Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Earth

The Bees Made Honey In The Lion’s Skull

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Rarement un groupe aura aussi bien porté son nom: Earth, c’est la terre dans sa matérialité la plus boueuse, la plus lourde. Depuis sa formation, opérée au début des années nonante, le groupe ne cesse de réaliser de longs travelings au ras du sol : la gravité érigée en expérience musicale, esthétique. Une expérience lente et suffocante, parfois éprouvante, représentative de ce sous-genre du metal, le Drone, dont Earth est un des plus importants représentants aux côtés des terrifiants Sunn O))).

A l’écoute de ce nouvel opus, il apparaît cependant que la référence au métal n’est plus si évidente. Earth a en effet eu la bonne idée de varier son propos, en conviant notamment le légendaire guitariste de jazz, Bill Frisell. Celui- ci apporte une touche de légèreté en contrepoint aux arpèges apocalyptiques de Dylan Carson et à la rythmique imperturbable d’Adrienne Davies. Instrumentale, toujours hypnotique et extrêmement lancinante, la musique de Earth prend ainsi, sur certaines plages, une tournure jazzy bienvenue, renforcée par le jeu d’orgue subtil de Steve Moore.

Le groupe a le mérite de fouler des contrées inexplorées, quelque part entre post- rock, heavy metal (voir la pochette, kitsch à souhait) et jazz rock progressif des années septante.

Si l’expérience s’avère étourdissante pour qui prendra la peine de s’y abandonner, il sera toujours difficile au néophyte de pénétrer l’univers souvent glauque, voire malsain, de Earth. Et pour que votre info soit complète, on vous rappelle que la formation se produira au festival de Dour ce 20 juillet.

 

Empyr

New day (Single)

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On a presque assisté à une émeute chez les fans de Kyo, quand en 2005, Benoît Poher a décidé d’octroyer une pause à sa poule aux œufs d’or. Qu’ils se rassurent ! Après un détour par la comédie musicale, ce dernier a décidé de reprendre du service en montant un nouveau projet aux ambitions à la mesure du nom choisi. Empyr propose ici un titre percutant afin de mettre son public en appétit avant la sortie de l’album, « The Peaceful Riot ».

Entouré de la crème des gentils rebelles du rock français (Watcha, Pleymo,…), Benoît  repart donc sur les sentiers balisés par son ancienne formation. Et, comme d’habitude, ça se tord de douleur à tous les étages : du romantisme exacerbé des voaux évoquant comme jamais les grands frères de Muse au lyrisme dégoulinant de l’instrumentation, en passant par les poses contrites des musiciens.

Néanmoins, on a vu bien pire dans le genre : sous une production dopée aux hormones, la ligne mélodique est plutôt agréable et l’énergie communicative. Ce titre, chanté en anglais, fera un carton auprès des adolescents bouillonnants de mal-être sous leurs couches de Biactol et devrait provoquer assurément une hystérie générale, dans les premiers rangs des spectateurs du festival des Ardentes, où le groupe se produira ce 10 juillet.

Melody Gardot

Worrisome heart

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Victime d’un accident de circulation à 19 ans –alors qu’elle circule en bicyclette, elle est renversée par une voiture, et s’en sort avec de multiples fractures– Melody Gardot porte encore aujourd’hui les séquelles de cette mésaventure. Souffrant de névropathie, elle s’aide d’une canne pour marcher, porte des lunettes fumées et doit régulièrement avoir recours à un stimulateur pour soulager ses douleurs névralgiques. Et finalement, c’est à l’initiative de son médecin qu’elle a décidé de composer. C’est bien connu, la musique constitue une thérapie universelle. Sa carrière musicale a commencé à l’âge de 16 ans. Elle se produisait alors le week-end dans les bars. Et son répertoire était alors constitué de reprises (Duke Ellington, Mamas & The Papas, Radiohead, etc.)

Après avoir concocté un premier Ep intitulé « Some Lessons - The Bedroom Sessions », elle nous propose son premier elpee. Et il faut reconnaître que pour une artiste de 22 ans, le résultat est assez probant. Un disque pour lequel elle a reçu le concours de musiciens notoires. En l’occurrence le guitariste Jef Lee Johnson (George Duke, Aretha Franklin), le claviériste Joel Bryant (Aretha Franklin, Harry Connick Jr.), et le trompettiste Matt Cappy (Jill Scott, Kirk Franklin). Evoluant quelque part entre pop, trip hop, blues et jazz (surtout !) les dix plages de cet opus nous plongent au cœur d’une ambiance feutrée, nightclubienne, apaisante. Etonnant lorsqu’on sait que les lyrics sont parfois douloureux (NDR : le titre maître !), reflétant l’inévitable mal-être de l’artiste. Pourtant, bercé par le timbre velouté, sensuel, indolent de Melody, rappelant parfois Norah Jones voire Diana Krall, on ne peut que succomber à un tel charme et à un tel enchantement.

