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Tuxedomoon

The ghost sonata

" The ghost sonata " constitue l'album ultime du groupe culte californien Tuxedomoon. Paru à l'origine en édition limitée, sur le label " Les temps modernes ", ce disque s'inspire d'un opéra sans paroles, accordé par le groupe en 1982 au festival de Polverigi, en Italie. Une œuvre ambitieuse, qui n'avait jamais été publiée auparavant dans son intégralité. Steve Brown, Blaine Reiniger et Peter Principle ont entièrement réenregistré tous les fragments de la bande son fin 90, tandis que les enchaînements narratifs et les bruitages procèdent des bandes originales de 1982. Attention, cet opus est essentiellement instrumental, et ne s'adresse, par conséquence qu'aux inconditionnels...

 

The Tea Party

Transmission

Après une tournée triomphale en Australie, le trio Canadien nous revient avec un quatrième elpee, " Transmission ". Nous n'allons pas derechef vous faire l'éloge de Tea Party, dont les trois premiers albums sont absolument remarquables. Mais simplement vous répéter que si vous aimez voir traiter le metal et le folk dans le sens le plus underground, le plus progressif du terme, Led Zeppelin, les Doors, la philosophie orientale, le symbolisme et le mysticisme, ces trois disques doivent absolument trôner en bonne place au sein de votre compactothèque. " Transmission " risque cependant de mécontenter les puristes. Ceux qui voyaient en Tea Party la résurrection du rock pur et dur. Et pourtant, cet opus ne manque pas de richesse. Beaucoup plus expérimental, il tente d'hybrider la musique électronique et l'instrumentation basique. Un peu à la manière de Stabbing Westward et de Filter. Mais en plus psychédélique, en plus exotique. Il plane d'ailleurs toujours sur la musique de Tea Party cette atmosphère grave, envoûtante, somptueuse, capable de vous donner le vertige... Il faut cependant reconnaître que si, pour la plupart des compositions de ce morceau de plastique, le traitement technologique est plutôt réussi ; et nous pensons ici à " Temptation ", " Army ants ", " Psychopomp ", " Gyroscope " et " Pulse ", certaines ont peut-être le tort de vouloir marcher sur les plates bandes, tantôt de Chemical Brothers, de Prodigy, de Moby et même de Ministry. D'autres encore font cependant preuve d'une toute autre audace. Notamment " Release " qui réussit la fusion, jusqu'alors impensable, entre Joy Division et l'ambient post " crimsonien " (" Island " ?), ou alors va à la rencontre de la culture maghrébine, à l'instar de feu Brian Jones, sur le titre maître, lorsqu'il ne succombe pas à la fascination hypersophistiquée d'un Japan, voire au gothisme spectral d'un Bauhaus sur " Aftermath "... Etonnant !

 

Teenage Fanclub

Songs from northern britain

Dix années déjà que le quartet écossais roule sa bosse sur la scène pop rock contemporaine. Une décennie peuplée de six albums aussi solides les uns que les autres. Enfin presque, puisque " Bandwagonesque ", commis en 91, ne sondait que la noisy purement instrumentale. Quant aux cinq autres, y compris ce " Songs from northern britain ", ils font la part elle à la pop électrique, limpide, mélodique, héritée en ligne droite des Byrds, de Big Star (NDR : Encore !) et des Beach Boys. Un album sans grande surprise, mais surtout sans mauvaise surprise, dont le principal mérite est de ne jamais décevoir, et même, au fil du sillon, de séduire...

 

Texas

White on blonde

En gravant " I don't want a lover ", dont la mélodie trotte toujours quelque part dans notre mémoire, Texas entamait sa carrière sur la plus haute des marches de la gloire. La suite sera bien moins triomphale, puisqu'elle se résumera à une dégringolade progressive des échelons, que le groupe n'avait même pas gravis. " White on blonde " semble être une exception à cet inéluctable déclin. En effet, l'opus est entré la semaine dernière dans le top 5 britannique, ce qui ne leur était plus arrivé depuis bien longtemps. Peut-être est-ce dû à l'accessibilité du CD. Il est vrai que du côté de la production (voire surproduction) ils nous ont gâtés! Violons, effets symphoniques, cuivres, sha-la-la par-ci, sha-la-la par-là. Reste le timbre de Sharleen qui a conservé toute sa sensibilité, sa puissante, son aura. Et puis la musique reste malgré tout celle de Texas. Certains titres nous ont d'ailleurs semblé fort intéressants. En particulier " Halo " ou le titre maître. Dommage que l'opus soit piqué aux hormones commerciales...

