La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Wolf Banes - De Casin...
Gavin Friday - Het Depot
Concerts

Cecilia :: Eyes

Après le Big Bang !

Écrit par

Les Loups ont swingué pour les beaux yeux de Cécilia.

L'Annexe, prenait, ce soir, un  virage ‘Underground’ en recevant Swingers et Cécilia :: Eyes

En effet, Les formations proposent, en gros, un post-rock instrumental, certes avec des particularités différentes, mais la même capacité : celle d'ouvrir les esprits au-delà même des frontières de l'imagination.

En ce qui me concerne, et je ne m'y attendais pas, j'ai percé le mystère : celui de la théorie du Big Bang.

Croyez-moi, je n'exagère rien.

Explosivité et sérénité sont les leitmotivs d'une inventivité qui se renouvelle sans cesse, décadenassant ainsi toutes les équations dites sans solution.

Dès lors la seule et unique question existentielle qui se pose est : ‘Et si le rock était math ?’

Je l'avoue, c'est tel un GPS déboussolé que je me suis perdu sur la route du retour, alors que j'étais bien arrivé.

Swingers, nous a exposé entre 21h et 22h, ce qu'il en était juste avant le Big Bang. Explosif !

C'est sous une autre forme énergie que Cécilia :: Eyes, nous a expliqué, une bonne heure durant, ce qui s'est passé juste après.

Le son s'est coupé aux alentours de 23h30, laissant un vide interpellant s'installer entre les spectateurs abasourdis par ce qu'ils venaient de voir et entendre.

Les notes en disent bien plus que les mots.

Swingers se prépare à sortir son deuxième album pour 2015. Il s'intitulera : « Chromatic »

Quant à Cécilia :: Eyes, le groupe a publié ont troisième opus, « Disappearance », en mars 2014.

Les deux groupes sont originaires de la planète terre. Tout simplement !

(Organisation : L'Annexe)

Photo : Cédric Decock

Swingers

Avant le Big Bang !

Écrit par

Les Loups ont swingué pour les beaux yeux de Cécilia.

L'Annexe, prenait, ce soir, un  virage ‘Underground’ en recevant Swingers et Cécilia :: Eyes

En effet, Les formations proposent, en gros, un post-rock instrumental, certes avec des particularités différentes, mais la même capacité : celle d'ouvrir les esprits au-delà même des frontières de l'imagination.

En ce qui me concerne, et je ne m'y attendais pas, j'ai percé le mystère : celui de la théorie du Big Bang.

Croyez-moi, je n'exagère rien.

Explosivité et sérénité sont les leitmotivs d'une inventivité qui se renouvelle sans cesse, décadenassant ainsi toutes les équations dites sans solution.

Dès lors la seule et unique question existentielle qui se pose est : ‘Et si le rock était math ?’

Je l'avoue, c'est tel un GPS déboussolé que je me suis perdu sur la route du retour, alors que j'étais bien arrivé.

Swingers, nous a exposé entre 21h et 22h, ce qu'il en était juste avant le Big Bang. Explosif !

C'est sous une autre forme énergie que Cécilia :: Eyes, nous a expliqué, une bonne heure durant, ce qui s'est passé juste après.

Le son s'est coupé aux alentours de 23h30, laissant un vide interpellant s'installer entre les spectateurs abasourdis par ce qu'ils venaient de voir et entendre.

Les notes en disent bien plus que les mots.

Swingers se prépare à sortir son deuxième album pour 2015. Il s'intitulera : « Chromatic »

Quant à Cécilia :: Eyes, le groupe a publié ont troisième opus, « Disappearance », en mars 2014.

Les deux groupes sont originaires de la planète terre. Tout simplement !

(Organisation L'Annexe)

 

Baxter Dury

Un mec sympa…

Écrit par

En publiant « It’s Pleasure », son quatrième album, Baxter Dury avait un motif légitime de partir en tournée, pour le défendre. Ce qu’il a décidé de faire. Une tournée qui passait par le Botanique, ce jeudi 13 novembre. Une salle au sein de laquelle le fils de feu Ian Dury a évidemment l’habitude de se produire. Mais si l’Orangerie était bien garnie, elle n’était pas pour autant sold out.

