Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Black Light Burns

Cruel Melody

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C’était quasiment impossible et pour tant c’est arrivé ! Car pour réunir au sein d’un même studio Wes Borland (Limp Biskit), Josh Freese (Devo, A Perfect Circle…), Danny Lohner (Nine Inch Nails) et Josh Eustis (Telefon Tel Aviv) il fallait avoir un sacré sens de l’organisation ou être titulaire d’un doctorat en coordination des agendas. Black Light Burns, vous l’aurez compris, est à la fois un all-stars band et le projet solo de Borland, qui signe également la toile utilisée pour l’artwork de la pochette. Sous un tel line up, ce « Cruel Melody » ne risquait pas de sonner comme du Tokio Hotel, mais bien comme du metal indus made in USA. Grâce au son énorme signé Ross Robinson, Black Light Burns peut rivaliser sans aucune crainte avec des combos tels que Filter ou même Queens of the Stone Age. Et pour cause, les quatre complices sont parvenus à insuffler quelques bouffées de stoner rock à leur musique industrielle.

Malgré un petit côté pop que l’on décèle au gré de ces treize plages superbement arrangées, on se régale du début à la fin. Si le chant évoque le timbre de Trent Reznor, dès les premières mesures du phénoménal « Mesopotamia », la comparaison avec « Nine inch Nails » se justifie davantage sur la deuxième partie de l’album. Plus nuancés et légèrement torturés, « One of Yours » ou « New hunger » n’aurait pas fait tâche sur une œuvre comme « The Fragile ». Mais une grande majorité des morceaux sont déjà des singles en puissance.

Bien rock, bien électro et surtout très metal, Black Light Burns nous lamine les tympans, nous balance des riffs incendiaires et des refrains rageurs, sans pour autant tomber dans les clichés faciles et tout en veillant à varier les atmosphères et la structure de ses titres.

Ceux qui attendaient Wes Borland au tournant, en l’imaginant dans une nouvelle aventure de pop-rap-metal calibrée pour les ados, en auront pour leurs frais ! Un coup de maître pour le moins inattendu.

Coldplay

Viva La Vida Or Death And All His Friends

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Ecrire la chronique d’un nouvel album de Coldplay est un exercice de style périlleux. Si vous encensez, les puristes vous traiteront de faux cul. Si vous le descendez en flammes, les nombreux aficionados vous prendront pour un blasé. Enfin, si vous lui trouvez des qualités et des défauts, vous ne contenterez ni les uns, ni les autres. Finalement, c’est pour le troisième choix que votre serviteur a opté, histoire de susciter la polémique.

Mais tout d’abord, parlons de l’aspect technique de cet opus. La pochette. Superbe. Elle reproduit une peinture révolutionnaire de Delacroix. Le titre de l’album : « Viva la vida… ». Il s’inspire des natures mortes de Frida Kahlo. La production. Elle a été assurée par Brian Eno et son disciple Markus Dravs ; ce dernier parce qu’il avait été conseillé par Win Butler, le leader d’Arcade Fire. Un opus qui a nécessité deux ans de travail. Ce qui explique sans doute pourquoi il a été piraté et que les pistes illégales sont plus nombreuses que celles retenues pour l’elpee.

Venons-en maintenant au contenu. Et procédons par élimination. Quatre plages font très pâle figure. Tout d’abord les U2esque « Lovers in Japan/Reign of love » et le premier single “Violet hill”. Sur le dernier morceau, la voix réverbérée et les accords de piano lorgnent excessivement vers John Lennon. Le titre maître ensuite. Un peu trop allègre pour être honnête. Et enfin la ballade mid tempo « Strawberry swing ». Je cherche vainement le swing. Quant à la framboise, elle est sans saveur. Loin d’être exceptionnel, le final « Death and all his friends » s’ouvre dans un style dépouillé réminiscent de « Parachutes », avant de s’autoriser un léger flirt avec la prog. Mais trop léger pour vraiment convaincre. Intro instrumentale, « Life in technicolor » ne dure que 2’30 et a un goût de trop peu.

