Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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My Purse

La peur du vide de My Purse

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Les post-punkers indie d’Amsterdam, habitués des festivals Left of the Dial et Cul’s Cult, explorent le vide. Que se passe-t-il quand l'un avance et l'autre recule ? Un vide se crée, l'un y tombe et y entraîne son alter ego. À l'instar des morceaux précédents, cette tension abstraite se matérialise à l'écran. Le trio se produira ce mois-ci à l'OCCII d'Amsterdam, avant de fouler les planches du festival de Rotterdam.

Cette formation propose un post-punk indie anguleux teinté d'une dimension riot-grrrl. Le combo rejette le traditionnel mur sonore du genre et préfère dévoiler ses coutures à travers des guitares acérées, des basses dominantes et des polyphonies vocales.

Cette affaire de famille réunit le noyau dur composé d'Una Jongenelis, Keetje Voogd et Igor Jongenelis. Dès son premier titre, « I Smell », le band a séduit la radio KEXP de Seattle. L’opus suivant, « Objects », confirmait cette trajectoire singulière.

Le clip de « The hole » est disponible là

 

Ozark Henry

"Toujours à rêver" : plongée dans les détails ciselés du nouveau single d'Ozark Henry

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Certaines chansons semblent naître presque naturellement, tandis que d’autres prennent forme progressivement, couche après couche. Dreamer, le nouveau single d’Ozark Henry et titre éponyme de son prochain album, appartient à cette seconde catégorie.

Piet Goddaer a construit le morceau de toutes pièces dans son home studio, en superposant les différentes couches pour lui donner peu à peu sa forme définitive. Le mixage a été confié à Paul Geluso et le mastering à Morten Lindberg. Ensemble, ils ont façonné un univers sonore en trois dimensions, où chaque détail trouve sa place.

Le choix du titre n’est pas anodin. Un 'dreamer' est celui qui regarde au-delà de ce qui semble possible aujourd’hui : un visionnaire qui imagine un autre avenir et cherche ensuite à le rendre réel. Le terme porte aussi une dimension politique, en référence au DREAM Act, qui concerne de jeunes immigrés ayant grandi aux États-Unis mais dont le statut de séjour reste incertain.

Ces différentes dimensions se rejoignent dans la chanson. La dimension politique n’est jamais formulée explicitement, mais elle se ressent. Dreamer parle de la volonté de construire sa vie dans un environnement qui ne vous accueille pas nécessairement à bras ouverts. De continuer à créer et à croire en un avenir qui n’a pas encore été officiellement reconnu. Le refrain résume cette attitude avec une formule simple et déterminée : « toujours là, toujours à construire, toujours à rêver ».

Avec Dreamer, Ozark Henry emprunte une voie musicale différente de celle suivie sur August Parker, paru l’an dernier. Le nouveau single se révèle plus lumineux et plus nerveux, porté par un rythme qui gagne progressivement en intensité avant de s’ouvrir pleinement dans le refrain.

Dreamer est une pop riche en détails, qui révèle de nouvelles nuances à chaque écoute — une chanson qui ne demande pas seulement à être entendue, mais à être découverte.

Le 11e album studio d’Ozark Henry paraîtra l’année prochaine.

Le clip est à découvrir ici.

Michael Wookey

Après six singles en cascade, Michael Wookey livre enfin son album complet

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Avec Leaving the Table, le songwriter Michael Wookey condense ici l’essence de ses derniers disques : mélodies accrocheuses, arrangements classieux, entre pop mélancolique britannique et souffle folk américain — l’ADN est intact, affiné, pleinement assumé.

Écrit et enregistré durant une période suspendue — dans un petit appartement derrière l’Hôtel Amour à Paris, « dans l’attente que les choses se mettent en place » — le disque interroge la famille, la loyauté, l’identité et la place que l’on occupe parmi les autres.

Optigan, Wurlitzer, Pianet, Mellotron, synthétiseurs analogiques et piano acoustique composent le décor familier de son univers. Mais l’approche est volontairement resserrée : chaque chanson repose sur peu d’éléments, laissant respirer la mélodie et la voix. Wookey ne cherche pas l’accumulation, mais la précision.

Un nouvel album qui a pris forme au fil des mois. Leaving the Table a été précédé de six singles dévoilés en cascade, à raison d’un titre par mois depuis le mois d’avril, jusqu’à la sortie complète de l’album 12 titres début octobre 2026.

Un extrait ici.

Steve Wynn

Peter Buck (REM) collabore au prochain album de Steve Wynn

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Steve Wynn du Dream Syndicate s'est installé à Athens, en Géorgie, pour mettre la touche finale à un elpee album solo comprenant 13 nouvelles chansons écrites avec son ami de longue date et collaborateur Peter Buck (R.E.M, Drink the Sea).

L'opus est enregistré par David Barbe (Sugar, Mercyland) dans son studio Chase Park Transduction et met en vedette Wynn & Buck à la guitare ainsi que Jay Gonzalez (Drive By Truckers), Scott McCaughey (Young Fresh Fellows, Minus 5), Mike Mills (R.E.M, Howl Owl Howl, Big Star) et Linda Pitmon (Luke Haines & Peter Buck, Steve Wynn & the Miracle 3).

« J'ai écrit à Peter au printemps dernier pour lui dire qu'on devrait écrire de nouvelles chansons ensemble », a dit Wynn, « et en quelques semaines, il m'avait envoyé une douzaine de morceaux. J'ai relevé son défi et j'envoyais des paroles et des mélodies presque aussi vite qu'il pouvait envoyer les airs. C'était un peu comme une longue et intense salve à Wimbledon. »

L'amitié et la relation professionnelle entre Wynn et Buck remonte à l'époque où The Dream Syndicate ont assuré la première partie de R.E.M. lors d'une tournée estivale en 1984. Ils ont ensuite collaboré sur le deuxième long playing solo de Wynn, « Dazzling Display », et ont travaillé ensemble de façon intermittente depuis.

À la suite de la sortie de l'album de Steve Wynn, « Make It Right » (Fire Records, 2024), le prochain (encore sans titre) sera mixé par Ed Stasium (Ramones, Talking Heads, Long Ryders, Smithereens) et prévu pour une sortie chez Fire Records en mai 2027.

Victoryland

Un inédit pour Victoryland

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Victoryland, nouvelle signature de l’écurie Dead Oceans, dévoile aujourd'hui son titre inédit "The Ugliest Girl On The Beach".

Ce projet, né de la collaboration entre le compositeur Julian McCamman et le producteur Dan Howard, officialise son arrivée sur le label et annonce la sortie d’une édition deluxe de son premier elpee, "My Heart Is A Room With No Cameras In It", programmée pour le 11 décembre.

Disponible dès à présent, le single "The Ugliest Girl On The Beach" enrichit le tracklist de cette réédition. Fidèle à l'esthétique du duo, le morceau mêle des textes sombres et introspectifs à une pop de guitares lumineuse. Cette nouveauté s’accompagne d’un clip entièrement mis en images par la formation.