 

They Might Be Giants

Factory showroom

Pour concocter ce nouvel opus, John Lennel et John Flansburgh ont reçu le concours de nombreux musiciens de studio. Notamment Brian Doherty (John Henry) aux drums, Graham Maby (Joe Jackson) à la basse et Eric Schermerhorn à la guitare; recrutement auquel le duo ne nous avait guère habitués, puisqu'en six albums, ce n'est que la deuxième fois qu'il s'entoure d'un véritable groupe. Grands admirateurs de Devo et des Residents, les deux John ont longtemps prôné la thèse du minimalisme, pour mener à bien leurs expérimentations, au sein de They Might Be Giants. Des expérimentations souvent farfelues, toujours aventureuses, destinées à réaliser un mariage idéal entre l'esprit et l'harmonie. Certains n'ont d'ailleurs pas hésité à les taxer de dadaïstes. Et si la texture instrumentale, à l'origine limitée à un accordéon, une guitare, un enregistreur et une voix, s'est étoffée au fil des disques, il faut reconnaître que la recherche a toujours été leur credo. Sur " Factory showroom ", on a ainsi droit à une composition très curieuse, enregistrée au site historique " Edison " de West Orange, à l'aide du matos d'époque, sans électricité; puis en intro à la participation d'une section à cordes et d'une section de cuivres. Des cordes et des cuivres mais également des percussions que l'on retrouve disséminés tout au long du morceau de plastique, dont les caprices technologiques se fondent naturellement dans la fluidité des pop songs...

 

Tiger

We are puppets

Tiger a sa propre idée du glamour (trad: enchantement, éclat), du glam (NDR: style musical prôné au cours des seventies par des artistes ou des formations telles que Bowie, T Rex, Gary Glitter et Roxy Music). En fait, c'est l'excentricité de la musique et l'impressionnisme des lyrics qui confirment cette impression ; pas leur attitude et encore moins leur look. Ce qui semble avoir fort surpris la presse insulaire, et dans la foulée provoqué son agacement. Pourtant, tous les médias s'accordent à reconnaître chez Tiger une certaine originalité, et même une originalité certaine. Et ce " We are the puppets " en est la plus belle démonstration. Alors, pas de quoi faire la fine bouche; d'autant plus que la griffe électrique de Tiger écorche au passage Stereolab, Supergrass, Devo et même Pulp. Etonnant!

 

Tindersticks

Curtains

Evidemment, si vous êtes déprimés, ce n'est pas vraiment le style de disque qui va vous remonter le moral. Normal, puisque la plupart des chansons issues de ce " Curtains " sont empreintes de mélancolie, de tristesse et de désespoir. Et l'humour sous-jacent supposé imprégner les lyrics, plutôt sombre. Ce qui n'est pas fait pour détendre l'atmosphère. Que nous pourrions qualifier de lourde et tendue. Surtout lorsque la voix confessionnelle, nicotinée de Stuart Staples paresse pathétiquement sur la mélodie. Heureusement, les compositions de ce " Curtains " ne sont pas toutes calquées sur un profil aussi désespéré. Ce qui permet ainsi de pouvoir écouter l'œuvre d'une seule traite (NDR : plus d'une heure quand même !) sans tomber dans la sinistrose. " " Buried bones ", par exemple, titre sur lequel Stuart partage le chant avec la vocaliste de Bongwater, Ann Magnuson, bénéficie d'arrangements symphoniques clinquants, luxuriants ; " Tonight are you " et " Let's pretend " épousent un tempo paso doble, magnifié par un duo de cuivres mariachi, alors que " Dancing " est torturé par le violon grinçant, spectral de Dickon ; et enfin, " I was your man, bathtime ", dont les accès de basse sourds, glacés, réveillent en notre fors intérieur, le spectre de Joy Division...

 

Strangelove

Strangelove

Ed O' Brian, guitariste de Radiohead a déclaré, tout récemment, que Strangelove était une source d'inspiration majeure. Un fameux compliment pour ce groupe, fondé à Bristol en 1992, qui n'est toujours pas parvenu à sortir de la zone crépusculaire de l'underground, malgré la confection de deux superbes albums. Mais en même temps, une confession qui risque fort de vous surprendre si vous envisagez de vous procurer leur troisième. En fait, cet opus éponyme rompt avec la période atmosphérique post Sad Lovers & Giants, qui avait prévalu sur " Time for the rest of your life " et " Love & other demons ". Si l'instrumentation s'avère plus luxuriante, il faut reconnaître que les guitares sont moins imposantes, les claviers plus rognés, plus syncopés ou réduits à des accords de piano spectraux. Heureusement, le feeling mélodique est toujours bien présent, mais si la voix de Patrick est toujours capable de vous communiquer son angoisse, son désespoir, elle peut également se faire plus tendre, plus enjouée. On regrettera cependant la coproduction de Paul Corkett, à notre humble avis, un peu trop rudimentaire... Ah oui, il y a en morceau caché, une version acoustique de " Freak "...

