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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Selah Sue

Pro jusqu’au bout des ongles…

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C’est au moins la quinzième fois que votre serviteur assiste à un concert de Selah Sue. Depuis ses débuts. La dernière, c’était fin 2014, au Cirque Royal. Juste avant la sortie de son second long playing. Aujourd’hui, dans le cadre de sa nouvelle tournée, destinée à défendre cet opus, elle se produit à Forest National. Les tentures sont tirées à hauteur du deuxième balcon. Ce qui permet d’évaluer la foule, à 6 000 âmes. Sous cette forme club, c’est donc sold out. Cinq militaires, de nombreux policiers et un malinois rock'n'roll (NDR : il porte un collier fluo) veillent sur notre sécurité, à l’entrée de la salle.

Hydrogen Sea assure le supporting act. Un tandem bruxellois réunissant Birsen Uçar et PJ Seaux. La première se charge des vocaux. Le deuxième est multi-instrumentiste. Le duo planche actuellement sur la suite à donner au premier Ep, baptisé « Court The Dark ». Et ses singles, « Only Oleanders » ainsi que « Wear Out », ont énormément été diffusés sur les ondes radiophoniques. Ce qui lui a sans doute permis de jouer à New York et puis sans doute d’assurer la première partie du nouveau périple de Selah.

Des lumières blues, puis blanches, inondent l’estrade, en début de show ; soit lorsque le trio attaque « In Dreams ». Car c’est sous ce line up que le band se produit sur les planches. Où il forme un triangle, afin d’affirmer sa cohésion. Et c’est la vocaliste –grande, blonde et sexy– qui occupe la pointe de cette figure, le drummer se plantant à droite et le préposé aux synthés et aux machines, à gauche, une gratte électrique à ses pieds.

Tantôt Birsen susurre ses mots d’une manière fragile et mystérieuse, tantôt sa voix devient limpide et puissante, une voix qui colle parfaitement à l’electronica/pop visionnaire et envoûtante dispensée par la formation. Une expression sonore qui doit autant à Massive Attack, Beach House que Little Dragon.

Lorsque le claviériste empoigne sa gratte, c’est pour insérer une boucle dans sa loop machine, afin de pouvoir continuer à balancer ses beats électro. Plus pop, contagieux et sucré, « Before I Go » est balisé par des ivoires. Une cover ? Le « Wandering Star » de Portishead. Et baignant dans un light show de couleur rouge, la version est superbe. PJ brandit son iPhone. En quelques secondes la foule l’imite, l’auditoire s’illuminant d’une multitude de loupiotes. Et l’inévitable tube « Weat Out » clôt le set. Un groupe intéressant à suivre et de très près.

Setlist: « In Dreams », « Murky Waters », « Our Life », « Worry », « Before I Go », « Wandering Star » (cover de Portishead), « Weat Out ».

Gravé en 2011, le premier long playing de Selah Sue est éponyme. Il s'est écoulé à 120 000 exemplaires en Belgique, 1 000 000 à travers le monde, et a décroché 6 disques de platine. Paru cette année, « Reason » a bénéficié du concours de deux producteurs notoires, en l’occurrence le Danois Robin Hannibal (Little Dragon, Kendrick Lamar) et le Suédois Ludwig Göransson, connu pour son travail opéré auprès du trio pop HAIM ou encore du rappeur américain Childish Gambino. Les sessions se sont déroulées au sein de différents studios. D’abord en Belgique, mais également en Angleterre (Londres), en Jamaïque et aux States (Los Angeles).

Coiffée de son emblématique chignon, vêtue d’un chemisier blanc et d’un pantalon en cuir noir, elle monte sur l’estrade précédée de ses musiciens et de deux choristes. Qui ont un fameux coffre ! Et c’est parti pour un show à l’américaine… A cause du light show, bien sûr. Particulièrement soigné, il est truffé de spots, de lasers et de leds susceptibles de vous en mettre plein la vue. Mais il est destiné à mettre en exergue les artistes sur le podium.

« Alive » ouvre le set. Selah n’a pas encore empoigné sa gratte. Elle s’exprime également à l’aide de ses mains. Ses déhanchés sont sensuels mais étudiés et s’adaptent langoureusement à la musique. « Reason » s'étire sur plus de 10 minutes. De quoi permettre à chaque musicien de se réserver son solo. Puis chaque couche va se superposer afin de s’achever par un bel ensemble, au bout duquel les choristes vont s’associer, avant que Selah ne le ponctue, d’une voix autoritaire. La musique est tour à tour couverte de nappes électro/soul, parsemée de langueurs trip hop ou stimulée par des cascades de beat house…

Pendant « Black Part Love » et « This World », les musicos se dandinent. Pas de cuivres cependant, mais une plus large plage laissée aux chœurs. En toile de fond, l’image de la voie lactée est projetée. Salah Sue présente sa cover du « Blame » de Calvin Harris, en trois langues. Une version quasi-acoustique au cours de laquelle elle avance les mains, un peu comme feu Joe Cocker. L’intro de « Falling Out » est percussive. Selah en profite pour se désaltérer, puis reprend le micro en empruntant un timbre soul, bien soutenue par ses deux choristes. La toile sise en arrière plan ondule, et laisse apparaître l’image de Mrs Sue, jusqu'au plafond.

Hormis le concours discret de son guitariste, « Time » est interprété ‘unplugged’. La température commence à grimper. Les spectateurs jumpent, applaudissent, chantent et allument régulièrement leurs portables. Une belle interactivité s’installe entre l’artiste et son public tout au long d’« Alone » et de « Raggamuffin ». Selah lui tend le micro qui reprend en chœur le refrain. Après le plus drum&bass « Together », le set nous entraîne vers les plages de Kingston, un trip illustré à travers un « Crazy Sufferin' Style » d'anthologie.

Lors du rappel, un quatuor à cordes (3 violonistes et un violoncelleliste) vient rejoindre la troupe. Qui participe activement au ténébreux « Fear Nothing ». Et le spectacle de s’achever par « Right Where I Want You », les mélomanes regagnant leurs pénates, des mélodies contagieuses plein la tête…

On sent qu’au fil du temps, Selah a acquis de l’expérience. Elle est de plus en plus à l’aise avec ses fans. Et parvient à dompter ses émotions. Faut dire que depuis ses débuts, elle a accordé plus de 600 concerts. Elle est devenue une professionnelle jusqu’au bout des ongles. Ce qui explique aussi pourquoi, elle est aujourd’hui capable de remplir des salles d’une capacité semblable à celle de Forest National…

(Organisation : Live Nation)

Do or Die

Une tornade de décibels !

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Ce soir, l'Alhambra va vibrer. Dans la cité du Doudou, il y a du lourd et du très lourd qui se prépare. L’un des plus vieux groupes de punk/hardcore belge (17 ans d'existence) se prépare à monter sur les planches pour la ‘release party’ de son nouvel album, « Crows ». C’est son septième. Des elpees que la formation publie tous les deux ans. A une cadence métronomique. Il y a déjà pas mal de monde à l’intérieur, mais également devant la salle, pour accueillir le band montois. Et dès le début du spectacle, l’Alhambra est blindée. Faut dire que le Borinage est un terreau fertile pour cultiver le métal…

Stand For Truth assure le supporting act. Il réunit d’anciens membres de Do or Die et des musicos tournaisiens. Un des gratteurs affiche de magnifiques tatouages sur les jambes. Les autres, sur les bras. Leur seul album, « The Game Is Over », est paru en 2013. Le line up implique un chanteur (Angelo), deux guitaristes (Etienne et Délo), un bassiste (Goran) et un drummer (Guillaume). Le style ? Du metalcore orienté 90’s.