 

Al Green

Lay It Down

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Retiré de la scène musicale depuis un certain temps, pour se consacrer davantage à sa mission de pasteur, Al Green a opéré, depuis quelques années, un come-back particulièrement réussi. Ce troisième album constitue un hommage très marqué au son imaginé par le producteur Willie Mitchell, pour le label de Memphis ‘Hi Records’, une écurie au sein de laquelle militait Al mais aussi l’essentielle Ann Peebles.

Coproduit par James Poyser et ?uestlove (Roots, D’Angelo, Erykah Badu, etc.), « Lay It Down » bénéficie aussi de la participation de Corinne Bailey Rae, John Legend et la section cuivres des Daptones, collaborateurs de Sharon Jones, Joe Bataan et… Amy Winehouse. Une équipe de rêve responsable d’une belle réussite artistique. « Lay It Down » soutient la comparaison avec les albums du grand Al produits dans les années septante. Les mélomanes apprécieront la pure perfection musicale de l’elpee mais aussi ces titres très inspirés qui chantent plus les amours terrestres que les contemplations divines sensées avoir occupé l’esprit d’Al Green ces dernières années. La voix de notre homme ne semble d’ailleurs pas avoir souffert du temps qui passe, tant elle est à l’aise dans tous les registres.

Un tout bon disque de soul à l’ancienne, à mettre entre toutes les oreilles !

 

Isis

Holy Tears (Maxi)

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Pour célébrer les 10 ans d’existence d’Isis, Ipecac vient de sortir ce maxi-single consacré à « Holy tears », compo qui figurait sur le dernier album « In the absence of truth ». Le disque recèle également une version ‘live’, immortalisée au Continental Airlines Arena et une autre vidéo réalisée sous la houlette de Dominic Hailstone. Sans oublier le remix « Not in rivers, but in drops », opéré par les Melvins. Un véritable honneur pour la formation de Los Angeles qui a toujours considéré la bande à Buzz Osborne, comme une des ses influences majeures.

Judge Bone & Doc Hill

Big bear's gate

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Tuomari Nurmio est finlandais. C’est une véritable légende vivante du rock'n'roll dans son pays. Il s'y est d'ailleurs toujours exprimé dans sa langue maternelle. Pourtant, cet universitaire (NDR : il est diplômé de la faculté de droit) a décidé de se mettre à langue de Shakespeare. Histoire de mettre tous les atouts dans son jeu pour obtenir une certaine reconnaissance internationale. Il aurait pu être juge (tuomari en finnois) mais a opté pour les voies musicales. Il a choisi pour adjoint, Markku Hillilä… un médecin! Manifestement, le duo –qui a choisi pour patronyme Judge Bone et Doc Hill– ne manque pas de matière grise. Le bon juge signe l’intégralité de cette "Porte du Grand Ours". Les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans le garage du disciple d'Hippocrate. Doc affiche le physique décharné et le regard plutôt énigmatique, un grain de folie attaché aux paupières, il tient ses guitares rageusement près du corps. Il aime le blues, la musique country et le rock. Il emporte le tout dans son laboratoire expérimental avant de le transborder dans son univers déjanté.

