La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Yawning Balch

Un quatrième volume pour Yawning Balch

Le quatrième opus « Volume Four » des maîtres californiens du rock instrumental Yawning Balch sortira le 29 mai chez Heavy Psych Sounds. Yawning Balch est un projet collaboratif à la créativité sans limite, formé par le guitariste Bob Balch (Fu Manchu, Big Scenic Nowhere) et les légendes du desert rock Yawning Man, incarnées par le guitariste Gary Arce (Softsun), le batteur Bill Stinson et le bassiste Mario Lalli. Sur leur nouvel album, ils poursuivent leurs explorations vertigineuses, offrant 45 minutes d’une tapisserie onirique et ensoleillée qui devrait ravir les fans de psychédélisme planant et de post-rock. Fermez les yeux, le désert de Mojave vous appelle…

Le voyage psychédélique et rêveur de Yawning Balch, porté par des jams, a débuté en 2023, lors de la sortie de « Volume One » et « Volume Two », un coffret de deux recueils issu d’un jam de cinq heures entre Balch et le trio dans le désert de Joshua Tree, salué comme ‘une expérience sonore envoûtante’ par Classic Rock Magazine et ‘une leçon de cohésion et de dynamisme’ par Everything Is Noise. Accueillant à nouveau la légende du rock du désert Mario Lalli à la basse pour la suite de 2025, « Volume Three », le quatuor a offert un autre voyage instrumental psychédélique et post-rock envoûtant, conçu avec amour.

À propos de la genèse du projet, le guitariste Bob Balch raconte : ‘En novembre 2022, je me suis rendu à Joshua Tree pour une journée de jam avec les gars de Yawning Man, avec l’intention de baptiser le projet « Yawning Balch ». Aucun riff n’était prévu. On a juste branché nos micros et joué. La seule discussion préalable concernait le fait que Gary Arce et moi voulions tester des tonnes de pédales de guitare. Je savais que ça sonnait super bien pendant qu’on jouait, mais ce n’est qu’une fois rentré chez moi, en réécoutant tout ça, que j’ai réalisé qu’on tenait quelque chose de spécial. C’est dur à croire qu’on ait joué pendant cinq heures et qu’on en ait tiré deux albums complets, voire plus. Tous les musiciens ont assuré sur ces enregistrements et je suis plus que reconnaissant que mon nom soit associé à ce groupe légendaire. Je croise les doigts pour qu’ils m’invitent chaque année à de nouvelles sessions de jam. J’espère que vous apprécierez ces jams et je vous invite à les écouter avec modération.’+

 

Downtown Boys

Le luxe public de Downtown Boys

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Le nouvel elpee de Downtown Boys ; « Public luxury », paraîtra le 26 juin 2026. Successeur de « Cost of Living », ce disque marque une nouvelle étape pour le groupe, tant sur le plan musical que politique.

Pour accompagner cette annonce, les Downtown Boys partagent un premier extrait massif : « No Me Jodas » ainsi que son clip officiel. Réalisée par John McKay, la vidéo capture le groupe en pleine décharge d’énergie face à un public survolté dans un petit club de Brooklyn, et met également en scène le Mariachi Internacional Tapatío de Álvaro Paulino. Et il est à voir et écouter ici.

Co‑produit par Joey La Neve DeFrancesco et l’ingénieur du son Seth Manchester, « Public Luxury » a été enregistré au studio Machines With Magnets à Pawtucket (Rhode Island) et masterisé par Heba Kadry. Le long playing recèle notamment « The City Begins », « Sirena », « Viva La Rosa », « You’re a Ghost », le morceau‑titre, ainsi que plusieurs chansons chantées intégralement en espagnol.

Sur « Public Luxury », les Downtown Boys poursuivent leur trajectoire singulière, mêlant punk, indie et influences latines, tout en plaçant la politique et le collectif au cœur de leur propos. Le combo décrit cet album comme le plus vaste et le plus proche de l’intensité de leurs concerts à ce jour : un son cathartique, dense et fédérateur.

Pensé comme une affirmation radicale —‘tout pour tout le monde’ — « Public Luxury » s’inscrit dans la continuité idéologique de « Full Communism », tout en regardant résolument vers l’avenir. Un disque puissant, urgent et profondément vivant, à l’image d’un groupe qui n’a jamais cessé d’avancer.

 

 

Michael J Sheehy

Michael J. Sheehy mérite un peu d’amour…

Michael J. Sheehy enregistre des albums depuis près de trente ans, d’abord en tant que fondateur et porte-parole du groupe culte Dream City Film Club au milieu des années 90, puis comme artiste solo et leader du groupe de garage rock aux accents roots, Miraculous Mule. Il a tourné avec des artistes tels que Kristin Hersh, Tindersticks, John Cale et Peter Murphy, tandis que ses chansons ont été utilisées dans des films comme ‘Intimacy’ et la série télévisée ‘Deadwood’ .

Après une pause de six ans, Sheehy vient d’annoncer la sortie, le 5 juin, de « Don’t We Deserve Some Kind of Love ? », son septième elpee solo, dont deux titres, « Full Moon, Empty Belly » et « Don’t Put Yourself Beyond The Reach Of Love », sont parus sur un seul single, le 20 mars.

Parfois, quand j’écris des paroles, j’essaie de laisser les mots aller où bon leur semble’, explique Sheehy. Pour « Full Moon, Empty Belly », il s’est imaginé que son personnage principal était un loup-garou se demandant ce que la nuit lui réservait. ‘Je suppose que mon subconscient a choisi le loup-garou comme métaphore, et c’est en quelque sorte parfait : l’idée de malédiction, de dysmorphie et de lanugo (une affection où des poils fins poussent sur tout le corps pour compenser le manque de graisse corporelle chez les personnes souffrant d’anorexie)’, ajoute-t-il.

S'accompagnant au piano, « Don’t Put Yourself Beyond The Reach Of Love » voit Sheehy pleurer la perte d’un ami dont il s’est éloigné, devenu reclus à cause de sa propre addiction. Prônant le choix de l’amour et de la compagnie plutôt que l’isolement et la solitude, il entonne ‘It’s OK to be frightened’ dans les aigus, et un frisson sacré parcourt votre colonne vertébrale.