Passé l’intro, SFT attaque une nouvelle compo, « Fear Is A Liar. Le chanteur invite la foule à s’approcher du podium. Et à force d’insister, il est exaucé. L’auditoire est partagé entre jeunes et moins jeunes. Souvent superbement tatoués. On croise quelques motards vêtus de cuir, également.

Les deux guitaristes et le bassiste sont montés sur des ressorts. Ils sautent sur l’estrade, de long en large, comme de kangourous. Et le vocaliste n’est pas en reste. Des ‘round circles’ se forment déjà au sein de la salle.

Le son est puissant. Un peu trop au goût de votre serviteur. Qui, bouchons bien fixés dans les oreilles, bat en retraite jusqu’au fond de la fosse. Quoique hurlé, le chant est mélodieux. « Survivors », un extrait du premier Ep, est attaqué sur les chapeaux de roues par le drummer, poursuivi par les riffs dévastateurs, dignes du thrash metal, des sixcordistes. Deux nouvelles compos : « I Can't Breathe » et « Hopeless ». « The Game Is Over » est un titre particulièrement nerveux alors qu’« Injustice For All », extrait de l'Ep, lorgne vers Machine Head.

Une première partie qui a bien rempli son rôle et a chauffé le public, juste à point, pour accueillir Dor Or Die.

Setlist : « Intro », « Fear Is A Liar », « Survivors », « I'll Make You Pay », « No Guts No Glory », « Engraved », « The Game Is Over », « Hopeless », « I Can't Breathe », « Carrion Feeders », « Injustice For All ».

Reconnaissant pour influences majeures Machine Head, Sepultura, Slayer, Pantera, Metallica, Madball et Cannibal Corpse, Do Or Die est un sextuor réunissant les vocalistes Chris Michez et Stéphane Frocheur, les gratteurs Greg Chiarenza ainsi qu’Arnold Cornu, le bassiste Filipe Dos Santos Mendes et enfin le drummer Jonathan Chianrenza. « Crows », son dernier LP, a reçu le concours de Mike Doley (Channel Zero) à la mise en forme.

Chris est un fameux showman. Chaussé d’espadrilles noires –pour ne pas chopper de cor aux pieds– est un autre homme sur les planches (NDR : il bosse dans l’équipe de l'Alhambra). Viril, son chant est hurlé, alors que Stéphane va plus loin dans les graves. Ils sont donc deux à s’époumoner, mais dans des registres différents. Do or Die, est une véritable machine de guerre. Un carnage ! Le sol tremble. Au bord de la rupture, le volume sonore est constamment dans le rouge. Une tornade de décibels ! Même que Prodigy est un cran en dessous. Les guitares libèrent des sonorités graisseuses et écrasantes. Le batteur tape sur ses peaux comme un malade. Les ‘round circles’ éclatent à nouveau, mais bien plus intensément. Avant d’attaquer « Bunker Hill Blues », un blues qui arrache, Chris demande aux premiers rangs de les resserrer. Il doit y avoir 300 spectateurs dans l’Alhambra.

Bref, votre serviteur est à nouveau renvoyé au fond de la classe. Là, c’est supportable. « Crows », titre maître du dernier elpee, s’ouvre par des cris de corbeaux. Il n’y pourtant ni corvidés ni âme gothique dans la fosse. Et pour terminer le show, Chris parvient encore à faire monter la pression d’un palier. En invitant pas mal d’aficionados sur les planches. De quoi terminer le set en beauté. Classique du band, « Bella Famiglia », n’a pas été oublié, juste avant une superbe cover du « Roots Bloody roots » de Sepultura. Car finalement, toutes les nouvelles compos du septième long playing ont été interprétées, ce soir, devant un auditoire, manifestement ravi. Hormis un fou furieux qui s’est sans doute brisé un membre, dans l’assistance. Il sera d’ailleurs évacué en ambulance…

Setlist : « Off With Their Heads », « Bella Famiglia Soldiers », « Bunker Hill Blues », « True Blood », « You Fucked As Once We Gonna Kill You Twice », « Breathe At Last », « Blood On The Grass », « Revenge Is Justice », « Breakthrough », « Pray For Them », « Crows », «  Sunday Warriors », « One Life One Crew », « Bella Famiglia Soldiers », « The Meaning Of Honor », « Roots Bloody Roots ».

(Organisation : Alhambra)

Omar Souleyman

Bien loin de la guerre civile en Syrie… quoique…

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En arrivant à l’Ancienne Belgique, on remarque immédiatement la présence de 5 militaires et de 10 policiers. Sécurité oblige ! Après la fouille de circonstance, votre serviteur débarque dans l’AB, réduite en mode Box. Il est arrivé le premier, et se retrouve seul dans la salle. Ce soir l’affiche propose Gerd De Wilde ainsi que Kirsten Lemaire et Linde Merckpoel comme supporting act. Omar Souleyman constituant la tête d’affiche. Il a gravé un nouvel opus, intitulé « Bahdeni Nami », en juillet 2015, un disque pour lequel il a reçu, notamment, le concours de Four Tet, Gilles Peterson, et Modeselektor4.

Barbu et chaussé de lunettes, Gert De Wilde fait face à une immense table, devant ses platines. Tout en mixant, il se restaure discrètement. La musique dispensée baigne dans une électro, ma foi fort classique ; quoique de temps à autre, il glisse un morceau plus arabisant. Bonne idée, un morceau, c’est ce dont votre serviteur a besoin. Aussi après un quart d’heure, il s’éclipse momentanément pour aller casser la croûte…

‘Les Plaisirs d'Hiver’ sont ouverts. Piétonnier oblige. C’est à deux pas de La Bourse. L’endroit est propice pour manger et boire un coup sur le pouce. Une petite tartiflette et un vin chaud plus tard, retour à l'AB.

Changement de Dj's, deux filles sont derrière les manettes. Il s’agit de Kirsten Lemaire et Linde Merckpoel. Et s’y trémoussent. Il y a maintenant une dizaine de personnes dans la salle. Il faudra d’ailleurs attendre 21 heures, avant qu’elle ne soit sold out ; horaire prévu pour le début de set d’Omar Souleyman.

Geert récupère les platines et commence à faire monter la pression en diffusant une musique élctro davantage orientaliste. Les spectateurs commencent enfin à réagir…

Omar Souleyman est né en 1966, à Tel Amir, un village situé dans le nord-ouest de la Syrie. Il entame sa carrière dès 1994, en animant les mariages de sa région, accompagné par de nombreux musiciens. Par tradition, ses prestations sont enregistrées, offertes aux mariés et ensuite revendues localement. Omar aurait donc réalisé entre 500 et 700 cassettes. Sa notoriété commence à dépasser les frontières de son pays, en 2004. Lors d'un voyage opéré en Syrie, Mark Gergis, un musicien californien, découvre sa production, et publie en 2007 une compilation baptisée « Highway To Hassake », sur son label Sublime Frequencies. C'est alors le début du succès international pour Omar. Depuis le début de la guerre civile, il a émigré en Turquie.

