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Concerts

Nicola Testa

Tests réussis pour Nicola Testa !

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Il s’agit du premier concert accordé à l’Ancienne Belgique par Nicola Testa, et il le mérite. A force de travail… Comme il l’a annoncé, il va proposer un spectacle inédit, créé spécialement pour cette date ; un show unique en son genre dont les costumes ont été dessinés par Jean-Paul Lespagnard. La salle n'est pas tout à fait sold out. Les deux balcons latéraux sont masqués d'un drap noir. Toutes les places assises sont occupées, mais la fosse est bien compacte.

Le supporting act est assuré Simon LeSaint (SLS). Il va nous proposer un Dj set d’une demi-heure. Il n’établit aucune communication avec le public. Pas vraiment de quoi accrocher…

Tout comme la veille, à La Madeleine, un interlude est exécuté par David Léo, alias David de Froidmont, l’ex-vocaliste de Malibu Stacy. Il vient interpréter son « Down The Hall ». Deux filles déploient des affiches sur lesquelles figurent le titre de ce tube, le nom de l'artiste, son Facebook et son Twitter. Et cette fois-ci, les filles brandissent bien les affiches à l'endroit.

Trois ans déjà que Nicola Testa arpente les planches de différentes salles et festivals en Belgique, soutenu par une fidèle équipe et un solide groupe. Son album, « No More Raibows », est paru en mars 2015. Un disque enregistré sous la houlette d’Antoine Gaillet, pour lequel il a notamment reçu le concours de Julien Doré, Talisco et M83. Et il a été élu ‘Meilleur Artiste de l'Année’, en 2016, par les Octaves de La Musique.

Tous les musicos ont droit à une estrade. Les deux claviéristes plantés à gauche. Le drummer et le bassiste, à droite. Et Nicola au centre, sur laquelle est installé un piano. Sans oublier une section de trois cuivres, qui viendra épauler le line up, à plusieurs reprises, au cours du set. Le light show est coloré et marque chaque artiste de son empreinte.

Nicola va donc nous proposer des versions différentes de compos issues de son elpee. Un véritable test quoi ! Alexandre Leroy (Puggy) est derrière les manettes. Le son devrait donc être nickel.

Caractérisé par son profil électro, « World » ouvre le concert. La section rythmique démontre déjà toute son efficacité. Derrière son micro, Nicola frappe dans les mains et incite la foule à l’accompagner. Elle s’exécute. Faut dire qu’il dégage énormément de sympathie –il n’oublie pas de le saluer et de remercier l’auditoire– et puis il peut compter sur un fan base de plus en plus conséquent. C’est même lui qui fait monter la température, dans la salle. L’adaptation de « Cells » est surprenante. Les titres défilent, toujours différents des versions originales : « Lost And Found », « Land Of Glass », « Home  »… Pourtant percussif, « Mellotron skies » met en exergue la voix atmosphérique de Nicola. Dominé par des claviers réminiscents des 80’s, « The Letter » a été judicieusement rafraîchi, afin de prendre une forme plus contemporaine. Nicola change régulièrement de fringues. Lors de ses brèves absences, les musicos en profitent pour étaler tout leur brio d’instrumentistes. Une fille habillée tout en rouge surgit pour attaquer « Koko ». Elle entame alors une danse endiablée et presque chamanique. Déroutant !  

En rappel, « Rainbow » constitue la véritable apothéose du concert. Les cuivres sont de la partie pour cette compo au cours de laquelle, chargée d’émotion, la voix de Nicola va véritablement faire mouche et faire fondre les cœurs de tous ses aficionados. Quoique responsable d’un seul opus, l’artiste est quand même parvenu à proposer un show de 105 minutes. Tests réussis pour Nicola Testa !

(Organisation : Progress Booking)

Recorders

L’empreinte de Talisco…

Écrit par

Ce jeudi 17 mars 2016, Recorders organise sa release party dans la salle de La Madeleine, à Bruxelles. Il vient y présenter son deuxième opus, « Coast To Coast », qui fait suite à « Above The Tide », paru en 2014. Superbe, l’endroit est situé à deux pas de la gare Centrale et de la Grand Place. En outre, sa capacité est de plus ou moins 1200 places. Un fameux atout dans l’éventail d’auditoires mis à la disposition de la capitale européenne. Et bonne nouvelle, le podium a été rehaussé ; une critique soulevée lors des concerts accordés dans le cadre du BSF. Enfin, les infrastructures permettent une qualité de son optimale. Si ce soir, ce n’est pas sold out, il y a pas mal de monde, pour accueillir le band bruxellois.