En explorant les thèmes de la dépendance, du rétablissement, du pardon, de l’amour, de la perte et de la quête d’identité, ce nouvel opus met clairement en lumière un changement de perspective amorcé par le précédent long playing, gravé en 2020, « Distance Is The Soul Of Beauty ». ‘J’ai arrêté de boire en 2012 et, après vingt ans d’abus d’alcool, il y avait beaucoup de dégâts et de débris dont il fallait s’occuper’, explique Sheehy.

Sheehy est devenu père en 2017 et, lentement mais sûrement, les chansons ont recommencé à jaillir. Pour la première fois, de minuscules rayons de lumière ont commencé à percer à travers les fissures de ses chansons souvent graves. ‘J’écris toujours pour les mêmes personnes, mais ma perspective a changé. Plutôt que de refléter la misère à travers les chansons et ma façon de vivre, j’essaie d’offrir de l’espoir, de l’humour et une sagesse durement acquise.’

« Don’t We Deserve Some Kind Of Love ? » a bénéficié de la participation de Fiona Brice (violon), Sandy Mill (chœurs), Ian Burns (batterie) et Patrick McCarthy (guitare). L’album a été enregistré chez lui sur une période de cinq ans, alors que Sheehy était père au foyer et travaillait le soir dans un bar de Camden, au nord de Londres.

« Full Moon, Empty Belly » est en écoute là

 

 

The Red Money

The Red Money : si l’agent n’a pas d’odeur, il a une couleur !

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Après avoir dévoilé un 1er single/clip "Hang Tight" le 11 février dernier, l'abrasif duo Red Money vient de sortir son second morceau "Pandora" et son clip associé ! 

Pandora s'ouvre sur un larsen qui vrille, comme un signal d'alarme qu'on aurait trop longtemps ignoré. Puis, tout part d'un coup : guitare coupante, batterie groovy et tendue. 

La voix ne cherche pas la mélodie, elle insiste, elle martèle, elle exhume : un flux de spoken words qui ouvre des tiroirs restés trop longtemps fermés. 

Le clip prolonge cette tension intérieure par une forme brute et immédiate. Tourné en lo-fi au téléphone, il assume son grain fragile, presque accidentel. 

Une mise en abyme constante : l'image se regarde elle-même, se rejoue, se rembobine. Les visages apparaissent en gros plan, les bouches occupent le cadre comme si les mots cherchaient physiquement à sortir. 

Le passé et le futur s'y entrechoquent. Des photos défilent, souvenirs précieux ou douloureux conservés comme des reliques dans une boîte mentale. 

Pandora n'est pas un récit linéaire mais une collision : ce qu'on voulait garder caché affleure, se déforme, brûle.

Un clip comme une boîte qu'on ouvre malgré soi. 

Un exutoire brut où chaque plan est une tentative de ne plus garder à l'intérieur ce qui menace de tout faire craquer. 

Ces 2 titres sont extraits de leur nouvel EP "Days of Tomorrow" ! 

Ecoutez Pandora ici.

Kyo

Kyo se rebelle !

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Annoncé dans un Accor Arena complet, Ultraviolent est le 7ᵉ album studio de KYO, groupe pop/rock aux 2,5 millions d’albums vendus et 970 millions de streams dans le monde.

Un nouvel album traversé par les émotions extrêmes, les contradictions du monde et les failles intimes. 12 fragments de vie, 12 histoires d’amour, de chaos et de lumière.

KYO y mêle écriture directe, une production moderne, pop, élégante, où se mêlent le spleen froid des machines et la tension charnelle des guitares.

Chaque chanson est une photographie de l’époque : ses excès, ses doutes, ses élans, sa beauté cabossée, le pardon, les vertiges.

Il y est question de solitude choisie, de colère maîtrisée, d’amour intense, de ruptures nécessaires.

12 titres dont « Hors du temps » entré directement sur Radio Contact, Bel RTL, Vivacité, Nostalgie et NRJ.

Ecoutez un extrait ici.

Lilly Wood & The Prick : entre élégance et piquant !

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Lilly Wood & The Prick est le projet fondé par Nili Hadida et Benjamin Cotto.

Le groupe a connu un démarrage fulgurant avec leur premier album, a enchainé les tournées mondiales, porté par leur hit international Prayer In C (plus d'un milliard de streams).

En janvier,  le groupe a sorti son cinquième album Christina, qui marque un virage artistique et une volonté d'explorer des univers musicaux différents.

Une volonté d'ouvrir la porte aux collaborations.  Ils collaborent avec e.a. avec Dan Black pour l'écriture et confient la production à Myd, (musicien et producteur connu pour son projet Club Cheval, pour ses colabs avec Brodinsky, avec le label Ed Banger...).

Lilly Wood & The Prick parle d’amour, d’amitié, de dérive, de solitude — mais toujours avec ce mélange rare de lucidité et de lumière. En studio, plus besoin de se convaincre ou de s’expliquer. L’alchimie est là, installée.

Le clip de Christina (feat. Myd) est à écouter ici.

Upupayāma

Les lunaires annuelles d’Upupayāma

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Upupayāma (Alessio Ferarri) sortira un double elpee intitulé « Honesty Flowers » ce 29 mai 2026 sur Fuzz Club.  En attendant, il a partagé « Mystic Chords of Memory » ssous forme de clip (à voir et écouter ici).

Enregistré en solitaire dans son studio-grange près de Parme, ce nouveau chapitre pousse plus loin son mélange de psych-rock organique en agrégeant grooves globaux, funk hypnotique, riffs fuzz et échappées motorik.

Amy Macdonald

Un concert à dimension humaine, malgré l’affluence...