Omar propose une version moderne de la Dabka traditionnelle. Il est accompagné d’un seul musicien, Rizan Said, d'origine turque. Deux synthés sont plantés au milieu du podium. Toutes les sonorités, même celles de l’oud, du bendi (clarinette arabe) et de tambourin ont été synthétisées.

Pendant la petite intro, des filles commencent à s’égosiller. On entend aussi Omar qui chante déjà, depuis les loges. Le préambule terminé, il monte sur l’estrade vêtu d’une djellaba brune et coiffé d'un keffieh à damiers rouges. Il est chaussé de grosses lunettes fumées (qu'il ne quittera jamais) et porte la moustache. Il tient son micro à la main. Il déambule de gauche à droite et incite l’auditoire, à l’aide de gestes, à applaudir et à danser. A gauche du podium, on remarque la présence d’un jeune homme de grande taille, qu’Omar semble bien connaître. Et pour cause, avant le show, les deux personnages se sont entretenus. Il l’invite à le rejoindre sur les planches. Ce grand garçon a empoigné sa croix et sa chaîne en or avant d’entamer quelques pas de danse endiablées. A deux reprises quelques grappes de spectateurs vont également grimper sur la scène. Avec la bénédiction du service de sécurité. Sourire aux lèvres, Omar semble apprécier. Il s’autorise même quelques selfies auprès de ces danseurs improvisés. La pression monte de minute en minute. Elle va s’achever par une véritable hystérie. Même que votre serviteur s’y est associé.

Parmi les titres les plus notoires, on épinglera « Warni Warni », « Bahdeni Nami », « Salamat Galbi Bidek», « Wenu Wenu », « Leh Jani », des compos qui vont très souvent jouer les prolongations pour le plus grand bonheur d'un public multiculturel et multiracial. Pas mal de néerlandophones assistaient au concert ; et manifestement, ils semblaient apprécier la musique sucrée, jouissive et colorée de Souleyman. Lors du dernier titre de ce spectacle, 3 groupes de spectateurs sont à nouveau parvenus à envahir le podium. Pour y danser. Un moment de feu qu’Omar a boosté à coups de 'Yalla' (Trad : ‘allez !’), dans une ambiance digne de la farandole…

Malgré le chant en langue arabe –auquel votre serviteur ne comprend strictement rien– on a assisté à une belle communion entre le public et l’artiste. Il y a d’ailleurs longtemps que je n’avais plus assisté à de tels envahissements de scène. Cinquante minutes de set. C’est court, mais excellent. Et sans la moindre baisse de régime. Mais en même temps, j’ai l’impression d’avoir découvert une Syrie chaleureuse, souriante, dansante, aimant la joie de vivre. Qui sait faire la fête à la musique et aux être humains. Ce peuple ne mérite pas une telle guerre civile…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Texas

Partage de musique en famille…

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Texas fête ses 25 années d’existence en 2015. Il en a d’ailleurs profité pour publier un nouvel album, en février dernier. Il s’intitule tout simplement « Texas 25 ». Sa nouvelle tournée européenne transitait donc par le Lotto Arena d’Anvers, pour un show de plus de 140 minutes. La salle n’est pas sold out, mais bien remplie quand même. Les portes s’ouvrent vers 18h30. Pas de supporting act.

Prévu pour 20h30, le concert accuse 10 minutes de retard. Impatiente, la foule crie, applaudit ou siffle. La star se fait attendre… Les lumières s'éteignent enfin, et Miss Spiteri débarque sur l’estrade armée d’une gratte semi-acoustique de teinte noire. Comme ses cheveux, aux reflets de jais. Mais aussi sa veste, qui recouvre un pull marin à rayures horizontales de couleur rouge. La star focalise déjà tous les regards. Normale, car elle est alors seule sur l’estrade. Le set s’ouvre par « Start A Family ». Intimiste, délicate et empreinte de douceur, cette nouvelle compo figure sur le dernier opus.

La chanson terminée, les autres musicos grimpent à leur tour sur les planches. Il y a deux drummers, dont Neil Payne. Le mari de Sharleen, Johnny McElhome (NDR : c’est également le compositeur) se charge de la basse. Michael Bannister est préposé au piano et aux backing vocaux. Ces trois derniers, et tout particulièrement le dernier, se consacrent aussi aux claviers. Un line up complété par deux gratteurs, Ally McErlaine et Tony McGovern.

Pendant « Halo » (« White On Blonde »), Sharleen arpente le podium de long en large. Elle amorce quelques pas de danse. Souriante, elle nous ouvre les bras. Entre chaque chanson elle s’adresse au public, d’un savoureux accent écossais. Elle l’incite à s’investir et tout particulièrement, celui installé au balcon. « The Conversation » est un titre de circonstance. Sharleen a des bouffées de chaleur. Et nous aussi. Elle laisse discrètement tomber sa veste, au pied des fûts.

Lorsque le band attaque « Thrill Has Gone » et « Everyday Now », deux plages issues de l’elpee « Southside » (Trad : côté sud !), un disque paru en 1989, on se remémore que le groupe a toujours été fasciné par le Sud des States. D’ailleurs son patronyme s’inspire du film ‘Paris, Texas’, de Wim Wenders. Trois grattes –deux électriques et l’acoustique pour Sharleen– alimentent « Thrill Has Gone ». Sharleen aborde ensuite une autre compo, derrière le piano, soutenue par le Hammond.

Elle a empoigné une sixcordes de couleur noire (NDR : of course !) lors de « Detroit City » (« The Conversation »). Pas de cuivres, cependant. Dommage ! Cependant ravi, l’auditoire applaudit.

Tendre, « In Demand » est un morceau plus acoustique. Elle invite le public à reprendre le refrain en chœur. Et ça marche ! Chauffé à blanc, le band entame une série de hits : « Southside », « I Don't Want A Lover », « When We Are Together », « In Our Lifetime » et « Insane ». 120 minutes viennent de passer comme une lettre chez Bpost. L'âme de Gainsbourg hante « Guitar Song ». Un bel hommage…

Sharleen déclare qu'il est temps de retourner chez soi. Le public n'est pas content. Elle demande alors s’il en veut encore. Vous connaissez la réponse. La formation aligne alors « Summer Son », « Black Eyed Boy » et « Say What You Want », moment choisi par l’auditoire pour souhaiter un ‘happy birthday’ à Texas, tout en l’ovationnant chaleureusement, pendant de très longues minutes.

