiffres qui donnent le tournis ! Qui peut se targuer aujourd’hui d’en faire autant ?

Nick Mason et David Gilmour, deux des trois membres encore en vie, ont voulu rendre un bel hommage à leur pote Richard Wright, décédé en 2008, des suites d’une longue maladie. La patte du regretté  claviériste est omniprésente. Cette ‘Rivière sans fin’ s’étale sur dix-huit plages et nous plonge dans une ambiance feutrée et hypnotique, tapissée d’accords de guitare incisifs.

On notera la participation de l'astrophysicien paralysé Stephen Hawking, s'exprimant à l'aide de la technique de synthèse vocale. Il avait été invité à faire de même sur le précédent LP pour le morceau « Keep Talking ».

Les aficionados post « Dark side of the moon » devraient être ravis. A contrario, la génération actuelle risque fort de taxer cette œuvre de peu accessible, ronflante et sans grand relief.

Une exception qui confirme la règle, le percussif « Skins », abordé dans l’esprit de l’album « More », œuvre trop souvent ignorée chez le Floyd…

Bref, on est quand même loin de l’excellentissime « Wish You Were Here », gravé en 1975, un long playing au cours duquel certains passages font référence à Syd Barrett (1946 - † 2006), membre fondateur qui a commencé à sombrer dans la folie, à partir de 1968, suite à une surconsommation de LSD. 

Franchement, j’aurais préféré déborder d’enthousiasme après avoir écouté l’album d’un groupe mythique qui compte presque un demi-siècle d’existence ; mais il n’en est rien. Triste mise à la retraite ! Une semi victoire pour l’ennemi juré Roger Waters !

Pink Velvet Paradox

Exercice One (Ep)

Écrit par

Pink Velvet Paradox nous vient de la région namuroise. Manifestement, les musicos ont été biberonnés aux 80’s. Et tout particulièrement à Depeche Mode, Gary Numan circa « Tubeway Army », Kraftwerk, Front 242 et The Cure. La formation pratique ainsi une sorte d’électro-pop-rock-new-wave à coloration contemporaine. Elle décrit sa musique comme de l'électronique hypnotique aux ambiances variées mais toujours mélancoliques, naviguant entre romantisme synthétique des eighties et fougue électrique des années 90. Le line up réunit Raphaël Monin (drums, programmation, backing vocals), Gaëtan Favresse (chant, guitare) et Xavier Giot (basse), trois amis d’enfance.

A ce jour, ils ne se sont produits qu’à trois reprises en concert. Comme supporting act de Vegas. Découpé en 5 pistes, leur premier Ep s’intitule « Exercice One ». Et le trio est prêt à enregistrer son premier album. 10 chansons sont prêtes à être mises en boîte. Il ne leur manque plus qu’un producteur ou un manager pour parvenir à leurs fins.

« The Dragon » ouvre le bal. La voix est en retrait. Les machines nous replongent dans les eighties. Parue en single, cette chouette compo est caractérisée par un refrain contagieux ; et si elle bénéficie du petit coup de pouce nécessaire, elle pourrait squatter les dancefloors. Plus proche de DM, « 88 » possède de semblables aptitudes.

« Kill Yourself » nécessite plusieurs écoutes avant de pénétrer dans l’oreille. Mais cette composition finit par vous hanter. « Dark » lorgne vers la bande à Robert Smith. A cause de la voix, mais aussi de la ligne de basse obsédante et des riffs de gratte incisifs. Dans le souci de la recherche d’un parfait équilibre entre machines et guitares, « Get Out », « You Came Like Rain » et « Memories » empruntent un profil très contemporain, une plage au cours de laquelle la voix de Raphaël semble avoir abandonné toute velléité agressive. Enfin, « Liar », « Come On » et « No Way Back Home » complètement élégamment un tableau sonore que vous pouvez aisément retrouver sur leur site internet, ici

 

Pink Mountaintops

Get back

Écrit par

Stephen McBean, c’est le leader de Black Mountain. Leur véritable dernier opus, « Wilderness Heart », remonte à 2010. En 2012, la formation avait bien gravé « Year Zero : The Original Soundtrack », mais il s’agissait d’une B.O. pour le film du même nom. Stephen développe cependant également d’autres projets en parallèle. Dont Pink Mountaintops. Soit ses expérimentations en solitaire. Et « Outside Love », son dernier essai, date quand même de 2009. Originaire de Vancouver, l’artiste canadien s’est depuis établi un peu plus au sud. A Los Angeles, très exactement. Et manifestement ce déménagement a eu une influence sur sa musique. En fait, lors de ses escapades en solitaire, McBean en profitait pour s’abandonner dans le minimalisme, le plus souvent acoustique. Sur ce nouvel elpee, il a décidé de délaisser le folk rock pour embrasser du psyché/rock, un style qu’il affectionne tout particulièrement.