Il revient à Konoba d’ouvrir la soirée, un groupe qui s’était produit dans le cadre du festival Propulse, en 2015. Et sur l’estrade, il semble un peu à l’étroit. Le line up réunit le chanteur Raphael Esterhazy, le guitariste Maxime Simon (Solkins, Whylanders), dont la moustache ferait pâlir de jalousie les acteurs des Brigades du Tigre, le préposé à la basse et aux synthés Maxime Honhon (NDR : un autre Solkins) ainsi que d’un drummer barbu et coiffé d’un chapeau. Ces trois musicos ont enfilé une chemise lilas (NDR : la même qui est vendue au stand merchandising). Raphaël a opté, de son côté, pour une autre de couleur blanche, de type officier, enrichie de motifs rouges.

Le set s’ouvre par « Smoke And Mirrors ». Le light show est aveuglant. Les deux claviéristes sont aux commandes. Raphaël tapote sur sa machine. Il se déhanche et se balance. Sorte d’hybride entre Joe Newman (Alt-J), Beck et Gotye, sa voix semble habitée. Il y a des beats électro, mais ils ne sont pas trop envahissants. La mélodie est accrocheuse. L’auditoire commence à remuer. Raphaël prend la place de Maxime derrière les claviers. Ce dernier empoigne la basse et se consacre alors au micro. Big Moustache récupère une gratte dissimulée sous le clavier. Tout au long de « I’m a wolf », les deux musicos de Solkins conjuguent leurs harmonies vocales. Et elles sont atmosphériques. C’est bientôt le printemps et « Love » s’ébroue sur des gazouillis d'oiseaux. Mr Honhon se distingue à la semi-acoustique. La voix de Raphaël monte dans les aigus. Ses mains sont aussi expressives que celles de feu Joe Cocker. Il semble satisfait de sa prestation et s'applaudit. La foule lui emboîte le pas. L’artiste invite les spectateurs à se serrer les mains pour se faire des câlins. Mister Honhon s’écrase sur votre serviteur. Avant que le show n’embraie par « On Your Knees », une chanson empreinte de douceur. Raphaël s’agenouille. Manifestement, il s’agit de la compo la plus radiophonique du nouvel Ep, dont la sortie est imminente. Une compo stimulée par des beats électro et qui incite à se remuer le bas des reins. Et du set, on épinglera encore « L'indifférence », un titre interprété dans la langue de Voltaire. Konoba se produira en concert, au Rideau Rouge de Lasnes, le 15 avril 2016.

En interlude, David Léo, alias David de Froidmont, l’ex-vocaliste de Malibu Stacy, vient nous présenter son « Down The Hall ». Deux filles déploient des affiches sur lesquelles figurent le titre de ce tube, le nom de nom de l'artiste, son Facebook et son Twitter. Cocasse, elles les exhibent à l’envers.  

Première constatation, lorsque les musicos de Recorders montent sur l’estrade, leurs visages ne sont plus peinturlurés, comme à l’époque où ils défendaient leur elpee « Above the tide ». Leur second opus, « Coast To Coast », sort aujourd’hui. Le line up du band a changé. Si le chanteur/guitariste Gordon Delacroix, le bassiste Flo Donnet (NDR : une penne universitaire retournée sur la tête) et le second gratteur Alex Meeus, sont toujours au poste, deux petits nouveaux ont intégré le band. En l’occurrence le drummer Michael-John Joosen et le claviériste –un pianiste de jazz– Ben Broux. Ils s’installent cependant, en arrière-plan. Le décor est peuplé d'énormes ballons de baudruche montés sur des supports métalliques.

« Not All Who Wander Are Lost » ouvre le set. Les harmonies vocales sont à trois voix sur ce morceau de 5 minutes que relayent les claviers. Le light show oscille entre couleur orange, blanche, verte et bleue. Des vocaux toujours aussi atmosphériques envahissent le contagieux « Lost At Sea ». Les claviers et les grattes y font cependant la différence.

Pour « Cutting Clouds », le drummer privilégie les percus, un titre qui adopte un tempo davantage cold wave. La voix de Gordon devient grave pour « Time Is A Flat Circle », une compo stimulée par des beats électro. Extrait du premier opus, le hit « Someone Else's Memory » libère des sonorités davantage sucrées. Tout comme le spasmodique « Geometric Peaks ». Quoique indolent, « Undivided » est davantage synthétique, un morceau au cours duquel la voix se révèle de nouveau éthérée. Au bout de 50 bonnes minutes, le show s’achève par « Shoot Shoot ».

Manifestement, l’empreinte de Talisco est bien présente tout au long des plages du nouvel elpee. Normal, il a participé activement aux sessions d’enregistrement.

Lors du rappel, une estrade est installée derrière le batteur, sur laquelle grimpe une chorale réunissant 6 filles. Elles sont toutes vêtues de noir. Mais les deux morceaux, au cours desquels elles participent allègrement, « A Church Of Dust And Rubble » et « Arctic Skies », lorgnent alors carrément vers l’univers d’Archive. Et le concert de s’achever par le jouissif « On Cove Mountain ».

