Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Josh Ritter

The Animal Years

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Songwriter originaire d’Idaho, Josh Ritter signe ici son quatrième album, le premier pour une major. Après « Josh Ritter » paru en 1999, « The golden age of radio » en 2002 et « Hello Starling » en 2003, ce jeune songwriter de 29 ans confirme les espoirs placés en lui. Evoluant dans un registre folk plus que classique, « The Animal years », son nouveau petit rejeton, se révèle en effet de très bonne qualité et devrait lui valoir les éloges des puristes du genre. On ne leur donnera pas tort… De morceaux comme « Girl in the war », la plage d’intro, ou « Here at the right time », clôturant l’album, émanent en effet des effluves de nostalgie qui font paradoxalement chaud au cœur. Jamais très loin de certaines ambiances de Bright Eyes ou Nick Drake, Josh Ritter nous réserve également quelques envolées plus ‘énergiques’ par l’entremise de titres comme « Thin Blue Flame » ou « One More Mouth ». Ce type aime à coup sûr les journées orageuses toutes fenêtres ouvertes, les chaudes et moites nuits de mois d’août, le début de l’hiver. Quelle chance, nous aussi…

Josh Rouse

Subtitulo

Écrit par

Mesdames, messieurs, l’heure est grave. La nouvelle est tombée, Josh Rouse vient de rater un album. Après un premier effort de folk dépressif devenu objet de culte (« Dressed Up Like Nebraska »), le gaillard a enfilé des albums remarquables, pratiquant une pop classieuse et légère toujours pertinente. En point d’orgue, le « 1972 » en forme d’hommage, bourré de chansons parfaites où tous les genres qui l’ont vu naître vivaient à nouveau des jours heureux. La vie de Josh a changé. Il vit désormais en Espagne et c’est probablement les pieds dans le sable qu’il a composé ses nouvelles bluettes. Si de prime abord, se dégage un sentiment d’évidence, il laisse vite une impression de facilité. L’ami ne s’est pas foulé et des chansons de ce calibre, il peut probablement en torcher trois, rien qu’au petit déjeuner. Un bien pâle « Summertime », un instrumental indigent (« La Costa Blanca », si je la tenais celle-là), des arrangements encombrants (« Givin’It Up »), la nouvelle livraison déçoit. Ne parlons pas non plus de naufrage, Mr Rouse nous a quand même mis de côté des perles dont il a gardé une part du secret. « It looks like love » qui garantit la bonne humeur pour la journée, « The Man Who », un duo sucré-salé contant les aventures d’un homme qui ne sait comment sourire (qu’il essaie « It looks like love »). Et c’est ventre à terre que l’on écoute l’immense « Jersey Clowns », histoire d’un homme brisé qui, à elle seule convaincra les adeptes que le détour n’a pas été fait en vain. Reste une voix incroyable, qui comme un ami proche, sait vous rassurer à peine entrée dans la pièce. Et Josh, pour tous ceux qui ont un jour croisé sa route, est un ami pour la vie.

The Phifer Marshall Band

Powerhouse blues

Écrit par

Etabli à Richmond, en Virginie, le Phifer Marshall Band est né en 2001. Un quatuor qui implique la chanteuse/guitariste/harmoniciste Miss Mattie Phifer, le guitariste Rick Marshall, le bassiste Greg Willard et le drummer Dave McNeed. L’an dernier, il a remporté le concours blues organisé par la River City Blues Society de Richmond. Ce qui lui a permis, au cours de ce mois de février, de participer au Memphis International Blues Challenge… qu’il n’a pas enlevé. Le PMB avait déjà commis une démo 5 titres : "In your face goodtime blues".