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Le concert d’Amy Mcdonald, programmé ce dimanche 22 février, à l’Ancienne Belgique, affiche complet, malgré quelques dernières places remises en vente. La file s’étire jusqu’au bout de la rue des Pierres. Sous une pluie battante, la foule attend la native de Glasgow. À 39 ans, l’auteure-compositrice-interprète est venue défendre son sixième opus, « Is This What You’ve Been Waiting For », paru le 11 juillet 2025, quatre ans après « The Human Demands ». Cinq elpees classés dans le top 5 en Europe, plus de 12 millions de disques écoulés, 12 certifications de platine à l’international et plus d’un milliard d’écoutes en streaming : des repères qui expliquent l’ampleur du rendez-vous. Réputée sur scène, elle a déjà joué devant plus de 5 millions de personnes à travers le monde.

Côté musique, Amy Macdonald est responsable d’un mélange folk et de rock teinté de country contemporaine. Le titre éponyme regarde vers la nostalgie sans lâcher l’espoir. Ce nouveau long playing aligne des récits de déceptions, de sursauts et de victoires intimes, et confirme une écriture directe, fidèle à l’élan de « This Is The Life », mais nourrie par les années.

La première partie revient à Better Joy, combo pop-rock nerveux, qui chauffe immédiatement la salle.

Originaire de Manchester, la formation ouvre la soirée, drivée par la chanteuse-guitariste Bria Keely. Votre serviteur ne la connaissait pas, mais son versant indie/alternatif accroche d’emblée l’auditoire. Le set s’ouvre sur le single « Carnival » (2024), pop idéale pour les beaux jours : ligne mélodique efficace, refrains qui accrochent. Better Joy affiche déjà un son étonnamment solide pour un projet récent, sans se répéter : « What A Day » installe ensuite une atmosphère plus feutrée, quand « This Part Of Town » déroule des images de campagne anglaise. « Plugged In » mise sur un riff entraînant et une voix mise au premier plan ; le band dose l’énergie sans saturer l’espace. Bria Keely raconte ses histoires sans forcer le trait. Le combo vient par ailleurs de publier l’EP « At Dusk », dont plusieurs titres figurent sur sa setlist. Finalement, une entrée en matière convaincante, qui donne envie de suivre le combo de près (page ‘Artistes' ). 

Setlist : « Carnival », « What A Day », « This Part Of Town », « Quiet Thing », « Steamroller », « Plugged In », « Waiting On Time », « Dead Plants »

Une estrade surélevée court sur toute la longueur du podium. En fond, une tenture sert d’écran, devant laquelle s’alignent 50 spots, répartis sur cinq rangs (par paires). Sous l’estrade, une dizaine de projecteurs plus puissants arrosent la salle d’une lumière tantôt douce, tantôt aveuglante, au gré des riffs de guitare. Le batteur occupe le centre, flanqué d’un guitariste à gauche et d’un claviériste à droite : tout le monde reste sur une même ligne. Au niveau inférieur, Amy Macdonald prend place au milieu, guitare électro-acoustique en bandoulière, micro planté devant elle, voix rocailleuse en avant. À jardin, la bassiste (quatre-cordiste) ; à cour, un second guitariste.

Amy Macdonald ouvre les hostilités par « Is This What You've Been Waiting For ? » : une entrée en matière idéale. Le premier vrai pic, c’est pourtant « Mr. Rock & Roll », imparable en live ; le changement de tonalité dans le refrain met la foule en ébullition. Sur les planches, la chanteuse impose une présence évidente : elle échange souvent, installe une ambiance détendue, glisse des anecdotes entre deux titres et évoque la qualification de l’équipe nationale écossaise pour la Coupe du monde. Son accent, très marqué, ne laisse aucun doute sur ses racines – plus prononcé encore que celui de Sharleen Spiteri (Texas). La formation enchaîne « Dream On », « The Hudson », « Spark » et « Pride », qui gagnent en impact sur l’estrade par rapport à leurs versions studio. Macdonald prend aussi le temps d’aller vers la fosse : elle lit des pancartes au premier rang et offre même un médiator à un fan qui en réclame un. Malgré l’affluence, ces attentions gardent le concert à dimension humaine. Le guitariste Jamie invite ensuite l’auditoire à allumer les lampes torches des téléphones : en quelques secondes, la salle s’illumine, et l’instant suspend le temps. « I'm Done (Games That You Play) », l’un des titres phares du dernier opus, sonne particulièrement bien ce soir ; les six musiciens jouent sans retenue. Au cœur du set, l’enchaînement « Slow It Down », « Poison Prince » et « Can You Hear Me ? » maintient la tension au maximum, toute la salle reprend les refrains en chœur. Et « This Is the Life », évidemment, rassemble tout le monde : la foule la chante d’un bout à l’autre, nouveau temps fort de la soirée.

Le rappel s’ouvre sur « We Survive » en version acoustique et embraie par une reprise de « The Glen » (Beluga Lagoon) qui déclenche un nouveau chant collectif, le band se retrouvant désormais sur l’avant-scène. Pour conclure, « Let's Start a Band », extrait du premier long playing « This Is the Life », laisse la fosse debout : ça danse, ça chante, jusqu’à la dernière mesure. Les spectateurs quittent l’Ancienne Belgique en fredonnant encore.

Setlist : « Is This What You've Been Waiting For ? », « Dream On », « The Hudson », « Spark », « Mr. Rock & Roll », « Fire », « Pride », « Don't Tell Me That It's Over », « Run », « I'm Done (Games That You Play) », « Slow It Down », « Poison Prince », « Can You Hear Me ? », « Statues », « Barrowland Ballroom », « This Is The Life ».

Rappel : « We Survive » (Solo), « The Glen » (Beluga Lagoon cover) (Acoustique), « Let's Start A Band »

Photos  

(Organisation : Live Nation)

The Haunted Youth

Les larmes de The Haunted Youth

Écrit par

Après le succès de leur premier album, « Dawn Of The Freak », The Haunted Youth sortira leur second, « Boys Cry Too, ce 8 mai 2026 via Play It Again Sam. Le projet mené par Joachim Liebens, né à l’origine comme une aventure solo, dévoile également un premier extrait, « deathwish », en collaboration avec l’artiste d’Orlando Max Fry.

