Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Moly

Moly

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Deuxième album pour Moly, quatuor anglais adepte d’un post-rock instrumental et bruitiste. Et donc huit longues plages sans voix et à voie unique. Moly ou l’art de systématiser le même procédé : la longue digression d’une mélodie unique (hm!) avec ses hauts (quand les deux guitares et tous leurs effets se rejoignent dans un paroxysme de décibels) et ses bas (le reste, c à d les interminables intros et outros). Plus noisy et nettement moins subtil que Mogwai, Moly applique laborieusement les règles d’un genre dépassé et qui, aux oreilles de votre serviteur, fut largement surestimé (si ce n’est Tortoise, Labradford ou Gastr del Sol). On sauvera juste du désastre le très justement intitulé « I never Understood » a « Word You Said » et son ambiance nocturne.

Moondogs

The blues ´ll get ya

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Les Moondogs se proclament trio rockin' blues moderne et contemporain ! Leader, Derek Timms chante et joue de plusieurs instruments. Il est soutenu par Eddie Masters à la basse et Graham Walker aux drums. Fondée à Londres en 1999, la formation jouit d’une solide réputation en ‘live’. La musique des Moondogs est très électrique et ne laisse guère de place à la douceur.
 
L’opus s’ouvre par "Every thing". Tout au long de ce boogie bien en rythme, la guitare largement amplifiée de Derek se complait, dès qu'elle se libère, dans un registre exclusivement rock. Signé Greg Allman, "The midnight rider" est arrangé à la sauce Timms. Sa voix passe bien. Pour la circonstance, le trio est renforcé par l'orgue de Paul Miller et les percussions de Kwaku Dzidzornu. "Travelling show" est tramé sur un riff blues. La voix de Timms est toujours bien en phase. Elle possède du caractère. Manifestement bien pensés, les arrangements sont assez complexes. Au cours de cette plage, le jeu de guitare se développe avant de céder le relais à la basse de Masters. A l’arrière plan, Rod Argent (NDR : un vétéran qui s’est illustré chez les Zombies au cours des sixties avant de fonder Argent dans les années 70) tapisse la solution sonore de son orgue ; et j’apprécie tout particulièrement ce "Travelling show" généreusement imbibé de jazz! "Blue tatoo" baigne au sein d’un univers plus propice à la musique progressive. Et en particulier celui de Manfred Mann lorsqu’il présidait à la destinée de l’Earth Band. Blues électrique lent, "The blues 'll get you" est nappé par l'orgue Hammond de Paul Miller. Un titre qui manque certainement de panache, mais qui ne souffre pas de l’aspect démonstratif et flamboyant d'un Gary Moore par exemple. La reprise de "Little red rooster" est déjà plus convaincante. A cause de la présence de Paul Miller au piano et de Richard Smith à l'harmonica. De l’efficacité de la guitare aussi. Malheureusement, la section rythmique est assez embarrassante pour ce type de répertoire. Derek joue le bref instrumental "Moon dog boogie" en solo. Sa guitare flirte ici avec le style de Freddie King. Une compo, ma foi, fort agréable à écouter. Dans un registre plutôt hard pop, "That's what she said" marque un retour à la formule du trio rock. Une formation qui doit certainement briller sur les planches… Une mandoline balaie délicatement le roots pop "Don't worry 'bout a thing", tandis qu’un riff rythmique inspiré des Stones alimente "Tank full of fuel". La voix de Timms et aussi grave et chaude que celle de Tony Joe White sur l’intimiste "Hitman", une plage dont l’ambiance ténébreuse trempe dans le swamp rock. Très réussi ! La cover du "Baby please don't go" de Big Joe Williams achève cet opus de bonne facture. Une version qui respecte l'arrangement assez exceptionnel qu'en avait fait le Them de Van Morrison, il y a déjà quarante-deux ans. Oui, oui, en 1963 ! Une chanson qui figurait sur la face B du plus grand hit de la formation irlandaise : "Gloria". Et je vous prie de croire que c'est du solide ! D’autant qu’on y retrouve Jim Rodford (ex-Argent) à la basse.

Morgan Heritage

Live in San Francisco (cd + dvd)

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Morgan Heritage est considéré, depuis quelques années, comme la formation ‘numéro un’ sur la scène reggæ internationale. Ces fervents rastafaris (fils du chanteur Denroy Morgan) ont grandi aux Etats Unis. Ils ont gardé un fort ancrage jamaïcain qui leur a permis d’enregistrer et de produire leurs nombreux albums en compagnie de pointures telles que Sly & Robbie, Fattis Burrel ou Bobby Digital. Des collaborations qui leur ont assuré une solide popularité dans l’île et une réputation grandissante à travers le monde. Fortement influencés par le hip hop américain, ils ont réussi la synthèse entre le reggae roots des années septante et les nouveaux sons jamaïcains. De facture inégale, cet elpee recèle quand même d’excellentes surprises ; et je pense tout particulièrement à « Guns in the ghetto ». Quoi qu’il en soit, ce témoignage ‘live’ s’adresse surtout aux mordus du groupe. Entre deux morceaux, les incantations rasta vont bon train, mais c’est surtout la maîtrise instrumentale et vocale du groupe qui impressionne. Hormis quelques ‘sauts’ dans le son, la qualité audio est correcte. En outre, le est doublé d’un dvd qui relate visuellement la même prestation.