(Organisation : Progress Booking)

Deafheaven

Génialement hétérogène…

Écrit par

Fondé en 2010, Deafheaven est une formation californienne (NDR : issue de San Francisco, très exactement) drivée par George Clarke et Kerry McCoy. Son troisième opus, « New Bermuda » est paru en juillet 2015. Atypique, elle attire autant les aficionados de black metal, de post rock que de shoegaze. Pour preuve, le public éclectique qui peuple l’Ancienne Belgique, ce mardi 15 mars.

Et lorsqu’ils montent sur les planches de l’AB Box, les musicos affichent un look qui n’a strictement rien de métallique. George Clarke, le chanteur, porte une chemise et un pantalon de couleur noire, comme chez les formations qui militent dans le post-punk gothique. Kerry McCoy, le guitariste est chaussé de lunettes et coiffé d’une casquette. Sa dégaine est comparable à celle de nombreux musiciens pop californiens. Quant aux trois autres membres du band (second gratteur, bassiste et drummer), ils n’arborent pas de longue chevelure, ne sont pas vêtus de t-shirts sulfureux et ne se produisent pas les jambes écartées… Les clichés, quand même !

A 21 heures piles, le quintet grimpe sur le podium. Et nonobstant son image plutôt correcte, dès les premières notes de "Brought the Water", on se rend compte que sa musique est capable de libérer une belle puissance. La double pédale est omniprésente. George Clarke rugit à s'en éclater les cordes vocales tandis que les grattes assènent des riffs agressifs. Le chanteur se déplace de droite à gauche de l’estrade (NDR : ou de gauche à droite, selon). En nage, au sein d’un auditoire au bord de la suffocation, il se recoiffe toutes les cinq minutes. Lors des interludes musicaux, il devient homme-orchestre sous emprise. Les autres membres du combo demeurent, de leur côté, relativement statiques. Quoi qu’il en soit, le public est immédiatement conquis. Pour preuve ce ‘headbanging’ qui sera constant. On n’observera, par contre aucun pogo, pendant la soirée. L’assemblée est certainement trop absorbée par la musique. Et puis, il aurait fallu de la place ! Par la suite, le groupe multiplie les morceaux extraits de son dernier opus « New Bermuda », alternant riffs écrasants et envolées progressives. Lors d’une accalmie, l’Américain n’oublie pas de remercier le public et de présenter ses condisciples. Au bout de 45’ de show, le groupe attaque « Baby blue », un morceau caractérisé par un long crescendo qui s’achève par un superbe solo dispensé par McCoy. Certainement le meilleur moment du concert. Une compo qui synthétise parfaitement le style de Deafheaven qu’on pourrait qualifier de génialement hétérogène…

A l’issue de ce titre, le quintet se retire, avant de revenir au bout de 120 secondes. Et va nous réserver deux derniers morceaux issus de son deuxième LP, « Sunbather », mais d’une durée de 20 minutes ! Le set aura donc duré un peu plus d’une heure, une prestation qui aura inondé nos conduits auditifs et surtout provoqué, un sacré torticolis !

 

(Organisation : AB)

Defeater

Abandon avant knock out!

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Soirée metalcore proclamée mélodique, ce dimanche 13 mars, au Club de l’AB. A l’affiche trois combos : Kids Insane (Israël), Break Even (Australie) et Defeather (USA). Pas mal de monde pour assister aux sets de ces trois bands dont votre serviteur ne connaît pas grand-chose. Pas grave, c’est ainsi qu’on fait souvent de belles découvertes, mais aussi parfois qu’on s’en prend plein la tronche. La preuve par trois, ce soir…

Kids Insane nous vient de Tel Aviv. Fondé en 2010, il pratique un hardcore teinté de punk. Son troisième opus, « Slander slit » est paru l’an dernier. Le quatuor monte sur l’estrade à 19h30. Soit le chanteur Corey, le bassiste Nadav, le gratteur Asimon et le drummer Yoni. Barbus et tatoués, ils ont manifestement la pêche. Tout en hurlant, mais en ayant le soin de conserver une certaine harmonie dans ses intonations, le vocaliste se démène sur les planches et vient au contact du public. Il se penche régulièrement vers les premiers rangs. C’est ce que le peuple demande. Malgré un fil de micro un peu trop court, il tente quelques petites incursions dans un auditoire déjà bien chaud. Faut dire que les riffs de guitare sont incendiaires ; alors que particulièrement efficace, la basse vrombit, le drummer se chargeant de canaliser l’ensemble en imprimant un tempo métronomique. Du set on retiendra surtout « Dears Politics », une compo à la fois engagée et nerveuse et « Frustrated » qui va mettre le souk dans la fosse. Un show bref mais de bonne facture.  

