Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26651 Items)

The Silencers

The best of / Blood & Rain (The Singles '86-'96)

Première compilation pour ce fameux quintette issu de Glasgow. Une compile relatant parfaitement, à travers leurs singles, les douze années, qui depuis 85, auront permis aux Silencers de se faire connaître à travers le monde. Rien n'a été oublié. On commence par " Painted moon " pour conclure par " Something worth fighting for " en passant par les somptueux " Scottish rain ", " The real Mc Coy ", " Bulletproof heart ", " I can't feel it " et " Cellar of dreams ". Un superbe résumé qui devrait ravir tous les aficionados de la pop-folk-celtique en mal de Simple Minds, Waterboys et consorts...

 

Silkworm

Developer

A l'écoute de la musique de Silkworm, on ne peut s'empêcher de penser à Buffalo Tom, à Dinausor Jr ou à Sebadoh. A Pavement aussi. Certains médias n'ont d'ailleurs pas hésité à leur accorder, familièrement, la manchette de cousins élégants de Pavement. Peut-être à cause de la structure à la fois complexe et négligée des chansons. Et puis des vocaux torturés, gémissants. Mais ici s'arrêtent les comparaisons. Car chez Silkworm les mélodies sont plus flemmardes, monochromes, moins imprévisibles. Le son plus garage que lo fi. Et puis surtout le succès beaucoup trop confidentiel...

 

Silver Jews

The natural bridge

Première constatation, sur le deuxième album de Silver Jews, on ne retrouve plus Steve Malkmus et Bob Nastanovich. En fait, lorsque le groupe est entré en studio, les deux membres de Pavement étaient bien présents. Mais le résultat des premières sessions était tellement médiocre que David Berman a préféré ne pas poursuivre cette expérience, et engager d'autres musiciens de studio. Maintenant, par rapport à " Starlite walker ", son premier elpee, nous n'y voyons pas de grand changement. Sa musique est toujours aussi capricieusement lo-fi. Triste, mélancolique, mystérieuse. A la croisée des chemins de Lou Reed, de Swans et de Pavement (!?!?). En fait, c'est surtout le timbre vocal laconique, discordant et profond de David qui donne la coloration à la musique de Silver Jews. Basiquement sudiste, donc fortement teintée de country. Mais un country contemporain, abordé à l'instar d'un Palace ou de Smog. Encore que parfois on pense à Johnny Cash, dans sa phase la plus mélancolique. Un chouette album, nonobstant cette sensation douloureuse, traumatisante, du désespoir de l'âme...

 

Mike Scott

Still burning

En 1993, Mike Scott met fin à l'existence des Waterboys, pour embrasser une carrière individuelle. Il enregistre alors, un premier elpee solo, " Bring'em all in ", un disque autobiographique qui marque un retour aux sources. Guitare acoustique et piano. Poésie troublante et intimiste... Mais il faut croire que l'instabilité ronge toujours le troubadour visionnaire, puisque sur " Still burning ", il est revenu à un style plus rock. La ‘big music’ comme il la décrit si bien. Et pour réaliser cet opus, il s'est entouré d'une équipe de musiciens particulièrement expérimentés. Notamment Jim Keltner et Pino Palladino, à la section rythmique. Un disque aussi décapant que l'épilogue des Waterboys, " Dream harder ". Encore qu'ici, l'ombre de Dylan, parfois celle de Van Morrison, et même de Neil Young plane subrepticement...

 

Seahorses

Do it yourself

L'ex-guitariste des Stone Roses a donc décidé de fonder son propre groupe: The Seahorses. Et dans la foulée d'enregistrer un premier elpee: " Do it Yourself ", album qui, nonobstant le concours de Tony Visconti (T Rex, Bowie, Thin Lizzy) à la production, nous a laissé sur notre faim. En fait, sur les onze fragments de l'opus, quatre tiennent vraiment la route. D'abord, il y a " Love me and leave me ", coécrit par Liam Gallagher (Oasis), le remarquable " I want you to know " que vous avez sans doute pu découvrir à la TV., " Love is the law ", dont le final semble avoir été inspiré par le prog rock des seventies, et enfin " Standing on your head ", psychédélique dans le sens le plus oriental du terme (Kula Shaker?). Le reste est partagé entre chansons pop inoffensives, tantôt sub Badfinger lorsqu'elles ne rappellent pas Marmelade. Dommage, car lorsque le groupe parvient à évoluer à la frontière de la pop la plus classique et du rock alternatif, il est vraiment brillant...