Le titre maître ouvre l’elpee. Les accents métalliques de la guitare sont découpés sur le fil du rasoir. La voix semble venir d'outre-tombe. Les percussions se concentrent autour des cordes. Les règles du jeu du blues ont bien changé depuis l’époque au cours de laquelle les sonorités émergeaient des Collines du Nord Mississippi. C'est-à-dire les créateurs du son Fat Possum. Manifestement, c’est le message dispensé par "You hate me and my stepson hat". Le monde est bien cruel et difficile à vivre. Boogie se consumant sur des braises incandescentes, "Do the Hoodang" célèbre une danse macabre. Bone y répète indéfiniment son message de terreur. Plus classique, "Down to the cold cold ground" trace une ligne mélodique qui relève presque d’un monde ordinaire. Il chante nerveusement des lyrics destinés à forcer un passage au creux de nos méninges, ébahies par cette audace. Judge Bone a l'intelligence de varier son répertoire. En solitaire, il est capable de se frotter à du folk blues de bonne facture. A l’instar de "Bonnie George Campbell". "Ramona" baigne au sein d’un climat plus pop, même si l'attaque des cordes se révèle particulièrement nerveuse ou encore sur "Seventeen and in misery", un tantinet plus débridé et nous entraînant à la limite du délire. Et au sein de cet univers un peu fou, le juge semble raffoler des rechutes spectaculaires. Il assène ainsi des riffs menaçants, meurtriers même, à "Buffalo's Bone" ou encore à "Fare thee well". Un combat mené à la manière du Magic Band d'un certain Captain Beefheart, sous son meilleur jour. Deux titres de rockabilly sont susceptibles de perturber les esprits : "15,000 head" et "Train train train". Un peu comme si la magie des studios était parvenu à ressusciter Elvis Presley au cœur du berceau de Fat Possum. L'atterrissage s’opère en douceur. Et nous permet de quitter cette œuvre l’âme en paix. Voire même de célébrer un hymne à la joie : "I let the angels do the dreaming". Si « Big bear's gate » est un opus fort intéressant, il nous permet surtout de découvrir les multiples facettes exaltées et exaltantes du Juge Bone…

 

Les Shades

Le Meurtre de Venus

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Venus à été assassinée ? En voilà une surprise. La deuxième surprise, c’est que l’équipe de détectives en charge du dossier, n’est composée que d’ados post-boutonneux, répondant au nom de Les Shades. Leur disque a été enregistré sous la houlette de Betrand Burgalat qui les a accueillis dans son lupanar personnel de Montreuil. Les cinq membres du groupe dépassent donc à peine la majorité sexuelle. Pourtant, ils tentent déjà de nous parler des désillusions de l’amour. Je pouffe ! Et je me le permets sans scrupules. J’entends d’ici les critiques, me taxant de vieux con, de réac qui n’accepte pas ‘la-vague-déferlante-d’une-jeunesse-rockeuse-sur-les-traces-de-leurs- aînés’. Que nenni ! J’applaudis en général l’audace et l’âge n’a pas d’influence dans cette démarche. Mais les 12 plages que recèle « Le Meurtre de Venus », présentés comme ‘Le nouveau rock garage’, me fait beaucoup trop penser aux BB Brunes sous lexotan. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs, que les combos sont potes. Des refrains un peu ‘bateau’, un univers aseptisé, et une armada de fans qui les adulent sont les éléments qui finissent par les rendre siamois. Tout ceci n’empêche pas le succès incroyable que leur témoigne le public. Derrière la volonté d’intellectualiser un rock teenager, « Le Meurtre de Venus » se veut sérieux et de qualité. On ne peut pas nier, en effet, certaines qualités sonores dans leur chef. On ne peut pas dire non plus, qu’ils ne maîtrisent pas, pour leur jeune âge, le médiator et les fûts de manière prometteuse. Mais de là à les porter au nues, et les afficher comme la solution, comme le lien qui réunit les générations antérieures du rock’n roll, on met clairement la charrue avant les bœufs. Espérons pour eux, qu’ils prendront de l’âge et de la maturité ; et surtout qu’on leur en laisse le temps. C’est signé chez Tricatel, voilà certainement le seul point qui me surprend vraiment dans cette histoire.

 

Madcon

So Dark The Con Of Man

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Déjà des superstars dans leur Norvège natale, les emcees Tshawe Baqwa et Yosef Wolde-Mariam proposent un rap très mélodique qui n’est pas sans rappeler les travaux d’Andre 3000 au sein d’Outkast. “Beggin’”, une belle reprise d’une chanson des Four Seasons, est déjà un tube en Norvège et truste déjà les ondes F.M. belges.

“So Dark The Con Of Man » exploite la recette gagnante de “Beggin’”: un flow mi rappé/chanté et des productions archi efficaces qui s’aventurent du côté des sons caraïbes (reggae, reggaeton et sons cubains) tout en restant dans un contexte hip hop moderne.