"Powerhouse blues" constitue donc son premier album officiel. Paradoxalement, cette jeune formation est conduite par des vétérans : Mattie (NDR : qui reconnaît comme influence majeure Big Mama Thornton) se produit sur scène depuis 1967 et Rick depuis 1965! L'opus est découpé en huit morceaux originaux. Dans un style manifestement taillé dans le blues rock ou le rockin' blues. Un style plutôt mélodique, bien électrique, sans jamais tomber dans le hard ou le métal.

Mattie ouvre en rythmique "Don't do that no mo". Rick distille quelques notes d'introduction avant que Miss Mattie n’intervienne au chant. Son timbre est direct. Elle racle le fond de sa gorge pour en sortir tout ce qu'elle possède dans le ventre. Le tempo est assez vif, dynamique, très cadencé. Ce petit bout de femme sort alors un harmonica de sa poche et se met à vider ses poumons. Primaires mais efficaces, les riffs qui ouvrent "Please call daddy" sont saturés d'électricité. La section rythmique impose un tempo assez lourd. Elle soutient le soliste qui peut alors sortir de sa réserve, sans fioriture ; mais Marshall s’en tire plutôt bien. Mattie chante énergiquement et autoritairement tout en soupirant une nouvelle fois, avec acharnement, dans sa musique à bouche. "Mill Hill midge" manifeste davantage de légèreté et de souplesse. Le calme vocal règne. Rick joue dans un style pondéré. Sa voix ne passe pas trop mal la rampe. D’un timbre un tantinet nasillard, il interprète très facilement "You don't know what I want" et "All alone" ; mais lors de ce dernier fragment, en injectant une certaine tension dans l'accompagnement. Le climat s’élève jusqu'à la libération des cordes. L’exercice de style est très rock mais bien ficelé. Nous ne sommes ici pas très loin d’un Wishbone Ash! Cette sonorité imaginée par guitariste anglais Andy Powell introduit l’excellent "I got it bad". L'intensité monte. L'environnement se fait dramatique. La voix dévastée de Mattie est balayée de ces cordes insatiables. L'effet est très réussi. Rick a trouvé la bonne formule. Il s'évade à tout instant, ne laissant aucun répit à sa vocaliste. Tous les musiciens sont chauffés à blanc. Plus rien ne peut les retenir pour attaquer le nerveux "Sold my soul". Marshall écrase ses pédales de tout son poids afin d’en extraire une solution sonore torturée. L'album s’achève en douceur par "After the party", une plage caractérisée par un nouveau solo rock tailladé au rasoir, histoire de nous pousser vers la porte de sortie…

 

 

Neo

La quinta essenza della mediocrita

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Neo est un trio italien, lombard très exactement. Une formation responsable d’une musique expérimentale dans le sens le plus expérimental du terme. Se réclamant notamment de Fred Frith, Mr Bungle et autre John Zorn, l’ensemble péninsulaire nous propose, tout au long de son quatrième elpee, 13 morceaux instrumentaux qui papillonnent entre jazzcore, post-noise, no wave, math-rock et avant-rock, rap ou blues. Vous n’avez rien compris ? Pas grave, moi non plus…

 

Nixon Now

Altamont nation express

Écrit par

A l’écoute de cette rondelle, espiègle autant qu’incisive, il n’est pas difficile d’imaginer l’origine de ce combo : Detroit. D’ailleurs le patronyme de ces quatre garçons, vraiment pas dans le vent, ne laisse aucun doute à ce sujet. Sven Anders, Andi Schmidt, Marc Zimmerman et Stephan Rath ne sont bien évidemment pas des compatriotes du MC5 ; ils nous viennent même du pays de la choucroute. Cependant ils ont entièrement adopté la conception du seventies twisted métal de leurs maîtres ! Cette formation, encore méconnue en 2005, a vu sa cote d’amour sérieusement augmenter ces derniers temps. Force est de reconnaître qu’elle le mérite, vu son souci de se démarquer d’une scène ‘garage’ un peu trop surchargée. Car Nixon Now n’est pas un groupe de stoner comme les autres. Cette communauté toute dévouée au rock n’ roll et qui empeste le kérosène a le souci constant de surprendre ; mais aussi de bousculer les valeurs établies du style, sans pour autant ‘cracher dans la soupe’. « Altamont nation express » étonne par le caractère novateur de ses structures. Un paradoxe, car le groupe n’a rien inventé, mais a réussi à donner un souffle nouveau au style Detroit. Comment ? En y apportant davantage de fun et d’éléments qui évoluent parfois à la limite du glam rock métal cher à Motley Crue et à Cats in Boots.