On en arrive donc au meilleur. C’est-à-dire lorsque Coldplay démontre tout son art unique à communiquer ses émotions à travers la mélodie. Caractérisé par ses cordes de guitares tintinnabulantes, « Cemeteries of London » est dynamisé par de judicieuses boîtes à rythmes. Tout comme « Lost », infiltré de claviers omniprésents, presque ‘cathédralesques’. Faut dire que le recours à la technologie moderne y est plus systématique. « 42 » est une ballade romantique qui se mue progressivement en morceau complexe, somptueux, une compo au cours de laquelle la conjugaison des guitares chatoyantes et vivifiantes s’avère on ne peut plus savoureuse. Mais le morceau qui mérite vraiment la palme est « Yes ». Oui, oui ! Découpé en deux parties, il s’ouvre par des accès de cordes au sein duquel se détache un violon grinçant, un peu comme chez Tarmac, avant de glisser vers une noisy pétillante, virulente, éthérée, digne de Ride voire de My Bloody Valentine. Remarquable ! Dommage que tout l’opus ne soit pas de cette veine, car 4 morceaux sur 10, c’est quand même insuffisant pour un groupe de la trempe de Coldplay. En outre, Eno s’est déjà montré bien plus inspiré lors de ses mises en forme…

 

Robin Danar

Altered States

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Producteur de son état, Robin Danar s’est mis en tête de confectionner un recueil regroupant une série de reprises interprétées par quelques uns de ses artistes favoris. Initiative à priori banale. Sauf que le New-Yorkais, dans son infinie sagesse, a décidé d’ajouter un peu de piment à l’ensemble. Pour différencier son « Altered States » des innombrables compiles du genre, il s’est adressé en majorité à des artistes originaires de Los Angeles qui ont dû, pour l’occasion, se prêter à un petit exercice de style plutôt intéressant. Prêchant l’originalité, Robin Danar a présenté à ses invités une série de morceaux improbables que ces derniers n’auraient, par conséquent, probablement jamais interprété de leur propre chef. Entièrement réorchestrés, ces reprises ont ensuite été enregistrées en live dans des lieux aussi divers que des garages ou des salons. Exit le studio d’enregistrement.

Assurément, Danar réussit quelques coups de maître. Ainsi, il pousse Inara George (The Bird & The Bee) à réinterpréter (NDR : et le résultat est magnifique !) le « Chances Are » de Johnny Matthis ; permet à Julian Coryell de triturer gracieusement le « Don’t Stop ‘Till You Get Enough » de Michael Jackson ou encore de métamorphoser le « Use Me » de Billy Withers en un incontournable tube pop interprété par Pete Yorn et Kinky. « Altered States » aurait néanmoins pu se préserver de la présence de l’un ou l’autre trouble-fête, gâchant un peu l’unité de l’ouvrage. On citera principalement Andy Levin & Holly Palmer (« Fool », reprise d’un morceau d’Andy Levin lui-même), Minibar (flinguant le « First Of The Gang To Die » des Smiths) et Quincy Coleman (massacrant le « Fearless » de Pink Floyd).

Bande son d’un film imaginaire uniquement disponible pour l’instant en import, « Altered State » demeure probablement un secret bien gardé. Mais l’on ne peut que conseiller aux fans des artistes participant au projet de jeter une oreille plus qu’attentive à cette agréable petite plaque pleine d’ambition mais sans prétention.

 

Dead Child

Attack

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Originaire de Louisville, dans le Kentucky, Dead Child n’est autre que le nouveau projet de David Pajo, ex gratteur de Tortoise et de Zwan. Flanqué de ses compères Todd Cook et Michael McMahan, il a décidé de délaisser le post rock de Slint pour investir un metal estampillé années 80, s’inspirant des premières offrandes de Metallica et d’Iron Maiden. Un bon conseil, si vous êtes amateurs d’expérimentations téméraires et de projets avant-gardistes, passez votre chemin ; nous sommes ici bel et bien en présence d’une apologie du heavy metal dans ce qu’il a de plus basique. Un concept prôné brillamment par ce nouveau combo brut de décoffrage.

Ce qui démarque Dead Child de ses principales influences, c’est sans nul doute le chant. Il n’est jamais hurlé et évoque, dès la première plage, la technique vocale de Jello Biafra des Dead Kennedys ou encore le timbre si particulier de Joey Belladonna d’Anthrax. Du reste, le son et l’atmosphère de ce skeud endiablé ne sont pas si éloignés des débuts de la scène thrash et hardcore de la Grosse Pomme, à l’époque où Black Flag, Suicidal Tendencies, Gang Green et D.R.I. écumaient les clubs les plus infréquentables de la West Coast. La galette est une parfaite réussite, tant sur le plan de la production, que sur la qualité des compositions. Néanmoins, nous passerons l’éponge sur un artwork quelque peu bâclé.