Pour y parvenir, il a invité quelques amis, dont quelques grosses pointures. Et notamment Steve Kille (Dead Meadow), Rob Barbato (The Fall) ainsi que J. Mascis (Dinosaure Jr.). Quant à la production, il l’a confiée au leader de The Icarus Line, Joe Cardamone. Un casting idéal pour charger d’électricité une expression sonore…

Dès « Ambulance City », le morceau qui ouvre l’elpee, le ton est donné. La ligne de basse semble tourner en boucle. Les grattes sont chargées de distorsion. Un canevas hypnotique sur lequel McBean vient poser sa voix et n’hésite pas à la forcer ; ce qui n’est pourtant pas dans ses habitudes. Caractérisé par ses accords de guitare spasmodiques, « The Second Summer of Love » adopte un format rock plus direct. Plus paisible, « Through All the Worry » évoque plutôt les long playings précédents de Pink Mountaintops.

Pourtant, tout au long de cette œuvre, la patte de McBean est parfaitement identifiable. Surtout quand les compos trempent au sein d’un climat plus ténébreux.

« Get Back » est un album de bonne facture, mais qui s’adresse surtout aux aficionados de Black Mountain. Dans ces conditions, on ne comprend pas trop, pourquoi il l’a réservé à Pink Mountaintops…

 

Pinkunoizu

Audacieux !

Écrit par

Rien de tel que de terminer un dimanche ensoleillé par un bon concert au Botanique. Et puis ce soir, se produisent à la Rotonde, deux poulains de l’écurie Full Time Hobby ; en l’occurrence Tunng et Pinkunoizu. Soit une formation anglaise et danoise. Il n’y a plus que quelques places disponibles, preuve que l’affiche est alléchante…

A 20h, le quatuor scandinave monte sur l’estrade. Il jouit d’une moins bonne notoriété que son compagnon de label. Et manifestement, l’auditoire ne s’est pas déplacé pour leurs beaux yeux. Alors que le combo ouvre son set, personne ne semble décidé à se lever. Au grand dam du public qui veut pénétrer dans l’hémicycle et reste coincé à l’entrée. Il faudra l’intervention d’un vigile pour décoller les fesses des spectateurs réticents. On connaît surtout Pinkunoizu pour son répertoire pop, accessible et coloré. Pourtant, ce soir, il va explorer sa face sombre et progressive. Trois morceaux en quarante minutes ! Emmené par une batteuse énergique et impressionnante de précision, Pinkunoizu s’embarque dans des morceaux longs et hypnotiques. Le chant, contrairement à la version enregistrée, est quasi absent. On a parfois l’impression d’assister à une jam session. Différence, mais elle est de taille, à contrario des ‘jam sessions’ habituelles, on ne s’ennuie pas. Même si tout le public ne semble pas adhérer à leur choix, j’estime qu’on ne peut qu’applaudir l’audace du groupe. Car si cette nouvelle orientation leur confère une nouvelle dimension, elle n’est pas de nature à rencontrer l’assentiment de l’observateur lambda. Chapeau bas donc !!!

Vingt minutes plus tard, plus aucun spectateur n’est assis. La Rotonde est maintenant pleine à craquer. Les mélomanes sont impatients de découvrir, en ‘live’, l’excellent dernier opus des Britanniques, « Turbines ». Depuis le départ de Sam Genders, hormis le remplacement de Becky Jacobs par une autre demoiselle, pour assurer la tournée, le line-up du groupe s’est stabilisé. Armé d’une gratte acoustique, l’autre membre fondateur, Mike Lindsay, est toujours au poste. Et sa chemise est vraiment originale. Sur les planches, il est soutenu par un second gratteur, un bassiste, un drummer et un bidouilleur/bruitiste. Tunng entame sa prestation par des morceaux figurant sur son dernier long playing. La conjugaison des voix est à nouveau parfaite. Et colle parfaitement à leur électro/folk, dont les compos font mouche à chaque fois. Mieux encore, quand les Insulaires décident d’interpréter des compos issues de leur plus ancien répertoire, on entre alors dans la quintessence du set. « Jenny Again », « Hustle » : la quasi-totalité des ‘tubes’ y passe. Les musicos semblent heureux d’être sur les planches, et ce sentiment est communicatif. Mais alors qu’on pensait que le band avait négligé « Bullet », il nous le réserve lors du premier rappel. On aura même droit à un second ‘encore’ au cours duquel, il va nous interpréter « With Whiskey ».