 

 

NOFX

Never Trust a Hippy

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Depuis « Pump Up the Valuum » et leur éviction de l’écurie Epitaph en 2000, les vénérables NOFX sont revenus chez Fat Wreck pour livrer un « War on Errorism » foncièrement remonté contre Bush et les errances de son gouvernement. Fat Mike et son équipée sont donc de retour ! Pour un EP, religieusement intitulé « Never Trust a Hippy ». Soit 6 titres, balancés dans l’urgence traditionnelle, entre une rampe et trois bris de skate. De quoi remuer seul dans son salon, le point levé, le cerveau débranché. Et d’attendre, la suite imminente des événements : « Wolves in Wolves’Clothing », un nouvel album pressenti pour l’été. Petits punks d’un jour, punks toujours. NOFX ne revient pas sur ses propos. Le groupe perpétue une coutume, établie sous le soleil de Berkeley, et use ses Airwalks sur la pédale de distorsion. On ne soulignera jamais assez l’influence prépondérante de NOFX sur une scène californienne montée sur roulettes. Des Vandals, à Offspring en passant par Blink 182, ils sont nombreux à s’être inspirés à la source de ce bon vieux Fat Mike. Sur cette nouvelle livraison, NOFX alimente des sujets fondamentaux, des thématiques typiques d’une jeunesse sans soucis : la picole, l’engouement pour le podcast, les manifestations contre le G8, les coffee shops, les politiciens oisifs, les Ramones, Jesus Christ, etc. Autant de questions qui impliquent de ne jamais coucher avec un Hippy.

 

 

My Latest Novel

Wolves

Écrit par

L’homme engendre l’humanité. Et My Latest Novel écrit les pages d’une œuvre terriblement humaine, faite de contradictions et de magie. « Wolves » est le premier album de ce quintette de Glasgow. Entre bonheur et désespérances, dépouillements et ornements harmoniques, My Latest Novel signe un disque mature, reposant en équilibre sur une corde tendue. D’un côté la mort, de l’autre la vie. Le collectif écossais livre un album mirifique, point d’ancrage d’émotions antinomiques. Tout le charme de cet enregistrement repose sur ces liens subtils, unissant des sentiments habituellement heurtés par tant d’adversité. Le groupe s’attache à tisser d’inusables nappes mélodiques. Des échos enchanteurs, obnubilés par des décors plantés par Neutral Milk Hotel, Arab Strap et, plus récemment, Animal Collective ou Arcade Fire. Un enchantement désenchanté, une joie déjouée de toute démesure laissent éclore des perles rares, moments intenses comme « Pretty in a Panic » ou « The Reputation of Ross Francis ». A l’image de ses terres originelles, l’album est également traversé de véritables montagnes, sommets de pop moderne : « Learning Lego », « Sister Sneaker Sister Soul ». Des fjords incantatoires transpercent alors une vallée baignée d’un brouillard d’amertume. Les dix chapitres couchés sur « Wolves » livrent donc un extraordinaire recueil de talents où, assurément, les premiers seront les derniers.