L’album démarre sans préliminaire sur un « Sweet Chariot » au refrain entêtant, pour se terminer en apothéose par un « Black Halo Rider » au final plus qu’hypnotique. Car à aucun moment, ce premier effort ne s’essouffle. Chaque titre fait mouche dès la première écoute. Les riffs sont incisifs, la basse ronfle tel un moteur de Harley, et le groove vous prend aux tripes sur les irrésistibles « Never bet the Devil your Head » ou « Screaming Skull ». Si «Angel of the Odd » s’impose comme un hommage ultime au « Kill’ em All » de Metallica, « Wasp Riot » n’a aucun lien de parenté avec le groupe de Blackie Lawless, ni l’auteur du classique « Fire Down Under ». Ni passéiste, ni conservateur, Dead Child apporte au contraire un souffle de fraîcheur sur une scène metal qui, à force de renier ses origines, prépare inconsciemment le scénario d’un nouveau Spinal Tap…

Une heureuse surprise à l’aube d’un été qui s’annonce très lourd !

 

Fleet Foxes

Sun Giant (EP)

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Petit aperçu de ce que les Fleet Foxes nous réservent dans leur premier opus éponyme à paraître incessamment sous peu en Europe, « Sun Giant » constitue une œuvre introductive des plus enthousiasmantes. En cinq titres et moins de vingt minutes, le quintet fait flancher nos cœurs en s’adressant sans détour à nos âmes. Pour y parvenir, la formation originaire de Seattle introduit de manière inattendue des éléments gospel et Motown au sein de leurs compositions, réinventant habilement le mélange des genres. Elle distille ainsi un folk peu conventionnel, constituant ainsi une série d’hymnes spirituels transgressant les limites inavouées de ce genre musical. Sans concession, les Fleet Foxes font la nique à leurs contemporains, Grizzly Bear et My Morning Jacket en tête, en prenant une longueur d’avance sur eux grâce aux irrésistibles et limpides mélodies des « English House » et autres « Drops In the River ». En attendant la sortie européenne de l’œuvre éponyme, prévue pour la fin du mois d’août, vous pouvez d’ores et déjà réserver une place privilégiée pour ce « Sun Giant EP » dans vos I-Pods et autres accompagnateurs auditifs.

 

Flying Lotus

Los Angeles

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Fin 2007, Flying Lotus nous gratifiait de « Reset », un EP dubstep irrésistible qui a réussi à se faufiler dans les hautes sphères de quelques classements de fin d’année. Bien heureux de nous avoir efficacement mis l’eau à la bouche, le Californien déballe « Los Angeles », un deuxième ouvrage incontestablement supérieur à son prédécesseur, « 1983 », paru en 2006.

Flying Lotus, qui nous avait lâchement largués au milieu de la route, est donc finalement revenu sur ses pas, comme on l’espérait il y a quelques mois (cfr. review « Reset EP »). La portière s’ouvre sur des « Brainfeeder », « Breathe. Something/Stellar Star » et, surtout, « Beginners Falafel » annonçant un road trip des plus planants. La route va être longue et exquise. On le ressent déjà. A travers la vitrine, le panorama semble se métamorphoser. L’interminable rangée d’arbres se met à secouer ses branches. Les troncs ondulent lascivement au son des « Camel » et autres « Melt! ». Avant même de pouvoir prendre exemple sur ces derniers, le véhicule quitte le sol pour poursuivre sa route aux abords de la stratosphère sous les beats monstrueux de « Comet Course » et « Orbit 405 ».

A moins qu’il ne s’agisse uniquement du fruit de notre subconscient, intoxiqué par les dangereusement hallucinatoires « Riot », « RobertaFlack », « Testament » ou l’intense « Auntie’s Lock/Infintum », titre marquant la fin de la virée. On s’extirpe alors du véhicule, complètement déphasés et suants à grosses gouttes. Flying Lotus s’est encore une fois joué de notre état mental. En nous refourguant sa meilleure marchandise jusqu’à présent, le DJ vient de s’assurer une clientèle fidèle qui en redemandera encore et encore, jusqu’à l’arrêt complet de toute activité cérébrale.