Romain Lateltin

A l’intérieur de soi-même

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Vu le titre et la pochette, on pourrait croire que Romain Lateltin essaye de faire de la pub pour les vertus d’un yaourt bio… Mais il n’en est rien. Notre ami Romain est juste très fier de son postérieur, comme il l’affirme sur le bien nommé « J’assure de mes arrières ». Côté musical, ce jeune Français signe un premier album solo qui est proche des travaux de notre Vincent Venet national. C’est-à-dire de la pop francophone qui fait beaucoup appel à l’électronique, aux jeux de mots et autres doubles sens. Un travail assez honorable où le talent de mélodiste de notre ami laisse entrevoir un potentiel certain. Les programmations sont malheureusement encore un peu ‘cheap’, condamnant cet opus à la seconde division musicale et autres bacs à soldes de tous poils… Rendez-vous donc au prochain album, si la production est digne de ce nom.

Dawn Landes

Dawn´s music

Écrit par
Chaussée de bottes de cow-boy, un grand sourire au coin des lèvres, une vieille guitare acoustique dans une main et un accordéon rose dans l’autre, Dawn Landes ne ressemble à aucune de ses consœurs. A Louisville dans le Kentucky, la vie s’écoule inlassablement. Là-bas, les jours se suivent et se ressemblent. Dans la rue, les gens se regardent et s’assemblent. Alors, Dawn Landes, elle, choisit de ne pas se laisser surprendre et ailleurs d’aller apprendre. Son choix se porte sur New York où le flot artistique demeure toujours plus intense. "Dawn’s Music", son premier album, justifie pleinement cette migration précoce. Du haut de ses 24 ans, Dawn Landes jongle délicieusement de ses instruments cabossés. Sa guitare suit le courant d’un folk insouciant ("Kissing Song", "Honey Bee"), son accordéon impulse des mélodies inexplorées ("Traffic", "Accordion Song") et jamais la batterie ne se soucie des discrets soubresauts de ce gentil piano. L’espiègle éclat sonore de Dawn Landes achève de nous séduire. La rencontre impromptue entre Stina Nordenstam, Sinead O’Connor, Kristin Hersh et Suzane Vega porte désormais un nom : Dawn Landes. C’est beau comme un week-end ensoleillé à la campagne, chaleureux comme une vieux chalet perdu dans la montagne, réconfortant comme le café de nos grands-mères. "Dawn’s Music", ce n’est rien d’autre que ‘la’ musique de Dawn Landes. Rien d’autre.

The Launderettes

Every Heart Is a Time Bomb

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Nous sommes en 2005, en Norvège très exactement. Ici, au cœur de la Scandinavie, celui des adolescents bat toujours pour un rock garage anachronique, calqué sur la « British Invasion ». Problème ? Juste un décalage temporel, rien de plus. L’invasion britannique, c’était au beau milieu des années 60, quelque part aux Etats-Unis, dans un garage quelconque, entre une brosse et un râteau. De jeunes écervelés s’attachaient alors à reproduire les étincelles pop des Kinks, Stones et autres Animals. La technique en moins, la rage en plus. A ce jour, il existe encore des poches de résistance : Detroit, New York, Londres. Et ne soyons pas radin : la globalité territoriale de la Scandinavie vit aujourd’hui des rêves de gloire anglais de l’American Dream. Les formations garage sévissent et y carburent à plein régime : The Nomads, The Hives, Mando Diao, The (International) Noise Conspiracy, etc. C’est dans cette conjoncture qu’apparaît The Launderettes, quintette féminin mélodieux et déchiré. Cinq jolies filles. Trois blondes et deux brunes. Intimement convaincues d’épouser la fin des sixties. Résultat : un disque énorme. Désuet à mourir mais grandiose. The Launderettes, c’est un croisement fortuit entre The (International) Noise Conspiracy et Holly Golightly. Les Suédois pour l’orgue fou trébuchant à travers les guitares, l’Américaine pour la voix claire et élégante d’Ingvild Nordang. Les riffs sont percutants (« Fluff’n’fold », « Waiting For You »), l’appétence harmonique soufflante (« No Good », « Fading Out »). Ce deuxième album des Norvégiennes déborde d’une énergie positive, d’une fraîcheur naïve qui plaisent aux tympans, n’en déplaise aux parents. « Every Heart Is A Time Bomb » est une collection de onze titres de rock garage, jouissif et mélancolique comme une demi-heure passée à tourner les pages d’un album photos dédié aux anciennes gloires du rock’n’roll.