Un rappel ? Bien sûr. Au cours duquel le combo nous réserve « Inner Smile », un autre brûlot qui relance la machine. Et l’apothéose sera atteinte par « Suspicious Minds  », une compo signée Mark James, qu’Elvis Presley avait traduite en tube. Pour ce soir, votre serviteur avait entraîné son fiston. Il a quand même 18 ans ; mais à la fin du show, il m’a confessé : ‘Papa, génial, j'ai passé un bon moment ; et puis la chanteuse est top et sexy’ (NDR : elle pourrait être sa mère). Une bonne manière de partager la musique en famille…  

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici 

Mass Hysteria

Une messe hérétique responsable d'une hystérie collective…

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Bravant héroïquement le niveau trois d’alerte terroriste, le public belge s’est déchaîné corps et âme, suite à l’appel des furieux Mass Hysteria. Leur « Matière Noire » sous le bras (NDR : 8ème LP studio fraîchement sorti le 23 octobre dernier), les Français n’ont pas failli à leur réputation : ils ont mis le feu. Retour sur cette soirée liégeoise haute en sueur, décibels et autres moshpits.

Initialement programmé le samedi au Centre Culturel de Chênée, mais reporté le lendemain suite à des problèmes d’infrastructure, c’est finalement en plein cœur de Liège que s’est déroulé le show. Un changement de date qui a malheureusement évincé les Stoners de Deep Show, de l’affiche. Dommage ! C’est par ailleurs un choix cornélien qu’ont dû poser les Metalleux de Belgique en cette soirée pluvieuse : Sylosis/Children of Bodom à Courtrai ou Libertas Gentes/Mass Hysteria à Liège ? Quoi qu’il en soit, dans le Nord du pays, bon nombre d’aficionados ont visiblement bravé le crachin national afin de remplir comme il se doit la petite salle du Reflektor. En témoignent le niveau de chaleur et le taux d’humidité rapidement atteints entre ces quatre murs ; d’ailleurs on n’était pas très loin du sold out. Autre constat : en vingt-deux années d’existence, Mass Hysteria a pu toucher quelques générations, rameutant désormais autant de tempes grises que des plus jeunes en crise. Autant dire un public aux tranches d’âge variées, les old school de l’époque du « Bien-être et la Paix » rejoignant les nouvelles recrues fraîchement contaminées par la « Matière Noire ».

Tout brasier nécessitant toujours une étincelle, c’est aux Liégeois de Libertas Gentes qu’est confiée la lourde tâche de l’allumer. Un pari audacieux, vu le style proposé, soit un Hip-Hop doublé d’une carapace de Rock dur au sein duquel militent les musiciens. Outre quelques inconditionnels acquis à leur cause et donc réceptifs dès les premiers riffs, les spectateurs, d’abord perplexes et sur la défensive, vont se laisser progressivement emporter par le flow enivrant du quintet. Affichant un certain charisme, le duo vocal formé par Mangouste et Alihyene va même réussir à arracher à la fosse quelques pogos et levées de bras au rythme de leurs morceaux. Une bonne entrée en matière, pourtant pas gagnée d’avance.

A peine le temps d’aller se rafraîchir qu’un grand backdrop (de la largeur de la salle !) est déplié à l’arrière de la stage. Le logo de Mass Hysteria envahit désormais cet espace, seul et unique artifice visuel du groupe. Après quelques vérifications usuelles des instruments, les lumières s’éteignent enfin. L’auditoire commence à vociférer. Le thermomètre grimpe encore de quelques degrés. Sans doute stressé par le bruit d’un incessant tic-tac, l’assistance, impatiente, finit par applaudir. Baguettes en l’air, Raphaël Mercier, acclamé par la foule, prend place derrière son kit de batterie. Yann Heurtaux, guitariste des premiers jours, déboule à son tour sur l’estrade, son impressionnante carrure dominant le panorama, suivi de près par Vince Mercier à la basse et Frédéric Duquesne à la seconde gratte. L’occasion pour ce dernier de se présenter (NDR : il remplace Nicolas Sarrouy, qui a quitté le combo cet été). Une présentation cependant toute relative, car Frédéric est loin d’être un inconnu de la scène Rock/Metal, puisqu’il sévit encore chez Bukowski, après s’être forgé une belle expérience chez Watcha et Empyr.

Deuxième salve de clameurs lorsque déboule finalement Mouss Kelai, frontman charismatique du band, agrippant le pied de son micro et le brandissant vers la fosse, procurant aux badauds l’opportunité d’expulser vocalement la tension contenue jusqu’alors. ‘Bonsoir Liège ! Oufti !’ braille-t-il sous les hurlements et les premiers riffs de « Tout doit disparaître ». La course folle est lancée, il n’en faut pas moins pour faire jumper le peuple, déjà acquis à sa cause avant même qu’une note n’ait pu résonner.

On peut résumer la prestation de ce soir à une heure et demie de folie. Il faut dire aussi que la setlist était explosive : « World on Fire », « P4 », « Pulsion » ou encore « Une somme de détails », autant de titres qui ne peuvent que communiquer la fièvre au sein du public local. Confiant en coulisse qu’il se sentait un peu grippé, Mouss paraît néanmoins en belle forme ce dimanche, peut-être revigoré par ces quelques verres de vin chaud avalés juste avant sur la place de la Cité Ardente... Fidèle à lui-même –y compris quelques cafouillages concédés de temps à autre dans les paroles– le frontman est parvenu à maintenir cette tension frénétique tout au long des vingt titres du set. Le public, déchaîné, ne cesse de se lancer dans des pogos ou de monter sur le podium afin de se relancer aussitôt dans la foule. Problème : il n’y a qu’une cinquantaine de centimètres entre les barrières Nadar et la scène. Impossible de s’en rendre compte dans l’obscurité. Conclusion, les acrobaties provoquent rapidement de multiples éraflures et/ou chutes. Sans compter les quelques stage divings ratés, finissant dès lors tête la première sur un sol maculé de bière. ‘Oh mec, ça va ?’ lance Mouss à un fan fraîchement tombé. ‘Ah merde, tu saignes de la tête ! Y a des secours ici ?’, poursuit-il, précédé de Vince, le bassiste, ôtant son t-shirt afin d’en faire un bandage de premier secours. Mais plus de peur que de mal, et l’alcool aidant peut-être, l’éclopé semble plutôt bien s’en sortir. Ambiance, je vous le disais.

Cette soirée constitue également l’occasion de découvrir quelques nouvelles cartouches issues de « Matière Noire ». En veux-tu, en voilà : plus d’un tiers du show lui sera consacré. Et quel bonheur ! Ces dernières compositions, interprétées en live, dévoilent dès lors tout leur potentiel de puissance. « Chiens de la casse », morceau d’ouverture du dernier album, explose littéralement, stimulé par une batterie se muant pour l’occasion en un rouleau compresseur corrosif. Vous avez survécu ? Tant mieux, vous reprendrez donc bien une ou deux bonnes claques. Elles seront assénées par « Vae Soli » et « Vector Equilibrium » ! Une soirée forte en émotions, où l’exutoire et le déchaînement ont néanmoins fait place nette au recueillement après quelques morceaux. ‘Nous dédions ce morceau à toutes les victimes du vendredi 13. A Paris, à tous nos amis qui s’en sont sortis ainsi qu’aux autres…’, confie Mouss, la voix chargée d’émotion. Il repose son micro sur son pied et agrippe fermement ce dernier tout au long de « L’enfer des Dieux ». Yann semble vivre chaque note qu’il tire de ses cordes de guitare  Les visages des artistes sont durs, fermés et visiblement marqués par les évènements. C’est le point levé qu’ils achèvent le morceau, ponctué d’applaudissements retenus et empreints de respect.