 

Super Furry Animals

Radiator

Gorky's Zygotic Mynci et Super Furry Animals sont deux formations galloises caractérisées par un goût très prononcé pour l'excentricité. En outre, ces deux groupes n'hésitent pas à chanter dans leur dialecte natal. Surtout en public. Mais ici s'arrêtent les comparaisons, car si GZM appartient au psychédélisme pastoral, SFA adopte une vision plus futuriste, plus électronique, vision qu'il inocule dans une structure basiquement rock. Une musique hybride contaminée par la sophistication d'ELO, la sensibilité pop rampante de Supergrass, le prog rock de Faust, l'expérimentalisme de Wire et la frénésie du Move. Beaucoup d'effets technologiques, donc, sur les quatorze fragments de ce " Radiator ". Donc des synthés. Mais aussi des instruments conventionnels. Dont deux guitares. Agressives ou liquides, elles sculptent délicatement les chansons, pour mieux laisser filtrer la voix mélancolique, languissante, mais aussi parfois empreinte de cynisme de Gruff, dont le timbre se fond parfois dans un lit d'harmonies vocales limpides, falsetto...

 

Supergrass

In it for the money

Il n'aura fallu que deux elpees au trio d'Oxford pour entrer dans la cour des grands. Et avec quel panache! Puisque pour son deuxième essai, il vient de réaliser un véritable coup de maître. Il ne fait d'ailleurs aucun doute que cet " In it for the money " figurera parmi les meilleurs albums de l'année 1997. Une situation qui s'explique assez facilement, au vu de la maturité et de la cohésion du groupe. Que l'on a d'ailleurs pu observer lors de ses dernières visites en Belgique. Mais revenons donc à ce nouvel album, qui recèle douze chansons contagieuses, soulignées par de superbes harmonies vocales, gorgées d'adrénaline électrique que vivifie leur exubérance juvénile naturelle. Depuis le titre maître sarcastique au final psychédélique " Sometimes I make you sad ", en passant par le single frénétique " Richard III ", le sinistre, terrifiant, " Tonight ", l'étonnant " G-song ", imprimé sur un tempo beatlenesque, le futur hit " Sun hits the sky ", corrodé par un moog dont l'intensité nous rappelle un certain Keith Emerson, le " garage " " Going out ", rogné par un inévitable hammond sixties, le funkysant "Cheapskate ", l'espiègle " You can see me ", le presque bluesy " Hollow little reign ", sans oublier les deux superbes ballades " Late in the day " et " It's not me ". Indispensable!

 

Supernaturals

It doesn't matter anymore

Rien de vraiment très 'supernaturals' sur le premier album de cet ensemble écossais, mais douze (brit)pop songs agréables, contagieuses, rafraîchissantes, parmi lesquelles vous avez certainement déjà eu l'occasion d'entendre le single " Smile ", sur l'une ou l'autre station radiophonique. C'est vrai qu'ils s'inspirent beaucoup des Beatles, à l'instar d'Oasis. Et puis que pour les lyrics de leurs chansons, ils ne se sont pas vraiment foulés. Les mauvaises langues les ont même déjà qualifiés de sub Supergrass ! Humour très britannique, lorsqu'on s'aperçoit que la pochette de cet " It doesn' matter anymore " arbore un chimpanzé ( !). Pourtant, malgré l'accumulation de critiques, cet opus possède un petit quelque chose capable de vous faire craquer. Et notamment un sens mélodique particulièrement développé. Un enthousiasme communicatif qui nous rappelle tantôt EMF ou les Ned's Atomic Dustbin, le timbre vocal de McColl naviguant quelque part entre celui des chanteurs de ces deux formations...