LCD Soundsystem

Lcd Soundsystem

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Le voilà donc cet album tant attendu du groupe de James Murphy ! Après les avoir vu livrer un set enflammé au Pukkelpop, l’an dernier, on savait que Lcd Soundsystem n’était pas une hype de plus, ni une bande de branleurs sous ecstasy qui avait réussi à duper les critiques de rock blasés. On sent que James Murphy est plutôt un fan absolu de musique en général. Les morceaux de cet album semblent être des hommages à ses influences (en vrac : The Fall, P.I.L., le punk-funk du début des années 80, le disco et la techno), une démarche qui le rapproche de groupes comme Primal Scream. On ne va pas vous mentir, tout n’est pas excellent sur ce disque (comme ce pastiche raté de Pink Floyd sur « Never as tired as when I’m waking up »). Mais il contient aussi de véritables petites bombes rock’n’roll, minimalistes et énergiques comme « Movement », « On repeat », « Thrills » ou encore « Disco Infiltrator ». Ajoutez-y une production inventive et vous tenez là un des premiers albums incontournables de l’année. A noter aussi, l’inclusion d’un deuxième disque qui compile les premiers maxis vinyles du Lcd sur lesquels vous trouverez des bombes comme « Losing My edge », « Give It Up » ou encore « Yeah ».

Le Peuple de l’Herbe

Cube

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Trois ans après avoir commis leur dernier album, les Lyonnais du « Peuple de l’herbe » opèrent leur grand retour discographique… Pour celles et ceux qui ont vécu l’été 2002 à Bruxelles, on se souvient que les Français étaient alors au faîte de leur gloire, trustant à peu près toutes les scènes hypes que comptaient la capitale. Il faut dire qu’à l’époque, leur mix de hip hop/électro/funk/BO de film était plutôt sympathique à écouter (à défaut d’être original) ; et leurs prestations scéniques valaient largement le détour… Il faisait chaud. Les filles portaient de bien légers déshabillés et l’humeur était à la fête… 36 mois plus tard, qu’en est-il ? Ben, pour être franc, il semble que le soufflé soit quelque peu retombé. Pas que « Cube » soit vraiment mauvais, loin de là ; mais Le Peuple de l’Herbe semble avoir été happé par un vortex, les obligeant à passer de 2002 à 2005 sans étapes. Un remake de la pierre de Sisyphe ? Obligés de pondre le même album encore et toujours ? On ne saura probablement jamais ce qui est arrivé aux membres du groupe ; mais une chose est sûre, on ne voit pas vraiment la différence entre cet opus et le précédent. Et c’est bien gênant. En outre, hormis un efficace « El Paso », l’ensemble sonne étrangement plat et pour tout dire, daté. Eh oui, le temps a passé… Dans le registre ‘Tuerie de l’été’, le « Demon Day » de « Gorillaz » est, depuis lors, venu nous exploser la gueule… En regard de la démoniaque bande à Damon Albarn, Le Peuple de l’Herbe paraît tout à coup bien pâlichon…

Lightheaded

Wrong Way

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Ce trio de Portland avait déjà fait parler de lui en 2003 lors de la sortie de « Pure Thoughts », son premier album. Du rap à l’ancienne qui rappelle le collectif Native Tongues (De La Soul, A Tribe Called Quest, etc.) ou encore Leaders of The New School. Pour établir une comparaison avec leurs contemporains, on pourra dire que Lighheaded évolue dan un registre proche de Jurrassic 5, Lifesavas ou encore Mos Def. C’est à dire du rap ‘conscient’ qui essaye d’instiller des valeurs un peu plus positives que le gangstérisme en vigueur dans le hip hop contemporain. Côté musique, les beats d’Ohmega Watts puisent dans les sons chauds de la soul, du funk, du jazz et de la salsa. Ce « Wrong Way » est largement destiné aux dance floors et recèle beaucoup de titres up-tempo. Profilé sur une boucle soul, l’excellent single « Timeless » est une petite merveille qui donne envie d’aller s’agiter sur le dance floor. Même chose pour le funk latino de « In The building », le sonique « UHH ! » et l’énorme « Soul Power », échafaudé sur un break de batterie contagieux et les cuts d’une section cuivres. « Individually Wrapped » réveille le fantôme de Tribe Called Quest ; mais les imparables refrains en scratch rappellent les travaux de DJ Premier. Les flows de Braille, Othello et Ohmega sont autant à l’aise sur les beats rapides que lents ; et même s’ils ne sont pas les Mc les plus originaux du monde, le moins qu’on puisse dire est qu’ils maîtrisent leur art. « Afraid of The Dark » est le moment le plus sombre de l’album, un titre tendu qui évoque la paranoïa du hip hop new-yorkais tel qu’il a été popularisé par le Wu-Tang ou encore Mos Def dans ses moments les plus pessimistes. Que du bon et du très bon donc sur cette plaque paradoxalement discrète, mais épinglant quelques pures tueries qui méritent franchement d’être découvertes.