 

Seven Mary Three

Rock crown

Encore un groupe américain qui a la nostalgie des seventies. Un peu comme Black Crowes. Faut dire que les deux formations ont de nombreux points communs. Même la voix de Jason Ross est capable de se payer un timbre aussi éraillé que celui de Chris Robinson. En plus rocailleux même. Et ici, on pense à Gary Stringer (Reef) voire même à Joe Cocker. Encore qu'on recèle une sensibilité très proche de celle d'Adam Duritz (Counting Cows). Voire de Michael Stipe. Musicalement, Seven Mary Three a quand même beaucoup évolué. Responsable de chansons à l'origine aussi aseptisées que celles de Hootie & the Blowfish, Seven Mary Three est parvenu, sur ce troisième album, à libérer son énergie. Bien sûr, " Rock crown " recèle plusieurs compositions plus tendres, plus mélancoliques, mais en général, elles tirent parti du parfait équilibre entre la folk intimiste de Bruce Springsteen (dans sa phase acoustique bien sûr !), la pop de REM et le post grunge de Soundgarden.

 

Sevens

S.E.V.E.N.S.

Non, non, Tim Kerr n'est pas de la famille de Jim. D'ailleurs le premier est américain. Et a forgé sa réputation en produisant une foultitude de groupes yankees underground. Et faudrait être très simple d'esprit pour ne pas connaître l'histoire décadente du second cité. Revenons donc à Tim qui produit cet album éponyme de Sevens, au sein duquel sévissent les frères Sullivan. Un quartette qui doit probablement avoir pour modèle, Minutemen. A cause de sa prédilection pour le jazz rock, le dub, et le funk. Enfin, le défunt Minutemen. Dont le leader Mike Watt exerce aujourd'hui une carrière solo. John est d'ailleurs très ami avec Tim. Mais, non non, Tim Kerr n'est pas de la famille de Jim...

 

Shell

Out of tune

Encore une formation new-yorkaise. Excellente, par ailleurs. Dont on ne connait cependant pas grand chose. Le booklet nous apprend quand même que c'est un certain O' Schaier qui signe toutes les compositions. Mais pour le reste, c'est le mystère le plus complet. Treize fragments découpent cet " Out of tune ", treize chansons qui ne dépareraient certainement pas le répertoire d'un Sebadoh, d'un Pavement ou d'un d'un Swell. Encore que le timbre vocal écorché du chanteur nous fasse plutôt penser à John Mascis de Dinosaur Jr. Et si on y retrouve ça et là quelques traces de claviers, minimalistes bien sûr, et d'harmonica, c'est dans les cordes de guitares ébréchées, déchiquetées que sont taillées les mélodies, des mélodies mélancoliques, contagieuses, fondamentalement ‘lo fi’...

 

Perry Rose

Green Bus

Non, ce disque n'est pas le nouvel album de Perry Rose, mais une compilation enrichie de six nouvelles compositions. Un morceau de plastique qui reprend l'intégralité du mini album " Because of you ", ainsi que dix chansons parues jusqu'à présent en single. Soit un total de 21 titres, parmi lesquels vous retrouverez inévitablement tous les standards du plus belge des Irlandais. Depuis " Green Bus " (of course!) à " Because of you " en passant par " Why should I worry " et "Bye my love ". Bref une vitrine idéale pour toutes celles et tous ceux qui connaîtraient peu ou mal cet auteur/compositeur/guitariste et chanteur qui a toujours mis son talent au service d'une poésie empreinte de sincérité, de fraîcheur et d'émotion...