Julian McCamman commente :

« Enfoncé dans le sable chaud, observant les deux amants bleus qui tentent de s’embrasser, prisonniers à jamais de leur enfer parallèle, j’ai refusé la barrière qui me séparait de la nature. Je suis toujours là, cherchant encore la réponse : qui suis-je quand je suis seul ? »

Découvrez le clip officiel de "The Ugliest Girl On The Beach" là

 

Guy Verlinde & The Artisans of Solace

L’élégance du blues pour un dernier tour de piste en Wallonie.

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Un parfum particulier flotte dans l’air du Zik-Zak ce 2 octobre 2026. La salle d’Ittre lance un mois d’octobre placé sous le signe de son dixième anniversaire, mais l'événement réside surtout dans les adieux à la Wallonie de Guy Verlinde & The Artisans of Solace, venus donner leur ultime concert dans la région avant la dissolution de la formation. Cette réalité confère à la soirée une dimension supplémentaire, partagée entre célébration, émotion et sentiment de tourner une page. À 50 ans, Guy Verlinde bénéficie d'un contexte idéal pour revisiter une carrière qui le place depuis deux décennies parmi les figures incontournables du blues noir-jaune-rouge. Fort de 17 opus au compteur et de podiums partagés au fil des années en compagnie de légendes telles que B.B. King, Santana, John Fogerty, John Hiatt, Jeff Beck ou encore Canned Heat, le musicien jouit d'une réputation de performer solidement établie bien au-delà des frontières belges. Cette tournée anniversaire s'impose moins comme une rétrospective nostalgique que comme une mise en mouvement de tout ce parcours.

Dès son entrée sur les planches, Verlinde rappelle précisément pourquoi il a bâti sa renommée sur le live. Guitare en bandoulière, harmonica et micro américain à portée de main, la voix chargée de vécu, le Gantois ne cherche jamais à jouer au guitar hero. Chez lui, le blues demeure avant tout une affaire de narration, de transmission et de proximité. Il s'adresse à la foule, introduit les morceaux, laisse respirer les silences et transforme rapidement la salle en un lieu presque intime. Malgré une cinquantaine de préventes seulement, l'intensité s'avère parfaite et la complicité unit l'auditoire et les artistes à la manière d’un showcase cosy. Le Zik-Zak se prête idéalement à cet exercice. Sa configuration rapprochée et son acoustique permettent d'approcher directement les musiciens, une qualité que la salle revendique d'ailleurs comme l'un de ses principaux atouts.

Guy Verlinde ne joue évidemment pas seul ; The Artisans of Solace soutiennent magistralement le concert. À la guitare électrique, Stef Paglia, également connu pour son travail au sein de la formation The BluesBones, apporte cette touche nerveuse et contemporaine capable d'orienter le blues vers le rock sans jamais le dénaturer. Ses interventions visent la sobriété : quelques notes suffisent souvent pour densifier un morceau ou répondre à Verlinde par de savoureux dialogues de guitares. Derrière les claviers et le banjo, Tom Eylenbosch insuffle au contraire beaucoup de couleurs. Tantôt blues, tantôt folk ou Americana, son jeu élargit considérablement le spectre sonore du combo. La paire rythmique constituée de René Stock à la contrebasse et de Benoit Maddens à la batterie et aux percussions offre à l'ensemble cette respiration si particulière : un ancrage assez solide pour propulser les morceaux, mais toujours assez souple pour laisser circuler l'émotion.

C'est d'ailleurs là que réside la véritable réussite des Artisans of Solace. Ce quintette ne se contente pas d'escorter Guy Verlinde : il donne une seconde vie à ses compositions. Le blues traditionnel constitue toujours la colonne vertébrale du répertoire, mais celui-ci se nourrit largement de roots, de folk et d'Americana. Le programme officiel présentait justement cette musique comme un voyage traversé par des histoires d'amour, d'espoir et de résurrection. Sur l'estrade, ces mots prennent tout leur sens. Le concert progresse ainsi par vagues. Durant les moments électriques, Paglia et Verlinde intensifient progressivement la tension tandis que la section rythmique métamorphose le Zik-Zak en véritable club de blues. Viennent ensuite des passages nettement plus dépouillés, où une guitare acoustique, une ligne de contrebasse ou quelques accords de clavier suffisent pour modifier totalement l'atmosphère.

Verlinde excelle dans cette alternance. Il sait pousser l'auditoire à frapper du pied avant, quelques minutes plus tard, de guider la foule vers une écoute beaucoup plus intérieure. C'est précisément ce qui distingue Guy Verlinde de bon nombre de musiciens enfermés dans une conception orthodoxe du genre. Son univers ne repose pas sur une succession de démonstrations instrumentales. Même lorsque le combo prend son envol, la virtuosité demeure au service des chansons. Les solos racontent une histoire, les respirations comptent, tout comme les regards complices. On perçoit derrière ce band de nombreuses heures de route et de planches communes. Le Zik-Zak annonçait d'ailleurs les Artisans comme des partenaires en compagnie desquels Verlinde a déjà parcouru « beaucoup de kilomètres musicaux ». Ce vécu s'entend : les changements de dynamique s'opèrent naturellement et personne n'a besoin de surveiller son voisin pour deviner la direction du morceau.

Dans ce contexte particulier, certains titres revêtent une autre couleur. Face à cette ultime apparition wallonne, les thèmes de reconstruction, de passage du temps et de renaissance semblent commenter d'eux-mêmes la soirée. Verlinde conserve cette chaleur et cette générosité qui caractérisent depuis longtemps son identité artistique. Il échange volontiers par le dialogue et l'humour, ce qui lui permet de désamorcer les séquences chargées d'émotion. La fosse d'Ittre répond présent. L'auditoire écoute intensément, mais applaudit tout aussi généreusement les improvisations instrumentales.

Plus le concert progresse, plus la séparation entre l'estrade et la salle s'efface. C'est là que Verlinde donne le meilleur de lui-même : lorsqu'il ne semble plus interpréter un répertoire face à des spectateurs, mais plutôt bâtir la soirée en leur compagnie. Au moment où résonnent les dernières notes, une pointe de mélancolie surgit. Car au-delà du « 50th Anniversary Tour », cette date s'apparente à un au revoir. Pas nécessairement à Guy Verlinde, dont l'activité musicale se poursuit, mais à cette alchimie précise unissant cinq musiciens. Elle mérite amplement cette célébration.

Après deux décennies passées à défendre sa propre vision de cette musique, Guy Verlinde n'a plus grand-chose à prouver. Ce concert montre pourtant un artiste éloigné de tout pilote automatique. À 50 ans, il célèbre son parcours sans s'ériger en attraction patrimoniale, préférant rappeler que le blues reste vivant tant qu'on lui insuffle une part de soi. Aux côtés de Stef Paglia, Tom Eylenbosch, René Stock et Benoit Maddens, il a structuré une formation capable d'unir puissance électrique, finesse acoustique et profondeur émotionnelle. Pour le Zik-Zak, qui fête ses dix ans en ce mois d'octobre 2026, l'ouverture s'avère hautement symbolique : une salle créée par des passionnés accueille un musicien qui, après des milliers de kilomètres, continue à jouer comme si chaque concert était unique.