 

Eric Gales

The story of my life

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Eric Gales est né à Memphis. Au sein d’une famille de musiciens. Ses deux frères aînés jou(ai)ent de la guitare. Manuel (Little Jimmy King) est décédé à l'âge de 33 ans. En 2002. A l’âge de 16 ans, Eric signait son premier elpee en compagnie de son autre frangin, Eugene. Un opus intitulé "The Eric Gales Band" et paru sur Elektra. En 1991. Cinq ans plus tard, les trois frères commettaient "Left hand brand", une œuvre parue chez House of Blues. Depuis, Eric poursuit une carrière en solitaire, un parcours ponctué par un contrat signé auprès du label de Los Angeles, Shrapnel Records, il y a quelques années. Il y a sorti notamment "Crystal vision" en 2006 et "The psychedelic underground" en 2007. L’écurie se consacre essentiellement au heavy metal, une ligne de conduite clairement perceptible. A l’instar des deux derniers opus, Mike Varney assure la production. Il a également coécrit les  onze plages en compagnie d’Eric. Dès son plus jeune âge, Gales a été plongé dans un grand bain électrique. Celui de Jimi Hendrix. Il n'en est jamais sorti. Tout comme la légende, il est gaucher et afro-américain.

Il démarre tout en puissance par un morceau de métal particulièrement coriace : "Save yourself". Pourtant, sa voix ‘hendrixienne’, caressante, atténue l’attaque implacable. Les cordes évoluent constamment en dérapage contrôlé. Prêtes à bondir à tout instant, elles explorent une large palette d’artifices. Et son éventail de pédales n’y est pas étranger. Eric maîtrise bien son sujet. Il ne trahit aucune faille. Blues électrique séduisant, "I aint no shrink" marque une pause. "The story of my life" lorgne vers le Cream circa 1967. L'époque d'un Clapton découvrant l'aventure psychédélique. La formule trio réunit des quadragénaires. Dont le drummer Colson et le bassiste Steve Evans, un support sans faille. Blues contemporain, "Layin' down the blues" évolue sur un mid tempo. Le timbre d’Eric est serein. Il ponctue chacune de ses phrases par de petits soli nets et précis. La fureur métallique revient à grands pas sur "The sound of electric guitar". Gales étale au grand jour son adresse sur sa panoplie de pédales. L'image d'Hendrix, un petit matin de 1969, alors que le jour se levait à peine sur Woodstock, lorsqu’il s’est mis à célébrer l'hymne national américain sur ses cordes déjantées, est toujours dans la tête de Gales. Et c'est de cette manière qu'Eric a choisi d'introduire le calme "Red, white and blues", un morceau mêlant cordes acoustiques et électriques. Mais cette gentille ballade s’achève dans un ouragan de notes torturées. Gales, le hard rocker, refait vite surface en dispensant des morceaux aussi impitoyables que "Very educated", le boogie métallique "Cut and run" ou encore "Borderline personality". L'artiste libère son mal de vivre sur le long blues lent "You ain't the boss of me" ; mais il épanche ses émotions en manifestant beaucoup de retenue, démontrant ainsi qu’au sein de la famille Gales, on sait ce que blues veut dire! "Brigin' the hammer down" s’achève dans le pur style Cream. Epoque "Disraeli gears" pour les puristes. Mais l’opus n’est pas terminé. On a encore droit à deux bonus tracks. Tout d’abord "You don't move me", un morceau funky destiné à accorder un billet de sortie à la section rythmique. Ses deux membres s'autorisent ainsi chacun leur petit solo! "Gypsy" referme l'album. Presque pop, il est cependant ponctué par une dernière sortie généreuse des cordes.

Jimmy Eat World

Bleed American (Deluxe Edition)

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« Bleed American » constitue pour Jimmy Eat World l’album de la consécration. Publié originellement en 2001, la troisième œuvre du quatuor connaît aujourd’hui une seconde vie sous la forme d’une édition « Deluxe ». Traitement de faveur justifié par le succès conséquent et inattendu de la plaque. Un succès provoqué par la sortie de l’incontournable second single, « The Middle ». Entièrement enregistré et financé par les membres du groupe eux-mêmes après leur éjection du label Capitol, « Bleed American » a finalement impressionné le défunt label Grand Royal qui l’a envoyé dans les bacs internationaux en juillet 2001.