Ce qui est perdu en variété (l’opus est un peu uniforme) est récupéré en efficacité: le disque regorge de tubes susceptibles d’être chantés dans sa salle de bains ou de cavalcades à danser sur les pistes. “Liar”, “Blessed”, “Me & My Brother”, “Dandelion” (très Pharrel Williams), le reggae “Let it Be Known” (NDR : il sample sans le créditer le “Run Run” de Delroy Wilson). Ce sont les quelques réussites jalonnant ce « So Dark The Con Of Man », un elpee destiné à celles et ceux qui sont incapables d’attendre la sortie du prochain album des Black Eyed Peas.

 

Matmos

Supreme Balloon

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Jamais à court de concepts étranges à transférer sur disque, le duo électronique américain a cette fois-ci décidé d’enregistrer un disque sans utiliser de micro. Tous les sons de « Supreme Balloon » sont donc générés par une batterie de synthétiseurs de toutes les époques, qui rendront jaloux les collectionneurs. Du Moog au Arp en passant par le Coupigny (vieux synthétiseur de l’I.N.A. utilisé par les compositeurs de musique concrète), les instruments de culte ne manquent pas.

Les sept pièces musicales (dont une dépasse les vingt minutes) réunies sur ce « Supreme Balloon » convient l’auditeur à un voyage décalé dans un monde un peu grotesque et désuet. Les hostilités débutent par « Rainbow Flag », une sorte de bossa moqueuse et flasque traversée de sons ‘bruissants’. Dans le même style, « Les Folies Françaises » pastiche les travaux de Wendy Carlos, pionnière du Moog dont les adaptations de Bach ont été largement utilisées par Kubrick dans Orange Mécanique. Moins anecdotique, « Mister Mouth » est rehaussé par la présence de Marshall Allen (Sun Ra Arkestra) à l’‘Electronic Voice Instrument’ (un oscillateur vocal). Cette pièce évoque les travaux décalés de Mr Oizo. Une espèce de funk futuriste qui part dans tous les sens, mais aussi un des sommets créatifs de l’album. Le titre maître s’étale sur plus de vingt minutes. Il semble avoir été conçu pour illustrer un documentaire. Guère passionnant, il soulève cependant la question de la vie extra-terrestre.

A l’atterrissage, l’album séduit plus par la qualité indiscutable de la recherche sonore du duo que par la qualité des titres proposés. Hormis l’un ou l’autre morceau (« Polychords », « Cloudhoppers »), il ne suscite guère d’intérêt. Et si vous êtes patients, après dix minutes de silence, vous avez encore droit à un bonus track. Une sorte de titre house dont le traitement dub est finalement assez convaincant…

 

Quinteplus

So far way so close

Écrit par

Fondée en 1969 par Santiago Giacobbe et Jorge Gonzalez, Quinteplus est une formation argentine qui a toujours manifesté une grande admiration pour le jazzman américain Cannonball Adderley. Vampisoul réédite l’unique album de ce groupe de jazz, un disque entregistré en 1971, qui bénéficie, pour la circonstance de quelques bonus tracks immortalisés ‘live’. 

L’influence de Cannonball Adderley est manifeste : les mélodies soutenues par des cuivres très r&b mènent la danse et les rythmiques sont musclées (écoutez la batterie proto hip hop de « El Marques »). On nage aussi en plein jazz électrique, un moment où les musiciens du genre ont commencé à aller voir ce qui se passait du côté de la musique pop et rock mais aussi au cœur des musiques traditionnelles. Pour personnaliser quelque peu son expression sonore, Quinteplus ajoute cependant à son jazz très yankee de petites touches percussives argentines. Néanmoins, il faut une nouvelle fois souligner que leur musique doit beaucoup (trop) à ses maîtres américains.

 

Terry Riley

The last Camel in Paris

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Né le 24 juin, à Colfax, en Californie, Terry Riley est considéré comme un des fondateurs de la musique répétitive et minimaliste. Automne 1978, il part en tournée mondiale. Il y expérimente un générateur de delay créé par le technicien Chester Wood, module qu’il couple à son orgue Yamaha YC-45D. Le 10 novembre, son périple passe par le Théâtre Edouard VII de Paris. Il y accorde un concert absolument remarquable, teinté d’orientalisme, un set considéré comme un de ses chefs-d’œuvre dans le domaine de l’improvisation. C’est cette prestation qui a été immortalisé sur ce compact disc. Intitulé « The last Camel in Paris », c’est une relecture de « Shri Camel », paru alors en été de la même année. A l’issue de cette tournée, Riley va définitivement abandonner les concerts d’orgue électrique. Si vous êtes accros à la musique électronique, je vous invite à potasser la discographie de cet illustre personnage, histoire de bien comprendre que l’électro ne date pas de la fin du XXème siècle…

 

Butthole Surfers en Belgique

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On vous l’annonçait il y’a quelques jours, les Butthole Surfers sont de retour dans le line-up original de 1981. Ils seront de passage pour un concert unique en Belgique le 17 juillet au Minnemeers à Gand. Plus d’infos : http://www.democrazy.be

M.I.A. à la retraite ?