La soirée s'achève sur une note chaleureuse et authentique, où le blues retrouve ses fondements : des histoires, des musiciens et une communauté pour les partager.

Setlist : « Bon Ton Rouler », « Lovestrong », « Feel Alive », « Treat Me Right », « Soul Javin’ », « Me And My Blues », « Learnin’ How To Love You », « Lovelight Shine », « My Little Girl », « Better Days Ahead », « Ain’T No Sunshine », « Goin’ Down To Mississippi », « Gator Bop », « Winter Blues ».

Rappel : « Powered By The Blues ».

Organisation : Rock Nation et Zik-Zak.

 

Clan Of Xymox

Clan of Xymox a le cœur brisé

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Les figures de proue de la darkwave et du rock gothique, Clan of Xymox, effectuent leur grand retour en gravant un double single intitulé « Broken Heart / Fire ». Sorti ce 23 septembre 2026 sous le label Metropolis Records, ce double titre constitue la première nouveauté musicale de la formation depuis la parution de leur elpee Exodus à la mi-2024.

Le cofondateur et chanteur du combo, Ronny Moorings, décrit « Broken Heart » comme un voyage immersif à travers le chagrin d'amour, le désir et la combustion émotionnelle. Guidé par des synthétiseurs hantés, une pulsation hypnotique et des lignes vocales profondément mélancoliques, le morceau réussit à capturer la tension poignante entre la perte de l'être aimé et l'obsession qu'il continue de susciter. Les amateurs de mélodies sombres peuvent dès à présent découvrir le clip officiel de « Broken Heart » pour s'imprégner de cette atmosphère visuelle singulière.

Né aux Pays-Bas en 1982, le band s'est initialement fait connaître au Royaume-Uni et en Europe continentale grâce à l'écurie 4AD, érigeant un son post-punk hautement atmosphérique qui lui a valu un statut d'icône. Après avoir conquis les classements américains à la fin des années 80 en s'orientant vers une synth-pop plus commerciale matinée de dance alternative, la formation a trouvé un second souffle une décennie plus tard. Elle a su capitaliser sur la résurgence des esthétiques gothiques et électro-industrielles, une dynamique sur laquelle Ronny Moorings et ses musiciens surfent encore avec brio aujourd'hui.

Le quintette maintient une présence internationale constante, alternant les sorties régulières et les prestations marquantes sur les planches des plus grands rassemblements spécialisés, à l'image de leurs récents concerts sur les scènes principales des célèbres festivals WGT à Leipzig et M'era Luna. 

Le clip de « Broken Heart » est disponible ici

 

Light Asylum

Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique alternative en 2012 grâce à un premier album éponyme et à un titre complètement hallucinant: “Dark Allies”. Combinant darkwave, synth-pop et post-punk, Light Asylum y déployait un souffle épique, illuminé par un riff de synthé incandescent, porté par une rythmique hypnotique et rehaussé par un chant d'une puissance inouïe. Le titre devint rapidement un hit mondial dans les soirées 'dark' alternatives.

Malheureusement, le succès de Light Asylum fut de courte durée. Le projet cessa d'enregistrer, Funchess se contentant de faire quelques concerts aux USA et en Europe. Aujourd'hui, changement de cap! On assiste à la résurrection du projet et c'est une excellente nouvelle! Sharon Funchess a ainsi accordé un concert au Botanique, à Bruxelles, au cours duquel elle a chanté les morceaux les plus marquants de l'époque: “Dark Allies”, “Skull Fuct”, “Shallow Tears”, etc. Mais elle a surtout levé le voile sur plusieurs nouvelles compositions de très belle facture et tout permet de croire qu'un nouvel album est en préparation. Dans une interview accordée à El Garaje De Frank, elle a déclaré: “J'ai hâte de sortir de nouveaux morceaux. Les 'vers d'oreille' ('earworms') sont en route. N'ayez crainte, tout cela fait partie du processus.” A suivre! 

Pour écouter “Dark Allies”, c'est ici. 

Death Valley Girls

Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante pour leur nouvel album, « Welcome to Earth ». Il sortira le 9 octobre 2026 chez Suicide Squeeze Records. Aujourd’hui, le groupe dévoile le premier single, « Message From the Venus Flower », accompagné d’un clip réalisé par la légende du punk Ian Svenonius. Sur un fond instrumental funky inspiré des années 80, Bonnie Bloomgarden pleure la perte de son chien bien-aimé tout en célébrant le lien spirituel qui les unissait. Elle trouve ainsi une exubérance au cœur même de la tragédie.

À propos du clip, elle confie : ‘Ian Svenonius est l’un de mes artistes préférés ! Ses textes, sa musique, son goût et sa philosophie sont géniaux! C’est une légende de l’innovation qui évolue sans cesse de manière exponentielle, tout en faisant référence à des éléments essentiels du passé. Et pourtant, d’une manière ou d’une autre, il reste toujours à la pointe de l’ultra-modernité !’

Le parcours qui a mené à l’elpee « Welcome to Earth » des Death Valley Girls commence dans les cendres de l’incendie d’Eaton, en Californie. Après avoir perdu sa maison à Altadena, puis peu après son chien bien-aimé Tommy, la chanteuse et compositrice Bonnie Bloomgarden a dû faire face à des questions auxquelles il n’y avait pas de réponse facile : qu’est-ce qui survit à une catastrophe ? Que reste-t-il après une perte ? Comment reconstruire une vie lorsque tout ce qui la définissait a disparu ? L’album né de ces interrogations compte parmi les œuvres les plus intimes et les plus introspectives que les Death Valley Girls aient jamais réalisées.

Tout au long de leur parcours, le groupe a toujours considéré la musique à la fois comme une célébration et une quête. Des albums comme « Glow in the Dark », « Darkness Rains », « Under the Spell of Joy » et « Islands in the Sky » ont transformé leur son space rock en un vecteur de quête spirituelle, trouvant des éclairs de transcendance au milieu du chaos quotidien. Mais « Welcome to Earth » se distingue de ses prédécesseurs. Il se concentre moins sur la fuite du monde et davantage sur la compréhension de la manière de rester connecté après la dévastation.

Ce qui en a résulté n’est pas exactement un long playing psych-punk sur la perte, mais plutôt sur le lien : ces fils invisibles qui relient les personnes, les animaux, les souvenirs, les paysages et les vies à travers le temps. Le titre de l’opus fait à la fois office de salutation et de rappel, un accueil que le monde naturel réserve à une espèce qui a largement oublié la place qu’elle y occupe. À maintes reprises, les chansons reviennent sur l’idée que la séparation pourrait bien être l’illusion la plus tenace de l’humanité.