Précédé par le single éponyme, l’œuvre a toutefois dû subir une modification de taille quelques mois plus tard. En effet, après les attaques du 11 septembre, l’intitulé « Bleed American » est jugé trop insensible et déplacé par rapport à la situation politique du pays. Le groupe a donc décidé de rebaptiser le premier single « Salt Sweat Sugar » et son opus en éponyme. Aujourd’hui, le recueil retrouve les bacs dans son appellation originelle mais doublement plus chargé qu’il y a sept ans. Un premier disque présente donc les onze titres initiaux, dont les tubes « Bleed American », « The Middle », « A Praise Chorus » et « Sweetness », auxquels s’ajoutent trois petits bonus issus de divers EPs. La seconde partie est, elle, consacrée à une série de dix-huit B-Sides, versions ‘live’ et autres démos, parmi lesquelles une excellente reprise du « Firestarter » de Prodigy et un moins efficace « Last Christmas » de Wham. Mais c’est surtout lorsque l’on compare les démos aux versions finalisées que ce second disque prend tout son sens. Les dissemblances entre les deux variantes permettent de témoigner d’un réel travail de composition et de l’excellence des réarrangements. Désormais considéré comme une œuvre pop rock plutôt qu’emocore, le toujours aussi frais « Bleed American » reste, à ce jour, le meilleur ouvrage de Jimmy Eat World.      

 

Judas Priest

Nostradamus

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Mais que se passe-t-il au sein de la plus grosse machine anglaise (après Iron Maiden) d’authentique metal lourd ? Déjà, le nouveau logo sur l’artwork très réussi de « Nostradamus » interpelle et trahit un signe de changement radical. Responsable d’une mode vestimentaire dans l’univers du heavy metal, le combo se livre ici à l’exercice périlleux du concept album, une formule déjà maintes fois explorée. Une double plaque, vingt-trois titres, pour un total de près de 103 minutes de zique.

Mais à l’issue de l’écoute de cet opus aussi attendu qu’un Beaujolais nouveau, on en vient à se demander si le Priest ne cherche pas à saborder son navire. A moins qu’il ne tente de battre le record du monde du Cd le moins vendu de toute l’histoire du hard rock. Car les fans d’Halford et consorts ne se reconnaîtront jamais dans cette nouvelle livraison produite par la paire Tipton/Downing. Une erreur qui pourrait se révéler fatale. Le regard d’un producteur extérieur aurait peut-être permis au groupe d’embrasser de nouvelles perspectives, sans pour autant renier sa fabuleuse marque de fabrique.

Si la voix d’Halford demeure quasiment intacte, les nombreuses interventions de claviers –assurées par le brillant Don Airey– sont à ce point envahissantes qu’elles noient celles des autres musiciens. Pourtant, des titres comme « Prophecy » et le plutôt bien foutu « Revelations » présentent la meilleure facette de « Nostradamus » ; mais la suite proposée sur le premier skeud est loin d’être réjouissante. L’ambiance nécessaire à un tel sujet ne colle absolument pas, et le ‘grand prêtre’ perd sa crédibilité. Plutôt que d’inciter à headbanger furieusement, « War » et « Pestilence and Plague » provoquent bâillements et suscitent l’ennui.

La première rondelle s’achève, mais on est loin d’être au bout de ses surprises. On espère que Judas va enfin balancer la purée, comme à l’époque bénie de « Painkiller » ou de « British Steel ». Mais gare à la claque ! Il faut attendre la fin de la huitième plage, toutes d’une mollesse invraisemblable, pour se prendre en pleine poire deux morceaux indéniablement efficaces. Le choc ! Le titre maître et « Future of Mankind » marquent le retour des guitares acérées et d’un chant agressif, jusqu’à présent, beaucoup imité mais jamais égalé. Un réveil quelque peu mouvementé après ce long passage à vide…

Manifestement, « Nostradamus » aurait pu jouir d’un certain crédit s’il était paru sous la forme d’un projet parallèle. Ou encore, récolter une meilleure évaluation, si le combo s’était limité à sélectionner les meilleurs compos des deux plaques.

Trop ambitieux ou suicidaire ? « Nostradamus » restera pour longtemps, aux yeux des fans purs et durs, une erreur dans la carrière d’un des groupes les plus brillants de toute l’histoire du heavy metal. Néanmoins, nous conseillerons aux plus jeunes de ne rater leur prestation au Graspop Metal Meeting, sous aucun prétexte. Sur scène, Priest demeure une référence absolue !