The Lionheart Brothers

White angel black apple

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A l’instar de Motorpsycho, The Lionheart Brothers nous vient de Trondheim, en Norvège. Un quatuor (NDR : au départ la formation était réduite à un trio !) qui vient de commettre son premier elpee : « White angel black apple ». Une œuvre qui nous plonge dans un univers semi psychédélique/semi noisy qui doit autant à My Bloddy Valentine, Telescopes, Pale Saints, Mercury Rev, Ride, Chapterhouse qu’à Spiritualized Electric Mailine. Encore que pour les claviers le phrasé semble plus proche de Stereolab voire du Floyd circa « The piper at the gates of dawn ». On se croirait même parfois revenu en pleine période shoegazer. Notamment au niveau des harmonies vocales diaphanes, byrdsiennes. Mais le fil conducteur demeure l’électricité capricieuse, duveteuse, torturée, vibrante, alimentée par des mélodies visionnaires, élégantes, délicates, susceptibles d’emprunter des crescendo fantastiques. Ou alors d’embrasser des paysages sonores bucoliques, caressées épisodiquement par un violon ou une flûte. Pour un aussi jeune groupe ce « White angel black apple » est, dans le style, tout bonnement remarquable ! Un must !

Little Barrie

We are Little Barrie

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Ce trio anglais (Birmingham) nous livre un opus aux sonorités revivalistes. Pas celles de la mouvance actuelle mais issues des seventies. Cocktail de rythm’n’blues, de funk, de soul (« Free salute », « Burned out »…), leur musique nous donne l’envie de bouger, de swinguer. Très psyché « Move on so easy », constitue - à mon humble avis - le moment fort de l’album. Le titre le plus long également, trahissant leur influence résolument ‘patte d’éph’ (Hendrix, Stones, James Brown). Edwyn Collins a collaboré activement à l’enregistrement de cet elpee. Non content de le produire dans son propre studio, il s’est impliqué personnellement dans l’interprétation de 5 morceaux (chœurs, basse, guitare, orgue). Un disque avec ses hauts et ses bas, suscitant parfois un sentiment de frustration. Et notamment à cause de la durée des plages ; en général trop courtes pour vraiment avoir le temps de rentrer dans l’ambiance (« Stone reprise » :1’03). Ce qui ne veut pas dire que la formation soit sans intérêt. Elle le suscite même. Pas pour rien qu’elle ait assuré la première partie de la dernière tournée de Morrissey. Pas si petit le Barrie !

Little Willie John

The King sessions

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Le label Ace avait déjà édité une première collection consacrée à Little Willie John : "The early King sessions". "The King sessions : 1958-1960" constitue donc la deuxième. William Edward John est né en 1937. A Cullendale, dans l’Arkansas. Il passe sa jeunesse dans la Motor City de Detroit. Il y chante déjà le gospel. Dans les églises. Au sein de United Five. En compagnie de deux sœurs et de deux frères. En 1955, il signe chez King. Il est alors à peine âgé de 17 ans. Il acquiert une certaine notoriété et décroche deux succès "Need your love so bad" et "Fever". En 1958, il commet "Talk to me, talk to me", un single assez soul/pop, caractérisé par la performance de sa voix au timbre à la fois saisissant, puissant et limpide. Mais la flip side se révèle bien plus intéressante. Un blues rythmé signé Otis Blackwell/Henry Glover, "Spasms". Un fragment rehaussé par la brillante intervention d'une guitare, de Georges Barnes ou d'Everett Barksdale.
 