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M.I.A. a annoncé lors de sa prestation au Boonaroo Festival (US) qu’il s’agissait là de son tout dernier concert. Elle préfèrerait se dévouer totalement à la composition de nouveaux morceaux. La tournée britannique de la jeune femme vient d’être annulée. S’il ne s’agit pas d’une intox afin de porter l’attention sur elle, la prestation de la Sri-lankaise au festival des Ardentes, le 12 juillet à Liège devrait également en pâtir…

Les volatiles de Mogwai

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Le prochain disque de Mogwai s’intitulera finalement « The Hawk is Howling » (non pas « The Hawk is Down » comme annoncé précédemment). Il paraîtra le 22 septembre et en voici l’intéressante tracklist :

01. I'm Jim Morrison, I'm dead
02. Batcat
03. Danphe and The Brain
04. Local Authority
05. The Sun Smells Too Loud
06. Kings Meadow
07. I Love You, I'm Going To Blow Up Your School
08.
Scotland’s Shame
09. Thank You Space Expert
10. The Precipice

Le EP porte-drapeau, « Batcat », contient donc non pas un inédit mais deux puisque le morceau « Devil Rides » ne paraîtra pas dans le nouvel essai (Cfr. news « 2 Mogwai pour la rentrée). « Batcat EP » sera dans les bacs le 8 septembre.

 

Musiczine sur Myspace

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Le Myspace de Musiczine a rouvert ses portes virtuelles depuis quelques mois. Venez nous donner vos avis sur notre site ou tout simplement nous faire un petit coucou à l’adresse suivante : http://www.myspace.com/musiczinenet

C’en est fini pour le Magasin 4

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Le Magasin 4 vit ses derniers instants. La salle de concert devra fermer ses portes dès la fin du mois de juin. En cause, le propriétaire de l’immeuble. Celui-ci aimerait modifier son bien immobilier en une série de lofts. Bien plus rentable. Les gérants de la sympathique salle de concert cherchent d’ores et déjà un nouveau lieu pour accueillir leur public. Ces 15 dernières années, le Magasin 4 a accueilli d’innombrables artistes rock, ska, punk, dub, métal, etc. Parmi eux, The Ex, The Hives, Les Hurlements d’Léo, 31Knots, et beaucoup d’autres… Une petite série de soirées de clôture aura lieu ces 26, 28 et 29 juin.

Montrez votre soutien à la salle et ses organisateurs en signant la pétition à cette adresse-ci :

http://www.lapetition.be/en-ligne/soutien-au-magasin4-la-salle-de-concert-bruxelloise-2465.html

My Brightest Diamond

Une skateuse à l’opéra

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Petit mètre 60, sweat capuche aux mille têtes de morts, coiffure surmodelée de diva, Shara Worden est l’incarnation du contraste. Tantôt maturité et naturel lui donnent l’aura d’une femme fatale, tantôt indécision et pudeur ravivent son air de moineau égaré. Les propos sont réservés, orientés, puis on saisit une accroche; un accordéon sur la pochette –non, je n’en joue pas ! C’est mon père !– et c’est l’occasion de tisser le fil de l’histoire familiale d’une sensibilité musicale ; les rêves de gamines, les vocalises à l’âge de 7 ans, la formation ‘classique’. Mais alors, les têtes de mort sur le sweat ? Là, les résistances tombent et la posture sage et posée s’effiloche aussi vite que jaillissent les réminiscences. Clins d’œil amusés et elle se raconte enfin ; une ambition d’opérette, une passion de skateuse puis une audition à la limite de l’échec car l’élève tardive –étourdie ou impertinente ?– entre en scène toujours munie de ses skates. Une sérieuse réprimande, un choix, un tournant décisif et, les skates au placard, c’est la musicienne qui triomphe. Tout sourire après ces incursions dans de doux-amers souvenirs et, enfin, Shara Worden rayonne autant que sa voix grave et troublante. Puis la vie reprend son cours. Jolie rencontre pour un joli album ; mille dents de requins et à peu près autant de frissons.