Né en 2005, Break Even est issu de Perth. En 2008, son guitariste, Rowan Willoughby, est décédé. Ce n’est pourtant qu’en 2012, que la formation a splitté ; mais elle s’est reformée deux ans plus tard. Porté par le single « Young And Bright », le groupe a décidé de repartir en tournée. Mais il n’a pas encore prévu de sortir un nouvel album. Le line up du band est classique : basse, guitare, batterie et chant. Pas de changement de drums, mais de cymbales. Le chanteur est chaussé de ballerines au lieu de baskets. Il a enfilé un pantacourt. Ce qui lui permet d’exhiber de superbes tatouages. Qui recouvrent également les épaules et les bras. Mais qui ne seront visibles que lorsqu’il ôtera sa chemise. Car dès les premières mesures, il la mouille. Il veut nous faire croire que ses dessins corporels son animés. Entre chaque morceau, il discute avec le public. Il arpente les planches de long en large, comme un type déterminé. Sa voix est âpre, sauvage même. Quelques audacieux montent sur l’estrade et se jettent au-dessus des bras de courageux pour entamer l’un ou l’autre slam. L’un d’entre eux parviendra même à faire le tour de la salle. Mais le volume sonore me semble de plus en plus élevé. Ne reste plus qu’à battre en retraite et à se protéger les oreilles par des bouchons…

Defeater est un autre quatuor, mais originaire de Boston. Il est venu défendre son dernier et quatrième elepee, « Abandoned ». Responsable d’un post hardcore, il figurait parmi les 10 formations à ne manquer sous aucun prétexte, lors de l’édition 2015 du Groezrock. Faut dire qu’il jouit d’une solide réputation de groupe ‘live’. Et en matière de show, la notoriété n’est pas usurpée. Le chanteur harangue la foule. Il l’incite à jumper et à danser. Ce qui va provoquer moult pogos, tout au long du set. Et même un circle pit au seind des premiers rangs. Bref, le concert suinte de sueur et de testostérone, comme au bon vieux temps. Sauf que la puissance du son est excessive. Malgré les bouchons, la quantité de décibels est devenue insupportable. A tel point que plusieurs spectateurs, mécontents, vident les lieux. Y compris votre serviteur. Il ne tient pas à souffrir d’acouphènes ni de devenir sourd. Il jette donc l’éponge. Dommage, mais là c’est un abandon (« Abandoned » ?) avant le knock out !

(Organisation : Ancienne Belgique)

La Femme

La soirée de La Femme

Écrit par

Surfant encore sur la vague du succès de leur premier album, « Psycho Tropical Berlin », sorti en 2014, les Biarrots de La Femme se produisaient dans une salle du Grand Mix, sold out depuis plusieurs semaines, afin de défendre dignement un nouvel opus, pourtant pas encore tombé dans les bacs.

La présence massive du public pouvait également s’expliquer par la première partie, assurée par Grand Blanc, dont le single « Mémoires Vives » affole les ondes hexagonales depuis quelques semaines. Le groupe messin a d’ailleurs dévoilé une belle palette de titres aux couleurs 80’s et foncièrement ‘cold wave’. Dès le début –et c’est une norme– le son, dans la salle tourquennoise, est parfait et permet aux groupes d’exprimer une belle puissance scénique.

A plus de 22h, les jeunes musicos de La Femme grimpent sur l’estrade, devant une assistance surchauffée. Le groupe drivé par le duo Sacha Got et Marlon Magnée, mais dont la figure de proue demeure la très rock Clémence Quélennec, débute par une majorité de titres issus de son nouvel LP auxquels le public n’est pas encore habitué ; pourtant, on remarque déjà un gros potentiel de certains morceaux particulièrement accrocheurs. Bonne impression initiale à confirmer, bien entendu… Néanmoins, le band n’a pas oublié les titres qui ont fait le charme de ses débuts, mixant post-punk, surf/rock envolé et sucreries tropicales acidulées. Les musiciens ont gagné de l’expérience et leur prestation démontre bien plus d’ampleur que lors de leur dernière apparition dans la salle du Nord de la France.

L’alternance des voix confère une indéniable diversité à un set souffrant peut-être d’un peu du déséquilibre entre morceaux de bravoure et d’autres un peu plus anecdotiques.

L’ambiance monte toutefois peu à peu pour atteindre son paroxysme lors de l’exécution de « Taxi » et surtout de l’imparable tube « Sur La Planche »… Le groupe prouve alors une nouvelle fois qu’il n’était pas qu’un simple feu de paille mais une promesse aujourd’hui confirmée. Bien mieux que la journée de la Femme, c’était la soirée de La Femme !