Après deux décennies de carrière, le band hexagonal peut se targuer d’un répertoire plutôt large. C’est par l’option old school qu’il a ce soir décidé de finaliser sa prestation. ‘On va vous jouer un morceau du siècle dernier... retour en ’99 !’ clame le chanteur avant de balancer « Contraddiciton ». Un retour dans le passé qui parvient à faire monter la température d’un nouveau cran, tout au long de « Donnez-vous la peine » et « Respect to the Dancefloor », deux plages issues du premier LP, gravé en 97, un disque composé et enregistré à Liège. Le clin d’œil méritait donc d’être souligné… Après l’hymne consacré à l’honneur des mélodies au triton, « Plus que du Metal », c’est par le sacro-saint « Furia » que Mass Hysteria met fin à sa messe hérétique. Les derniers survivants finissent à genoux. Quelle que soit l’énergie initiale, tout le monde finit lessivé par la tornade française. On vous avait prévenu : les Furieux sont des bêtes de scène et ont la fâcheuse réputation de mettre un beau boxon. Ce soir, à Liège, ils en sont sortis vainqueurs. Une fois de plus.

Setlist : Tout doit disparaître - World on Fire - Chiens de la casse - Notre complot - Une somme de détails - Babylone - L'Enfer des Dieux - Vector equilibrium - P4 - Failles - L'Archipel des pensées - Vae Soli - Tout est poison - Pulsion - Positif à bloc // Rappel : Contraddiction - Donnez-vous la peine - Respect to the Dance Floor - Plus que du métal – Furia

(Organisation : Les Fruits de la Passion - Concert Promotion ASBL)

Deutsch Amerikanische Freundschaft (D.A.F.)

‘Absolute Körperkontrolle’ ou ‘Comme si c'était la dernière fois’

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Soirée de retrouvailles au Casino de Saint-Nicolas (NDR : St-Niklaas, en néerlandais !) en compagnie de sémillants vétérans de la scène électro européenne qui comme vous allez le constater, ont encore quelques beaux atouts dans leur jeu et de quoi encore bluffer plus d'un mélomane... Onmens et Absolute Body Control assurent le supporting act. La tête d’affiche ? Deutsch-Amerikanische Freundschaft (ou D.A.F.), un duo allemand fondé en 1978, à Düsseldorf, qui a marqué de son empreinte la première moitié des eighties, et dont l’aventure a été depuis, entrecoupée de séparations et de reformations. 

Onmens, un tandem issu de Gand, ouvrait donc la soirée. Mais en débarquant au beau milieu du dernier titre de son set, difficile d’émettre un avis judicieux au sujet de sa prestation... (voir photos ici)

Place alors à Absolute Body Control, le tout premier projet d'un personnage incontournable de la scène électro underground belge : Dirk Ivens.

Formé en 1980 par Dirk et Mark de Jonghe, rapidement remplacé par Eric Vonthergem, la paire sera un des tous premiers du style à se produire ‘live’ et contribuera à plusieurs compiles internationales, les trois années suivantes. Puis Dirk fonde ce qui reste sans doute son concept le plus marquant, Klinik, avant de se lancer dans l'aventure solo, tout en durcissant le ton en compagnie de Dive et plus encore, lors d’un autre duo avec Sonar. Chacune de ses entreprises attire depuis toujours l'attention et suscite le suivi d'un public fidèle, même s’il est disséminé un peu partout en Europe voire même au-delà de ses frontières.

La musique d'ABC est froide mais rythmée et assez mélodique, un mélange d'électronique minimaliste et de cold wave, concédant une pointe d'EBM, un genre qu'on pourrait qualifier de ‘minimal wave’, étiquette fréquemment utilisée aujourd'hui. Sur les planches, la formule fonctionne plutôt bien grâce à l'aisance et l'expérience live d’Ivens. Il assure le chant et son comparse les synthés. Pas d'ordi en vue ; ici on fait dans le ‘old school’ s'il vous plaît! Et même si le début du set un peu ‘gentil’ a de quoi surprendre les moins familiarisé(e)s à cet univers sonore, la sauce monte progressivement et finit par convaincre une majorité de l’auditoire, notamment lors de moments forts, comme le pseudo classique "Is there an exit?" (voir photos )

Quand DAF monte sur l’estrade, la tension est palpable dans le public et un ami me prévient de ne pas traîner trop longtemps à finir mon verre, vu que ‘ça va être sauvage!’, pour reprendre les termes d'un spectateur alors proche de nous, également accoudé au bar. Le chanteur Gabi Delgado salue la foule en affichant un grand sourire (qu'il arborera d'ailleurs entre chaque morceau). Il prononce quelques mots de bienvenue dans la langue de Goethe, avant de s'asperger d'eau. Il entame alors le set, pied au plancher, par "Verschwende deine jugend".

Les premières notes du séquencer ont à peine retenties qu'un pogo éclate instantanément. Nous étions prévenus! En plein cœur de la tourmente on remarque la présence de deux malabars vêtus de t-shirts à l'effigie du groupe. Ils semblent ne pas trop apprécier d'être bousculés ; ce qui dans un premier temps calme un peu le jeu. Ca tombe bien votre serviteur a toujours préféré la danse aux frictions ; mais bon, chacun son truc, la liberté des uns s'arrêtant où commence celle des autres... Bref, le concert se poursuit dans une ambiance chaotique mais on n'est pas non plus pour autant dans la fosse d'un concert hardcore ultra violent où certains énergumènes en profitent pour réviser les derniers mouvements techniques inculqués lors de cours d'arts martiaux.

Le duo fondateur de l'EBM (NDR : aux côtés de Front 242), genre qui s’est imposé à l'aube des 80's, possède bien plus que de beaux restes. Le chanteur tient une forme olympique, ne cesse d'arpenter la scène en véritable performer et n'oublie jamais de remercier le public entre deux morceaux. Le batteur tient la cadence et même s'il peine parfois à respecter les lignes de basses séquencées, ces sorties de route sont relativement discrètes et communiquent un souffle de vie supplémentaire à une performance qui n'en manque déjà pas!

Quand le combo attaque LE classique "Der Mussolini", les pogos redoublent d'intensité et on sent évidemment que c'est toujours un moment très attendu de son répertoire. On n'en dira pas autant de certains choix de la set list un peu incongrus et mous ou gentillets qui, bien que rares, tombent un peu à plat dans une sélection du reste fort efficace dans son ensemble. En effet, on a eu droit à la quasi totalité de l'excellent album "Alles is gut", dont "Ich und die wirklichkeit", une compo au climat froid et brumeux, "Sato sato" tout en moiteur malsaine ou encore "Als wär's das letzte mal", caractérisé par sa fougue romantique.

Les vestiges de la première période du combo n’ont pas pour autant été négligés, période au cours de laquelle l’aspect expérimental et déjanté n'avait pas encore laissé place à une énergie mieux canalisée et hyper efficace. On en épinglera donc "El Basilon", "Osten Wärht am längsten" et le très punk "Nacht Arbeit" (NDR : l'absence de guitare sur ce dernier titre est quand même préjudiciable).  