Sur « Boys Cry Too », Liebens opère un virage plus frontal et émotionnel. Loin de la délicatesse bedroom-pop de leurs débuts, le groupe propose ici un son plus brut, mêlant mélodies fragiles, distorsions abrasives et intensité explosive. L’elpee s’ouvre sur « in my head », une pièce de huit minutes, et se clôture par « ghost gir », marquant un voyage sonore sans retenue.

‘J’étais un gamin sur ‘Dawn Of The Freak »’, confie Liebens. ‘Tout sonnait comme des comptines, fragile, enfantin… Et maintenant, je suis plein d’angoisse et je défonce les portes ».

Le disque explore une large palette d’émotions, oscillant entre colère, paranoïa et vulnérabilité assumée. La première moitié reflète l’image du garçon au cœur brisé, muré dans l’agressivité ; la seconde révèle une sensibilité plus intime. Liebens souhaite célébrer la vulnérabilité des hommes et des garçons plutôt que d’en faire un stigmate.

Musicalement plus organique, « Boys Cry Too » met en avant batteries et guitares live, reléguant les synthés éthérés de leurs débuts au second plan. Le titre « castlevania » est décrit par Liebens comme le triangle parfait entre Nirvana, Alice In Chains et « Loveless » de My Bloody Valentine ». Si l’opus regorge de guitares saturées, ses influences tirent étonnamment vers le hip-hop, notamment Lil Peep, dont l’approche lyrique directe a inspiré Liebens.

Malgré cette intensité, le long playing laisse respirer l’auditeur : Liebens souhaite que chacun puisse projeter sa propre histoire dans les morceaux, nés de sa propre douleur mais pensés pour résonner universellement.

Devenus en quelques années l’une des sensations indie rock belges les plus remarquées, The Haunted Youth ont conquis un public international grâce à leur son dream pop vaporeux. Leur premier album a été salué par Rolling Stone France et KEXP, tandis que le groupe enchaîne les tournées à travers l’Europe et s’impose sur les scènes de Rock Werchter, Pukkelpop, Sziget ou Lowlands.

En gravant « Boys Cry Too », la formation semble prêt à franchir une nouvelle étape dans son ascension.

Le clip de « deathwish »  est disponible ici

 

youbet

Youbet, plus malin qu’on ne l’imagine…

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Le nouvel elpee de youbet sera éponyme, et il est annoncé pour le 1er mai via Hardly Art. Pour accompagner l’annonce, le duo a dévoilé le clip de “Ground Kiss”, morceau d’ouverture et premier extrait du disque. Et il est à voir et écouter

Écrit à un moment charnière, “Ground Kiss” naît d’une réflexion intime après la fin d’une relation longue de onze ans. Le principal auteur-compositeur Nick Llobet décrit le morceau comme une recherche infinie de ce quelque chose et la reconstruction qui accompagne les essais et les échecs.

 On y retrouve leur signature : un mélange de douceur lumineuse façon Big Thief et de décharges de frustration distordue, sublimé par la production de leur fidèle collaboratrice Katie Von Schleicher.

D’abord projet solo, youbet s’est mué en duo lors de l’arrivée de Micah Prussack, transformant leur univers musical en une véritable aventure à deux. Conçu entre des tournées intenses, le nouvel opus dépasse les limites du bedroom pop pour offrir un son plus ample, plus affirmé et profondément personnel.

Sur ce nouvel opus, le duo propose un langage musical collaboratif qui embrasse la contradiction, la croissance et la connexion — une nouvelle ère s’ouvre pour youbet.

Motorpsycho

Motorpsycho dans l’espace…

Motorpsycho a toujours été d'avis que les choses les plus intéressantes dans toute forme d'art se produisent avant qu'elles ne soient formatées et figées. Dans la musique rock, ce phénomène a atteint son apogée vers 1970, et c'est à cette période que la meilleure musique heavy a été créée, tout simplement parce que les règles n'étaient pas encore établies, qu'il n'y avait pas encore de clichés sur lesquels s'appuyer.

« The Gaia ll Space Corps » est un album dont les morceaux ne ressemblent pas tout à fait à du heavy metal ou du hard rock, mais qui visent clairement certaines des mêmes qualités. C'est une musique post-psychédélique, pré-metal, et probablement ce qui se rapproche le plus d'un véritable album de ‘hard rock classique’ que Motorpsycho ait jamais produit.

« The Gaia ll Space Corps » est court, concis, entraînant et passionnant, qui reprend là où « Stanley and The Comeback » s'était arrêté. L'instrumentation se compose principalement de guitares, de guitares et encore de guitares, mais il y a aussi pas mal de chant, et même un ou deux sons de clavier occasionnels. Mais il s'agit surtout d'une musique de guitare qui... eh bien, qui déchire !

Le premier single est le morceau d'ouverture de l'elpee, « Fanny Again Or ». Cette fable chantée par Bent est une véritable injection d'adrénaline qui rappelle fortement les Osmonds. C'est un morceau riffé qui ne peut que faire monter l'adrénaline chez tous les vrais rockeurs !

‘On ne fait plus de disques comme ça aujourd'hui’, a admis la formation, qui a alors décidé de passer à l'action. Enregistré à la fois à l'Old Cheese Factory de Trondheim et à Amper Tone à Oslo, « The Gaia ll Space Corps » sonne fièrement comme s'il avait été enregistré en 1970 et compense par son enthousiasme ce qui lui manque peut-être en subtilité.

« The Gaia II Space Corps » sortira le 27 mars 2026.

Le titre maître est en écoute

 

 

Youth Code

Youth Code + invités, Trix, Anvers le 23 janvier 2026 – Photos

Écrit par

Les titans américains de l’EBM, Youth Code, sont de retour avec « Yours, With Malice », leur première véritable sortie depuis plus de cinq ans.

YOUTH CODE

Le duo de Los Angeles Youth Code, composé de Sara Taylor et Ryan George, revient avec « Yours, With Malice », leur premier album complet en plus de cinq ans. Avec un mélange d’EBM, de hardcore et d’industriel, l’album sonne comme une tempête furieuse de synthés éclairs, de guitares déchirantes et de voix hypnotiques.