Sur le plan musical, l’elpee reste indéniablement dans l’esprit des Death Valley Girls : exubérant, mélodique, curieux et magnifiquement sincère. Des harmonies de girls band flottent au milieu de passages psychédéliques brumeux. Les voix s’unissent en chants collectifs. Les refrains surgissent avec la légèreté d’un chant en chœur. Cet esprit communautaire résonne à travers les nombreuses voix de l’album : vingt-trois chanteurs invités apparaissent tout au long du disque, et notamment un chœur d’enfants dont la présence lumineuse confère aux chansons un sentiment d’émerveillement tout nouveau. Ce qui rend « Welcome to Earth » si émouvant, c’est son refus de séparer le cosmique du profondément personnel. Le résultat constitue l’œuvre le plus intime des Death Valley Girls, mais aussi le plus ouvert: un disque qui regarde la perte en face et qui, d’une certaine manière, en ressort plus ouvert à l’émerveillement.

Pour découvrir la vidéo du nouveau single « Message from the Venus Flower », c’est ici

 

 

Baby Dee

Baby Dee et l’enfant de l’amour

Baby Dee est la seule personne que j’ai rencontrée sur Terre qui renferme véritablement une multitude de facettes. Baby Dee a eu plus de vies que le Dalaï-Lama. Elle a été arboriste, artiste de cirque, musicienne de rue et organiste d’église convaincue d’être possédée par le fantôme de Palestrina. Elle est également l’auteure-compositrice de certaines des plus belles chansons que je n’ai jamais entendues et compte parmi ses plus fervents défenseurs des artistes aussi légendaires que Marc Almond, Bonnie ‘Prince’ Billy, David Tibet et Michael Gira.

Elle vit désormais dans la campagne hollandaise, où elle se fait passer pour une citoyenne respectable qui s’est retirée du monde du spectacle. Mais on ne peut tout simplement pas faire taire un génie solitaire. « Child of Joy » est son premier album en 11 ans et sort chez Tin Angel Records, avec qui elle collabore depuis longtemps (sortie le 25 septembre). Bien que les douze titres de cet album soient essentiellement des réinterprétations d’anciens morceaux datant de son premier album, « Tiny Windows » (2001) jusqu’à « I Am a Stick » (2015), cela témoigne de la force des originaux, qui restent si lumineux dans leur nouvelle version. Alors qu’elles étaient auparavant enregistrées sur un piano ondulant et une harpe majestueuse, Dee les a ici transposées à l’accordéon, ce qui donne l’impression que ces morceaux sont à la fois d’une intimité précieuse et d’une ampleur incroyable. Son accordéon résonne comme un ensemble de violes de la Renaissance dans la polyphonie de cette époque, avec sa complexité bourdonnante, contrapuntique, riche en harmonies et profondément romantique.

Cela transparaît dès les premières mesures de la première chanson, « My Heart’s Come Home to Me ». Un motif cyclique et sifflant, né d’un refrain de trois notes, se développe pour devenir une ode élaborée au désir, empreinte d’une grandeur symphonique que l’on associerait à Gustav Mahler. Les paroles de Dee possèdent une qualité antique, homérique, comme si elles avaient été transmises par ventriloquie à travers de nombreuses générations jusqu’à sa bouche. Elles vibrent d’une virilité poétique qui transcende le temps et l’environnement et résonne à travers tout votre corps.

Chapeau bas au groupe : ces morceaux ne sont pas faciles à accompagner. Le sens du rythme de Dee est très émouvant et semble obéir à un métronome intérieur qui bat au même rythme que son cœur galopant. Une mention spéciale doit également être accordée à Peter Slager. Non seulement il a joué de plusieurs instruments sur « Child of Joy », mais il l’a également enregistré, mixé et produit dans son home studio. Selon les propres mots de Dee : ‘Nous avons enregistré dans une ferme d’élevage de chevaux à Westkappel. Je pouvais lever les yeux de mon accordéon et, juste par la fenêtre, j’apercevais ces magnifiques bêtes. J’ai tellement aimé ça. Peter nous a donné l’envie de le faire et nous a également fourni ce lieu merveilleux. C’était comme une affaire de famille avec Tonnie, Tamara, Ida, Fay et tous les merveilleux musiciens que Peter a fait venir.’

Dee est la grande chroniqueuse des miracles du quotidien, écrits en lettres de lumière. Elle a l’œil d’une poète et les mains d’un menuisier. C’est l’antidote parfait au monde moderne. Son cadeau pour nous, c’est de nous permettre de découvrir le monde à sa manière.

Alex Neilson, 7 septembre 2026

 

eightycuts

Les mille destins d’eightycuts

Écrit par

Nouvelle signature du label Teenage Menopause, eightycuts réunit Siam Coudrais à la batterie et Grégoire Léauté Culioli à la guitare et au chant. Le duo publiera son premier long playing, Thousand Fates, le 25 septembre 2026.

Inspiré par Solénoïde de Mircea Cărtărescu, roman traversé par les rêves, les parasites, les géométries impossibles et les tentatives d’évasion hors du réel, Thousand Fates rassemble sept morceaux chantés, nourris de krautrock et de psychédélisme.

Après « Island », déjà disponible en images, la formation dévoile « Psaume 45 », second extrait de l’opus, accompagné d’une vidéo réalisée par Philomène de Broqua.

Dans ce titre, les répétitions tendues, les bifurcations mélodiques et les textures plus abrasives dessinent une matière mouvante : les motifs se divisent, se répondent puis se transforment, comme si chaque chanson ouvrait une chambre secrète vers la suivante.

Siam Coudrais et Grégoire Léauté Culioli s’appuient sur une batterie nerveuse, des guitares à la fois tranchantes et mélodiques, ainsi que sur les arrangements ponctuels de Frédéric D. Oberland, connu notamment pour Foudre et Oiseaux-Tempête. Le disque installe ainsi une tension entre urgence punk, lenteur hypnotique et narration onirique.

Musicien et compositeur, Grégoire Léauté Culioli a évolué au sein de plusieurs formations, notamment Son Of aux côtés d’Arnaud Mazurel, ex-Jack The Ripper. Il compose aussi pour le spectacle vivant et s’est produit au plateau, notamment à l’Odéon pour Phèdre(s) de Krzysztof Warlikowski, puis en 2025 à la MC93 de Bobigny pour Le Seigneur des Porcheries de Paul Balagué. Il appartient également au Tony Collectif.

Après des études de photographie, Siam Coudrais cofonde eightycuts. Batteur et compositeur, il poursuit en parallèle une réflexion autour de l’image, de l’intensité et de la sensation.

Clips

« Psaume 45 » : https://www.youtube.com/watch?v=1fBDJpEAfgE

« Island » : https://www.youtube.com/watch?v=Oayn6wAV2Qw

Ministry

Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes ont donc jugé nécessaire de rendre la pareille à « Trumplethinskin » sur un nouveau single sorti récemment, intitulé « We Hate ».

« We Hate » est le deuxième titre extrait du dernier long playing de Ministry, « Hate To Go (Take Out Or Delivery) », qui sortira le 30 octobre chez Cleopatra Records. Il fait suite au clip de « Burned Out », publié en juillet. Cet opus viendra clore une incroyable carrière de 45 ans qui a façonné tout un genre musical.

Depuis 1981, Ministry et Jourgensen sont reconnus comme des pionniers de la musique industrielle, comptant à leur actif 17 albums studio et 8 live, 8 projets parallèles, de nombreuses tournées sur les cinq continents, une autobiographie, deux documentaires et, bien sûr, d’innombrables adeptes et fans dévoués.