L’elpee passe en revue les différentes facettes de l'artiste. On y rencontre des ballades pop, langoureuses et sucrées comme "You're a sweetheart", "All my love belongs to you" ou "Let them talk" ; mais Little Willie peut également devenir rocker. A l’instar de "Let's rock while the rockin's good", une compo enrichie par le saxophone alerte de Lowell Hastings. Un morceau qui remonte quand même à 1958. "Don't be ashamed to call my name" souffre de chœurs féminins encombrants. Le chant se fait agressif pour "Why don't you haul off and love me". Le sax ténor d'Hal Singer illumine le décor. "Leave my kitten alone" bénéficie du concours d’un certain Mickey Baker aux cordes. Remuant, "Heartbreak" fait monter l’adrénaline. Au sommet de son art, John démontre toutes ses aptitudes naturelles pour chanter le blues. A l’instar de "Tell it like it is" ou de "I'll carry your love wherever I go", deux ballades blues qui mettent en exergue l’excellent jeu de guitare. "No more in life" embrasse une forme jazz/blues fin de soirée. La formation de Bill Doggett ( Bill à l'orgue, Billy Butler à la guitare et Clifford Scott au saxophone) y accomplit une performance remarquable. "My love is" emprunte une forme beaucoup plus jazz. Une plage introduite par une basse réminiscente du hit "Fever". Dans le même registre, "I'm shakin" affiche cependant davantage d’affinités avec le R&B. "Do you love me" manifeste un punch similaire à celui de Little Richard. Pas étonnant lorsqu’on sait qu’il y est accompagné par des membres des Upsetters, le band du petit Richard ; c'est-à-dire Grady Gaines au honky sax et James Booker au piano. "There's a difference" clôt cet opus. Une ballade qui aurait pu figurer au répertoire de Sam Cooke.

Louis XIV

The Best Little Secrets Are Kept

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Près d’une demi décennie après le coup de flingue amorcé par les Strokes sur la planète rock, des riffs ont été grattés, des groupes oubliés et des hypes préfabriquées. Chaque nouvelle sortie estampillée du sceau ‘rock and roll’ implique désormais la plus grande prudence. Voilà donc les américains de Louis XIV, sobriquet royal pour quartette loyal. C’est certain, les musiciens de San Diego ne révolutionnent pas les idéaux du mode binaire. D’ailleurs, sous ce genre de patronyme, mieux vaut éviter toute révolution... Et puis, il y a cette pochette : échine féminine dénudée et graphitée des titres de l’album. Une fois encore, c’est très joli. Mais le choc de la main de cuir posée sur un cul bombé est aujourd’hui retombé. Les modes se suivent et les mœurs évoluent. Louis XIV s’inscrit ainsi dans la lignée d’une cohorte de groupes élevés à la bonne musique. Plus anglaises qu’américaines, les compositions de Jason Hill empruntent la tessiture de l’aristocratie déchue, recouvrent les rêves de mélodies ancrées au cœur des sixties. D’excellents morceaux s’alignent au service de la cour : l’entêtant « Finding Out True Love », le très pop « A Letter To Dominique », directement emprunté au patrimoines des Kinks. Et en fin de parcours, l’auditeur se voit récompensé par « All The Little Pieces », romance d’une époque révolue. Louis XIV nous offre là le raffinement oublié par Turin Brakes lors de sa dernière sortie. Au final, « The Best Little Secrets Are Kept » présente tous les atouts d’un disque paré pour les charts. Néanmoins, il faut se méfier des secrets bien gardés. Car trop souvent, le roi agit à l’insu du peuple : la guillotine n’est jamais très loin…

Louise Attaque

A plus tard crocodile

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Fin 2000, les membres de Louise Attaque décidaient de mettre l’histoire du groupe entre parenthèses et de se lancer dans de nouvelles aventures. Sous la forme de deux projets. Si le drummer Alexandre Margraff et le bassiste Robin Feix se tournaient vers les expérimentations electro dub, le violoniste Arnaud Samuel et le chanteur/guitariste Gaetan Roussel montaient une formation parallèle : Tarmac. Un combo d’ailleurs responsable de deux opus : « Notre époque » et « L’Atelier ». Et vu le succès de ces deux disques et des prestations ‘live’ de la nouvelle formation, on se demandait si Louise Attaque allait un jour se reformer. En septembre 2003, les quatre Louise se réunissent et projettent d’enregistrer quelques démos. Ce sera fait au cours de l’année suivante. Dans les studios Electric Ladyland de New York. Sous la houlette de Mark Plati. Achevant les sessions en France. Dans une ferme du Lubéron et à Paris. L’histoire pouvait donc reprendre son cours… Encore qu’après avoir écouté « A plus tard crocodile », pour la toute première fois, on se demande si on n’est pas en présence du troisième elpee de Tarmac. Pas qu’il soit de mauvaise facture. Au contraire. Il est même remarquable. Mais il est moins sauvage, moins imprévisible et surtout plus intérieur. Moins sauvage et moins imprévisible à cause de l’absence des envolées lyriques du violon. Arnaud n’est cependant pas plus discret, simplement ses interventions se fondent plus souvent dans l’ensemble. Intérieur à cause de Gaëtan. Ses textes tout d’abord : profonds, énigmatiques, intelligents. Et puis sa manière de chanter : plus suave, plus introspective. On a même droit à une compo dans la langue de Shakespeare (« Shibuya station »). Un peu de trip hop, de reggae dub, un petit saut dans l’Orient, une valse, des boucles et des samples, et puis surtout du folk/rock accrocheur, onomatopéique et mélodique, parfois même à connotation médiévale (Angelo Branduardi ?). Le tout en 18 titres qui oscillent de 30 secondes à 7 minutes. Pour un total de 60 minutes. Bref, un superbe album, dont la première écoute risque cependant fort de faire sourciller les fans de la première heure. Plusieurs écoutes sont indispensables pour pouvoir s’en imprégner. Un risque : le charme ne vous lâchera plus…