Vers 21h00, toute la formation monte sur l’estrade, surplombée d’un cygne gonflable, symbole du dernier opus. Les deux choristes sont élégamment vêtues tout comme le guitariste ; le bassiste, un peu moins. Baxter Dury a opté pour un costume gris. Un look qui finalement correspond plutôt bien à la musique proposée par le natif de Wingrave, en Angleterre. Une musique que certains qualifient de disco/rock chic et d’autres de britpop contemporaine. L’artiste a l’air en forme et dès son entrée en scène, il n’épargne ni ses petits pas de danse, ni de ses habituels cris aigus, sortis de nulle part. A mon humble avis, il n’est pas tout a fait ‘clean’. D’ailleurs entre les morceaux, il s’hydrate plus que généreusement…  

Si le dernier opus se taille la part du lion, au cours de son set, Baxter Dury a quand même la bonne idée de puiser dans l’ensemble de son répertoire. Il entame sa prestation par « Isabel ». Et la réaction du public, acquis à sa cause, est instantanée. Un auditoire qui semble très emballé de le revoir sur les planches. De son précédent elpee, il puise « Claire », « Leak at the Disco » ou encore « Trellic », entre autres. Et de son « Floor show » publié en 2005, le superbe « Cocaïne Man ». En rappel, il nous réserve « The Sun », morceau plutôt macabre, parcouru par les cris de ce cher Baxter. Il semble euphorique et sympathiquement ne tarit pas d’éloges Bruxelles. Quant à savoir si ses déclarations sont sincères… Le public est manifestement comblé. Il danse, chante et prend son pied. Faut dire qu’il est difficile de résister aux accès de basse caoutchouteux et aux rythmes entraînants. En outre, le set bénéficie d’un light show multicolore digne d’une boîte de nuit, comme au cours des 80’s.

Ravi du succès recueilli par son concert, Baxter Dury rejoint le bar à l’issue de celui-ci et se montre particulièrement affable. Un reproche quand même, la brièveté de son spectacle. Malgré le succès recueilli, il n’a duré qu’1h10. M’enfin, s’il avait joué jusqu’au bout de la nuit, les aficionados en auraient encore réclamé davantage…  

(Organisation : Botanique)

 

 

Glass Animals

Doucement les basses !

Écrit par

Beaucoup de monde, ce mercredi 12 novembre à l’AB. C’est sold out dans la grande salle pour Starflam, tout comme au Club pour Glass Animals. En bas, le public réunit essentiellement des ados boutonneux. Beaucoup de filles, également. Boutonneuses aussi. Votre serviteur est allergique aux boutons. Alors, mieux vaut se rendre à l’étage. Au Club, plus précisément. Où Glass Animals va se produire. Pas de supporting act. Le set va donc commencer à 21 heures. Et durer 60 minutes. Faut dire que le combo insulaire n’a que deux Eps (un éponyme remontant à 2012 et « Leaflings » en 2013) et un seul elpee à son actif, « Zaba ». Paru en septembre dernier, il a bénéficié du concours de Paul Epworth à la mise en forme, un producteur notoire qui a notamment bossé pour Adele, Florence and The Machine et Bloc Party. Plébiscitée par le NME, cette œuvre est inspirée d’un conte pour enfants écrit par William Steig, « The Zabajaba Jungle ». Enfin, leur prestation accordée à l’AB, en première partie de St Vincent, avait totalement convaincu.

A l’instar de Spring Offensive, Glass Animals nous vient d’Oxford. Quatre potes qui ont fréquenté le même collège. Ils ont monté leur groupe en 2010, mais se connaissent donc depuis l’âge de 13 ans. Le line up réunit le chanteur/guitariste à la gueule d’ange, Dave Bayley, le drummer Joe Seaward, le second gratteur Drew MacFarlane et le bassiste Edmund Irwin, ces deux derniers se consacrant également aux claviers.

Leur musique évoque à la fois Alt-J, Wild Beasts, Foals et Radiohead (époque « In Rainbows »), le fruit d’un cocktail de pop, de rock, d’électro, de hip hop et de r&b.

Vu le matos en présence sur les planches, il faut reconnaître que la scène est étroite. Le drummer s’est planté à droite, et tous les autres musicos sont en ligne, Edmund occupant la place centrale. Dave est le seul à mouiller sa chemise, sur l’estrade. Il dialogue avec le public. Les autres membres ne pipent pas un mot.