 

Royal Trux

Sweet sixteen

D'abord, inutile d'insister pour nous demander de décrire l'image qui orne la pochette. Ou plus exactement ce qu'on y trouve au fond de la cuvette (NDR: ça rime!). C'est franchement dégueulasse. Nous ne doutons cependant pas de son efficacité pour aider à gerber avant de recommencer une guindaille, mais de là à illustrer un album, c'est pousser le bouchon un peu loin. Bref, tirons la chasse, et venons en au contenu, pas du pot, mais de ce " Sweet sixteen ". Combinaison de minimalisme et de maximalisme, la musique de R. Tx se compose d'une véritable mosaïque de textures les plus hétéroclites les une que les autres. Parfois on pense à Free, aux Stones, à Lynyrd Skynyrd, aux New York Dolls, au Velvet, à Faust, à Can et le plus souvent à Captain Beefheart. Mais un Beefheart au féminin. A cause de la voix cadavérique, brisée de Jennifer Herrema, dont le timbre nous fait penser à feu Janis Joplin qui aurait eu la mauvaise idée de fumer (!?!?!) deux paquets de clopes avant de chanter. Bienvenue dans l'univers halluciné (NDR: qui a dit hallucinogène?) et déstructuré de Royal Trux!...

 

Run On

No way

Depuis la sortie du premier album, " Start packing ", David Newgarden a cédé sa place à Katje Gentile. Organiste/violoniste, celle-ci apporte une nouvelle dimension au groupe. Pas que David faisait tâche d'huile dans l'ensemble, mais Katje apporte un plus, un petit quelque chose qui rend les chansons plus originales, plus profondes. A cause, surtout, de ses interventions aux claviers. Au violon aussi. Mais dans une moindre mesure. Enfin, pour cet album. Parce qu'on a l'impression qu'elle est également capable d'y exprimer tout son talent. Maintenant, faut pas croire que les trois autres se croisent les bras. Mais, on a surtout l'impression qu'ils ont trouvé un dénominateur commun. C'est vrai que cet orgue lancinant, subtil, exerce un certain charme, pour ne pas dire un charme certain. Mais en plus il filtre avec beaucoup d'élégance les accès d'électricité aussi sauvages que chez Sonic Youth, souvent déchiquetés, chargés de feedback. Tout un ensemble agité par un drummer dont le style est paradoxalement convulsif, opulent et feutré. Et comme la sensibilité mélodique est aussi intense que chez le défunt Lone Justice et que les vocaux sont aussi versatiles que ceux de Patti Smith, vous pouvez aisément vous faire une idée de la qualité de ce " No way ". Deux exceptions, cependant, qui confirment la bonne règle, " Anything you say ", trempé dans le folk, et puis " Ropa Vieja ", qui aurait pu relever du répertoire de Placebo. Superbe!

 

Ragga & The Jack Magic Orchestra

Ragga & the Jack Magic Orchestra

Au sein de RATJMO, on retrouve Jakob Magnuson, un proche collaborateur de Gus Gus, Mark Davies, surtout réputé pour ses remixes, et enfin Ragga, vocaliste islandaise qui, à ce jour, s'était surtout illustrée, en participant aux enregistrements du dernier album de 808 State ainsi qu'au tout premier opus de Tricky. C'est vrai qu'elle possède une voix profonde, remarquable, dont le timbre rappelle tantôt Kate Bush, tantôt Anneli Dreker (Bel Canto). Et de cette voix, elle raconte ses rêves d'enfants, des songes surréalistes, hallucinés, parfois mélodramatiques, sur une musique fortement imprégnée de trip hop atmosphérique (Tricky, Portishead), mais revisitée par la forme médiévale la plus celtique (Pentangle?) ...

 

Railroad Jerk

The third rail

Des influences? Ce quatuor new-yorkais en a à revendre. Depuis Steeleye Span à Prince, en passant par les Beatles, Dylan, les Soft Boys, Neil Young, Robert Johnson, The Fall, Television, Girls Against Boys et puis surtout Violent Femmes et le Jon Spencer Blues Explosion. Paradoxal lorsqu'on sait que la bande à Gordon Gano pratique un folk déstructuré, alors que le JSBE flirte davantage avec le blues électrique. En fait, Railroad Jerk hybride toutes les choses qui ont une âme. Un éclectisme rampant qui favorise l'éclosion de petites chansons croustillantes, sensuelles, rafraîchissantes, lieu privilégié où copulent dans un bain mélodique, richesse acoustique et sensibilité électrique (NDR: ça rime). Au fil du sillon, on a même parfois l'impression de retrouver le style postcard des débuts de James. Et pas seulement parce que la voix de Marcellus Hall est aussi sinusoïdale que celle de Tim Booth...