Louphi

Prophète en mon pays

Il entre en prière, parce que la Vie ne peut l’aider : il a beau essayer, il n’y arrive pas. Il voudrait devenir qui il est, vraiment, mais les maisons de disques lui ont dit, à peine embarrassées : « Vous êtes bien gentil avec votre disque, mais vous comprenez… C’est trop en avance sur son temps. » Alors il a pris la grosse tête, écouté Genesis, Caruso et Images, et s’est nommé « Conquistador ». Il a ‘éclipsé bien des soleils’ et ‘déployé son arsenal’, sûr de lui, de son disque. De la chanson française. Des détails ? (Disons que ‘les fans apprécieront’). Les fans de quoi ? (Disons que c’est médiocre. Mais réussir l’impossible, c’est possible… Ou ‘Il n’y a que les rêves qui se réalisent’, disait Jacques Brel, sur le coup un peu con). « Prophète en son pays » peut-être, mais sûrement pas ici… ‘Wééé, mais tu vois ici, c’est un pays super beau, on est tous des apprentis-sages, on a laissé tomber nos habits de civilité, et puis on parle toutes les langues de la prière, à Mon Père, à ma Mère, à mon âme à moi, tu vois ?’. Cela dit, très belle pochette.

The Lovers

The Lovers

Écrit par
Que peuvent bien faire deux Français exilés dans un appartement de Sheffield ? En ces temps modernes, la réponse sera musicale et romantique : The Lovers. Selon leurs propres aveux, Fred et Marion, les illustres instigateurs de ce projet sentimental, sont faits pour l'amour, partout, tout le temps, la nuit et le jour. Les deux tourtereaux vivent pour le bonheur et ne s'en cachent pas. Au menu de leur cabaret électronique, quinze comptines passionnelles flirtant langoureusement avec les chansons les plus sexy de Serge Gainsbourg (« Love on the beat », « 69 année érotique », « Les sucettes »). Véritable condensé de French pop, cet album prolonge le cliché romantique d'une République française moderne, déposant un vent de liberté et de fraternité sur le territoire frigide d'une prude Albion égocentrique. Souvent jolis, parfois comiques et toujours séduisants, les textes de Fred et Marion procurent un réel sentiment de bien-être, l'irrémédiable désir de combler sa dulcinée, l'envie de rechercher l'être aimé. L'Amour tient vraiment à peu de chose. Parfois, un disque suffit pour se rendre à l'évidence.

Low

The great destroyer

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A l’écoute du septième opus de Low, les adeptes du slowcore ou du sadcore risquent fort d’être déçus. Et pourtant, le trio de Duluth vient probablement de concocter son meilleur album à ce jour. Une amorce de la métamorphose était déjà apparue sur leur précédent elpee, « Trust », en 2002. Sur « The great destroyer », il ne reste plus que quelques traces de langueur et d’indolence à travers l’une ou l’autre ballade. Ou alors au début d’une composition, avant de monter en régime pour finalement éclater à travers une déflagration d’électricité dantesque. Un peu comme en post rock. Et pourtant, la conjugaison des harmonies vocales échangées entre Mimi et Zak est toujours aussi diaphane, les mélodies lumineuses, hypnotiques, et le climat balayé par ce souffle unique de fraîcheur. Des caractéristiques destinées à soulever votre âme. Simplement l’intensité chargée de violence et de fureur peut éclater à tout instant. Imprévisible, inquiétante même parfois, elle peut s’aventurer dans la noisy ou alors crépiter comme chez le Crazy Horse. Oui, oui, celui de Neil Young. A l’instar de « On the edge of ». Mais sans son tempo tribal ; se rapprochant alors davantage de l’expérience menée par Ian Mc Nabb, lorsqu’il était parvenu à débaucher le Cheval Fou pour enregistrer « Head like a rock ». En 1994 ! Et pour que l’information soit complète, sachez que la production a été assurée par David Fridman, l’homme de l’ombre chez Mercury Rev et Flaming Lips. Ceci expliquant peut-être cela. Un must !