« Psylla » ouvre le show, un titre paisible et atmosphérique. La voix évoque instantanément Thom Yorke. A cet instant, en fermant les yeux, les images de la vidéo vous traversent l’esprit, celles de plantes poussant sur les blessures des cadavres. Première plage issue de « Zaba », « Black Mambo » entre dans le vif du sujet. Les nappes de claviers se superposent, alors qu’un filet de guitare libère une tonalité acérée. Dave abandonne sa six cordes pour se consacrer uniquement au chant sur « Exxus ». Malheureusement, les interventions de basse sont trop envahissantes et je me réfugie au fond de la salle, près de la table de mixage. Avant d'entamer « Gooey », Dave demande si tout va bien. Hormis le retour des sonorités de basse, oui… Mais grâce aux bouchons dans les oreilles, ça passe. Au départ plus élaborée, « Walla Walla » est une compo amorcée par des bruitages de machines, avant de vous inviter à rejoindre le dancefloor. La section rythmique est percutante. Peut-être même un peu trop pour les tympans. Ce qui provoque l’exode de quelques spectateurs. Pourtant, à partir, d’« Intruxx », l’ingé-son semble avoir trouvé l’équilibre. Et « Hazey », très dansant, passe bien la rampe. Plus cool, « Toes » met l’accent sur les harmonies vocales. Et bonne nouvelle, la ligne de basse s’intègre beaucoup mieux à l’ensemble. Une impression qui va se confirmer lors des morceaux suivants, jusqu’à la fin du concert, qui s’achève par « Flip », « Cocoa Hooves » et « Wyrd ».

En guise de rappel, Glass Animals adapte le « Love Lockdown » de Kanye West, une cover dynamique, surprenante et dansante. Et clôt le spectacle par le hit « Pools ». Une prestation dont on retiendra surtout –hormis pour le chanteur– le manque de vivacité manifesté par les musicos, et puis un problème de basse, réglé à mi-parcours. Et vous pouvez revoir ce concert en streaming ici

(Organisation : Ancienne Belgique)

Fréro De La Vega

Des virtuoses de la reprise…

Nous sommes le mercredi 12 novembre. Lorsque nous débarquons devant le Théâtre 140, vers 20h30, il y a du peuple qui attend l'ouverture des portes. Le concert est d’ailleurs sold out. Le public est plutôt jeune et féminin. Même si l'on croise quelques mecs et parfois aussi des parents.

La première partie et assurée par Natalia Doco. Aux premiers rangs, le public se montre plutôt réceptif, mais rapidement une frange de donzelles réclame les Fréros. Elles paraissent anormalement agitées et leur comportement force la chanteuse à écourter sa prestation. Dommage, car on aurait voulu en écouter davantage. Elle reviendra ce 25 janvier 2015 en supporting act de Roger Hodgson ; et lors de cette soirée, on ne devrait plus croiser ces écervelées.

Jérémy et Flo ont été découverts par Serge Sabahi et Céline Aron. Ceux-ci se servent de la toile pour les aider à prendre une autre dimension. Faut dire que les deux artistes ont de superbes voix qui se conjuguent parfaitement. Et pourtant, celle de Flo est plutôt soul tandis que celle de Jérémy est plus blues. Leurs covers sont étonnantes. Depuis le tube « Party Rock » de LMFAO au « Save Tonight » de Eagle Eye Cherry, ils sont capables de mettre n’importe quelle chanson à leur propre sauce.

Dès que Fréro Delavega monte sur les planches, la foule les acclame. Jérémy et Flo sont beaux gosses et le savent parfaitement. Armés de leurs sèches, leurs voix sont remarquables. Le public est chaud. Entre l’auditoire et les artistes, il y a une belle interaction.

Lors du rappel, les deux compères reviennent chanter sans micro au milieu de la foule. Un morceau de reggae. Et dans un calme religieux. Ce qui incite finalement les spectateurs à reprendre la chanson en chœur. Suivant un rituel, les deux compères terminent leur show par le « Pimp » de 50 Cent. De quoi clore un concert que les aficionados n’oublieront pas de sitôt…  

Setlist : Il y a / Le Chant Des Sirènes / Même Si C’Est Trop loin / Queenstone / Sympathique / Pursuit Of Hapiness / Trio / Comets / Sur La Route / Jour De Chance / Foule Sentimentale / De L’Autre Côté / Reviens / Mon Petit Pays / Que Toi / Sweet Darling

Rappel : Caroline / Pimp

Selah Sue

2015 devrait être l'année Selah Sue…

Écrit par

Dans le cadre de sa nouvelle tournée, Selah Sue se produisait donc au Cirque Royal de Bruxelles. Et bien sûr, c’est sold out. Il s’agit de sa deuxième date en Belgique, car la première était réservée à l’AB, ce vendredi 7 novembre. Un mois à peine après avoir publié un single, qui précédera la sortie de l’Ep « Alone », fixée ce 1er décembre, elle est déjà sur les routes pour le défendre. Un disque qui réunira quand même 4 nouvelles compos et qui précèdera le nouvel elpee, « Reason », dont la date de parution est prévue pour le 3 mars 2015. Eponyme, son premier long playing remonte quand même à trois longues années. Elle l’a étrenné sur toutes les scènes européennes et américaines. Triple album de platine en France, il s’est écoulé à plus de 600 000 exemplaires à travers le monde.