Et lors des inévitables rappels, DAF va nous réserver la comptine pour enfants pas trop sages (voire carrément pervertis!) "Der Rauber und Der Prinz" que Gabi est venu nous chanter au bord de la scène mais aussi le génial "Kebab Träume", aux paroles délicieusement cyniques. Et c'est sur ces rêves de pita que ce compte-rendu s’achève... (voir photos ici)

(Organisation : Body Beats & Dark Entries)

 

 

 

 

 

 

Ozark Henry

Une dimension presque magique…

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Quel bonheur de pouvoir assister de nouveau à un concert ! Confiné chez lui depuis une grosse semaine, sevré de son addiction musicale, votre serviteur tournait en rond…

En débarquant au Lotto Arena, on constate la présence de deux militaires armés. Ils sont chargés de notre sécurité. Avant de pénétrer dans l’arène, la plupart des spectateurs les saluent poliment. En se rendant au stand marchandising, on reçoit un pin’s en forme de coeur bleu. La responsable me signale –et en français SVP– qu’il est nécessaire de se l’épingler en soutien à Ozark Henry qui milite pour l'association 'Blue Heart Campaign against Human Trafficking'. L'ONUDC est le gardien de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et des protocoles y afférents. Elle apporte également son aide aux Etats dans leurs efforts pour mettre en œuvre ces conventions, afin de prévenir, réprimer et punir la traite des êtres humains. La campagne ‘Cœur Bleu’ cherche à sensibiliser le public à ce problème tout en incitant les dirigeants à intervenir pour changer le cours des événements.

Piet Goddaer, alias Ozark Henry, est né à Courtrai, mais il vit aujourd’hui à Oostduinkerke. Depuis février 2014, il est soutenu en ‘live’, par Laura Groeseneken. Jolie, sympathique, elle a une solide voix. Votre serviteur l’avait découverte lors d'un concert de Reena Riot (Naomi Sijmons, fille de Fons, guitariste de The Scabs), accompagnée pour la circonstance du vétéran Roland Van Campenhout, un bluesman respecté dans le milieu…

Outre Laura et Piet, la scène est occupée par l’Orchestre National de Belgique, un des meilleurs ensembles symphoniques du monde. Il réunit 29 violonistes, 6 violoncellistes, 4 contrebassistes, deux percussionnistes, une harpiste et une vingtaine de cuivres. Le tout sous la direction de Stéfan Blunier. Ozark Henry est venu défendre son dernier elpee, « Paramount », enregistré en compagnie de 90 musiciens de l'ONB. Une collaboration qui n’est pas neuve, puisqu’elle avait vu le jour en 2012, lors du septante-cinquième anniversaire de cet orchestre, auquel il avait apporté son concours à quatre morceaux. Pour ce ‘live’, les compos ont dû être réarrangées. Et c’est Arnould Massart qui s’est chargé de cette tâche.

Le Lotto Arena est sold out. Le public est composé de mélomanes de tous les âges. Et après une petite cacophonie nécessitée par l’accordage des instrus classiques, Stéfan monte sur le podium, suivi de Piet qui vient saluer la foule. Il est vêtu de cuir noir (pantalon et veste) et a conservé ses chaussures aux pieds (NDR : il fait sans doute trop froid pour jouer pieds nus). On est donc parti pour 75 minutes de spectacle. Qui s’ouvre par « At Sea ». Le Courtraisien mime de ses mains les accords d’ivoires, un peu à la manière de feu Joe Cocker. Epaulé par les violons, ses cordes vocales son chargées d’émotion.

A deux reprises, il va se promener dans la fosse en serrant un max de mains.

« Godspeed You » est un titre empreint de douceur. L’orchestre est impressionnant, mais lorsque les cuivres entrent dans la danse, c’est le bonheur. Le morceau s’achève en force au cœur des percus.

La célèbre reprise du « We Can Be Heroes » du tandem Bowie/Eno est géniale. Et pour cause, Laura vient de débarquer sur l’estrade et épaule Mr. Goddaer aux vocaux. Cordes et ivoires se chargeant d’étoffer l’ensemble. De quoi en avoir la chair de poule…

L’ingé son est balaise. Le son est cristallin. Pas besoin de bouchons.

Pour « Plaudite Amici Comedia Finita Est » (« Stay Gold »), ce n’est pas Amaryllis Uitterlinden qui se charge du backing vocal, mais bien Laura. Ce qui n’empêche pas, comme sur l’album, d’appréhender Ozark Henry sous un angle différent.

L’artiste flandrien balance régulièrement les bras au rythme de l’orchestre et particulièrement tout au long de « Love Is Free To Interfere ». Les cuivres cherchent à semer la terreur, mais Laura et Piet nous rassurent.

Si ce dernier est capable de pousser sa voix dans les graves, elle élève son timbre davantage en douceur, et surtout par paliers.

L’intégralité du nouvel opus (« Plaudite Amici Comedia Finita Est ») sera interprétée ce soir. Un projet à la fois audacieux et surprenant.

Cordes et hautbois soulignent « Maybe ». Laura transforme son chant en cri. Et dans ce contexte, les six violoncelles font merveille.

« Vespertine » est bercé par les flûtes et le hautbois, mais sous la conduite des ivoires et du vocal de Piet.  

Et en apothéose, « I'M Your Sacrifice » clôt le show. Or on aurait tant voulu que le spectacle se poursuive. Il est si beau et passionnant. Malheureusement toute bonne chose a une fin…

On aura quand même droit à trois titres en guise de rappel : « Sweet Instigator », « We are Incurable Romantics » et, cerise sur le gâteau, « This Is All I Have », c'est-à-dire la plage qui ouvre « Paramount ». Franchement sous cette configuration Ozark Henry apporte une autre dimension à sa musique, une dimension presque magique…

(Organisation : Live Nation)

Pour la section photos, voir ici

 

 

 

 

Josh T. Pearson

Entre noir et blanc…

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L’amer de toute dualité produit des reflets d’argent.
Contrastes délicats et subtils qui s’étendent entre les lignes, entre chaque grain de sable parcourant l’infinie étendue entre le noir et le blanc.
Noir / Blanc
Amour / Haine
Yin / Yang
Métamorphosé, Josh T Pearson incarne à présent un cow-boy blanc, du haut de son Stetson jusqu’à la pointe des Santiags ; ce qui contraste efficacement avec l’image imprimée au revers de nos mémoires.
Transformé, sauvé, exhumé de la fosse au chagrin, l’homme écorché s’est relevé, s’est révélé.
Il ne reste plus de sa longue barbe de misère qu’une élégante toison brillante et entretenue, et sous son couvre-chef, une coiffure soignée.
Revenu de l’enfer et sans guère d’actualité à défendre, l’ex-Lift To Experience a repris la route, la guitare à la main. Mais accompagné, pour la circonstance.

Dans une amusante mise en scène évangélique, le cow-boy blanc parcourt quelques salles d’Europe triées sur le volet, flanqué de son acolyte, le cow-boy noir, sorte de reflet d’un miroir discerné en léger différé.