 

Superswirls

Filter

Superswirls appartient à cette catégorie de groupes dont on parle peu, et qui, au vu de son talent, mériterait un tout autre statut. Suffirait d'ailleurs que la radio, la TV ou quelques magazines s'y intéressent vraiment, et les portes du succès s'ouvriraient toutes grandes devant eux. Un quintette suédois dont les influences vont de St Etienne au Velvet Underground en passant par Massive Attack et Roxy Music. Sa pop atmosphérique, synthétique, fortement imprégnée de claviers, navigue à la croisée de la new-wave (OMD, Ultravox mais surtout Modern English et Julian Cope), de la brit pop (Pulp, Blur), du prog rock (Gong?), de la pop de Daho voire même de la techno de Beloved. Espérons que leur avenir sera à la hauteur de ce CD. Car ils le méritent. Superbe!

 

Swans

Kill the child - Real love

Écrit par

Evidemment, si vous ne connaissez Swans que depuis le début des eighties, vous risquez fort de tomber du haut de votre chaise. En fait, sur ces deux albums ‘live’, enregistrés quelque part en Europe entre 85 et 87, le groupe new-yorkais use et abuse de sonorités post industrielles monolithiques, répétitives, pour communiquer la douleur et le dégoût ressentis par Michaël Gira, face aux aspects les plus inhumains et destructeurs de la société contemporaine. Mais on a beau être de grands admirateurs de Swans, il faut reconnaître que cette période n'était certainement pas la plus passionnante du groupe. Pour inconditionnels uniquement!

 

The Stranglers

Written in red

Lorsque Hugh Cornwell quitte les Stranglers en 1990, il n'y a plus grand monde pour oser parier un penny sur l'avenir du groupe. Et pourtant, l'arrivée d'un nouveau chanteur, Paul Roberts, et puis de l'ex-guitariste de Peter Gabriel, John Ellis, permettent à la formation de graver un album réconfortant, " Stranglers in the night ". Malheureusement, le nouveau line up ne parviendra jamais à confirmer ces belles promesses; et après être descendu en deuxième division, le combo est aujourd'hui tombé dans l'oubli. " Written in red " est probablement ce que les Stranglers ont commis de plus faible à ce jour. Déjà que la menace, la violence et la provoc ont été abolies depuis belle lurette; mais, en outre, les dernières traces de sculpture auriculaire, héritées de " Golden brown ", et la volupté féline, inhérente à " European female ", se sont littéralement volatilisées. Même " Summer in the city ", cover de Lovin Spoonful, ne parvient pas à sauver un ensemble, particulièrement affligeant...

 

Subcircus

Carousel

Encore une formation de britpop! Et de qualité. Ce qui n'est pas fait pour nous déplaire. D'autant plus que ce quatuor semble avoir hérité de la perversité glamoureuse de Suede, de l'ambiguïté rusée de Placebo et de l'intensité émotionnelle de Radiohead. Une intensité accentuée par le timbre vocal de Peter Bradley Jr, timbre que nous pourrions qualifier de ‘stratosphérique’. Naviguant quelque part ente celui de Thom Yorke et de Brian Molko, mais en plus mâle. Pour Subcircus, la vie ressemble à un cirque. Ce qui explique pourquoi les lyrics de Peter s'inspirent du théâtre, de la tragédie, du chaos et du carnaval. Des lyrics qui tournent en dérision la faiblesse de l'être humain. Un peu à la manière de Nick Drake et de Michaël Sipe (REM). "Carousel" constitue le premier album de Subcircus, une œuvre dont la mélancolie sophistiquée exerce une véritable fascination. Superbe!

 

Suede

Sci-fi lullabies

Double compact disc, " Sci fi lullabies " réunit les faces B des singles de Suede enregistrés depuis 1992. En d'autres termes, les titres subsidiaires de leurs singles. 27 en tout. Le box est en outre enrichi d'un booklet de 32 pages, conçu par Peter Saville, booklet qui inclut toutes les paroles des chansons. Du bon, du moins bon, mais également d'excellentes choses sur ce recueil. Notamment " My insatiable one ", repris plus tard par Morrissey. " To the birds ", " The big time ", " Europe is our playground ", " The sound of the streets ", " My dark star " et " Killing the flash boy "...

 

Sugartooth

The sounds of solid

S'il n'y avait la voix du chanteur, nous n'aurions que des compliments à formuler à l'égard du deuxième album de cet ensemble yankee. En fait soit l'inflexion est beaucoup trop en avant par rapport à la ligne mélodique, soit le timbre épouse celui de Phil Collins. Dommage, car le groupe qui l'accompagne est bigrement solide et efficace. Adoptant un trash funk metal légèrement teinté de hip hop qui évoque instantanément Red Hot Chili Peppers, Beck et dans une moindre mesure INXS, c'est à dire lorsque le groupe australien méritait encore qu'on s'y intéresse. Tout ceci avec un aplomb métallique (!) digne de Pearl Jam et une approche du blues urbain aussi convulsive que celle du Jon Spencer Blues Explosion. " The Sounds of Solid " bénéficie, en outre, du concours des Dust Brothers, à la production, personnages qui ont établi leur réputation en travaillant en compagnie des Beastie Boys. Maintenant, si Sugartooth cherche à sortir de la zone crépusculaire de l'underground, soit il vire son chanteur, soit il lui paie des cours de chant...