La première partie est assurée par un groupe new-yorkais, Son Little. Etonnant que le supporting act soit réservé à un combo américain aussi peu notoire. Pourtant, il faut reconnaître que leur prestation va vraiment épater. D’abord à cause de la voix du chanteur/guitariste. Puissante, soul, elle est bien soulignée par les accords de gratte blues/roots. En outre, il est soutenu par un drummer et un bassiste/claviériste plutôt brillants. Si bien que ravi, l’auditoire applaudit chaleureusement leur set.

De son véritable nom, Sanne Putseys, Selah Sue monte sur l’estrade en solitaire, uniquement armée de sa sèche. Elle interprète alors sa nouvelle chanson « You Always On ». Elle embraie par « Daddy », une compo dédiée à son papa. Chacun son tour ! Sur le premier long playing, elle réservait un hommage à sa maman, tout au long de « Mommy. Agée de 25 printemps, la Louvaniste a la tête bien sur les épaules. Elle est resplendissante et rayonnante dans sa tunique de couleur noire qui flashe lorsque l’artiste est sous les feux des projecteurs. Elle est coiffée de son inévitable chignon haut et blond. Entre Selah et le public, une franche interactivité s’établit. Elle présente ses compos, tantôt en français, en néerlandais et parfois en anglais. Sa version ‘live’ d’« Alone » est percutante. Particulièrement funk, on y ressent l’influence de Nile Rodgers. A cause du phrasé de guitare. Superbe ! « Famous », « Stand Back », « I Won't Go For More » et « Time » sont des plages issues du futur elpee. Il y a du funk, de la soul, du blues, du ska, du raga, de la drum&bass et de l’électro. Mais surtout ces compos libèrent énormément de groove. Faut dire que la section rythmique est particulièrement efficace. Sur un mode rap, « Together » libère une sacrée dose de dubstep novateur. Bien maîtrisée, la voix de Selah colle parfaitement à l’expression sonore. Elle nous réserve une reprise plutôt surprenante du « Lost Ones » de Lauryn Hill, puis enchaîne par « Lost Ones » et Black Part Love ». Elle n’oublie pas ses succès, « This World », « Fyah Fyah », « Please » et « Crazy Vibes ». Lorsqu’elle attaque « Raggamuffin », que l'on reconnaît dès les premiers accords de guitare, il s’établit une véritable communion entre l’auditoire et l’artiste. Selah Sue annonce qu’elle se produira à Forest National, l’an prochain, dans le cadre de la sortie de son nouvel LP. Et le set de s’achever par « Peace Of Mind » et « Crazy Sufferin Style ». 2015 devrait être l'année Selah Sue…

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

Machine Head

The Kings are back !

Écrit par

« The Blackening » avait permis à Machine Head, il y a sept ans, de marquer l’histoire du Metal. Freinée dans son évolution pendant de longues années par l’ombre de cet album-phare, la formation s’apprête aujourd’hui à refaire parler d’elle, du haut de ses vingt-deux ans de règne, en publiant « Bloodstone and Diamonds ». Pari relevé haut la main en mettant le feu ce dimanche aux planches de la salle ‘De Mast’ à Torhout.

Il pourrait être de prime abord intimidant d’ouvrir le show pour Machine Head. Ce défi a pourtant été pris à bras le corps par les cinq musiciens de Darkest Hour, originaires de Washington D.C. Bien qu’assez répétitif, leur Metal, sis à la frontière entre le Hardcore et le Death, est puissant. Pendant une demi-heure, les Américains vont nous dispenser leur set, en veillant à ne pas perdre de temps entre les morceaux ! Un bémol tout de même : un son trop étouffé n’a pas toujours permis d’apprécier le potentiel de chacun des membres. La prestation laisse au final l’impression d’une panade un peu trop épaisse que pour être digérée facilement.

Une bonne mise en bouche néanmoins pour ensuite laisser la place à Devil You Know, le supergroupe composé notamment d’anciens membres de Fear Factoy, All Shall Perish ou encore Killswitch Engage. Mais l’impatience de découvrir cette formation sur les planches a finalement dû faire place à la déception : les musicos ne sont jamais arrivés à destination. Personne ne prendra d’ailleurs la peine d’expliquer leur absence. Dommage.