Lui, c’est Calvin Lebaron.

Plus qu’une copie de Pearson, il en est l’héritier naturel.

Un registre vocal plus large, certes, mais coincé dans un corps chétif, qui correspond parfaitement à ses chansons.

Un troubadour, seul sur les planches, en ouverture d’une soirée qui s’annonce des plus tristounettes.

Car, craignant sans doute davantage un accès de pathos qu’un déferlement barbare, le public liégeois se montre frileux, et ne se présente pas en nombre (c’est le moins qu’on puisse dire).

Éparpillée par grappes dans un Reflektor qui n’a jamais paru aussi grand, l’assistance se fait discrète par respect, mais aussi peut-être parce qu’elle n’a pas le choix…

Calvin Lebaron égrène alors ses chansons, tel un chapelet, essayant tant bien que mal de ne pas perdre son maigre auditoire, pour qui toute tentative de fuite discrète serait de toute façon vouée à l’échec.

Du haut du balcon, grand Stetson blanc observe son ouaille en toute bienveillance.

Puis le cow-boy noir disparaît dans l’ombre, laissant la place de choix à son mentor.

Difficile de le blâmer tout de même pour ce set confinant à l’ennui.

La vraie déception viendra donc quelque part de Josh lui-même.

Même si au final, il ne sera question que de rédemption.

Car au delà de la transformation physique qui signe un renouveau mais ne masque pas toutes les cicatrices, la vérité, c’est que notre cow-boy n’a plus rien à dire depuis 2011.

La raison ?

« Last Of The Country Gentlemen », un album merveilleux de chagrin, une catharsis lumineuse et plombée de tristesse, est malheureusement appelé à ne pas avoir de lendemain.

Un opus sobre et pourtant étonnamment riche. Où tout est dit. Une somme, une bible.

Donc, depuis, plus rien, si ce n’est un live et quelques bizarreries, tels ces chants de Noël repris pour un CD bonus accompagnant cet elpee dont il est question.

Et c’est justement dans ce registre que Josh décide de planter sa croix.

Calvin Lebaron, qui semble tout aussi attiré par le répertoire pastoral, soutient Pearson, fils de pasteur, pour la petite histoire, et ensemble, ils entament en c(h)oeur un petit cantique désabusé.

Le risque est énorme, mais on pressent que le Texan désire n’en faire qu’à sa tête.

De fait, il annonce le programme de la soirée : old songs en solo et reprises en duo.

Tel sera le menu festif.

Par reprises, on espère alors avoir droit à « Enjoy The Silence » de Depeche Mode ou encore le « Rivers Of Babylon » de Boney M, titre généralement accouplé à l’une ou l’autre de ses chansons.

Las !

Vêtus de fringues évangélistes (des panneaux de carton enfonçant le clou dans la veine de cette blague spirituelle) et sous le patronyme de Two Witnesses, le duo Pearson-Lebaron s’offre les plus grands succès de la Thanksgiving.

Forcément pas passionnant.

La beauté viendra néanmoins, mais il faudra être patient.

Car si notre homme semble aller mieux, l’immersion dans le passé entraîne toujours la même émotion excavée du creux de sa gorge. Et c’est ce que votre serviteur est venu chercher.

Mais puisque le set joue la carte de la dualité lumière/obscurité, il est nécessaire de faire fi de ses appréhensions de païens.

Vient alors le moment du diptyque « Woman, When I’ve raised Hell » / « Sweetheart, I Ain’T Your Christ ». Un exercice périlleux exécuté comme un rituel, dévotement. Et qui requiert toute l’attention.

Quelques instants plus tard, Josh s’arrête au milieu d’une chanson.

Poliment d’abord, il demande à deux spectateurs de cesser leur babillage.

Pour inaudible que soit leur conversation, c’est leur attitude qu’il semble condamner.

Encouragé par les applaudissements du public, toujours prompt à se ranger derrière l’avis de l’artiste, une once d’agacement vient rapidement se glisser dans les rouages de la confiance et le cow-boy blanc de se montrer étonnamment véhément.

La vérité apparaît en filigrane sur le visage à la barbe nette, sous les traits d’une ombre qui s’abat sur les épaules de notre cow-boy.

Pour reprendre le contrôle, il tourne alors le dos à la foule. L’agacement et la nervosité se devinent, mais en s’appliquant, il revient à « Sorry With A Song », ce qui pour le coup, paraît un amusant hasard…

Le fil était à deux doigts de se rompre, il n’en sera rien.

Puis, quelques instants plus tard, vient l’instant de grâce. Celui qui fait la différence. Celui qui imprime sa marque majestueuse et subtile pour longtemps.

Une chanson exceptionnelle de tragédie, extraite, exhumée des fonds de tiroir ; et qui en elle seule, recèle la genèse de « Last of The Country Gentlemen ».

Celle qui raconte tout ou en partie ; celle qui met à nu son auteur, celle-là même, impudique, cruelle, déchirante, dévastatrice qui ne figure nulle part et dont on n’a pas de trace.

Une chanson rarement interprétée, car émotionnellement difficile à appréhender, laissant, de l’avis même de Josh, trop de sanglots dans la voix.

Et si cette fois il ne pleure pas, on sent néanmoins toute la souffrance vécue quand il évoque cet enfant perdu, cette vie dissolue.

La suite ne sera qu’anecdotique.

Encore des chants de culs bénis et des chansons de grand-mères, qui pour divertissantes, démontrent que Josh T Pearson n’écrira sans doute jamais une suite à « Last Of… »

Toute la douleur de son âme déchirée y est confinée, et c’est là que vous y trouverez l’essence de son œuvre.

La soirée s’achèvera au bar, où cow-boy blanc fera une furtive apparition, pour communier avec ceux qui le désirent.

Avant de s’en aller fêter la Thanksgiving sur la route ou dans son Texas natal. 

(Organisation : Les Ardentes)

 

 

 

Suuns + Jerusalem in my heart

Pénurie de soleil au cœur de Jerusalem…

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C'est dans le cadre d'une coopération exceptionnelle que se déroule une mini tournée associant Suuns et Jerusalem In My Heart. Et elle transitait par Louvain, ce mardi 24 novembre, après avoir fait escale au Sonic City de Courtrai, l'avant-veille. Non seulement l'occasion est belle de pouvoir assister à une collaboration immortalisée sur un album éponyme, mais également à un set solo de JIMH, en ouverture.

Arrivé légèrement après l'heure prévue de début des hostilités, votre serviteur a  pu rapidement se souvenir de la différence qui existe entre l'organisation des concerts en Wallonie et en Flandre. En effet autant ceux accordés au Sud de la Belgique admettent une certaine marge entre le timing annoncé et celui effectif ; autant, lorsqu'on passe la frontière linguistique, l’horaire est bien plus rigoureux. De quoi louper le début du spectacle qui a vraisemblablement démarré pile poil à l'heure prévue !