Depuis leurs débuts en 2012, ils ont tracé leur propre chemin : des démos sur cassette et des sorties en 7" jusqu’à des tournées avec Nine Inch Nails, Skinny Puppy et Chelsea Wolfe. Leur musique est intense et parfaitement équilibrée entre chaos et précision, confirmant leur statut de pionniers modernes de la body music industrielle.

KING YOSEF

King Yosef, de son vrai nom Tayves Yosef Pelletier, mélange l’industriel lourd, le hardcore et le hip-hop pour créer un son brut et intense qui accroche immédiatement. Depuis le début de sa carrière solo en 2017, il collabore avec des grands noms comme Youth Code et Converge, et son album de 2023 « An Underlying Hum » plonge profondément dans la psyché et les traumatismes. Sur scène, il est une tempête d’énergie et d’expérimentation, et sa musique se situe à la frontière du chaos et de la catharsis.

STREET SECTS

Street Sects est un duo américain qui fusionne industriel, punk et noise pour créer un son électronique brut. Depuis leur création, ils repoussent les limites avec des beats intenses, des synthés tranchants et des voix directes, leur musique étant aussi confrontante qu’intrigante. Leurs sorties et leurs concerts laissent toujours une empreinte indéniable sur la scène underground contemporaine.

(source : Trix)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Youth Code

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8991-youth-code-23-01-2026?catid=category

King Yosef

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8990-king-yosef-23-01-2026?catid=category

Street Sects

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8989-street-sects-23-01-2026?catid=category

(Org : Trix, Anvers)

 

Bonnie Prince Billy

L’amitié et la communauté de Bonnie ‘Prince’ Billy…

Bonnie ‘Prince’ Billy, nom de scène du musicien Will Oldham, sortira un nouvel album studio intitulé « We Are Together Again » le 6 mars chez Domino/No Quarter. À la suite de « The Purple Bird », Oldham a commencé à travailler sur cet elpee avant son séjour à Nashville pour enregistrer celui-ci, puis s'y est remis au printemps dernier, emmenant ces 10 chansons au studio End of an Ear à Louisville avec ses compagnons de tournée actuels Jacob Duncan (flûte et saxophone) et Thomas Deakin (clarinette, sifflet, guitare électrique baryton, accordéon, cornet), ainsi que Ryder McNair, Chris Bush, Ned Oldham et Erin Hill.

Oldham note : ‘Même si nous ne le percevons que vaguement, nous vivons actuellement un changement de monde. Celui dans lequel nous sommes nés est en train de disparaître, remodelé et dénudé par l'action humaine. Il reste à savoir ce que nous allons transmettre et comment nous allons refuser de nous abandonner. » We Are Together Again » semble être une réponse’.

Dans les chansons d'Oldham – et dans le cercle d'autres artistes réunis sous le nom de Bonnie ‘Prince’ Billy – l'amitié, la communauté et la joie obstinée de créer de l'art avec d'autres deviennent un moyen de persévérer. Il ne s'agit pas d'un déni de l'effondrement, ce qui serait une illusion, mais d'une sorte de défi : rester pleinement humain, pleinement joyeux, dans un monde dont l'horizon se rétrécit.

Jim Marlowe a assuré l'ingénierie des sessions d'enregistrement et coproduit l'opus en compagnie d’Oldham. Le premier titre partagé du long playing s’intitule « They Keep Trying To Find You », accompagné d'une vidéo produite par Jake Forman et chorégraphiée et réalisée par Abi Elliott.

« We Are Together Again » ne résout pas la peur, mais y répond par l'harmonie. C'est un album sur le miracle tenace de la communauté et sur le fait que tant qu'il y a des voix qui s'élèvent ensemble, la demande elle-même devient espoir.

Le single « They keep trying to find you » est à découvrir sous forme de clip

 

Three Days Grace

Le line up idéal !

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Three Days Grace ne revient pas seulement à l’Ancienne Belgique, ce 7 décembre 2025, renforcé de nouveaux titres, mais s’affiche sous sa formation originelle ! Après plus d’une décennie d’absence, Adam Gontier a réintégré officiellement le combo rock canadien. Les hard rockers du nord du continent amorcent un nouveau chapitre de leur brillante trajectoire, portés par le retour de leur voix emblématique. Celle-ci, célèbre pour les tubes « I Hate Everything About You » et « Animal I Have Become », entre autres, résonne à nouveau en studio et sur les planches, après une longue parenthèse. Aux côtés de Matt Walst, qui avait repris le micro en 2013, se dessine une alliance particulièrement puissante. Barry Stock (guitare), Brad Walst (basse) et Neil Sanderson (batterie, percussions, claviers) demeurent fidèles à la formation originelle. Three Days Grace affiche une complicité renouvelée et savoure l’idée de retrouver le public, prêt à enchaîner ses classiques et ses nouveautés. La première partie est assurée par les Californiens de Badflower. Le concert affiche complet.

Badflower inaugure la soirée par un set de rock teinté de nuances punk. Dès les premières notes de « Drop Dead », l’ambiance s’enflamme, puis la formation enchaîne par « Number 1 ». Les rockeurs californiens captivent l’auditoire, dont les acclamations enthousiastes résonnent tout au long de leur prestation. La façon dont le chanteur Josh Katz galvanise la foule s’avère tout simplement remarquable. Ce band évoque une version moins électronique de Twenty One Pilots, avec davantage de mordant et une touche réduite de hip-hop, mais toute l’émotion et la passion qui les animent demeurent palpables.

Le chanteur plonge dans la fosse et s’élance du premier balcon, rattrapé par l’auditoire qui le ramène, tel un surfeur, vers les planches. Leur atout principal réside dans les deux guitaristes, qui électrisent la sonorité du combo. La voix de Josh Katz reste aussi impeccable que sur les enregistrements studio, débordante d’émotion brute et d’énergie. Le bassiste Alex Espiritu se révèle particulièrement magnétique sur le podium, captant l’attention et s’appropriant chaque instant (page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « Drop Dead », « Number 1 », « Don't Hate Me », « Detroit », « Move Me », « Stalker », « Heroin », « The Jester », « Ghost », « 30 ».