 

Raissa

Meantime

Si le premier album de ce trio était franchement contaminé par le trip hop insulaire des Tricky, Portishead et consorts, " Meantime " nous replonge plus de dix années en arrière. En pleine ‘noisy pop’. Celle de Cocteau Twins en particulier. Le timbre vocal de Kahn Panni campe d'ailleurs un hybride entre celui de Liz Frazer et d'Harriett (Sundays), avec parfois des inflexions aussi " opératiques " que celles de Kate Bush. Bien sûr, la musique de Raissa est beaucoup plus synthétique, truffée d'effets spéciaux ; mais hormis le capricieux, complexe et surtout remarquable " Piccadily ", les lignes de guitare cristallines couvrent généreusement la texture instrumentale, pourtant déjà bien luxuriante...

 

Red Zebra

Mimicry

Non, vous ne rêvez pas. Ce n'est pas une nouvelle compile consacrée au mythique groupe brugeois, mais bien un nouvel album studio. Le groupe s'était pourtant déjà produit en public, pour quelques concerts, au cours de l'année 1994; et avait même commis un album live, " A red zebra is not a dead zebra ", disque totalement passé inaperçu. Mais aujourd'hui, il a officiellement décidé de se reformer. Il y a eu bien sûr quelques changements de personnel. D'ailleurs, du line up initial, il ne reste plus que Peter Slabbynck, Geert Maertens et Johan Isselée. Ce qui n'a pas empêché Pip Vreede de venir donner un petit coup de basse, lors des sessions d'enregistrement consacrées à " Mimicry ". Un disque qui a, en outre, reçu le concours de Staf Verbeek à la production, personnage qui s'était déjà illustré lors de la mise en forme des derniers morceaux de plastique de Metal Molly. Mais l'essentiel, c'est que le groupe n'a pas renié le style qui en avait fait sa notoriété. Cette cold wave où l'électricité cinglante, incisive, se taille la part du lion (NDR: pas du zèbre?). Ces accords de guitares jumelés qui se croisent et s'entrecroisent dans un superbe élan mélodique. Un peu comme chez les Chameleons, mais avec un phrasé aussi sombre que le Sisters of Mercy. Une excellente surprise!

 

Redd Kross

Show world

Sixième elpee pour cette formation californienne dont la naissance remonte déjà à 1979. A l'époque, les musiciens étaient à peine âgés de 15 ans, et semaient la terreur dans le comté de Los Angeles. Depuis, beaucoup d'eau à coulé sous les ponts, et Redd Koss est parvenu à créer son propre style, né d'un subtil mélange entre le bubblegum, la pop, le punk rock et le glam. S'il n'y avait ces références à Cheap Trick, qui lui vaut d'être comparé, à tort, à Urge Overkill, on se demande finalement si la formation n'aurait pas mieux fait de naître en Angleterre, tant sa musique s'inscrit dans le contexte britpop contemporain. Pensez à Manic Street Preachers pour les mélodies. Et puis aux Beatles originels pour le sens des harmonies vocales; le timbre d'un des frères Mc Donald campant, d'une manière troublante, des inflexions tellement proches de John Lennon. Et comme côté lyrics, les commentaires acerbes et humoristiques sur le monde décadent valent bien ceux de Blur...

 

Reef

Glow

Lors de la sortie de son premier album, " Replenish ", ce quartette de Glastonbury avait été taxé de Black Crowes britannique. A cause de ce goût commun pour la musique de la fin des années 60 et du début des seventies. Et en particulier pour les Small Faces, Led Zeppelin et les Stones. Vous ne serez donc pas étonnés d'apprendre que la musique de Reef flirte avec un rythm'n blues dont le groove filandreux, légèrement teinté de funk est tout naturellement râpé par la voix rocailleuse mais ténue de Gary Stringer. Deuxième opus, " Glow ", a reçu le concours de George Drakoulias à la production, un personnage très proche de Rick Rubin (Def Jam, American Rcds); dont la carte de visite mentionne à son crédit la mise en forme d'albums des Beastie Boys, de Johnny Cash et de Primal Scream...

 

Republica

Republica

Totalement subjugués par la vidéo du single " Ready to go ", nous espérions, tout naturellement, découvrir un album de la même trempe. Il a malheureusement fallu déchanter rapidement. Parce que le reste de cet opus éponyme se contente de négocier une forme de techno pop très superficielle. Etonnant lorsqu'on sait que le groupe implique un ex claviériste de Flowered Up et le drummer du défunt Bow Wow Wow. Il y a bien sûr la voix lascive, glapissante de Saffron, mais elle ne parvient jamais à s'extraire d'un bouillon sonore particulièrement indigeste. Ce n'est pas parce qu'on se procure les meilleurs légumes qu'on est capable de faire la meilleure soupe. Contentez-vous du single!