Hallo Kosmo

Autobahnhotel

Écrit par

Hallo Kosmo est le projet parallèle de Daniel Offermann, bassiste de Girls in Hawaï. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’entre les deux entreprises, nulle redondance n’est à signaler. « Autobahnhotel » se présente comme un joyeux bordel ou les genres se télescopent avec bonheur. Electro, hip-hop, rock et cabaret y copulent à l’envi. C’est que le bougre ne recule devant rien. Il choisit de chanter dans sa langue maternelle, l’allemand, ce qui au départ n’augure pas les plus douces mélopées. Mais de son phrasé relax et désabusé se dégage un je-ne-sais-quoi de réconfortant. La nonchalance et la cool-attitude en personne. Du hip « Slogans » au hop « Weiter », du presque salsa « Traumparadies » à « Attentat » où on l’imagine se dandinant autour de sa contrebasse dans un bar enfumé, le tout via « The Boys » au beat lourd et dansant, voilà un ovni dont on n’est pas prêt de se lasser. Alors, bien sûr, on y comprend que dalle mais l’important est de se dérouiller les guibolles…tranquille.

Groove Grocery

This One Goes To Eleven

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On décernera à Groove Grocery le prix de la pochette la plus laide de l’année… Mais en attendant, vu qu’on ne juge pas un livre à sa couverture, il est de notre devoir de nous plonger dans le funk jazz pratiqué par cette formation belge. Jouissant d’une solide réputation scénique chez nos voisins flamands, les Groove Grocery s’illustrent par la présence d’une section de cuivres destinée à soutenir le noyau basse-guitare-batterie. Pour ce deuxième album, les Groove Grocery semblent avoir hésité sur la direction artistique à prendre. Ce qui aboutit à un compromis à la belge qui ne satisfera personne. On pense quelquefois à Hooverphonic (« Stay With Me », « Mr Perfect », « Love »), le savoir faire en moins. Le reste du temps, Jamiroquai semble être le modèle à imiter (voir « Move On » et « Fun ») ; mais le groove n’est pas vraiment au rendez-vous. Même si les compos ne sont pas de mauvaise facture, quoique rarement mémorables, c’est surtout la mise en son du disque qui laisse à désirer. Un abus de sonorités électroniques mal maîtrisées rend l’ensemble pataud alors qu’une approche ‘live’ aurait insufflé un peu de chaleur à cette plaque qui en manque cruellement. En bref, pour le prochain disque, il vaudrait mieux s’adjoindre les services d’un directeur artistique.

 

Eté 67

Ete 67

Écrit par

Depuis la parution de leur premier 4 titres, ces six jeunes Liégeois sont parvenus à se faire place plus qu’honorable dans le (petit) monde de la musique wallo-bruxelloise. Comment ? En accordant de bonnes prestations scéniques. Et puis grâce au succès d’un titre très porteur : « Le quartier de la gare » (inclus ici). Cet album suit donc le même chemin et on y soulignera plus ou moins les mêmes remarques soulevées il y a quelques mois. Du côté positif on pointera un grand talent pour les mélodies et arrangements pop (« Les pilules », « Si vous voulez de moi », « Chinese restaurant », « Les vacances à la plage »). Une salutaire ouverture musicale, comme les ouvertures jazzy de « Eva » ou « Tu n’es pas là ». Moins positif, l’abus de certaines recettes. « Marcher droit » et « Autodestruction massive » rappellent un peu trop « Le quartier de la gare ». Toujours dans les bémols, le chant trop maniéré et les textes un peu prétentieux plairont uniquement aux (éternels) adolescents pour qui Bertrand Cantat est la référence numéro un en termes d’écriture de textes. A oublier aussi cette reprise du Velvet Undergound… Prometteur donc, mais surtout destiné à un public adolescent, qui va sûrement plébisciter cette plaque.