Chez Three Days Grace, Adam Gontier ne reprend pas simplement son ancien rôle : il partage désormais le chant auprès de Matt Walst, qui occupe ce poste depuis son départ. Les deux musiciens fusionnent leurs époques respectives pour engendrer un son inédit, embrasant la passion des fans. Ensemble, ils publient « Alienation », le huitième opus studio du groupe depuis leur reformation. Leur alchimie sur les planches confirme qu’il ne s’agit pas d’une expérience éphémère.

À 20h50, les lumières s’éteignent ; les cinq artistes surgissent, rejoignant leurs instruments sous l’introduction d’un morceau pré-enregistré : « It’s All Over ». Le quintette attaque son set avec assurance. Tandis que « Dominate » d’« Alienation » résonne en fond sonore, les membres grimpent sur le podium : le guitariste s’installe à gauche (un barbu élégant, casquette blanche vissée sur le crâne, long manteau de cuir noir). Les bassistes se placent à droite, encadrant les deux chanteurs. Tous arborent des tenues sombres. Le drummer prend place à l’arrière, perché sur une haute estrade, devant une double batterie imposante, entre deux écrans géants diffusant vidéos et paroles en mode karaoké. Le climat dans la salle est déjà bien fiévreux, mais dès qu’ils ont investi les planches et entament « Animal I Have Become », la fosse explose. La basse, d’une puissance presque tangible, fait vibrer l’auditoire jusque depuis les barrières. Les spectateurs hurlent chaque parole, créant un moment d’adrénaline pure qui rappelle l’essence du live.

La formation enchaîne les titres, tissant un équilibre quasi-parfait entre les époques : un morceau de l’ère Adam, un de l’ère Matt, une nouveauté d’« Alienation », puis retour aux origines. Ce va-et-vient retrace leur évolution : chaque chanteur soutient l’autre, échange parfois la guitare, générant des harmonies d’une justesse remarquable. La transition entre ces deux artistes, qui ont tous deux façonné l’identité du band, s’opère avec une fluidité naturelle.

Des classiques comme « Animal I Have Become », « I Hate Everything About You » ou « Never Too Late » déclenchent des cris dans la foule, couvrant parfois la sonorisation. Cet enthousiasme témoigne du désir immense d’entendre ces titres interprétés en direct par la voix d’origine. Les jeux de lumière abondent. Si les chœurs subliment les classiques de l’ère Gontier, des morceaux tels que « So Called Life », « The Mountain » et « Painkiller » démontrent que le combo a su traverser les douze années précédant la reformation sans Walst à la tête de la formation. Adam Gontier le reconnaît lui-même, remerciant publiquement Matt et les autres membres d’avoir poursuivi l’aventure après son départ. Au fil du set, le quintette canadien alterne anciens et nouveaux morceaux, notamment des plages issues d’« Alienation ». « Mayday », « Apologies » et « Kill Me Fast » illustrent parfaitement la synergie entre les deux chanteurs, dont les voix (et les chœurs du batteur Neil Sanderson) s’harmonisent à merveille. Il est évident que Three Days Grace a trouvé la formule gagnante sous ce line-up, et l’on espère que cela perdurera.

En abordant les compositions récentes, la formation interprète également « Don’t Wanna Go Home Tonight », durant laquelle Adam Gontier convie son technicien guitare sur le podium. L’auditoire scande régulièrement le nom du groupe, encouragé par les deux chanteurs. À leur demande, les circle pits s’enflamment. La sécurité reste vigilante, face aux nombreux surfeurs.

Ce set s’est avéré ‘réconfortant’ voire ‘cathartique’ pour de nombreux spectateurs. Peu importe l’âge, la nationalité ou le genre, personne n’est demeuré silencieux au sein de cette salle magnifique. Qu’ils interprètent leurs nouveaux titres ou les classiques qui les ont rendus célèbres, l’énergie dégagée par la formation et le public est tout simplement électrique. On espère assister à bien d’autres concerts de Three Days Grace sous la formation Gontier + Walst : c’est tout simplement parfait.

Setlist : « Dominate », « Animal I Have Become », « So Called Life », « Break », « Home », « The Mountain », « Mayday », « Pain », « Kill Me Fast », « I Hate Everything About You », « Time of Dying », « Apologies », « Creep » (Radiohead cover) (Adam solo), « Don’t Wanna Go Home Tonight », « I Am Machine », « The Good Life », « Painkiller », « Never Too Late », « Riot ».

(Organisation : Live Nation)

Black Rebel Motorcycle Club

Black Rebel Motorcycle Club, Night Beats, De Roma, Anvers le 6 décembre 2025 – Photos

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S’il y a bien un groupe qui refuse d’être enfermé dans une case, c’est Black Rebel Motorcycle Club. À De Roma, ils célèbrent le vingtième anniversaire de leur légendaire album « Howl » : une ode à la liberté d’une vie baignée dans le pur rock.

À une époque dominée par la pop colorée et le hip-hop, Black Rebel Motorcycle Club vous emmène dans un voyage à travers l’histoire du rock authentique. Les membres du groupe, Peter Hayes (chant, guitare), Robert Levon Been (chant, basse) et Leah Shapiro (batterie), n’hésitent pas à puiser dans la riche histoire musicale de leur pays natal. Blues, rock’n’roll, roots, americana, une touche de psychédélisme, tout cela se retrouve dans les morceaux complexes du groupe américain.

En gravant « How »l (2005), Black Rebel Motorcycle Club s’est imposé, peu de temps après son premier album « B.R.M.C. » (2001) et le suivant « Take Them On, On Your Own » (2003), il y a vingt ans. Grâce à un son singulier et des prestations scéniques charismatiques, il est rapidement devenu l’un des groupes de rock américains les plus emblématiques des deux dernières décennies.

Une setlist constituée de classiques de « Howl », complétée par de nouveaux morceaux.