Certaines chansons du deuxième album ont été écrites avant la sortie du précédent, “Bring me the workhorse”. Pourquoi ne pas les avoir intégrées?

Je m’explique. Au début, j’ai voulu distinguer les chansons enregistrées en compagnie du ‘String quartet arrangement’, parce qu’elles semblaient mieux coller ensemble; mais au fil du temps, j’ai commencé à embrasser une nouvelle approche du répertoire et à le trouver plus proche, plus homogène. Là j’ai pensé, c’est vrai, que les chansons « Pluto’s moon » and « Goodbye forever » auraient pu très bien figurer sur le premier album ; par contre « Inside a boy », « The ice and the storm » et « From the top of the moon » sont des nouveaux morceaux. Je les ai composés l’année dernière et ils sont vraiment liés à ce nouveau cd.

Veux-tu dire que tu étais vraiment dans un autre état d’esprit ?

Oui, je crois. Simplement, parce que je ne pouvais pas aller aussi loin qu’avant. Tu vois, sur le premier, la plupart des chansons, je les ai écrites surtout pour moi, au calme. A cette époque, je me contentais d’un concert par mois ; donc elles n’étaient pas spécifiquement destinées à meubler un an de tournée. Par contre, lors du deuxième, j’ai été plus réaliste ; et je me suis dit qu’elles allaient sans doute me servir pendant une année. Alors, qu’est-ce que j’ai envie de jouer ! Mais tu vois, je ne souhaite pas me taper « The diamond » tous les soirs ! A la limite, je n’ai pas trop l’intention de l’interpréter en public. Parce que c’est trop lourd et techniquement extrêmement difficile à reproduire. Et puis ça exige une grande dépense d’énergie.

Et quand as-tu commencé à chanter ?

En fait, je n’ai jamais cessé. J’ai commencé quand j’étais toute petite.

Tu as accompagné Sufjan Stevens, tout un temps ?

Nous avons accompli une tournée au Japon ensemble. C’est un musicien extraordinaire. Ce périple m’a donné l’inspiration pour me lancer dans le projet My Brightest Diamond.

Tu imagines une collaboration avec lui ?

Aucune idée, vraiment ! C’est comme essayer de capturer un papillon ! Sufjan est constamment occupé de zigzaguer. Il est impossible de prévoir sa trajectoire !

Le titre de l’elpee, si j’ai bien compris, les « 1 000 dents de requins » se réfèrent aux mille petits rayons de soleil qui te piquent doucement lorsque tu interagis avec quelqu’un ; ça représenterait donc la distance idéale à garder face aux proches pour être touché sans trop s’exposer… enfin, si j’ai bien compris ?

(rires) Ah ! Maintenant tu comprends combien il est dur pour moi d’expliquer le titre de cet album aux journalistes ! Oui, c’est vraiment l’idée que j’essaie de faire passer ; mais elle demeure très abstraite. Dans toute relation, tu rencontres des dysfonctionnements. Quand tu débranches les connections malsaines, il faut les remplacer par des bonnes connections ; autrement dit, changer sa façon d’aimer. Et j’ai l’impression que la vie c’est ça ; les connections malsaines, c’est l’insécurité, tes propres peurs, tes habitudes, tes façons de te protéger dont tu n’es pas conscient ; alors tu fonces dedans, et c’est en te blessant que ça devient conscient ; là, tu te dis, la prochaine fois que je verrai l’obstacle, je ne foncerai plus dedans ; et donc c’est ça l’équilibre à rechercher, à travers les mille dents de requins.

Sur le morceau « Black’n costaud » figurent des phrases en français. As-tu eu l’occasion de l’apprendre?

Un peu, j’ai pris des cours. Je le comprends mais le parle mal. En fait, ces paroles se résument simplement à quelques phrases issues d’un opéra de Ravel ; la seule ligne que j’ai vraiment changée c’est ‘marmalad’moi’.

Aimerais-tu travailler en compagnie d’artistes francophones ?

Malheureusement, je n’en connais pas beaucoup. J’aime beaucoup les romantiques des années 90. Debussy surtout. C’est toute mon éducation musicale !

Est-ce un choix de se tourner essentiellement vers une formation classique ?