Après quelques tergiversations d'ordre pratique, il est temps de plonger au sein d’une salle remplie de sièges vides et qui semble délimitée par des tentures... Est-ce bien ici que se déroule le concert de Suuns & Jerusalem In My Heart ? En arrivant à hauteur desdits rideaux, on constate que l’espace a été coupé en deux ; une probable conséquence du peu de tickets vendus. Car en effet, nous sommes très peu nombreux à s’être déplacés pour ce qui semblait pourtant être un événement assez unique, encore que sa singularité ait pu souffrir d'un crochet via le Sonic City, 2 jours auparavant.

Il en résulte une ambiance très froide que tente de réchauffer quelque peu Radwan Moumneh (aka Jerusalem in My Heart), grâce à sa voix et sa gestuelle très expressive, y compris lorsqu'il s'assied pour jouer de son oud. Et non seulement le producteur/chanteur a recours à différents instruments, mais il manipule également les sonorités électroniques et divers effets pendant que défilent des projections sur un grand écran et deux plus petits latéraux. Clairsemé, l’auditoire est attentif mais l'atmosphère est toujours aussi glaciale ; et il devient vraiment difficile de s’immerger au cœur d’un tel univers, dans de telles conditions. On comprend vite qu'un lieu plus intimiste aurait davantage collé à cette prestation ; mais en faisant abstraction du contexte, on finit par tomber sous son charme… jusqu’au moment où elle touche, hélas, déjà à sa fin.

Qu'à cela ne tienne, une brève pause clope plus tard, le plat de résistance attend votre serviteur. A savoir la fusion entre le collectif de Montréal et l'artiste libanais. Ils se produisent ensemble sur scène pour tenter de faire vivre les compos de leur unique opus commun à ce jour. Mais l’atmosphère est toujours aussi froide. En outre, les musiciens semblent un peu coincés sur les planches, à l'exception de Radwan, qui vit le set un peu plus intensément que le reste de la troupe. On a l'impression d'assister à une restitution un peu figée de leurs compositions qui peinent à s'animer ou à se charger d’énergie ; et par là même à faire mouche... Ce n'est pourtant pas faute d'essayer, mais le public reste statique. Bref, il n’y a pas d’échange entre ce dernier et l’artiste. Jusqu'à ce que surgisse alors ce qui est sans doute leur titre fétiche : "3attam Babey". C’est le moment choisi par le band pour enfin se lâcher. Et les spectateurs d’en faire autant sur ces boucles krautrock hypnotiques qui tournent en vrille! A partir de cet instant, ce n'est plus que du bonheur, car le set vient vraiment de démarrer. Le seul souci, c’est qu’il n’y aura plus que 3 ou 4 morceaux à se mettre dans l’oreille, le team ne disposant pas davantage de temps ni probablement de répertoire. C'est donc avec un goût de trop peu que s’achève cette soirée mi-figue mi raisin... A charge de revanche en attendant une prochaine occasion de revoir Jerusalem in My Heart (en configuration plus intimiste de préférence) ainsi que sa collaboration avec Suuns (si l'occasion se représente) au sein d’un climat plus chaleureux...

(Organisation : Het Depot)

 

 

Alice on the Roof

Alice à l’AB des Merveilles…

Écrit par

Dans une salle quasi-bondée, Alice on the Roof est venue défendre son prochaine album qui sortira le 22 janvier 2016. Son titre ? « Higher ». Vu les circonstances, les organisateurs de spectacles en Belgique, quels qu’ils soient, ont décidé de renforcer leurs mesures de sécurité. L’AB ne déroge pas à la règle. Des fouilles sont imposées à chaque visiteur. Ce vendredi 20 novembre, des policiers et des militaires arpentent le boulevard Anspach, armés de mitraillettes. Cette présence massive des forces de l’ordre ne parait inquiéter outre mesure les aficionados de la belle Alice.

Après ce qui paraît être une interminable attente, la jeune Montoise (NDR : elle n’a que 20 printemps) monte sur l’estrade. Si une gentille fée devait exaucer le vœu d'une petite fille qui rêve d'un ailleurs ou d’atteindre les étoiles, elle irait sans doute chez cette cendrillon de la chanson. Depuis son passage dans l’émission ‘The Voice Belgique’, où elle est arrivée jusqu’en demi-finale, la perle belge a fait du chemin. En préparant d’abord une démo avec Marc Pinilla du groupe Suarez, pour l’envoyer ensuite, sans trop y croire, à Tim Bran, producteur, entre autres de London Grammar. La magie opère. De cette collaboration va naître un Ep de cinq titres intitulé « Easy Come, Easy Go ». Le rêve n’est pas prêt de s’arrêter pour celle qui sera, le temps d’un soir, notre ‘Alice à l’AB des Merveilles’...

La soirée commence par un envoûtant « Like a dying rose ». Le charme opère dès les premières notes mêlant les sons électro et traditionnels du clavier. La reprise de « Princes » du groupe Oscar And The Wolf fait sensation auprès d’un public médusé par le timbre singulier de l’artiste. La suite laisse l’assistance sans voix, sauf pour certains fans qui scandent ‘On t’aime Alice !’. La ligne mélodique du violon de Nicolas Stevens résonne dans cet amphithéâtre. Parfois, il suffit de peu pour que la musique pénètre dans notre cœur et le fasse palpiter. Ces quelques secondes d’intro de ce qui semblait être le morceau « Race in the Shadows » est un pur moment de bonheur. Le violoniste s’insère ensuite dans cette composition très mélancolique intitulée « On the roof », jouée magnifiquement au clavier par la fée originaire de Saint-Ghislain. Après ces mélodieuses promenades, la scintillante interprète invite sur le plateau Sean Dhondt, animateur radio chez Qmusic, afin de partager le célèbre single de Major Lazer, « Powerful ».

Le set se poursuit par « Let me down » avant le très attendu « Easy Come Easy Go ». Le tube, qui l’a propulsée sur le devant de la scène, est chanté en chœur par une assistance complètement conquise. Le petit refrain notoire ‘Oooooo’, répété plusieurs fois, semble hypnotiser les mélomanes. Ils poussent la chanteuse à reprendre le morceau une deuxième fois.

Le concert se poursuit par de nouveaux titres comme le très groovy « Feel tonight » ou l’énigmatique « Walk the line ». Après une très courte pause, l’artiste entame la reprise du « Don’t Give Up » de Peter Gabriel et Kate Bush, qui, dit-elle ‘prend tout son sens aujourd’hui’, par rapport aux événements en cours.

La fin de la représentation est rythmée par des compositions qui font la part belle au synthétiseur (« Mystery Light »), à la batterie électronique (NDR : jouée de main de maître par Santo Scinta, le drummer, entre autres, d’Adamo) et le tambour utilisé par la vocaliste (« Lucky You », « Sound of Drums »).

Quelque part parmi les étoiles montantes de la chanson belge, Alice on The Roof mérite sa place dans ce ciel illuminé de talents prometteurs. Un petit soleil est né et n’est pas prêt de s’éteindre.

Setlist : Like a dying rose – Monopoly Loser – Princes – Race in the shadows – On the roof – Powerful – Let me down – Easy Come Easy Go – Feel tonight – Walk the line – Don’t Give Up – Mystery Light – Lucky You – Sound of Drums.

(Organisation : STLive – Dp Communications + Ancienne Belgique.

 

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