Un set épatant ! De la mélancolie à l’enthousiasme, Tunng est parvenu à explorer une large palette d’émotions, avec une facilité déconcertante. Pour notre plus grand bonheur…

(Organisation Botanique)

 

Pinkunoizu

The Drop

Écrit par

Décidément, les têtes pensantes du label Full Time Hobby ont le bon goût de ne jamais se tromper… La signature des obscurs Danois de Pinkunoizu en est une nouvelle preuve ! Avides de constructions alambiquées mais aussi de mélodies haut de gamme, ces Scandinaves publient leur second album, un disque qui fait suite au très remarqué « Free Time ! », paru en 2012. « The Drop » approfondit leur fascination pour une pop psychédélique qui échappe à tout carcan. Entre ballade foutraque (« I Said Hell You Said No »), longues divagations inspirées du krautrock (« Necromancer ») ou rock d’un autre monde (« The Can Valley »), ils ne tiennent pas en place quitte à perdre l’auditeur en route. Il sera pourtant gratifié de superbes moments s’il donne la chance à certains morceaux enchanteurs (« Pyromancer ») entre basse incroyablement caoutchouteuse, chœurs, synthés loufoques et envolées électriques. Un manque de cohésion qui charme et déroute à la fois. Pinkunoizu porte peut-être le nom d’un Pokémon mais sa musique mutante devrait lui permettre de remporter bien des combats musicaux !

A ne surtout pas manquer le 6 octobre en première partie du non moins magnifiquement déjanté Tuung…

 

Pink Martini & Saori Yuki

1969

Écrit par

Pour enfanter son dernier né, le fruité groupe américain Pink Martini, en collaboration avec la chanteuse Saori Yuki, nous attire en terre orientale. Cette coopération n'est pas la première puisque l'on retrouvait déjà la voix de la chanteuse nippone sur « Taya Tan », un morceau qui figurait sur l'album « Hey Eugene! » et dans la version japonaise de « White Christmas », un disque de Noël baptisé « Joy To The World ». Le projet est né suite à l’enregistrement du titre « Yuuzuki » au bénéfice des victimes du tremblement de terre de 2011, au Japon. Pourquoi « 1969 » ? Thomas M. Lauderdale, pianiste et fondateur du groupe explique qu'au départ l’idée était d'enregistrer des chansons japonaises datant de cette année, mais en cherchant un peu, les artistes ont découvert que plusieurs autres pays disposaient de chansons vraiment très intéressantes. C'est ainsi que très international, le répertoire de cet elpee est interprété en japonais, français et anglais.

« 1969 » évolue dignement dans la lignée de tout ce que le groupe à réalisé précédemment : les voix de cabaret français, le flair de l’instrumentation, le pétillant un peu féérique, l’humour, le sucre, etc. Rien ne manque. On y retrouve de tout, depuis les classiques brésiliens à ceux anglais, revisités à la sauce japonaise. Il n’y a rien de plus à dire, si on aime le style Pink Martini, « 1969 » ne peut décevoir. Cependant, le disque, très séduisant aux premières écoutes, peut devenir lassant, voire un peu écœurant si on le passe en boucle.

 

Ariel Pink

Mature Themes

Écrit par

“Mature themes” devait paraître avant “Before today”, publié en 2010. Mais pour des questions de budget, sa sortie avait été postposée. Ce qui explique sans doute pourquoi, il peut surprendre.

Mais venons-en à ce nouvel elpee. Imaginez un peu le chaînon manquant entre Todd Rundgren époque « A Wizard, a true star » (1973) et Syd Barrett. Puis, épicez le résultat obtenu, suivant les plages, d’influences multiples. Vous aurez ainsi une idée générale de la musique pratiquée par Ariel Pink flanqué de ses haunted Graffiti, tout au long de cette œuvre.

Mieux vaut ne pas trop s’attarder sur les lyrics. Traitant le plus souvent de jeux informatiques issus des 80’s, ils constituent le maillon faible des chansons de Pink. Par contre musicalement, si vous aimez le psychédélisme, il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. Depuis les harmonies vocales byrdsiennes balayant « Only in my dreams » au funk indolent « Baby », cover du « Dreamin’ Wild » de Donnie & Joe Emerson, pour lequel, le producteur/DJ Dâm Funk vient poser la voix, en passant par le disco synthétique « Pink Slime » (Of Montreal ?) et le krautrock « Nostradamus & me » (Klaus Schulze ?), une piste atmosphérique de sept minutes et demie nappée de claviers space-rock, écumée par une ligne de basse en boucle, mais paradoxalement relevée par des vocaux. Une ligne de basse la plupart du temps mélodieuse, à l’instar de « Driftwood ». Mais aussi d’« Early birds of Babylon », plus new wave, réminiscente du jeu de Barry Adamson quand il sévissait chez Magazine, un superbe morceau hanté par des harmonies vocales mystérieuses, presque spectrales. Des harmonies qui s’élèvent en crescendo sur l’hypnotique et délirant « Schnitzel boogie », un titre qui lorgne manifestement vers Gorky’s Zygotic Mynci. Et si le plus synthétique « Symphony of the Nymph » évoque plutôt Snakefinger, « Farewell American Primitive » nous renvoie dans l’univers expérimental du guitariste John Fahey. Mais tout au long de ce disque, malgré leur nature aventureuse, les plages respectent une constante : un sens mélodique soigné et souvent contagieux. Un superbe album !