(Organisation Grand Mix)

 

Antoine Henaut

Capable de jongler aussi bien avec des mots que des quilles…

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Ce samedi 5 mars, l’hémicycle du Botanique accueille Antoine Hénaut. Il est venu défendre les couleurs de son deuxième opus, « Poupée Vaudou », dont est issu le titre radiophonique « La vie s’écoule ». Auteur, compositeur, interprète et parfait autodidacte, l’homme à la chevelure hirsute est originaire d’un bled situé au sud-ouest de Mons, qui porte le doux nom d’Onnezies. Flanqué du guitariste Max Giordano, il s’essaie à ses débuts dans différents projets de chanson française. A ses dépens, puisque le succès n’est pas au rendez-vous ! Il est remarqué en 2010 par Marc Pinilla, du groupe Suarez, qui lui donne le coup de pouce nécessaire pour lancer sa carrière, qui prend alors un virage à 180 degrés. De cette rencontre, naîtra une amitié et une collaboration transversale qui est toujours d’actualité. Dès 2011, il assure les premières parties de Michel Delpech, Les Ogres de Barback, Axelle Red ou encore Brigitte…

Faon Faon se charge du supporting act.

Vers 20 heures, le duo réunissant Fanny Van Hammée et Olympia Boule prend place devant une fosse tristement mi-remplie (NDR : ou mi-vide, selon).

Le truc de ces deux jeunes femmes, âgées d’une vingtaine d’années seulement, c’est un savant mélange d’électro tribale et de folk.

Les gonzesses, vêtues de blanc pour l’occasion, sont accompagnées d’un troisième larron. Grosses chaussures, chaussettes retroussées et pantalon trop court, ce dernier semble sortir tout droit d’un album de Tintin !

Minimaliste, le set est particulièrement intimiste, flirtant de temps à autre avec celui d’une certaine Emilie Simon.

L’ambiance feutrée et l’acoustique particulière de la salle se prêtent admirablement bien à l’expression sonore du moment.

Dès les premières envolées musicales, les biches se sont vite évadées de leur torpeur naturelle pour emmener le public vers des cieux tendrement naïfs, sauvages et empreints d’onirisme.

D’une durée d’environ 40 minutes, le show s’est clôturé par un hymne à… l’humour ! Devant un public conquis !

Lorsque Antoine Hénaut et sa clique montent sur l’estrade, vers 21 heures, le parterre, nettement moins clairsemé, grouille de fans impatients !

Lunettes noires sur le nez et veste grise sobre, Antoine Hénault affiche une attitude qui laisse transparaître une certaine timidité, vite dissipée après avoir largué quelques plaisanteries façon ‘Tatayet’, provoquant ci et là quelques éclats de rire.

Lorsque par exemple, en prenant une bière, il se retourne et lance au claviériste un ‘Allez, synthé hein !’

A titre anecdotique aussi, il aime rappeler que, petit, il était un passionné de cirque. Il fréquentera d’ailleurs assidûment l’école créée, il y a près de trente ans maintenant, par son défunt père.

Manifestement, les acquis sont restés intacts puisque l’artiste, soutenu par deux circassiens,  s’est livré à un magnifique numéro de jonglerie.

On comprend rapidement que derrière cette fausse exubérance se cache un fils meurtri par la perte d’un être cher à son cœur et rendre cet ultime hommage était primordial à ses yeux !

S’il manie fort bien les quilles, la voltige des mots n’est pas en reste ! Au contraire ! En utilisant des doubles sens intelligemment écrits et pensés, l’écriture du jeune artiste est plus incisive que sur le précédent opus. La maturité a fait son bonhomme de chemin !

Ce qui frappe, c’est la facilité et la subtilité déconcertantes avec lesquelles il parvient à décrire un quotidien fait d’espoirs et de tracas. Le tout en maniant énormément le second degré. Citons pêle-mêle « Comme un grand », « La vie s’écoule », « Sportif » ou encore « De la musique ».

Au fil des chansons, il évoque ses peurs, ses faiblesses, ce qui l’amuse ou l’ennuie. Il n’est sûr de rien, mais reste assidûment curieux de tout ce qui l’entoure ! Ce paradoxe le rend d’autant plus attachant et fragile. Une sorte d’homme enfant en quelque sorte !

Mais quoiqu’il en soit, ce soir, on épinglera la caisse de résonance de son concert, accordé à la Rotonde !

(Organisation : Botanique)

Mister Cover

Manquait plus que « La fête au village » des Musclés…

Écrit par

En attendant l'ouverture des portes, prévue pour 20 heures, la file s'étend sur plus de 50 mètres. Du jamais vu au Salon. Ce soir, on risque manifestement d’être comprimés comme des sardines. Et dire que le concert ne débute seulement qu’à 21h30. En attendant, une solution, tuer le temps au bar. D’ailleurs les frigos et les bacs se vident rapidement. A l’affiche, ce soir, un groupe de reprises, Mister Cover…

Le set prend un peu de retard. Les musicos sont nombreux sur les planches ; même que le drummer doit se contenter d’un coin de l’estrade, à droite, pour ne pas occuper trop d’espace. Faut dire que l’équipe réunit plusieurs chanteurs et choristes. Sans oublier le gratteur, le bassiste et les cuivres.