Cependant, avant de faire ses adieux, le créateur et passionné de musique Jourgensen a quelques mots à dire dans cet LP sur l’état du monde, ceux qui sont aux commandes et la manière dont nous devrions tous aller de l’avant ensemble.

On y trouve également une dernière collaboration remarquable avec Paul Barker, membre historique du groupe, sur le tout dernier titre « We’re Still Here », aux côtés des contributions des compagnons de scène actuels de Jourgensen : les guitaristes Monte Pittman et Cesar Soto, le bassiste Paul D’Amour, le claviériste John Bechdel et le batteur Pepe Clarke Magaña.

Pour découvrir le clip corrosif du nouveau single « Hate to Go, c’est là

 

 

Roky Erickson

Réédition finale de « The evil one » de Roky Erickson And The Aliens

Fire Records sortira la version définitive de « The Evil One » de Roky Erickson And The Aliens le 30 octobre, 45 ans après sa sortie initiale.

Pour la première fois depuis 1981, cette réédition reprend la pochette originale de l’édition du label 415 Records de San Francisco. Ce double long playing de 15 titres est gravé en 45 tours, pour une profondeur et une clarté sonore maximales.

L’histoire derrière la création de « The Evil One » est sombre. Les 13th Floor Elevators commençaient à se faire remarquer, au Texas et au-delà, grâce à leur single captivant « You’re Gonna Miss Me », mais leur consommation ouverte de drogues psychédéliques leur valait également une attention indésirable de la part des autorités. Après avoir été trouvé en possession de marijuana, Erickson a plaidé ‘non coupable pour cause d’aliénation mentale’ afin d’éviter la prison et a été envoyé à l’hôpital psychiatrique de Rusk, réservé aux criminels aliénés. Au cours de ses trois ans et demi passés à Rusk, il a formé un groupe et a donné forme aux premières versions des morceaux qui figureraient plus tard sur « The Evil One ».

À sa sortie en 1974, son séjour à l’hôpital devient une puissante source d’inspiration. Il forme Roky Erickson And The Aliens et commence à écrire sur les zombies, les démons, les vampires et d’autres sujets du même genre. S’éloignant du blues garage psychédélique des Elevators, Erickson And The Aliens créent alors un son rock plus incisif.

« The Evil One » a été enregistré en 1978 et 1979 sous la houlette du producteur Stu Cook, surtout connu pour être le bassiste de Creedence Clearwater Revival. Ces sessions ont donné naissance à 15 plages, désormais réunis dans cette version définitive chez Fire Records. Les éditions britanniques et américaines précédentes, parues respectivement en 1980 et 1981, proposaient chacune une sélection différente de 10 pistes.

Roky Erickson And The Aliens se sont fait connaître pour leur son féroce, caractérisé par des riffs déchiquetés et distordus, des mélodies merveilleusement étranges et une section rythmique entraînante. Au cœur de tout cela se trouvaient la voix et les paroles incomparables de Roky, brutes et tout à fait singulières, qui conféraient à la musique du groupe un caractère sans équivalent dans le paysage rock de l’époque. Les morceaux de « The Evil One » ont fait l’objet de nombreuses reprises et le groupe a exercé depuis une influence indéniable sur de nombreux artistes.

Dans cette nouvelle édition, les formats CD et vinyle contiennent tous deux des photos et des images rares issues des archives de Craig Luckin, alors manager de Roky et producteur exécutif des sessions d’enregistrement de l’opus.

Joe Nick Patoski, journaliste musical d’Austin, a assisté à une session d’enregistrement de « The Evil One » en 1979 et a rédigé l’essai sur l’elpee figurant dans les livrets du vinyle et du CD. Dans ses notes de pochette, Patoski déclare : ‘Roky a été décrit de toutes sortes de façons, allant du « Salvador Dalí du rock » et de la « figure culte ultime du rock » au « véritable Led Zeppelin » et au « Van Morrison martien’. De nombreux musiciens, dont Tom Verlaine, Patti Smith et Pere Ubu, l’ont cité comme une influence majeure dans leur carrière. Et, à tout le moins, il est considéré comme ‘le patriarche du rock post-Beatles au Texas’.

« Two Headed Dog » est en écoute ici

 

Yebba

La grâce, la fièvre et une voix qui n’a pas besoin d’artifices

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Pour sa toute première apparition en Belgique, Yebba a choisi l'écrin idéal. Pas une arène démesurée ni une production transformant la musique en spectacle pyrotechnique : simplement la Grande Salle de l'Ancienne Belgique, pleine à craquer, pour remettre l'essentiel au cœur du spectacle. À savoir les chansons, les musiciens et surtout cette voix devenue en quelques années l'une des plus reconnaissables de la soul contemporaine. La tournée accompagne « Jean », deuxième album de l'Américaine après « Dawn » en 2021, un disque où elle poursuit son exploration du deuil, de l'amour, de la colère et de la guérison tout en revenant sans cesse à ses racines gospel. Astyn Turr constitue une introduction particulièrement cohérente, tandis que Yebba aura confirmé pourquoi tant de musiciens — de Mark Ronson à PJ Morton, Drake, Sam Smith ou Ed Sheeran — ont désiré s'associer à elle. Ses racines gospel sont toujours là, mais elles nourrissent aujourd'hui une musique beaucoup plus vaste, où folk, R&B, soul et jazz s'enchevêtrent dans une étonnante fluidité.

En première partie : seule sur les planches, Astyn Turr a pour mission de plonger doucement l'AB dans cette atmosphère. Et « supporting act » paraît presque réducteur tant l'artiste occupe une place particulière dans l'univers de cette tournée. Optant pour une formule volontairement dépouillée, centrée sur la guitare et la voix, Astyn privilégie la proximité à la démonstration. Pas besoin d'empiler les arrangements : son timbre, ses inflexions soul et son jeu tout en nuances suffisent à installer le silence et l'attention. Sur le Jean Tour, elle assure d'ailleurs plusieurs rôles puisqu'on la retrouve également aux chœurs et à la guitare auprès de Yebba. Un luxe pour une artiste présentée quelques minutes auparavant comme simple invitée (page ‘Artistes’ ici’). 