 

Ray Davies

Other people’s lives

Écrit par

Si on tient compte de la bande sonore du film « Return to Waterloo » commise en 1985 et de « The Storyteller » en 1998, une œuvre qui mêlait lecture d’extraits de son livre et chansons interprétées à la guitare sèche, « Other people’s lives » constitue le troisième album solo de Ray Davies. Un disque dont la plupart des compos ont été écrites lors de son séjour à la Nouvelle-Orléans. Mais Raymond Douglas Davies est surtout célèbre pour avoir drivé pendant plus de 40 années, en compagnie de son frère Dave, les célèbres Kinks. Considéré comme un des meilleurs songwriters britanniques de tous les temps, Ray est même devenu une des influences majeures pour des artistes incontournables comme Paul Weller (The Who), Morrissey (The Smiths), Damon Albarn (Blur) et Pete Townshend ; ce dernier a d’ailleurs concocté son célèbre « Tommy » en s’inspirant d’« Arthur or the decline of the British Empire » (1969) et de « S.F. Sorrow » des Pretty Things (1968). Quatre décennies plus tard, la plume de Ray est toujours aussi caustique et lucide. Et sa vision du monde contemporain britannique aussi réaliste. Chroniqueur social et rêveur mélancolique, il est également demeuré un excellent mélodiste. Et il le démontre encore sur une majorité de titres de cet « Other people’s live ». A l’instar de « The tourist » ou de « Stand up comic » qui auraient pu figurer au répertoire de Blur. Ou encore de « The getaway (lonesome train) », une compo plus romantique très proche de la face la plus country d’un Neil Young (avec dobro et slide). L’elpee recèle également l’un ou l’autre fragment enrichi de cuivres, au sein une atmosphère de fête très New Orleans. En y séjournant, il devait forcément y rester quelque chose. Mais Ray n’a pas pour autant négligé l’électricité. Particulièrement musclé, « Things are gonna change (the morning after) » implique la bagatelle de trois guitares, alors qu’« After the fall » évolue dans un registre que n’aurait pas renié Tom Petty. Bref, un album d’honnête facture, qui ne recèle cependant pas de tubes de la trempe de « Well respected man », « Sunny afternoon », « Waterloo sunset » ou encore « Lola »…

 

 

Dévics

Push the heart

Écrit par

Le choc est immédiat. Cascade de piano, une voix enchanteresse vous transporte en vous suppliant ‘lie to me, come on it’s easy’ et c’est un monde qui s’écroule. Comment lui mentir alors qu’on rampe déjà à ses pieds ? On parle ici de quelqu’un de la trempe de Hope Sandoval ou de Beth Gibbons, rien de moins. Sarah Lov, qui porte bien son nom (on ne demande qu’à s’y employer) possède un timbre si délicat, que tout artifice se révèle superflu. Mais ce ne serait pas rendre justice à Dustin O’Halloran, multi-instrumentiste appliqué et imaginatif. Le sieur enrobe ses compositions comme un artisan confiseur, friandises sucrées au cœur fondant. Pas plus de deux titres pour afficher un air béat, tout heureux, d’avoir pu y goûter, enfin. Mellotron, glockenspiel, accordéon, moog, guitares et cuivres défilent, tout ici semblent défier les lois de l’apesanteur. L’artillerie n’est jamais lourde. Et lorsqu’il se risque à pousser la chansonnette, le chaland y trouve également son compte de douceur. Profitez-en, ça ne fait pas grossir. Bon appétit.

Dutrey

Dernières nouvelles

Écrit par

Chanteur français évoluant dans un registre très…variété française, Dutrey sortait son deuxième album début 2005. Celui-ci ne nous est parvenu que très récemment… Intitulé " Dernières Nouvelles ", il est composé de 11 plages fortement influencées par Pascal Obispo et Jean-Jacques Goldman. S'il faut reconnaître un talent de mélodiste à notre nouvel ami, les paroles accompagnant ses sympathiques petites ritournelles sont par contre assez vaines et ne parviennent pas à donner un peu de consistance à des compositions déjà franchement très légères… Gageons cependant que les amateurs de variété bien faite devraient être comblés par des morceaux tels que " Dedans dehors ", " La pluie de la nuit ", " Les bottes de géant " ou encore " La vie des hommes " (Jean-Jacques, tu es là ?)…