En vérité, je préfère ; car dans le style classique, tu vas plutôt composer ta musique en fonction de l’écriture, alors qu’en rock tu vas peut-être penser les paroles en fonction d’un rythme déjà établi. Personnellement, j’ai plutôt l’envie de conserver une liberté de choix dans l’écriture. Donc j’attache une valeur plus importante au songwriting. C’est la raison pour laquelle j’adopte le profil de type classique. Le rythme y est secondaire, alors qu’il est primordial dans le rock.

Y a-t-il des artistes que tu admires en compagnie desquels tu rêverais de tourner ?

Mais ça serait une véritable torture ! Je fondrais littéralement. J’avoue, ce serait clairement Nina Simone. Je l’aime énormément. Mais vraiment, je me décomposerais sur scène. Et puis j’aurais aimé voir Tom Waits, Peter Gabriel, Sonic Youth… Edith Piaf… Ils sont tous magnifiques.

L’accordéon sur la pochette… C’est bien toi, et pourtant tu n’en joues pas ?

Non, bien vu ! Je n’en joue pas. C’est mon père! Et c’est un symbole fort de ma famille, qui m’a baigné dans la musique. Et puis j’estime que l’accordéon est un pont entre la musique moderne et traditionnelle.

Et l’échelle sur la pochette ?

En fait, j’ai pompé l’idée chez un peintre allemand qui peint toujours des échelles ; c’est un symbole sur lequel il travaille beaucoup. Elle représente le pont entre la terre et le ciel. J’aimais bien cette idée.

« Bring me the workhorse » a été entièrement remixé dans un second album. Projettes-tu de recommencer une semblable expérience pour « A thousand shark’ teeth »?

C’est déjà prévu ! Il y aura plusieurs remixes, mais pas réunis sur un seul disque. Pour la circonstance, le concept impliquera trois artistes différents qui remixeront et produiront 3 EP’s.

Tu aimes aussi les sons électroniques alors, malgré ta formation de classique ?

J’aime tout !

Te sens-tu prêt à enregistrer un album électro ?

Pourquoi pas ! Maintenant, je ne suis pas une experte en matière de technique ; mais il est vrai que j’utilise les programmes informatiques pour enregistrer tout moi-même ; donc je pourrais apprendre vite ; je crois. Un jour, qui sait ! Et il est vrai qu’à une certaine époque j’écoutais un large spectre de styles musicaux. Même du punk ! Au collège, je sortais avec mes amis punks et j’étais skateuse. En réalité, j’ai un peu le vertige quand je regarde mon passé. Je me demande vraiment ‘mais qui suis-je au fond ?’ Et je crois que dans ma vie j’ai essayé de me chercher. A travers différentes façons d’être. J’étais une adolescente tourmentée à l’époque et le monde du skate me permettait un peu de sortir ma colère. Mais alors, le contraste, c’est que je me consacrais à l’opéra en même temps. Et j’ai même presque perdu un emploi à cause de mon comportement. Lors d’une audience, à la pause, avec trois collègues, on se rendait sur le parking où il y avait une rampe de skate. Et un jour, j’ai presque raté une épreuve, car j’étais occupée à faire du skate ! Par la suite, je n’ai plus travaillé au sein de cette boîte. Par mesure de prudence, ils voulaient me confisquer mes skates ! C’est vrai que mon attitude n’était pas très professionnelle ; j’ai presque raté mon entrée… J’étais tellement en retard que je suis arrivée sur scène chaussée de mes skates !

Pratiques-tu toujours du skate ?

Non… rires… Ca ne collait pas trop à l’opéra… J’ai fait mon choix !

Album : A thousand shark’s teeth; sortie le 17 juin 2008

 

La culpabilité moderne de Beck

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Produit par Danger Mouse, le nouvel opus de Beck paraîtra ce 7 juillet. Il s’intitulera « Modern guilt ». Beck sera en tournée européenne dès la fin de juin, un périple qui passera par Werchter.