Place à Yebba. Connaissant la réputation vocale d'Abigail Elizabeth Smith, difficile de ne pas guetter le moment où la chanteuse va littéralement pulvériser les murs. Pourtant, sa force réside précisément dans sa capacité à ne pas chercher constamment l'effet. Elle peut monter très haut, multiplier les inflexions, casser une phrase, suspendre une note ou libérer toute la puissance du gospel, mais la technique reste presque toujours au service de l'émotion. Le concert démarre par « Far Away », immédiatement suivi de « Boomerang ». Deux titres qui permettent à la formation de trouver ses marques et à la voix de Yebba de prendre progressivement possession de la salle. La musique navigue librement entre soul, R&B, gospel et jazz sans jamais donner l'impression de cocher des cases. Chez Yebba, les genres ne sont pas juxtaposés : ils semblent avoir toujours vécu ensemble. Sur « Stand », l'intensité grimpe encore d'un cran. À Bruxelles, le morceau se clôt par des éléments de « Crazy » de Gnarls Barkley, clin d'œil parfaitement intégré plutôt que reprise plaquée artificiellement sur la setlist. « Louie Bag » ramène ensuite une pulsation plus lourde, plus terrienne, avant que « Distance » ne joue précisément sur ce qui fait toute la singularité de Yebba : cette manière de laisser une chanson immense devenir soudain quelque chose de totalement intime. Derrière elle, les musiciens ne sont jamais de simples accompagnateurs. Batterie, basse, claviers et voix constituent une véritable matière vivante dans laquelle Yebba peut se glisser ou contre laquelle elle peut venir se frotter. Et puis arrive « Yellow Eyes », l'un des titres emblématiques de « Jean ». Ce morceau résume parfaitement la nouvelle période de la chanteuse : moins soucieuse de prouver qu'elle possède une voix exceptionnelle que d'explorer tout ce qu'elle peut en raconter. « Jean », dédié à sa grand-mère disparue, est justement présenté comme un opus de reconstruction et de réappropriation personnelle. La seconde moitié du concert devient alors beaucoup plus intérieure. « Seven Years » mène à l'incontournable « Yebba's Heartbreak », miniature devenue gigantesque depuis son apparition sur « Certified Lover Boy » de Drake. Yebba excelle dans ces moments où le temps paraît ralentir : quelques accords, des respirations et une interprétation qui évite soigneusement le piège du concours vocal. « Forgiveness » prolonge cette veine avant que « Delicate Roots » puis « Of Course » réintroduisent davantage de mouvement. La formation peut alors se montrer plus musclée et Yebba rappeler que derrière la chanteuse introspective se cache aussi une formidable interprète de soul, capable de transformer les moindres changements de dynamique en tension dramatique. La dernière ligne droite ne relâche plus vraiment la pression. « Aggressive » tient toutes les promesses de son titre et met en exergue la face plus tranchante de son répertoire, avant que « Earth, Wind & California » ne ramène une lumière beaucoup plus chaleureuse. Et pour refermer la soirée : « Evergreen ».

Impossible de choisir beaucoup mieux. L'un des titres qui ont contribué à installer Yebba comme une chanteuse à part devient ici une sorte de retour à l'essentiel. Pas besoin de final interminable ou d'effets spectaculaires. Après environ soixante-dix minutes de musique, la voix suffit. La setlist bruxelloise aura finalement compté quatorze titres : Far Away, Boomerang, Stand, Louie Bag, Distance, Yellow Eyes, Seven Years, Yebba's Heartbreak, Forgiveness, Delicate Roots, Of Course, Aggressive, Earth, Wind & California et Evergreen. Une chanteuse, mais surtout une musicienne. Ce premier rendez-vous belge laisse surtout apparaître quelque chose que les vidéos virales et les collaborations prestigieuses peuvent parfois occulter : Yebba n'est pas simplement « une grande voix ». La réduire à ses capacités vocales reviendrait même à manquer l'essentiel. C'est une musicienne qui écoute constamment ce qui se passe autour d'elle, joue avec sa formation, déplace les accents et préfère parfois retenir une note plutôt que de l'envoyer au plafond. Le concert est relativement court — environ 1 h 10 contre les 90 minutes initialement prévues par l'organisation — mais cette concentration correspond finalement assez bien à son univers : pas de grand discours, peu de remplissage et une musique qui cherche davantage l'intimité que la démonstration. Yebba n'est donc pas venue à Bruxelles pour donner une leçon de chant. Elle est venue raconter des chansons. Et lorsqu'on possède une voix pareille, c'est finalement encore beaucoup plus impressionnant. Une première belge intense et dépouillée, portée par une formation remarquable et une Yebba beaucoup plus intéressante lorsqu'elle laisse parler la musicienne derrière la virtuose.

(Organisation : Live Nation et Ancienne Belgique)

The Waterboys

The Waterboys et Steve Earle : Fisherman’s Blues en eaux vives

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The Waterboys – Fisherman’s Blues Revue feat. Steve Earle

Certaines tournées anniversaire se bornent à exhumer un disque culte, à en suivre docilement l’ordre des titres et à miser sur la nostalgie. Mike Scott n’a jamais vraiment appartenu à cette catégorie. Pour cette ‘Fisherman’s Blues Revue’, The Waterboys emprunte donc une autre voie : retrouver non seulement les chansons, mais l’esprit d’une période où folk irlandais, rock, country, soul et poésie se mêlaient sans solliciter l’aval de quiconque. Aucune première partie n’est prévue au programme. La file, impressionnante, s’étire jusqu’aux abords de la Bourse. Votre serviteur triche un peu et se glisse vers l’entrée en trentième position afin d’obtenir une place assise à l’étage. Pour rendre l’aventure plus savoureuse encore, Scott a convié un compagnon de route idéal : Steve Earle, figure majeure de l’Americana, qui ne se contente pas d’interpréter trois chansons avant de disparaître. Il rejoint pleinement la troupe, à la guitare et à la mandoline. Le concept revendique d’ailleurs l’esprit de la Rolling Thunder Revue de Bob Dylan : des musiciens qui entrent, sortent, échangent leurs répertoires et transforment le concert en vaste hootenanny électrique.

À Bruxelles, le terme « vaste » n’a rien d’abusif : près de trois heures de musique, de 19 h 30 à 22 h 25, pour vingt-sept morceaux. De la Big Music avant le retour vers l’Irlande. L’ouverture par « Don’t Bang The Drum » tient presque lieu de manifeste. Avant de plonger dans les brumes celtiques de Fisherman’s Blues, Mike Scott rappelle d’abord ce qu’incarnaient les Waterboys du milieu des années 80 : une formation capable de bâtir un rock ample, romantique, fervent, sans basculer dans le pompeux. « Glastonbury Song », « How Long Will I Love You ? », puis surtout « A Girl Called Johnny », prolongent ce retour en arrière. Cette dernière précède d’ailleurs la présentation des musiciens, comme si Scott voulait souligner que cette Revue repose autant sur ceux qui l’entourent que sur sa propre présence. Le plateau impressionne : Steve Wickham au violon, Brother Paul aux claviers, Famous James au piano, Aongus Ralston à la basse, Eamon Ferris à la batterie et Roar Øien à la lap steel, avant même l’arrivée de Steve Earle (Page ‘Artistes’ ici).