La Tchoukrav´

Attentat Musical

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Depuis (trop) longtemps la France s’est spécialisée dans la production industrielle de groupes comme « La Tchoucrav’ ». Pratiquant une sorte de ‘cross-over’ alliant reggae, métal, ska et ragga, ces musiciens aux allures de saltimbanques sortis de l’école du cirque envahissent tous les ans les festivals de type ‘Couleur Café’ afin de faire s’esbaudir, un mojito à la main, une jeunesse alter mondialiste branchée en mal d’exotisme bon marché. Complètement pété au THC, un litre de Borghetti dans le bide et les sens en éveil suite à la présence sous le chapiteau de l’équipe nationale féminine de foot du Brésil, la pilule peut encore passer. Mais une fois rentré à la maison, sur album, elle reste bien souvent en travers de la gorge. Ce mélange de styles et le côté ‘Ouais, faisons la fête ! Si on jouait du reggae avec une grosse disto heavy métal ? Si on demandait à Gérard de venir jouer du didjeeridoo sur notre morceau latino ? Youppie, composons un morceau où on se fout de la balle de la chanson française…’ sont bien souvent un maigre paravent destiné à camoufler un manque cruel d’inspiration. Sous prétexte de faire la fête, on pond souvent de la daube… Malheureusement pour nous et pour eux, « La Tchoukrav’» n’échappe pas à la règle. Leur album part dans tous les sens mais ne mène nulle part… La plupart des morceaux se contentent de répéter les clichés typiques de ce style de groupe. « Hey hey hey hey alright » fait la voix et c’est parti pour un morceau vaguement punk, une ‘bombe’ à la guitare hispanisante ou encore un plan métal/ragga éculé. Quant aux rares moments où le groupe semble trouver le ton ou la mélodie juste, c’est la voix, mal assurée et débitant des paroles sans intérêt, qui se charge de tout foutre par terre. Si la chaleur estivale rend parfois l’oreille du brave festivalier plus tolérante, la réponse à cet « Attentat Musical » risque malheureusement de se trouver quelque part du côté de Guantanamo…

Lac Placide

Freedom from their hands

Écrit par
Après s’être fendu d’un premier recueil encensé par les fanzines prog, le groupe français Lac Placide offre à ses fans ce 3 titres qui avoisine néanmoins les 25 minutes. Formé en 1997 à l’initiative de l’Archiviste Demurger (basse) et de Sénéchal Morin (guitare), la formation a voulu sortir du cercle strict du métal, par lequel ils se sont rencontrés, et trouver un champ d’expression plus libre. L’arrivée dans le combo du Rebouteux (batterie) et du Bourgmestre Ville (claviers) a complété la section instrumentale, en y apportant de nouvelles influences. Le chant, alternant français et anglais, est assuré par Sa Majesté Roy et le Rôdeur Renaud. Riche d’influences les plus diverses, dense et atmosphérique, cette nouvelle offrande traduit une fois encore le goût de l’imaginaire, de l’étrange, mais aussi de l’imprévu manifesté par le très théâtral Lac Placide. Un groupe que les amateurs de prog se doivent de suivre de près.

Paul Lamb

I´m on a roll

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Depuis une bonne génération, Paul Lamb est considéré comme un des bluesmen anglais les plus brillants. Flanqué de ses King Snakes, il a apporté beaucoup de bonheur à la scène blues d'outre-Manche. Mais aussi d'ailleurs ; car il s'est largement exporté. Originaire du Nord Est de l’Angleterre, il a sévi au sein de Smokestack Lightning. Dès 1979. Un combo au sein duquel il s’est forgé une certaine expérience. Il transite ensuite chez Barfly et surtout les Blues Burglars, une formation qui s’était produite en Belgique. En outre, elle avait commis un elpee en 1986 : "Breaking in". Paul décide ensuite de partir à Londres. Il y monte ses King Snakes, en compagnie de son vieil ami, le guitariste John Whitehill, et du chanteur slider Johnny D. L’ensemble commet un tout premier album en 1991 : "Paul Lamb and the King Snakes", sur le label Blue Horizon de Mike Vernon. Puis "Shifting into gear", l’année suivante. Pour le label belge Tight & Juicy (NDR : où es-tu Jeroen?). Changement de line up important, puisque Chad Strentz est désormais le chanteur. Le band va alors aligner toute une série de long playings, pour la plupart chez Indigo ; mais également connaître de multiples changements de personnel ! Earl Green, l'ancien chanteur des Dance Kings participe à la confection de "Take your time Get it right" en 2000, et à l’enregistrement de "Live at 100 Club", deux ans plus tard. Enfin, un DVD (“Live at the Buttermarket Jazz and roots club”) immortalisé à Shrewsbury est paru en 2003.
 