Tracklisting

1) Orphans
2) Gamma Ray
3) Chemtrails
4) Modern Guilt
5) Youthless
6) Walls
7) Replica
8) Soul of A Man
9) Profanity Prayers

10) Volcano

Pour plus d’infos : http://www.beck.com

 

 

Calexico emporté par la poussière…

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« Carried to dust », c’est le titre du prochain opus de Calexico qui paraîtra ce 8 septembre. Il fait suite à « Garden Ruin », paru voici déjà deux ans. Le groupe a bien entendu reçu la collaboration de quelques invités, parmi lesquels figurent Sam Beam, Douglas McCombs et Pieta Brown. Enfin, la bande à Joey Burns et John Convertino se produira le 13 octobre à l’AB de Bruxelles, le lendemain à La Cigale de Paris et le 15 au Paradio d’Amsterdam, dans le cadre d’une tournée mondiale qui débutera ce 20 juin en Allemagne. Il ne serait dès lors pas étonnant de les voir lors de l’un ou l’autre festival d’été…

Pour plus d’infos : http://www.casadecalexico.com/index.php

 

Chat : on en parle de plus en plus

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En guise de porte dérobée pour pénétrer son monde insolite, et dans l’attente des couplets et refrains habillés de pied en cap de son premier album, Chat propose ce premier rendez-vous au coin de sa musique et du feu de ses mots, pour sortir plus vite de l’hiver.

Lorsqu’on évoque l’art de la chanson, que seul un géant comme Serge Gainsbourg pouvait qualifier de mineur, on affirme parfois un peu vite, qu’une voix, simplement accompagnée d’une guitare ou d’un piano, peut suffire pour juger de l’étendue d’un talent. L’assertion n’est pas galvaudée dans le cas de Chat dont les chansons, nées d’un souffle clair en suspension au-dessus d’un clavier d’ébène et d’ivoire, ont été inventées dans le plus simple appareil.

Pas de subterfuge, pas d’arnaque racoleuse dans ces piano-voix qui scintillent comme l’aube chère à Rimbaud. “Alice”, toute en confidences sur un oreiller d’arpèges, est celle qui fait frémir son MySpace depuis quelques semaines déjà. “Have You Ever Been (To Electric Ladyland)”, déconcertante d’aisance, est une reprise insolite et charmante du chef-d’œuvre de Jimi Hendrix que Chat noie sous une cascade de gouttelettes sablonneuses. En français dans les mots, “Harmony” fait tourbillonner comme dans une relation interdite, de celles qui font fantasmer, vibrer fort et dont on chérit le souvenir. Enfin, dans un registre de fugue aux accords impétueux, “R” est à prendre au pied de sa lettre et aux syllabes qu’à coups de griffes, Chat fait s’entrechoquer joyeusement.

Plus tard, au printemps, on citera Radiohead, Gonzales, Feist, Keren Ann, Björk, Bat For Lashes, les Doors ou le Velvet Underground pour mieux cerner la personnalité musicale de Chat, sans toutefois délimiter son territoire. Pour l’heure, on se contentera d’affirmer qu’une star est née, et pas de la dernière pluie.

L’époque n’est plus aux détours, et il faut bien appeler un chat un chat. Cette jeune artiste particulièrement prometteuse n’a pas fini de faire ronronner. De plaisir.

(d’après communiqué de presse)

Et son premier opus, « Folie douce », est prévu pour septembre.  

Pour voir la vidéo de "Harmony"
http://fr.youtube.com/watch?v=LCUbkkqlN54
http://www.wat.tv/video/chat-harmony-moux_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYVAS.html

Et celle d’"Alice" (version pinao) :
http://www.youtube.com/watch?v=JXU0Kjc4CXo
http://www.wat.tv/video/chat-alice-version-piano-k5ia_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYJQ0.html

Pour voir la reprise du "Have You ever Been (To Electric Ladyland)" de Jimi Hendrix

http://fr.youtube.com/watch?v=WYMQDPdfu-Y
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafY4ZD.html
http://www.wat.tv/video/chat-have-you-ever-been-to-p9cy_iedf_.html

 

Pour plus d’infos :  http://www.lamusiquedechat.com et http://www.myspace.com/lamusiquedechat

 

 

Un album rouge pour Weezer.

Écrit par

Le nouvel opus de Weezer est dans les bacs depuis ce 10 juin. Il recèle le single et clip vidéo « Pork and beans », un hommage au phénomène culturel que représente aujourd’hui Youtube. Coproduit par Rick Rubin et Jacknife Lee, il s’agit du sixième elpee du quatuor californien.

Tracklisting

1. Troublemaker    
2. Greatest Man That Ever Lived (Variations on a Shaker Hymn)    
3. Pork and Beans    
4. Heart Songs    
5. Everybody Get Dangerous    
6. Dreamin'    
7. Thought I Knew    
8. Cold Dark World    

9. Automatic   
10. Angel and the One  

Pour plus d’infos : http://www.weezer.com