Lien iTunes :

http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D282805562%26id%3D282805413%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

 

Ibrahim Maalouf

Diasporas

Écrit par

Ibrahim Maalouf, que l’on a pu voir dernièrement aux Nuits Botanique aux côtés de Yaël Naim, distille un savant mélange de jazz et de musique orientale nappé d’une légère couche de musique électronique. Ode aux pérégrinations multiculturelles, « Diasporas » est le résultat de quatre longues années de labeur durant lesquelles le trompettiste a virevolté de Paris à Beyrouth, en passant par Montréal. De ces voyages sont nées onze compositions bien produites mais par trop souvent inégales. En effet, bien que la fusion des genres musicaux de ce « Diasporas » soit quasiment impeccable, Maalouf a parfois tendance à se perdre dans des complaintes interminables (« Last Wishes », « Shadows »). Et lorsqu’il joue la carte de l’audace, le résultat n’est malheureusement pas plus convaincant. En atteste « Missin’ Ya (Night In Tunisia) », reprise du « Night In Tunisia » de Dizzie Gillespie, dont on ne comprend ni les tenants ni les aboutissants. De cette œuvre, on retiendra essentiellement les quelques plages improvisées qui démontrent de la manière la plus adéquate l’étendue du talent du jeune trompettiste. Pas mal, ni plus ni moins. 

 

Marble Sounds

A Painting Or A Spill (EP)

Marble Sounds est le dernier projet de Pieter Van Dessel, personnage également impliqué au sein de Plastic Operator. Dans un style totalement différent du duo electro-pop, le groupe sort son premier Ep intitulé “A Painting Or A Spill”. A la fois doux et mélancoliques, les quatre titres de ce disque naviguent dans les eaux paisibles de l’indie rock. Bien qu’il ait été enregistré à Montréal (Pieter y a séjourné quelques années avant de revenir dans le ‘plat pays’), il identifie un son ‘bien de chez nous’. En effet, la musique de Marble Sounds s’inscrit parfaitement dans la lignée des groupes flamands et hollandais contemporains. Pas étonnant, donc qu’on y recèle des similitudes avec des formations comme This Beautiful Mess ou encore Brown Feather Sparrow.

Hormis “Something that we’d never do”, coécrit en compagnie d’Ivy Smets, il est le responsable de l’écriture (lyrics et musique) de tous les morceaux. Cependant, Van Dessel n’est pas seul pour mener ce projet. Il a ainsi reçu la participation de Johan De Coster (Soon) à la batterie ; mais également de collaborateurs circonstanciels : Alexandre Champigny à la guitare (“Redesign”), Ivy Smits aux vocaux (“Something that we’d never do”) ainsi que du chanteur/compositeur canadien Baptiste aux backing vocaux (“Redesign” et “Good occasions”).

Un début plus que prometteur pour Marble Sounds, mais également un  artiste à surveiller de très près.

 

Colin Meloy

Colin Meloy Sings Live !

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Tête pensante des Decemberists, Colin Meloy s’est offert en 2006 une petite escapade en solitaire sur les routes américaines, emportant dans ses bagages une guitare acoustique pour seul matériel. De New York à Los Angeles en passant par Chicago, l’interprète a tranquillement parcouru le pays afin de s’offrir deux petites semaines d’entretiens privés entre lui et son public. Deux ans plus tard paraît « Colin Meloy Sings Live ! », le fruit d’une virée qui risque de rendre vert de jalousie la majorité des fans internationaux du bonhomme. Et pour cause, il n’a pas consenti à emporter sa gratte sèche en dehors des frontières états-uniennes.

Quelques privilégiés ont donc pu se régaler de versions dépouillées de plusieurs compositions des Decemberists, interprétés en solo par leur géniteur. Celui-ci parcourt ainsi le meilleur de la discographie de sa formation (« Here I Dreamt I Was An Architect », « On The Bus Mall », « The Gymnast, High Above The Ground », « A Cautionary Song ») mais ne se gêne pas pour présenter également le plus mauvais de ses écrits tel qu’un « Dracula’s Daughter », fredonné avec dérision.

Excellente transposition live contenant quelques clins d’œil aux idoles de l’interprète (Pink Floyd, Shirley Collins, R.E.M.), « Colin Meloy Sings Live ! » aurait néanmoins pu inclure l’un ou l’autre extrait de « The Crane’s Wife », dernier essai des Decemberists, publié quelques mois après cette tournée. Mais au terme de l’œuvre, on reprochera principalement à l’homme d’avoir snobé le reste d’un monde qu’il lui reste pourtant encore à conquérir.