La formation américaine Night Beats assure la première partie. Eux aussi proposent un savoureux mélange de rock, de psychédélisme et de garage (page ‘Artistes’ ici

(Source : De Roma)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

BRMC

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8907-black-rebel-motorcycle-club-06-12-2025

Night Beats

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8908-night-beats-06-12-2025

Organisation : De Roma,

 

 

Melody’s Echo Chamber

L’univers sans nuages de Melody’s Echo Chamber…

En amont de la sortie ce vendredi de « Unclouded », son quatrième album studio, Melody’s Echo Chamber dévoile un nouveau titre, « The House That Doesn’t Exist ».

Avec ses cordes plongeantes, ce single dégage une élégance diaphane, s’élevant vertigineusement avant de conclure agréablement dans les registres graves. La relation de travail symbiotique entre Melody et le producteur Sven Wunder est ici incarnée, les couplets électrisants de Melody trouvant à chaque fois une réponse dans l'ensemble complémentaire.

« Unclouded » recèle les singles déjà sortis « In The Stars », « Eyes Closed » et « Daisy ».

‘La musique que je crée occupe de manière inhabituelle la zone liminale entre le réalisme et les fables’, explique Melody. ‘Mais plus j'acquiers d'expérience de la vie, plus j'aime la vie et moins j'ai besoin de m'évader. Si mon cœur est souvent cafardeux, j'ai aussi l'impression d'avoir rassemblé tous les morceaux de moi-même qui étaient éparpillés partout et de les avoir collés ensemble avec de l'or, comme dans l'art japonais du kintsugi.’ (Le kintsugi est un art japonais qui consiste à recoller des poteries cassées avec de la laque dorée ou argentée).

La distribution impressionnante d'« Unclouded » implique le maestro suédois Sven Wunder, qui a coproduit l'album et contribué à l'écriture, apportant sa palette sonore unique à cette toile richement texturée; Josefin Runsteen aux cordes, qui apporte son intelligence avant-gardiste au tableau; Daniel Ögen à la guitare et Love Orsan à la basse, que Melody décrit comme ‘les maîtres du groove velouté’ ; le batteur britannique Malcolm Catto ; enfin, Reine Fiske (de Dungen), collaborateur régulier, qui a enregistré de superbes parties de guitare que l'on retrouve tout au long de l'elpee.

Ainsi, « Unclouded » est un opus qui célèbre le moment présent, quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvons.

« The House That Doesn’t Exist » est disponible sous forme de clip ici

 

The Hickey Underworld

The Hickey Underworld de retour !

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Le groupe The Hickey Underworld, vainqueur du Humo's Rock Rally, retrouve son line up d’origine et prépare la sortie de son quatrième album, « Cold Sun », prévue le 13 mars 2026 chez V2 Records. Le premier extrait, « Euromancer », marque le retour de la formation après une pause de plusieurs années. Fondé par Younes Faltakh et Jonas Govaerts, le combo s’est distingué par une identité visuelle forte et des influences variées, allant du label Dischord Records à des sonorités pop et arabes. Après une séparation en 2016, les membres se sont retrouvés en 2023 pour enregistrer de nouveaux titres et reprendre les concerts. Plusieurs singles sont attendus avant la sortie de l’elpee, accompagnés de contenus visuels réalisés par Govaerts et le collectif Everything Is Terrible

« Euromancer » est en écoute ici

 

Blackwater Holylight

Blackwater Holylight n’est ici, ni là

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Le groupe Blackwater Holylight annonce la sortie de son nouvel album, « Not Here Not Gone », prévue pour le 30 janvier 2026 chez Suicide Squeeze Records. Originaire de Portland et désormais basé à Los Angeles, le trio propose un disque influencé par leur changement de ville, mêlant doom, shoegaze et rock psychédélique. Le premier single, « Heavy, Why? », aborde le thème de la désincarnation à travers une instrumentation lourde et des paroles introspectives.

Après avoir quitté Portland il y a trois ans, la formation a composé cet opus dans un nouvel environnement, ce qui a influencé son processus créatif. L’opus explore la dualité entre lumière et obscurité, alternant entre riffs puissants et mélodies aériennes. Certains morceaux, comme « Giraffe », marquent une évolution stylistique grâce au concours de nouveaux collaborateurs.

« Not Here Not Gone » a été enregistré au Sonic Ranch au Texas sous la houlette du producteur Sonny Diperri. L’album sera disponible en édition limitée, vinyle standard et CD. Deux dates sont prévues en Belgique : le 6 mai à l’Ancienne Belgique (Bruxelles) et le 16 mai au festival Obsidian Dust.

En attendant le combo a partagé l single, « Heavy, Why? », sous forme de clip. Et il est disponible

 

 

Ozark Henry

Un concert généreux…

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Seconde soirée à guichets fermés au Cirque Royal pour Piet Hendrik Florent Goddaer, alias Ozark Henry. Face à l’engouement, une date supplémentaire a été ajoutée, attirant un public multigénérationnel. Après huit ans d’absence, l’artiste présente de larges extraits de son dixième album, « August Parker », sorti le 10 octobre 2025. Sur scène, Piet transcende les genres grâce à un spectacle immersif, où la thématique centrale est le changement et la résilience. Le morceau phare, « Light », s’inspire d’une expérience personnelle sur la perception du progrès. Le concert, divisé en deux parties d’une heure, bénéficie d’un univers visuel conçu par le cinéaste Lukas Desmet, inspiré par l’art du Kintsugi : la beauté naît de l’imperfection, chaque fissure raconte une histoire, et la musique rassemble les fragments.

La première partie s’ouvre à 20 heures précises. Les quatre artistes grimpent sur le podium, silhouettes noires se détachant sous les premiers faisceaux. Le batteur s’installe de biais, entouré d’une impressionnante constellation d’instruments : triangle, clochettes, bongos, sistres, cymbales, castagnettes… Piet prend place au centre, derrière ses ivoires, tandis que deux claviéristes — également choristes et multi-instrumentistes — se postent à sa droite, légèrement en retrait. Piet porte une veste de type bomber, constellée de plumes, sans doute d’autruche. Très rapidement, il s’adresse au public, chaleureux et visiblement ému, expliquant combien il est heureux de retrouver la scène après huit ans d’absence. Il vient présenter de larges extraits de son nouvel opus.