Casiotone For the Painfully Alone

Etiquette

Écrit par

Binoclard, barbu, paumé aux portes de Portland en compagnie d’un synthétiseur eighties pour mioches (le non moins célèbre Casiotone), Owen Asworth a contemplé les moindres détails de son existence : ses amis, son entourage, ses disques, etc. Irrémédiablement, ses souvenirs l’emmenaient dans des dérives monotones où Casiotone demeurait son seul compagnon d’infortune. Pour ses trois albums précédents, Owen Ashworth, alias Casiotone For the Painfully Alone, a toujours opté pour le dépouillement de quelques touches blanches, coincées sur des accords en mi. Mineur, le succès demeure confidentiel. Adulé par une cohorte d’aficionados romantiques au cœur trop souvent brisé, Owen tenait à revoir son univers. Revirement, changement d’« Etiquette ». Et derrière celle de Casiotone For the Painfully Alone, il ne reste qu’Owen. Cependant, sur le pallier de son nouvel album, on verra encore deux intrusions de cet impassible Casiotone. Pour le reste, les instruments s’invitent à dessiner les contours d’une « Etiquette » millésimée. Du piano, de l’orgue, des cordes, des flûtes, une pedal steel et, toujours, cette voix nostalgique qui vous balance la mélancolie sous les spotlights du dancefloor. Le quatrième album de Casiotone For the Painfully Alone est magnifique. Sur “Scattered Pearls”, il nous conte les confessions d’une jeune fille. En discothèque, celle-ci s’affole de la perte du collier en perle de sa grand-mère. Les nappes de synthés ravivent ici un goût pour la dance que l’on pensait éteint à jamais. “Holly Hobby” ressemble à une comptine sixties pour un girl group postmoderne. Toutes ces histoires sont à chialer. Et le pire ? C’est qu’on y revient sans cesse. On pose cette « Etiquette » dans un coin de notre discothèque. On se jure de la laisser y reposer quelques temps. En vain. Le constat est affligeant. Mais tellement plaisant.

The Cinders

Up from the Ashes

Écrit par

Formation française formée autour d’un duo ‘transatlantique’, The Cinders n’a d’autre ambition que de faire plaisir là où ça fait du bien : dans les zoreilles ! Proche du mouvement stoner, aussi métal que punk rock, le combo a fait le choix d’enregistrer son premier opus à la maison. Et pour être très précis, dans la cuisine parisienne de Laurent Ciron, le chanteur/guitariste du groupe. Défendant les valeurs du « One, two, three, four », du riff de guitare psychotrope et des compositions composées avec élégance, mais sans gants de velours, The Cinders évoque franchement les Ramones. En référence aux circonstances de sa naissance, The Cinders se veut rougeoyant comme les braises et nostalgique comme un feu qui ne finit pas de se consumer. Pas étonnant que leurs plaques s’arrachent déjà comme des petits pains, dans les milieux ‘branchés’.

61 Winter’s Hat

61 Winter’s Hat (Ep)

Écrit par

61 Winter’s Hat est un projet monté par Fabio Magistrali et Mattia Coletti. Un duo italien (le premier nous vient de Milan et le second d’Ancône) dont la musique avant-gardiste mêle psychédélisme, folk et électronique. Dans l’esprit du célèbre « Several Species Of Small Furry Animals Gathered Together In A Cave And Grooving With A Pict » du Floyd. Enfin, c’est l’impression que nous a laissée cet Ep 4 titres. Ou plus exactement cinq ; si on tient compte des commentaires ajoutés en fin de parcours.