Shawn Mullins

Honeydew

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Shawn Mullins est actif sur la scène musicale depuis près de deux décennies. Baptisé du doux titre “Honeydew”, son nouvel opus le dépeint dans un style au sein duquel il excelle ; c’est à dire un mélange de folk, de rock et de country. Toutes les chansons sont d’ailleurs essentiellement tramées sur la guitare sèche et la voix du chanteur. Une structure de base sur laquelle viennent se greffer toute une série d’instruments comme des percussions, un orgue et un harmonica. Et même une guitare électrique dont la sonorité peut même rappeler celle du soliste d’Aerosmith sur “Cryin’”; mais de là à comparer les deux artistes, il y a un pas que je ne franchirai pas. Dans le style, le risque de basculer dans la monotonie est souvent flagrant. Heureusement, Shawn parvient à éviter ce piège. Il nous invite à participer à une longue balade, transitant par les montagnes, le désert, traversant rivières et forêts, sans jamais prendre le temps de reprendre son souffle. L’artiste passe de la tristesse à l’allégresse, de la country au rock, en manifestant une homogénéité surprenante.

Côté textes, Shawn dépeint, au cours des douze morceaux du dernier opus, des personnages typiquement américains. Il raconte également leurs histoires, leurs aventures, leur vécu. “The Ballad Of Kathryn Johnston” narre ainsi les péripéties d’une femme qui ne se sent plus en sécurité. Et elle s’achète un fusil. Une arme qu’elle finira par utiliser par erreur contre un policier. “Homeless Joe” nous parle d’un musicien SDF. Il vit à Atlanta et dort dans la rue. Il ne dispose pas de foyer, mais est heureux de son sort, car il compose de la belle musique. “See That Train” relate l’aventure d’un amant abandonné près d’un château d’eau par sa fiancée, alors qu’il dormait. Quant à “Fraction of a Man”, il décrit le parcours d’un représentant commercial. Avalant les kilomètres à longueur de journée, il noie sa solitude dans l’alcool.

“Honeydew” est un album de toute bonne facture. Très agréable à écouter, il se démarque de la programmation formatée proposée sur la plupart de stations radiophoniques FM. En outre, rien de tel qu’un peu de Shawn Mullins pour agrémenter des soirées entre amis, autour d’un feu de camp.

The Ting Tings

We Started Nothing

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L’honnêteté paie. La preuve par cette première œuvre des Ting Tings dont l’intitulé résume à merveille la démarche du duo. « We Started Nothing », déclarent-ils avec fierté. Jules De Martino et Katie White surfent donc sur la vague pop aux accents électroniques la plus hype possible, composant des ritournelles aux refrains obsédants et aux mélodies entraînantes. Usant de formules mille fois usitées, The Ting Tings n’en ont rien à foutre et le démontrent en dix petites leçons. S’approprier un genre musical ne leur semble pas constituer une priorité. Pas vraiment un tort, au vu des innombrables ‘next-big-things’ qui s’y attèlent chaque semaine en échouant lamentablement. Le duo, lui, accepte la situation et crée de la zique dans l’unique but de secouer le derrière de son auditoire et lui esquisser un sourire aux lèvres. Les mélodies de « Be The One », « Fruit Machine » ou des inévitables « Great DJ », « Shut And Let Me Go » et « That’s Not My Name » sont de celles qui vous obsèdent jusqu’à la nausée. Symptôme dévoilant une formule manifestement gagnante. Et si la nouvelle définition de l’originalité en était justement son absence ?

Lien iTunes : http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D279720524%26id%3D279720477%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

Un double Dvd pour Within Temptation

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C’est le 22 septembre que paraîtra « Black Symphony », un double Dvd immortalisant le concert accordé en février dernier à Rotterdam, en compagnie du Metropole Orchestra, une chorale polyphonique et quelques invités prestigieux comme Keith Caputo (ex-Life Of Agony), Anneke van Giersbergen (The Gathering) et George Oosthoek (Orphanage). Pour votre info, sachez que Within Temptation se produira lors des festivals d’été, et en particulier  au Pukkelpop ainsi qu’à Rock En France.

Pour plus d’infos : http://www.within-temptation.com

 

 

Les cicatrices de Broadway

Écrit par

Daron & John (respectivement guitariste et batteur de System Of A Down) viennent de fonder Scars on Broadway. Eponyme, leur premier opus paraîtra ce 25 juillet. Il sera précédé par la sortie du single qui sera diffusé en radio dès cette semaine. Le projet sera davantage axé sur la musique électronique.