Fondé en 2002, le combo puise son répertoire dans les standards du rock, de la pop, de la soul, des variétés et de la chanson française. N’hésitant pas à balayer 5 décennies de musique populaire.

Derrière les manettes, on retrouve Antoine Goudeseune (NDR : le roi des adaptation des compos des Beatles, en fingerpicking) et Moorad, l’ingé son du Botanique.  

Le public est chaud boulette, dès les premières mesures. Et il danse ! Sans huile, mais en perdant énormément de sueur. Votre serviteur observe la fête depuis le bar. Le « Viva La Vida » de Coldplay déclenche une farandole. Après un petit medley consacré aux succès des années 80, place au « Seven Nation Army » du duo mythique White Stripes. Chevelu, le chanteur, malgré ses 40 balais, est un showman. Et les autres musicos sont pros jusqu’au bout des ongles. La suite de la set list épingle des compos signées par les Fab Four, Police, les Stones, Rihanna, U2, les Blues Brothers, Lenny Kravitz, Abba, Daft Punk, Queen, Telephone, Bob Marley, Pink Floyd, Goldman et Madonna. Bref, il y en a pour tous les goûts, les âges et toues les générations. Mais c’est surtout le « Smells Like Teen Spirit » du Nirvana qui va mettre le souk. A cet instant, la température est à son paroxysme dans la fosse. L’ambiance retombe d’un cran pour la reprise de Sardou, « Les Lacs du Connemara ». Pas vraiment le truc de votre serviteur. Mais dès le rappel, au cours duquel le team attaque la « La Salsa Du Démon » du Grand Orchestre du Splendid, c’est la folie furieuse. Manquait plus que « La fête au village » des Musclés. Mister Cover est un ensemble à voir et écouter en ‘live’. Son spectacle vous permet de vous déconnecter de la réalité et de faire la fête. Comme lors d’un mariage, d’une communion ou d’une fancy-fair. Et au sein de ce créneau, Mister Cover est passé maître. D’ailleurs, il est programmé à Forest National en décembre…

(Organisation : Le Salon de Silly et Silly Concerts ASBL)

Rover

En pensant à David Bowie…

Écrit par

Rover est le pseudo de Timothée Régnier. Il a pas mal bourlingué au cours de sa jeunesse. Son paternel bossait au sein d’une compagnie aérienne et se déplaçait en Rover. Ce qui explique le choix de ce nom de scène. Il a vécu aux Philippines, en Suisse, en Allemagne, aux States (NDR : il a fréquenté le même lycée que deux musiciens des Strokes, Nikolai Fraiture et Julian Casablancas) et au Liban (NDR : où il a monté un groupe de rock, en compagnie de son frère), avant de revenir en France, privé de visa. En Bretagne, très exactement. C’est là que sa nouvelle aventure a commencé. Eponyme, son premier elpee est paru en 2012. Et son second, « Let it glow », l’an dernier. C’est cet opus qu’il est venu défendre au Splendid de Lille.

La salle est déjà bien remplie, quand votre serviteur débarque vers 19h30. Initiative sympathique, un responsable de la sécurité, vient installer une dame à mobilité réduite, en front stage. De sa voiturette, elle va vivre petit moment de bonheur…

Et c’est Bel Plaine qui se charge du supporting act. Un duo français réunissant Antoine Blond et Morgan Renault. Les deux compères se consacrent aux vocaux. Mais l’un gratte une guitare semi-acoustique et l’autre, une électrique. Le tandem a terminé l’enregistrement de son album. Il sera éponyme et devrait sortir au cours de cette année.

Le set s’ouvre par « Walter Castillo » et nous raconte l’histoire d’un voyageur qui traverse l'Amérique du Sud. A l’instar de son patronyme, les musicos nous invitent très souvent à sillonner le monde. Ils nous réservent une version  ‘unplugged’ du single « Lifeboat », tout simplement une chanson d'amour. Suivant les morceaux, ils chantent dans la langue de Molière ou de Shakespeare. Les accords de grattes sont précis. Les voix sont harmonieuses. Les mélodies contagieuses. Leur folk lumineux et atmosphérique est manifestement hanté par Simon & Garfunkel…

Une grande et assez haute estrade accueille Sébastien Collinet, qui se consacre aux claviers (piano, synthés) et machines. Régulièrement, il descend de son pied d’estale pour épauler Timothée. Armé d’une gratte électrique, ce dernier s’installe au centre. Bâti comme une armoire à glaces, il est vêtu d’un épais blouson de cuir et chaussé de lunettes fumées. Son backing group implique également Arnaud Gavini aux drums et Edouard Polycarpe à la basse ainsi qu’aux synthés. Faut dire que Rover est aussi bien à l'aise dans le registre pop/rock qu’électro.