Billy No Mates

We Are Legion

Écrit par

Billy No Mates, ou 12 morceaux de punk/rock mélodique pondus et joués par un seul et même homme orchestre… On connaissait déjà ce type de démarche dans les univers de la fanfare pour plateau de télévision (Rémy Bricka), le soul/rock (Lenny Kravitz) ou même le rap/folk/électro-cheap (Cody Chesnutt) ; mais dans celui du punk toutes nos recherches semblent indiquer qu’il s’agit d’une première… " We are Legion " est-il pour autant un bon album ? Hélas non… L'ensemble est plutôt assourdissant, brouillon, desservi par la voix fort limitée de Duncan Redmonds, tête pensante du projet. Comme quoi vouloir tout faire seul n'a pas que des avantages !

 

The Most Serene Republic

Underwater Cinematographer

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Ces jeunes gens de Toronto sont parrainés par les Broken Social Scene, qui ont décidé de les soutenir en sortant leur premier effort sur « Arts & Crafts », leur propre label. Comme les Flaming Lips de la première période, ils affectionnent les titres à rallonge et à l’humour bizarre, du genre ‘the protagonist suddenly realizes what he must do in the middle of downtown traffic’. Les chansons concassées qui habitent cet étrange disque exaspèrent autant qu’elles fascinent. Structurées comme des poupées russes, elles flirtent avec les atmosphères rêveuses et le psychédélisme en général. L’instrumentation est détaillée : une formation rock classique renforcée par une nuée de claviers et des rythmiques électroniques qui évoquent les productions des poulains du label Saddle Creek. La voix de fausset du chanteur (un peu dure à supporter sur tout un disque) est souvent soutenue par les chœurs de ses camarades qui hésitent entre l’exaltation mystique et les beuglements de supporters de foot. Les changements de tons sont la règle. On passe allègrement de paysages sonores rêveurs au punk rock le plus bourrin en passant par le jazz électronique et les guitares folk. L’incroyable « Where cedar nouns and adverb walk » résume bien l’esprit qui a présidé à la création d’ « Underwater cinematographer ». Il commence par une rythmique drum and bass, se noie dans les claviers avant de repartir sur un refrain très pop où les guitares se font de plus en plus ‘noisy’. Brouillon vous dites ? Certes, et le fait que chaque morceau soit enchaîné à l’autre accentue la confusion. Ainsi, si « Underwater Cinematographer » ne compte que 11 plages gravées, on a l’impression d’en avoir entendu 45 à la fin du disque. Plusieurs écoutes seront donc nécessaires pour apprécier pleinement la pop psychédélique de nos amis, qui malgré quelques sacrés passages à vide démontrent assez de talent et d’inventivité pour garder éveillé l’intérêt de l’auditeur.

Murcof

Remembranza

Fernando Corona, le Brésilien qui se cache derrière Murcof, s’est fait connaître en 2002 lors de la sortie de son premier disque : l’étonnant « Martes ». Un mix ahurissant de clicks’n’cuts mélancoliques et de samples organiques, entre Clogs, Jobim, Autechre et Arvo Pärt. C’était quasi nouveau, ces ambiances hitchcockiennes pleines de sursauts électroniques et de caresses néo-classiques (piano, violon) : au final un beau disque, qui ne vieillira sans doute pas… Trois ans plus tard, Corona rempile en nous livrant ce « Remembranza », une plaque taillée dans la même veine, presque gothique. Si le silence ici se fait davantage pesant, c’est peut-être pour souligner la présence, en arrière-fond sonore, de fantômes menaçants. Il fait sombre tout au long de cette œuvre ; comme si Murcof, en parlant de mémoire, pensait à « Vertigo » : quelle vérité se cache donc sous le vernis glacial de ces beats en suspens, de ces cordes brumeuses ? Sous les bleeps en quinconce l’oreille cherche l’issue fatale : s’agit-il d’un mirage ou d’une échappatoire ? La lumière brille au loin, quasi inaccessible. C’est un rêve éveillé, comme le temps qui s’arrête. Un souvenir lointain, qui s’efface peu à peu.