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/scarsonbroadway

 

Les cordes chimiques de Sterolab

Écrit par

La bande à Laetitia Sadier et Tim Gane sortira un nouvel album ce 18 août. Il s’agit du onzième de Stereolab. Le sessions d’enregistrement se sont déroulées au sein de leur studio Instant Zero, à Bordeaux, en compagnie du claviériste/technicien Joe Watson derrière les manettes.

Tracklisting :

1.  Neon Beanbag
2.  Three Women
3.  One Finger Symphony
4.  Chemical Chords
5.  The Ecstatic Static
6.  Valley Hi!
7.  Silver Sands
8.  Pop Molecule (Molecular Pop 1)
9.  Self Portrait with "Electric Brain"

10. Nous Vous Demandons Pardon
11. Cellulose Sunshine
12. Fractal Dream Of A Thing
13. Daisy Click Clack
14. Vortical Phonotheque

Pour plus d’infos :

http://www.4ad.com/stereolab
http://www.stereolab.co.uk
http://www.myspace.com/stereolab

 

Les Rascals se ‘rascalisent’…

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“Rascalize”, c’est le titre du nouvel elpee des Rascals qui paraîtra ce 8 septembre. Il a été enregistré sous la houlette de Ben Hillier (The Horrors, Blur, Elbow) à Londres.

Tracklisting :

1. Rascalize
2. Out of dreams
3. Bond girl
4. The glorified collector
5. Fear invicted into the perfect stranger
6. Does your husband know you are on the run
7. I’d be lying to you
8. Freakbeat phantom
9. People watching
10. Stockings to suit
11. How do I end this?
12. I’ll give you sympathy

Pour plus d’infos : http://www.therascals.co.uk

 

 

Une compile de singles pour Biffy Clyro

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Responsable à ce jour, de trois albums et d’une floppée de singles, Biffy clyro a décidé de sortir une compile réunissant ses singles. Elle paraîtra en juillet et est consacrée à une période qui s’étale de 2001 à 2005. Ce qui explique son titre “Singles 2001-2005”.  

Tracklisting

1) 27
2) Justboy
3) 57
4) Joy.Discovery.Invention
5) Toys Toys Toys Choke, Toys Toys Toys (Single Version)
6) The Ideal Height (Single Version)
7) Questions And Answers
8) Eradicate The Doubt
9) There's No Such Thing As A Jaggy Snake
10) Glitter And Trauma (Single Version)
11) My Recovery Injection (Single Version)
12) Only One Word Comes To Mind (Single Version)

Pour plus d’infos : http://www.biffyclyro.com

 

L’oversose mortelle de Toxic Holocaust

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Le nouvel opus de Toxic Holocaust paraîtra ce 8 septembre. Il s’intitulera “An Overdose Of Death”. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au Soundhouse Recording, sous la houlette de Jack Endino (High On Fire, Zeke, Dwarves).  

Pour voir un épisode de leurs sessions d’enregistrement : http://www.youtube.com/watch?v=HQNUpGTGz_U

Pour plus d’infos : http://www.toxicthrashmetal.com

Santogold

Santogold

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Pas la peine de chercher plus loin. Santi White, alias Santogold, est sans conteste la touche de Midas de l’été 2008, comme en témoignent les incalculables critiques élogieuses. Cet engouement, elle le doit à un premier essai éponyme brillamment produit et recélant onze compos à la fois exubérantes et fouillées. Virevoltant du pop-rock (« I’m A Lady », « Lights Out ») au reggae (« Shove It », « Unstoppable ») en passant par l’indietronica (« Creator », « Anne ») et la new-wave (l’immanquable single « L.E.S. Artistes »), Santogold jongle entre les styles musicaux avec une aisance et une cohérence remarquables. Après avoir officié pendant quelques années comme employée au sein d’Epic Records, puis produit quelques recueils et composé plusieurs morceaux pour divers artistes, la jeune MC originaire de Brooklyn semble avoir enfin trouvé sa voie.

Assurément, des titres tels que « Creator », « Starstruck » et « Unstoppable » lorgnent légèrement du côté de M.I.A.. Mais que l’on ne s’y trompe pas ; bien que la presse ait une fâcheuse tendance à comparer systématiquement ces deux artistes, le seul point commun entre Santogold et M.I.A. procède de leur capacité à enchaîner tubes sur tubes et forcer les auditeurs à l’accoutumance. L’obsédante tuerie pop « You’ll Find A Way » suffit seule à appuyer cette affirmation. Frais et excitant, ce « Santogold » est d’ores et déjà une référence. A bon entendeur…