Pendant l’intro d’« Along », il s’installe devant le podium destiné aux synthés. La face avant s'illumine de lumières rouges. Des néons sont combinés aux différents micros. Ils oscillent du rouge au bleu, en passant par le blanc, suivant les sensations éprouvées par les artistes. Timothée remercie tout simplement le public d'être présent.

Sa voix de crooner est capable de grands écarts, rauque et ombrageuse quand le morceau s'électrise, atteignant des hauteurs vertigineuses, lorsque l’émotion l’exige. Mais elle peut également redescendre et devenir douce, éthérée ou lancinante. « Odissey » rend un premier hommage à feu David Bowie.

La setlit ne néglige pas « Aqualast », le single qui a fait connaître l'artiste. « Champagne » s’ouvre par un solide solo de batterie, avant que Sébastien, descendu de son nuage, ne vienne embrayer sur sa gratte semi-acoustique. Plus électro, « HCYD » libère quelques envolées atmosphériques. Timothée monte derrière l'estrade et tapote sur le clavier tout en modulant son timbre vocal sur les nappes de synthé. Les accès de basse sont ronflants. Rover évoque ses origines bretonnes avant d’attaquer « Trugar ». Une spectatrice lui rétorque que le concert se déroule dans le Pas de Calais. Tout en plaisantant, il l’invite à continuer de filmer et s’amuse de la plaisanterie. Le public applaudit. Plus rock, « Full Of Grace » s’autorise quelques incursions dans l’ultime œuvre de Bowie, « Blackstar ». C’est le second hommage à cet artiste incontournable de l’histoire du rock…

Lors du premier rappel, Timothée interprète d’abord « Let It Glow », en mode piano/voix. Puis étale toute sa technique à la six cordes. Et du second, il nous réserve une superbe version du « Dancing With Myself » de Billy Idol. Mais lui est encore vivant. Ou presque…

(Organisation : Vérone Productions en accord avec W Spectacle)

Candy Robbers

Des biscuits qui se méritent…

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Candy Robbers se produisait au Salon de Silly, ce vendredi 26 février, un groupe belgo/américain établi à Bruxelles. A son actif, un Ep éponyme, publié en en 2014, et un single, « 1000 Miles », dont le clip a été primé au festival 'Clip That Beat’ aux côtés de ceux de Robbing Millions, Great Mountain Fire ou encore Stromae. Et un premier album, dont la sortie officielle est prévue pour cette année. Après avoir remporté la finale de l’Emergenza (NDR : devant Feels !), en 2015, tremplin qui s’est déroulé à l'Orangerie du Botanique, le combo représentera la Belgique cet été, dans le cadre du festival ‘Taubertal’, à Rotenburg, un événement auquel participe 20 pays.

Pas grand monde dans la salle pour accueillir Candy Robbers. Tout au plus une cinquantaine de personnes. Le line up du band implique le drummer Remy Polfliet, le guitariste Axel Olson, le chanteur/gratteur (NDR : ce barbu à la bouille sympathique se sert d’une semi-acoustique) Maxime Rosenberg (NDR : c’est aussi le leader !), la claviériste/choriste Florence Theys et la (nouvelle) bassiste Bo Waterschoot.

Le set s’ouvre par « Oscilliations », un extrait de l'Ep. Maxime joue de la guitare à la manière de Matthew Irons. Ses riffs sont tour à tour doux ou atmosphériques. Puissante, bouleversante, chaude ou veloutée, sa voix est capable de monter très haut dans les aigus ou descendre très bas dans les graves. Pas de cuivres, comme sur disque ; ces sonorités sont reproduites par les synthés. 

Lorsqu’elle emprunte des intonations funkysantes ou jazzyfiantes, la voix de Maxime lorgne davantage vers celle de Mark King (Level 42). En fin de parcours, « Running Away » autorise un duel entre cordes.

La version quasi-acoustique de « 1000 Miles » est un vrai bonheur. La voix de Max est enrobée de chœurs féminins. L’instrumentation est soignée. Les interventions de drums sont légères et précises. Et la mélodie est contagieuse. « Come On » réverbère des sonorités surf, une compo très radiophonique. « Strangers Out Of Time » adopte un profil subrepticement reggae, nonobstant la présence de la slide. « Tango Dancer » baigne au sein d’un même climat. Quoique soul et autoritaire, la voix féminine appuie alors impeccablement celle de Max. Un inédit ? « Holler ». Des clapotis émanent du bord de la six cordes pour « Sorry », avant que les percus ne fassent monter la sauce.

Funkysantes, les grattes secouent « What You Searching For », dans l’esprit de Nile Rodgers. Et au bout d’une heure, « Beast Is Wild », clôt le set. Le nouvel album, « Cookie Jar », est exclusivement en vente lors des concerts. Pas de distribution officielle pour l’instant. Les biscuits se méritent ! Pour vous les procurer, vous devrez vous rendre à l’une des distributions consenties lors des concerts de Candy Robbers…

(Organisation Le Salon de Silly + Silly Concerts)

Caravan Palace

Un show démentiel, haut en couleurs et très électrique.