Ce sextuor élargi a été pensé pour retrouver la liberté instrumentale des années Fisherman’s Blues. Puis surgit « The Whole Of The Moon ». Impossible pour Scott d’écarter l’un des sommets de son catalogue, mais la soirée ne s’articule finalement pas autour de ce classique. Très vite, le concert quitte le territoire des « tubes » pour chercher une matière plus organique. Par « We Will Not Be Lovers » et « Medicine Bow », les Waterboys renouent avec cette tension qui a toujours rendu leur musique difficile à enfermer dans une simple case folk-rock. Et lorsque résonnent « The Raggle Taggle Gypsy », « Sweet Thing / Blackbird », « Strange Boat » ou l’instrumental « Dunford’s Fancy », nous revoilà dans cette zone musicale singulière où Van Morrison croise les pubs de Galway, où Dylan rencontre la tradition irlandaise et où un violon peut occuper autant d’espace qu’une guitare électrique. La présence de Steve Wickham demeure essentielle. Il reste l’un des principaux liens vivants avec cette époque et son violon constitue depuis toujours l’une des signatures émotionnelles du Fisherman’s Blues des Waterboys. La première partie s’achève magnifiquement par « The Stolen Child », adaptation du poème de W.B. Yeats : un moment suspendu rappelant que, chez Mike Scott, littérature et mysticisme n’ont jamais servi de simples ornements.

Après un entracte de vingt minutes, Steve Earle entre dans la danse pour la seconde partie du set, et la soirée change aussitôt de couleur. Plutôt que de lui ménager une simple parenthèse acoustique, les Waterboys plongent directement dans son univers par « Copperhead Road ». Un sacré choix pour relancer les hostilités.

La rencontre fonctionne précisément parce que ces deux mondes partagent beaucoup plus de points communs qu’il n’y paraît. Scott vient du rock britannique nourri de folk irlandais ; Earle de la country, du folk américain et du roots-rock. Tous deux cultivent pourtant la même fascination pour Dylan, les chansons traditionnelles et cette conviction qu’un morceau doit pouvoir tenir sur quelques accords, pourvu qu’il raconte une histoire.

« Guitar Town », « My Old Friend the Blues » et « I Ain’t Ever Satisfied » transforment alors momentanément l’Ancienne Belgique en saloon imaginaire. « Volver A Celaya » ajoute une autre nuance à cette revue qui refuse décidément les frontières musicales. C’est ici que le concept prend tout son sens : il ne s’agit plus vraiment de « The Waterboys en compagnie de Steve Earle », mais d’une bande de musiciens puisant simultanément dans deux répertoires. Même « Dead Flowers » des Rolling Stones trouve naturellement sa place entre « When Ye Go Away », « When Will We Be Married ? », « Come Back To Galway » et « Has Anybody Here Seen Hank ? ».

Country, folk irlandais, rock’n’roll : à ce stade, inutile de chercher où commence l’un et où s’achève l’autre. Parmi les titres qui résument le mieux l’entreprise, « And a Bang On The Ear » occupe forcément une place particulière. Lors du lancement de cette Fisherman’s Blues Revue à Glasgow quelques jours plus tôt, Steve Earle avait déjà pris part à une version réinventée du morceau, enrichie de paroles personnelles intégrées au récit de Scott. La presse britannique a souligné combien cette collaboration donnait un nouvel élan au répertoire au lieu de se contenter de le reproduire. C’est probablement la grande réussite de cette tournée : le passé irrigue chaque instant, sans jamais se figer en pièce de musée. Reste encore le rappel. Steve Earle l’ouvre par « The Galway Girl », morceau si compatible avec l’univers des Waterboys qu’on pourrait presque oublier qu’il ne leur appartient pas. Arrive enfin « Fisherman’s Blues ». Nul besoin de le placer au début du spectacle ni d’en faire l’unique raison d’être de la soirée.

Plutôt que de conclure par un dernier tube des Waterboys, tous se rassemblent autour du traditionnel « Will The Circle Be Unbroken ? ». Pendant 2 h 55, l’Ancienne Belgique aura vu se croiser Écosse, Irlande et Amérique, poésie et rock’n’roll, mandoline, violon, piano et lap steel guitar.

En conclusion : une soirée généreuse, parfois presque excessive par sa durée, mais dont l’ampleur participe pleinement au plaisir ressenti ; moins une commémoration de Fisherman’s Blues qu’une célébration vivante de tout ce qui l’a rendu possible.

(Organisation : Greenhouse Talent)

Eddy de Pretto

Eddy de Pretto, sous influence » : le retour d'une écriture qui dérange !

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Après plus de 700.000 albums vendus et plus d’1 milliard de streams, Eddy de Pretto signe son grand retour avec « sous influence ». Un retour à son écriture signature qui met en lumière ces vérités qui nous dérangent tous.

« Lors de l'écriture de ce titre, j'avais envie de parler de cette sensation que nous connaissons tous : celle de croire que nos choix nous appartiennent, alors qu'ils sont souvent dictés par le regard des autres, les tendances ou notre besoin d'être accepté. C'est une chanson sur la perte de repères, le conformisme et cette contradiction permanente entre l'envie d'être unique et celle de ressembler aux autres. À travers un refrain fédérateur, j'ai voulu transformer cette réflexion en un morceau qui questionne notre époque autant qu'il donne envie de danser. »

« sous influence » signe le premier chapitre d'une nouvelle ère, épique mais profondément humaine, qui questionne les solitudes d'une époque où nous sommes pourtant plus connectés que jamais. Alors, nos choix nous appartiennent-ils vraiment ? Qui influence qui en premier ?

Cette première sortie sera accompagnée d’une performance live immersive et collective exceptionnelle, créée sur mesure pour l’occasion. « Qui influence qui en premier ? », transforme une performance scénique en véritable expérience sociale, où chaque participant devient acteur de l’œuvre.

Une réflexion grandeur nature autour de l’influence, du conformisme, du regard des autres et de la puissance du collectif.

Le teaser est à découvrir ici.

Bonnie Prince Billy

Un ‘live’ pour Bonnie ‘Prince’ Billy

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Bonnie ‘Prince’ Billy, nom de scène du musicien Will Oldham, sortira un nouvel album live intitulé « Ghosts of American Psychonauts » le 18 septembre. Cet opus de 8 titres a été enregistré au Pico Union Project à Los Angeles pendant le week-end de la Saint-Valentin 2025, quelques semaines seulement après la sortie de « The Purple Bird ». Il comprend trois titres tirés de cet elpee, réarrangés à l’aide de nouveaux instruments, ainsi que d’autres morceaux phares du répertoire de BPB. Vous pouvez écouter dès aujourd’hui la version de « London May » (avec London May lui-même, ancien membre de Samhain, à la batterie).

Cette prestation réunit les partenaires de tournée d’Oldham, Thomas Deakin (clarinette, guitare électrique accordée plus bas) et Jacob Duncan (flûte, saxophone), ainsi que de nombreux invités, dont le susmentionné May à la batterie, Emmett Kelly (basse), Ryder McNair (piano), Dv DeVincentis (saxophone), Patrick Shiroishi (saxophone) et Dave Ferguson (qui a produit « The Purple Bird » et chante ici sur « Downstream »).