Pour concocter "I'm on a roll", Paul a de nouveau reçu le concours de son ancien chanteur, Chad Strentz. Un vocaliste particulièrement doué qui avait fait ses premiers pas dans l’univers du rockabilly. Comparse de ses débuts londoniens, le bassiste Rod Demick est également de la partie. Et pour compléter le line up, il a pu compter sur la présence du drummer Sonny Below (NDR : il est quand même au poste depuis 98) et du guitariste espagnol Raul de Pedro Marinero (NDR : impliqué depuis octobre 2003, il a remplacé ce bon Whitehill, reparti dans le Nord !).
 
L'album s'ouvre par la plage titulaire. Une compo qui ne manque pas de swing. La voix de Chad se prête parfaitement au style des King Snakes. Au sein de ce décor sonore, le sax baryton de Nick Lunt et le ténor de Lee Badau viennent contester la suprématie de l'harmo ! Taillé dans un style west coast cher aux Snakes, "Down the road" monte en épingle le jeune gratteur espagnol. Une fine lame, il faut le reconnaître ! D’excellente facture, cet opus est découpé en seize plages, pour la plupart des compositions composées par les différents musiciens. Quelques reprises quand même ! Tout d’abord celle du "Baby please don't go". Très swingante et rythmée, elle constitue une rampe de lancement idéale pour la sortie étincelante de l'harmonica. Le "My baby don't love me no more" de Jimmy Rogers, ensuite. Une version très speedée caractérisée par de brusques changements de rythme que mettent à profit Paul et Raul ! Enfin, une adaptation du "You'd better mind" de Sonny Terry et Brownie Mc Ghee. Paul ne rate jamais l’occasion de nous rappeler que le style ‘whoopin’, institué par Terry, reste sa première influence. Et, il l’applique à la perfection. Revenons aux compos persos. Plage meurtrière, "Get up" est issu de la plume de Strentz. Très vive et dynamique, elle laisse le loisir aux cuivres (NDR : invités !) de s’exprimer. Slow blues, "Adopted child" évoque George Smith. Visionnaire, l’harmonica chromatique paresse. Des son côté, Raul se réserve une grande sortie. Paul est à son meilleur niveau. Son jeu est brillant. Dans tous les registres et sur tous les tempos. Et il le démontre aussi bien sur tous les instrumentaux, le vivifiant "Going for it" ou le merveilleux shuffle "Swingin". Un fragment au cours duquel la remarquable cohésion musicale emporte tous les suffrages. Ryan Lamb, le fils de Paul, y est préposé à la guitare. Il n’a pas vingt ans et laisse déjà une toute grosse impression. Blues sémillant sculpté dans un style Chicago très fifties, "A piece of mud" allie simplicité et efficacité. Ryan est toujours aux cordes! En fin de parcours, Raul opère un exercice de style dans le jazz swing à la T-Bone, en dialoguant avec le sax ténor de Badau sur "Raulin around". Les King Snakes viennent encore de commettre un excellent elpee…

Lady Godiva

21st Century Beatnixx

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Lady Godiva aurait vécu au début de l’an 1000. Epouse du comte Léofric de Chester, elle prit pitié des habitants de la ville de Coventry, écrasés sous le poids des impôts prélevés par son cher et tendre ( ?!?!?) pour financer ses campagnes militaires. Elle l’implora donc d’alléger le taux de taxation. Celui-ci accepta sous la condition qu’elle traverse la place du marché en tenue d’Eve. Elle accepta la gageure en demandant à la population de rester chez elle, les volets clos. Puis exécuta ce défi sur un cheval, sa longue chevelure rousse dissimulant son corps. La légende raconte, qu’un seul habitant osa regarder la scène par la fente d’un volet. Il en devint aveugle… Lady Godiva est également le nom choisi par un groupe marseillais drivé par une certaine Tallulah X (NDR : elle avait notamment participé à l’enregistrement des deux excellents elpees de Dimi Dero Inc). Elle chante et se charge de la programmation et des samples. « 21st Century Beatnixx » constitue le deuxième opus de Lady Godiva (NDR : leur premier, « Louise Brooks avenue » est paru en 1999). Passé à un quatuor depuis que Major Den a abandonné le poste d’ingénieur du son pour se réserver la basse, histoire d’insuffler davantage de groove aux compos, Lady Godiva pratique une musique inspirée à la fois par l’électro wave des eighties (Human League, Berlin Blondes) et le glam rock pailleté des seventies (T Rex). Et leur look androgyne, glacé, en dit long sur leurs goûts musicaux. Un univers sonore tour à tour énigmatique ou ludique, torturé par la guitare acide, rugueuse de Krees D, nappé de claviers envoûtants mais mélodiques par Foxx Murder et infiltré par la voix vénéneuse de Tallulah (NDR : dont le pseudonyme doit probablement faire référence à une formation écossaise de la fin des eighties). Découpé en 10 fragments, la plaque laisse même transparaître des traces d’arrangements ‘motown’ sur le cinématique « Loser ».