Le set s’ouvre par « Don’t Go Jerusalem ». Piet, immense et pourtant si calme, reste assis derrière son clavier. Le morceau est délicat, traversé d’une voix douce et prenante, peut-être inspirée par la guerre entre Israéliens et Palestiniens. Premier titre du nouvel elpee « 1970 » embraie : une voix aérienne, tandis que les deux choristes se balancent en rythme derrière lui, l’accompagnant aux ivoires.

Pour « In The Wild », Piet demeure derrière ses touches. Sa choriste s’avance et chante à ses côtés, pieds nus — détail habituellement réservé à Piet qui, ce soir, est chaussé de baskets montantes. Leurs voix s’entrelacent dans une parfaite symbiose. Le batteur, attentif, suit chaque nuance des ivoires. Il est d’ailleurs notable qu’aucune guitare ni basse n’est présente : Piet ne saisira sa six-cordes qu’une ou deux fois, pas davantage. « Christmas Eve » installe une atmosphère quasi-sacrée : on se croirait dans une cathédrale tant le recueillement s’impose. Le jeu des lumières, si présent, devient presque un cinquième musicien, suivant pas à pas les mouvements sur les planches. Pendant « Word Up » (« Birthmarks », 2022), un nouveau relief apparaît : la claviériste de gauche saisit un violoncelle, et ses cordes langoureuses transpercent âme et cœur. Le morceau semble réarrangé dans la douceur, moins percutant que sur disque, mais d’une grande finesse. A partir de « Sun Dance », l’énergie monte d’un cran. Piet se lève, abandonne sa veste, et le set vire vers un électro plus vif. Il saute sur place, fidèle à son geste fétiche. La première partie s’achève par « King Kong » : ivoires, cordes du violoncelle, clochettes et mélodica se mêlent, tandis que la choriste soutient Piet à la voix.

Après une courte pause de trente minutes, la seconde partie commence. Ozark revient vêtu d’une djellaba noire ; les trois autres musiciens n’ont pas changé d’apparence. Cette sobriété crée une atmosphère plus dramatique encore, amorçant un crescendo qui traverse toute la suite du concert. Ce second volet se tourne principalement vers des morceaux plus anciens, plus dansants, qui revisitent l’histoire musicale du groupe. Tous les hits sont dispensés.

Une parenthèse spéciale pour « We Can Be Heroes », où il rend hommage à celui qu’il adulait (David Bowie) — et c’était réciproque. Piet accomplira, bien sûr, un tour de salle en allant au contact de la foule. Il n’y a pas de projection d’images sur la toile de fond, mais le light show s’anime au son des percussions et des beats électro. En fin de set, Ozark demande au public de se lever et de danser. Il est clair qu’il était plus réactif pour cette seconde partie plus électro.

Lors du rappel, on aura droit à trois morceaux, dont le magnifique « Martyr ».

Un concert kilométrique d’Ozark Henry qui donne envie de retourner voir l’artiste une autre fois. En attendant, ravi, l’auditoire est reparti, de petites étoiles dans les yeux.

Setlist :

Première Partie : « Don’t Go Jerusalem », « 1970 », « In The Wild », « Christmas Eve », « La Donna E Mobile », « Word Up », « Sun Dance », « Hope Is A Dope », « Plaudite Amici Comedia Finita Est », « Dancer In The Dark », « Eight », « Pharaoh », « King Kong ».

Seconde partie : « Memento », « Intersexual », « Light », « Learn To Love Me », « Out Of This World », « At Sea », « Sweet Instigator », « Indian Summer », « We Can Be Heroes », « This One's For You », « Dreamer », « I’m Your Sacrifice ».

Rappel : « We Will Meet Again », « Martyr », « The End ».

(Organisation : FKP Scorpio)

The Freaky Buds

La fumée venait de l’Ouest

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Le groupe The Freaky Buds a gravé, ce 17 octobre 2025, "Western Smoke", un album de blues vibrant et authentique, enregistré et produit par Kid Andersen au légendaire Greaseland Studio. Puisant dans les racines du blues, de R.L. Burnside à The Red Devils, tout en affirmant une modernité assumée, ce disque est le fruit d’un road trip fondateur en Californie, qui a insufflé cohésion et liberté à chaque morceau.

Les chansons, à la fois intimes et universelles, abordent des thèmes forts : l’injustice, la quête de liberté ("Strugglin’ & Shufflin’"), l’angoisse contemporaine ("The Freeloader"), l’addiction et la solitude ("Devil’s Night"), ou encore la perte amoureuse ("I’ve Lost My Crown"). La production de Kid Andersen, précise et chaleureuse, met en valeur des atmosphères contrastées, du blues rugueux à la confession lumineuse, avec notamment un solo de guitare incandescent sur "Guilty".

Sur ce deuxième album, The Freaky Buds confirme sa capacité à transformer la vulnérabilité en force et à faire résonner un blues intemporel, nourri par l’énergie d’un voyage collectif et une intensité nouvelle.

Melody’s Echo Chamber

Le monde sans nuages de Melody’s Echo Chamber

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Melody’s Echo Chamber dévoile « Eyes Closed », extrait de son quatrième album « Unclouded », prévu le 5 décembre chez Domino. Ce morceau, porté par le batteur britannique Malcolm Catto, mélange psychédélisme, soul et krautrock, et reflète l’approche artistique et avant-gardiste de Melody. L’opus inclut aussi les singles délicats « In The Stars » et « Daisy », qui baignent dans le psych-pop. Melody explique que sa musique explore la frontière entre réalisme et fable, et que son expérience de vie lui permet d’apprécier davantage le présent. « Unclouded » a bénéficié du concours de nombreux collaborateurs et célèbre l’instant présent, inspiré par l’énergie positive de la tournée de retour de Melody en 2022 et son amour renouvelé pour la vie.

« Eyes closed » est en écoute ici

 

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