Oldham déclare : ‘Tous ceux qui sont sur scène (sur cet album) savent raconter des histoires à travers la musique et s’appuient sur cette narration pour créer des espaces réels et vivants. En février 2025, à Los Angeles, nous avions des histoires à partager les uns avec les autres et nous l’avons fait à travers un jeu de va-et-vient intense et cathartique entre nous, mais aussi avec le public. Le son de l’album n’a aucun sens, pas plus que sa durée, selon les critères habituels, et cela permet à l’album de faire ce que nous attendons de la musique : créer son propre sens. Quand on est sur la route depuis des années, on ne peut nier que la route est aussi notre chez-nous, car c’est là que se trouvent la plupart de nos amis et de notre famille. La scène et le public étaient remplis d’amis et de proches, et c’est dans la musique que nous nous retrouvons’. 

« London May » est disponible sous forme de clip vidéo là

Fujiya and Miyagi

La nouvelle coqueluche de Fujiya & Miyagi

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Fujiya & Miyagi vient de partager « Lowest Common Denominator », premier extrait de son prochain opus, « New Shiny Object ». Enregistré durant quatre années sur la côte sud de l’Angleterre, ce nouvel album confirme le goût de la formation de Brighton pour une art-pop concise, fondée sur des arrangements précis et une écriture plus directe.

Placé en ouverture du disque, « Lowest Common Denominator » s’appuie sur une ligne de basse descendante qui évoque la no wave new-yorkaise des Bush Tetras. Le morceau privilégie d’abord la retenue, puis gagne en intensité dans sa dernière partie, lorsque le quatuor resserre le jeu autour d’un rythme plus nerveux. David Best en résume simplement l’intention : ‘Ce morceau n’est pas si profond que ça. Son objectif principal est de faire danser les gens, ce qui, à mon avis, est une raison aussi valable qu’une autre pour qu’une chanson existe’.

Le clip de « Lowest Common Denominator » est à découvrir ici

Entre pulsations électroniques, post-punk oblique et mélodies pop, « New Shiny Object » devrait retenir l’attention des amateurs de LCD Soundsystem, Neu!, CAN, Talking Heads ou New Order. Fujiya & Miyagi y observe le quotidien et destine ces chansons autant à l’écoute qu’à la piste de danse.

« New Shiny Object » paraîtra le 30 octobre 2026 sous le label Impossible Objects of Desire.

 

One_Eared Boy

One-Eared Boy, la lumière au milieu des ruines

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Né en Normandie, Paul B. Picard, alias One-Eared Boy, développe un songwriting d'ombre et de matière, sculpté lentement, sans effets superflus :  de l'indie rock contemporain qui cherche la lumière dans les failles. Sur scène, il défend ce répertoire en trio guitare / basse / batterie, dans un format resserré, frontal, sans écran entre la musique et le public.

Trois mois après l'EP One-Eared Boy and the Orphan Train Riders qui installait un univers de silences, de paysages en ruine et de personnages à la marge, One-Eared Boy dévoile Annie Anymore. Non pas une parenthèse, mais un nouveau chapitre. Une autre porte d'entrée dans ce monde où les hymnes semblent avoir été enregistrés dans une chapelle abandonnée et où les guitares remplacent les sermons.

Dès les premières mesures, Annie Anymore avance avec une urgence inhabituelle chez One-Eared Boy : des guitares abrasives, un rythme en mouvement permanent et une ampleur de production qui évoque autant l'énergie primitive de Fell In Love With A Girl que les grands espaces sonores de The Suburbs d'Arcade Fire. Les fantômes de Jay Reatard, Thee Oh Sees et Ty Segall ne sont jamais loin, mais toujours au service d'un songwriting profondément narratif.

Avec One-Eared Boy, les chansons ressemblent moins à des confessions qu'à des reliques : elles recueillent ce qui risque d'être oublié. Annie Anymore poursuit cette démarche en mêlant l'urgence du garage rock à une écriture hantée par la mémoire, les absents et les traces qu'ils laissent derrière eux. Plus qu'un nouveau single, Annie Anymore confirme l'ambition d'un projet qui construit, morceau après morceau, une véritable mythologie : quelque part entre une procession nocturne, un vieux cantique déformé par les amplis et une lumière qui persiste au milieu des ruines.

A découvrir ici.

Copycat

copycat, aucune copie possible avec "c'est ok"

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Après un premier EP (morning routine) cumulant +15M de vues et +1,5M de streams, salué par France Inter, Libération et Rock & Folk, le duo copycat revient avec son nouveau single « c’est ok », un hymne pop/rock aussi explosif que libérateur finalisé à NYC par Fab Dupont (Bad Bunny).

BPM hypnotique, riff à la White Stripes pop et déchaîné : avec ses punchlines en cascade et ses mélodies ultra entêtantes, “c’est ok” définit encore plus radicalement LE son copycat.

En s’emparant de l’expression ultra usitée “c’est ok”, Apolline et Zoé s’amusent et jouent avec les thématiques de l’affirmation de soi.

Parfois pour la vanne et dans un second degré qui leur colle à la peau, parfois pour mettre leurs faiblesses à nu et accepter les contradictions de leur existence : s’accepter telle que l’on est et vivre pour les caméras, s’engager et se déconstruire tout en portant les stigmates d’une éducation. Le miroir, la comparaison, la sexualité et la parentalité, tout y passe en 2min30.

C’est fun, c’est profond, et ça secoue tellement qu’on attend pas la fin de la chanson pour remettre “play” et pousser le volume à fond.

Brut, catchy et taillé pour le live, «c’est ok » s’annonce déjà comme un moment fort de leur tournée, avec notamment les Eurockéennes de Belfort, Europavox, Biches Festival ou Musicalarue.

Révélation rock 2025-2026 (Inouïs du Printemps de Bourges, FAIR, Bars en Trans), copycat confirme avec ce nouveau single son habileté à transformer la détresse en énergie pure et rendre le chaos sexy.

Le titre est à découvrir ici.

Bank Myna

BANK MYNA et DEÛLE, une tournée entre transe et errance !

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Le quatuor dark post-rock BANK MYNA rejoint le roaster Cerbère Coryphée / Dead Pig et annonce une tournée européenne au côté du trio blackened doom DEÛLE.

Formation parisienne initiée en 2013, BANK MYNA est l’artisan d’un univers singulier où se mêlent post-rock sombre, drone, expérimentations et incursions doom. Le quatuor pratique une musique qui se déploie lentement, qui est texturée, immersive et habitée d’une intensité émotionnelle persistante. Une voix spectrale et obsédante traverse le silence et le bruit comme une invocation, guidant l’écoute à travers des paysages qui vacillent entre fragilité et effondrement.

Leurs performances scéniques proches de la transe ressemblent moins à des concerts qu’à des rites partagés : des moments d'immobilité percés d'éruptions, attirant l'auditeur avant de le submerger dans la puissance sonore.

Sur scène, le quatuor ne donne pas des concerts, ils ouvrent des brèches. Entre silences hypnotiques et explosions sonores maîtrisées, le public est d’abord happé, puis entièrement immergé dans une vague de puissance et d’émotion. La performance prend des allures de transe collective... A retrouver cet automne en Europe, au côté du groupe de doom DEÛLE, groupe formé fin 2020 dans la grisaille de la ville fendue par la rivière dont le groupe tire son nom, DEÛLE dépeint notre errance existentielle dans la sollicitation permanente de nos vies urbaines.

Un extrait ici.

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