 

Pinkunoizu

Free Time !

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Bien que concédant un patronyme à consonance nippone, Pinkunoizu ne nous vient pas du Japon. La formation est établie à Berlin, mais n’est pas davantage allemande. Elle est issue de Copenhague. Donc du Danemark. Un contexte idéal quand on veut brouiller les pistes.

Le premier opus de Pinkunoizu porte, néanmoins, un titre adéquat : « Free Time ! ». Si la musique baigne au sein d’un climat psychédélique, pour ne pas dire schizophrénique, elle se révèle particulièrement originale. Elle nous tient même en haleine du début à la fin de l’opus. Ainsi, sur les huit pistes de l’elpee, Pinkunoizu brasse tour à tour electronica, folk, rock et même un chouia de free-jazz. Imaginez un peu une rencontre hypothétique entre Animal Collective et Tunng. Et encore, la comparaison est réductrice. Plusieurs plages nous entraînent sous le soleil exotique (« Parabolic Delusions », « Somber Ground »), et d’autres sous les ombrelles des geishas (Death Is Not A Lover »). Et si parfois on a l’impression d’être un peu perdu, au sein de cet univers multicolore, ce n’est pas sans en goûter toutes les saveurs…

 

 

Ariel Pink

Before Today

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Ariel Pink est probablement l’un des personnages les plus hauts en couleurs et difficile d’accès de la scène indie contemporaine. Il signe, en compagnie de ses trois acolytes de Haunted Graffiti, une sorte de « Rocky Horror Picture Show » des années 2010, entre ingéniosité et douce folie. Après avoir publié une flopée d’œuvres confidentielles, Ariel Pink sort de sa tanière et délivre un disque qui donne envie d’enfiler une paire de collants, de se coiffer comme un David Bowie circa « Labyrinthe » et d’exécuter un ballet dantesque, un peigne à la main en guise de micro.

Qualifiés de pop ‘retro-futuriste’, les morceaux qui étayent « Before Today » sont de véritables hymnes à la démence, taillées sur mesure pour les créatures de la nuit et autres ‘freaks ’ assumés. Ariel Pink’s Haunted Graffiti peut se targuer d’avoir délivré l’un des disques les plus intéressants, analytiques et divinement absurdes de l’année 2010. D’ailleurs, sur scène, Ariel Pink et ses comparses délivrent un show comparable à une visite guidée dans l’enceinte d’un asile de fous, le soir d’Halloween. « Before Today » est une œuvre surprenante, décomplexée et sans faille. En un mot, culte !  

The Big Pink

Tapes

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Tout baigne pour The Big Pink. Après s’être vu décerner le ‘Philip Hall Radar Award’, une récompense attribuée par le journal musical anglais New Musical Express, pour la publication de son premier opus, « A Brief History Of Love », Milo Cordell, moitié du duo indietronic, s’est chargé d’élaborer un mix pour le label teuton !K7. Pas mal quand même…

« Tapes » et sa pochette, c’est du grand art. De quoi inciter clairement à pousser le son. The Big Pink et sa police Walt Disney. The Big Pink et tous ces petits éléphants psychédéliques tirés du classique « Dumbo ». On n’y est pas insensible. Par contre les tracks ne sont pas vraiment de mon goût. Zut ! J’ai beau faire l’effort mais les petites mélodies pop sur fond de gros beats freestyle minimalistes ne communiquent pas beaucoup de vibrations afin de remuer les jambes…

Pourtant The Big Pink, c’est hype. Oui mais chez qui ? « Tapes » n’a vraiment rien de transcendant et malgré tout le respect que je porte à !K7 (NDR : et notamment ses trois furieuses galettes parues récemment pour célébrer leur anniversaire), il est temps que l’année se termine pour le label. Allez, s’il vous plaît, repartons sur de bonnes bases pour 2011 ! En vous remerciant !

 

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