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Ce soir, le concert de Caravan Palace ne semble pas sold out ; et pourtant, le Cirque Royal est plus que bien garni. Surtout la fosse. En fait –et cette manœuvre devient la norme– les gradins se sont dépeuplés au profit du parterre. Faut dire que pour assister au show de cette formation hexagonale et participer à la communion entre le groupe et l’auditoire, c’est l’endroit idéal.

Issu de Braine-l’Alleud, Sonnfjord assure le supporting act. Le groupe est drivé par la vocaliste Maria-Laetitia Mattern. Elle est soutenue par son frère Aurelio (Paon, Lucy Lucy) aux claviers, François de Moffarts (Lucy Lucy) à la basse et au chant, Jérome Van den Bril à la guitare ainsi que Fabio Zamagni (Noa Moon) aux drums. Le quintet a publié un Ep six titres, « Up The Woden Hills », en février 2015, au sein duquel il va notamment puiser afin d’établir sa set list. Les musicos forment un triangle, derrière Maria. Un peu à la manière de BRNS, afin de renforcer la cohésion au sein du band.

Le set est très similaire à celui accordé, à l’AB Club, il y a un mois, en première partie de Joe Be (voir ici ). L’estrade est plus grande. Toujours aussi lymphatique, le public ne va vraiment réagir qu’en fin de prestation.

Le line up de Caravan Palace implique Arnaud Vial (guitare, programmation, synthétiseur), Charles Delaporte (contrebasse, synthétiseur, programmation), Hugues Payen (violon, programmation, scat, synthétiseur, chant), Antoine Toustou (machines, synthétiseur, trombone, chant), Camille Chapelière (clarinette) et Paul-Marie Barbier (vibraphone, percussions). Tous participent aux chœurs. Et bien sûr, Zoé Colotis au chant, à la danse et à la chorégraphie.

Caravan Palace a publié son troisième elpee, « <|°_°|> », en octobre dernier. Un opus qui fait suite à un éponyme et « Panic ». Et sur son dernier long playing, l’électro/swing s’est teinté de hip hop, de rockabilly et même de soul. C’est d’ailleurs dans le tracklisting de cet LP que le collectif va largement puiser ce soir. Sans pour autant négliger les tubes et les standards...

Mais sur les planches, c’est surtout l’aspect festif du show qui fascine. Chaque musico a droit à son estrade sur laquelle il descend à tour de rôle pour se mettre en exergue, et dans la foulée, haranguer la foule. Cependant, c’est Zoé qui est la véritable maîtresse de cérémonie. Et elle doit avoir mangé du lion, ce soir. Elle débarque vêtue de ses rituels mi-bas noirs et va constamment changer de fringues tout au long de la soirée. Et le plus souvent, en quatrième vitesse. En début de spectacle, elle a enfilé une robe de couleur noire garnie de franges argentées.

Le set s’ouvre par le cinglant hit « Comics » (« <|°_°|> »). Zoé grimpe sur son estrade et s’immobilise. Armé de sa clarinette, Antoine maintient la pression pour « Lone Digger ». Il ne s’agit que la deuxième chanson, et c’est déjà le souk dans la fosse. Faut dire que le light show nous en met plein la vue. Même votre serviteur, bien installé au balcon, a des fourmis dans les jambes. Et commence à remuer du popotin. Bien dégagé, l’étage s’y prête à merveille. Alors, pourquoi pas de se défouler ? Plus électro, « Suzy » fait la part belle au ‘tchack tchack boum’. Et c’est un régal !

Lorsqu’Antoine troque sa clarinette pour un immense sax alto, Hugues (NDR : c’est le violoniste) se prend pour un kangourou. Seul Arnaud, le guitariste, reste impassible sur son siège haut. Ses interventions dispensées dans un style manouche, sont élégantes. Pour « Midnight », Antoine a récupéré son sax conventionnel, alors que les préposés aux machines balancent la sauce. Dans la fosse, tout le monde danse. Zoé réapparaît dans des fripes hip hop, y compris les baskets ! Avant que la troupe n’attaque le rap swinguant et dansant « Midnight ». « Wonderland » nous entraîne dans l’univers de la boxe. Et c’est le puissant « Mighty » qui clôture le show. 

Mais ce n’est pas fini. Le collectif va encore revenir à deux reprises. Lors du premier rappel, les artistes s’autorisent un selfie, dos au public. De quoi immortaliser l’événement.

Et lors du second, le band va nous accorder « The Dirty Side Of The Street ». Un show démentiel, haut en couleurs et très électrique.

Caravan Palace est programmé dans le cadre du prochain festival LaSemo. A ne manquer sous aucun prétexte ! (Pour la section photos, c'est ici)

(Organisation : Progress Booking)

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