 

The Rolling Stones

Bridges to Babylon

C'est vrai que nous n'avons pas été tendre avec les Stones, lors de la sortie de leur dernier opus, " Voodoo Lounge ". Soufflant plus le froid que le chaud. Douchant l'enthousiasme que nous avions manifesté pour " Steels Wheels ". Sorti en 1989, déjà, il est vrai. Avec le recul, même les aficionados le connaissent. Nous attendions donc ce " Bridges to Babylon " de pied ferme. Et, si ce n'est pas encore Byzance (NDR : sorry pour le jeu de mot), ce n'est plus Waterloo (NDR : évidemment, pour la photo de la pochette, c'est raté !). Un album solide (NDR : du Rolling Stones quoi !) produit, comme d'habitude serions-nous tenté d'ajouter, par Don Was, et découpé en 14 fragments dont nous vous proposons une brève radiographie. Groove et tempo irrésistible dès l'intro, " Flip the switch ". Normal puisque Jim Keltner est commis aux percussions. Tout comme sur " Too tight ", d'ailleurs. Phrasé de guitare très caractéristique de Richards sur la ballade douce amère " Anybody seen my baby ? ", sorti depuis en single. Riffs fouettés, syncopés pour le classique " Low down " (Start me up ?), assénés par Ronnie Lane. Funk blanc déchiqueté, décapant, aride, enrichi d'envolées d'électricité ‘crazyhorsienne’ avec " Gunface ". Reggae pour " You don't have to mean it ". Rythm 'n blues circa Temptations avec " Out of control ". Sans oublier la ballade countryfiante, " Always suffering ", le r&b blues sordide (Mink Deville ?) de " Thief in the night " et de " How can't stop ". Mais la meilleure composition nous est venue de " Might as well get juiced ". Sorte d'urban rock sauvage, lancinant réminiscent des Stooges, nonobstant cette coloration bluesy apportée par le souffle fiévreux de l'harmonica de Mick ...

 

Penthouse

Gutter erotica

Torturé, sombre et malsain, le blues urbain de Penthouse est hanté par les spectres de Birthday Party, Stooges, Scientists, Blue Cheer, Velvet Underground et Sun Ra, lorsqu'il ne macère pas dans l'univers claustrophobie de Fall ou encore lorsqu'il ne partage pas le même culte du sordide et de la lubricité d'un Jesus Lizard. Pas un album facile donc que ce " Gutter erotica ", à la limite dérangeant. Certains le suspecteront même de pratiquer une véritable opération dans l'underground contemporain sans anesthésie. Sexe, voyeurisme, satanisme et mort alimentent d'ailleurs les lyrics de cette formation, qui compte pour compagnon spirituel Gallon Drunk, et au sein de laquelle on retrouve Tim Cedar, drummer de Ligament...

 

Sam Phillips

It's only a flesh wound lambchop

Pour enregistrer cet album, Sam Phillips a reçu le concours de toute une flopée de musiciens, parmi lesquels Jim Keltner, Matt Chamberlain (ex drummer des Smashing Pumpkins) et T Bone Burnett, semblent avoir été les plus actifs. C'est même ce dernier qui a assuré la production de cet opus. Beaucoup de cuivres également. Parfois impliqués sous la forme d'une section, à l'instar d'un Dexy's Midnight Runners. Mais le plus souvent des solistes de jazz. Dont les interventions, tantôt satinées, tantôt lascives, sont destinées à entretenir le climat intimiste des chansons. Nées de la plume de Sam Phillips. Sur les douze titres de cet " It's only a flesh wound lambchop ", elle n'a d'ailleurs accordé ses faveurs qu'à une seule reprise, signée REM: " Slapstick heart ". Elle possède, en outre, une très jolie voix. Dont le timbre navigue quelque part entre celui de Kristin Hersh et de Marianne Faithfull, une voix qui apporte beaucoup de relief à des chansons fondamentalement pop, parmi lesquelles " Entertainment " et " Faster pussycat to the library ", mériteraient assurément une gravure en single.