 

The Sundays

Static & silence

Troisième album en huit années d'existence pour ce groupe issu du nord de Londres. Un groupe drivé par un duo. Ou plus exactement un couple. Harriet Wheeler et David Gavurin. Ils se partagent la composition et la production. Elle chante. D'une voix exquise, claire, angélique. Un peu à la manière de Liz Frazer (Cocteau Twins) et de Lisa Gerrard (Dead Can Dance). Il joue de la guitare. Avec autant de doigté que Johnny Marr. Dispensant des accords cristallins, chatoyants, tantôt à l'aide d'une râpe électrique, tantôt d'une six cordes acoustique, sur une musique faite de textures et de nuances, une musique toujours aussi atmosphérique, mais moins éthérée que sur le second opus " Blind " ; et ce nonobstant le recours aux arrangements symphoniques ou orchestraux. Un climat, en tout cas, favorable aux mélodies pop visionnaires, mélancoliques, diaphanes...

 

Super Deluxe

Via satellite

Si vous appréciez Teenage Fan Club et les Posies, vous ne pouvez passer à côté de Super Deluxe. Tous les ingrédients de base y sont. Electricité blanche, jaillissement des guitares duales, harmonies vocales byrdsiennes, mélodies pop sucrées, rafraîchissantes. Et nous pensons ici tout particulièrement à " You pleasure's mine ", de " Farrah Fawcett " et du hit potentiel "Love liquid wash around ". Heureusement l'opus nous réserve quand même son lot de nuances. Par exemple lorsque " New variation " et " Lost in your failure " s'emballent dans le popcore post Hüsker Dü. Et puis surtout chez les compositions les plus acoustiques qui permettent alors aux deux chanteurs de tirer parti de toute la richesse de leurs timbres, un peu comme pour Glen Tilbrook et Chris Difford chez Squeeze. Produit par Tim Palmer, " Via satellite " a, en outre, bénéficié des studios de Slipping Stone à Seattle. Super Deluxe n'a d'ailleurs pas dû chercher bien loin, puisque les musiciens sont originaires de ce port des Etats Unis (NDR : si vous pensiez que la formation s'y était rendue pour la frime, c'est raté !). Normal donc, qu'il plane, sur ce "Via satellite ", un petit parfum de grunge. De post grunge, plutôt. Mais très léger, à peine palpable. Et finalement davantage à cause de l'atmosphère et surtout de la nature mélancolique des lyrics, que de la musique. A moins que ce ne soit à nouveau, parce qu'on y retrouve ce sempiternel morceau caché...

 

Stips

Egotrip

Stips n'est autre qu'un projet parallèle du chanteur/claviériste des Nits, Robert Jan Stips. Un trio au sein duquel on retrouve Martin Bakker, bassiste du groupe batave. " Egotrip " recèle treize fragments composés par Bob entre 69 et 96, treize compositions interprétées par les différentes formations au sein desquelles il a sévi au cours de cette période. Depuis Supersister aux Nits, en passant par Golden Earring, Sweet d'Buster et Transister. Le tout enrichi de quelques nouvelles chansons. Un opus qui tire fatalement dans toutes les directions. Rock, free jazz, rock symphonique et l'inévitable pop minimaliste, témoignages d'une carrière déjà bien riche pour cet artiste néerlandais...

 

Stoned

Ed's diner

Même Bob Mould et Grant Hart ne jouent plus dans la même division. Green Day? Faudrait voir lors de la sortie de son prochain album? China Drum? Dans les grandes lignes. Encore que l'aspect mélodique est beaucoup plus soigné chez le groupe de Newcastle. En outre, le line up de Green Day et de China Drum se limite à un trio, alors que l'ossature de Stoned repose sur un quintet, dont une paire de guitaristes. Nous n'en voyons d'ailleurs pas la nécessité, puisque l'un des deux se limite à dispenser des accords écorchés. Sans quoi, en général, cet ensemble suédois, responsable à ce jour de deux albums, ne jure que par le punkcore...