Destiny´s Child

#1

Ses fesses se trémoussent ardemment sur la piste de danse, suivant de ses courbes graciles le beat qui part en cacahouète : ça s’appelle « Bootylicious », et c’est un tube des Destiny’s Child. Aujourd’hui le mot est entré dans le dictionnaire de la langue anglaise : la preuve tangible que Beyoncé excite autant les intellectuels que la jeunesse, fan de hip hop et de r’n’b, de sucreries FM et de refrains qui tuent. Et il y en a un paquet sur ce ‘best of’, parce que les Destiny’s n’ont quasi chanté que des tubes depuis leurs fracassants débuts, en 1999. A l’époque pourtant, leur succès ne dépassait pas encore le cercle fermé des amateurs de black music fiévreuse, mais limite ‘cheesy’… C’était avant Missy Elliott et son « Get Ur Freak On », avant la claque Neptunes et l’arrivée du crunk, de Timbaland et de l’électro sur le devant de la scène hip hop. Il n’empêche qu’avec le recul, des tubes comme « Jumpin’, Jumpin’ », « Say My Name », « Bug A Boo » et « Bills, Bills, Bills », on s’en souvient comme de nos premiers amours. Les mois passent, le truc devient énorme, on parle d’elles en pétillant des yeux, ça s’émoustille sur le dancefloor, certains les comparent aux Supremes, les hits-parades s’affolent et nos braguettes aussi. L’album « Survivor » fait alors un carton planétaire : Beyoncé devient une icône glamour façonnée par la chaîne MTV, incarnant à elle seule l’ultime fantasme masculin, la panthère dorée qui ronronne sur le plaid en lançant des clins d’œil carnassiers. C’est une femme indépendante (« Independent Women Part I »), qui gère son business d’une main de fer dans un gant de velours. « Survivor », le clip, les voit déguisées en Jane des temps modernes, plus sexy qu’un canapé de chez Tonton Tapis. La gente masculine brame en chœur, c’est le braquemart qui n’en croit pas ses yeux, entre deux pubs L’Oréal. Après des incartades solo (le fameux « Crazy in Love », non repris ici), les Destiny’s reviennent en 2005 avec « Destiny Fulfilled ». Un autre tube, « Lose My Breath », assied pour de bon les trois divas au rang de stars mondiales du r’n’b. Leur petite entreprise ne connaît pas la crise : il s’agit même du plus bel exemple de conquête FM de ces dernières années. « Bootylicious » ? Un néologisme qui leur va à merveille. « L’Origine du Monde » version 2006, mais rasée de près et en technicolor… De la bombe bébé, à consommer direct avant de s’en mettre partout. Quelqu’un a du PQ ?

Dungen

Ta Det Lugnt

Le quatrième album de Gustav Ejstes, alias Dungen, était paru en Suède, dès 2004. Il arrive enfin chez nous ; et le moins qu’on puisse écrire c’est : ‘super - joie - enthousiasme’. Un de ces disques barrés qu’on attend sans y croire, parce qu’il ne sonne comme rien d’autre. Du rock psychédélique, de l’électro, du folk, du prog ; mais aussi plein d’instruments dans tous les sens et puis des textes, un accent, suédois. Tout commence en plein maelström, on dirait un geyser : de sons, d’ambiances, de rythmes. Imaginez des Super Furry Animals à la chasse aux champis en pleine Scandinavie : un truc de ouf, surtout pendant la digestion. Et puis le tempo s’emballe, les claviers vont au ciel, la guitare part en vrille, et l’oreille au Pays des Merveilles. Sorti sur l’excellent label anglais Memphis Industries (The Go Team, Blue tates, El Perro Del Mar,…), « Ta Det Lugnt » nous ferait presque croire qu’il existe un ailleurs où tout est volupté. Un véritable trip féodal, aux confins des genres (cfr. Cornelius, King Crimson, Four Tet, Michel Colombier,…) et des frontières de ce bas monde.