C’est donc dans une chaleur et un taux d’humidité élevés que le public a dû prendre patience,  avec pour lot de consolation le dévoilement progressif du décor planté par Machine Head. L’imposante batterie de Dave McClaine est mise en avant, posée sur un podium flanqué à l’avant d’un drapeau orné du logo du groupe. Quatre structures métalliques sont en outre disposées de part et d’autre des percussions, affichant chacune en son centre l’emblème des Américains. Chacune d’entre elles est par ailleurs surmontée d’un fanion mentionnant l’inscription ‘MCMXCII’ – 1992 en chiffres romains – année de la création du quintet.

Les lumières s’éteignent un peu avant 22h, laissant envahir la salle quasi sold-out de Torhout par les violons de « Now We Die », morceau d’ouverture de leur tout nouvel opus. Le vocaliste Robb Flynn fait son entrée, suivi de près par Phil Demmel et Jared McEachem, respectivement guitariste et bassiste de la formation. « And with this now we die… », entonne vigoureusement Robb Flynn, chaleureusement aidé par un public visiblement sous tension. Le rouleau compresseur se met en marche et la claque de décibels est immédiatement perceptible. Tel un seul homme, la fosse chante à pleins poumons et plus particulièrement lors des gros succès « Locust », « Darkness Within » ou encore « Beautiful Morning ». Le titre « Davidian » marquera également la prestation, moment choisi par Robb Flynn pour arriver  sur le devant de la scène non pas armé d’une mais bien de deux guitares, entamant l’introduction du morceau à la sèche avant de reprendre ensuite le contrôle de sa gratte électrique placée alors dans son dos.

Leur nouvel elpee, « Bloodstone and Diamonds », dont la sortie officielle n’était en fait fixée dans nos contrées que le lendemain (mais déjà disponible depuis une semaine sur les plateformes de streaming), est le premier au cours duquel milite Jared MacEachern, le nouveau bassiste. Malgré une entrée effective depuis un peu plus d’un an, MacEachern reste pourtant en retrait dans son coin et laisse la vedette au duo Flynn/Demmel. Ce serait mentir de nier le bonheur de les voir se mettre fréquemment face à face et de se partager des solos désormais devenus des hymnes du genre !

Le départ de l’ancien bassiste, Adam Duce, ne s’est pas déroulé sans heurt mais était un mal manifestement nécessaire. Comme en témoigne Robb Flynn dans une récente interview pour le magazine Metal Hammer au cours de laquelle il déclarait que ‘c’était une période difficile où il apparaissait clair pour chacun que le groupe était en train de splitter. Machine Head allait être de l’histoire ancienne. Il fallait du changement. Parler d’un nouvel album, un an et demi après ces faits pénibles, est donc un événement que je n’aurais jamais pu imaginer à l’époque’. Et la prestation d’aujourd’hui n’a pu que confirmer ses propos. Le band est de retour et il en veut. Une prestation scénique irréprochable, portée par une critique unanimement élogieuse de son dernier LP, laisse à penser que « The Blackening » a enfin trouvé son successeur. Après vingt-deux années passées sur les routes, les Californiens ont légitiment le droit d’être considérés comme de dignes membres du Panthéon des icônes du Metal. C’est par un triomphant « Halo » que Machine Head clôture finalement son show, laissant un public désormais aphone après une heure et demie de prestation haute en couleurs.

Setlist : Now We Die, Imperium, Beautiful Mourning, Locust, Ten Ton Hammer, Night of Long Knives, Darkness Within, Bulldozer, Killers & Kings, Davidian, Aesthetics of Hate, Old * Encore : Halo

Helmet

Helmet aurait tout intérêt à tourner la Page…

Écrit par

Le concert de Helmet était prévu pour ce 2 octobre. Il a donc été reporté ce lundi 10 novembre. Pas de supporting act. Helmet est censé tenir la distance pendant 120 minutes. La salle de l’AB est en configuration Box ; et les aficionados –qu’on peut estimer à 800 âmes– se frottent les oreilles, par ce qu’ils considèrent comme une véritable aubaine.  

Né en 1989, Helmet est alors déjà responsable d’une musique alternative, métallique taxée de hardcore. Il se sépare en 1998 et se reforme en 2014. A ce jour, le combo new-yorkais à publié 6 elpees : « Strap It On » en 1990, « Meantime » en 1992, considéré comme un des meilleurs long playings de l’histoire du metal, « Betty » en 1994, une œuvre alors mal reçue par la critique et pourtant considérée 25 ans plus tard comme incontournable et novatrice, parce qu’elle a ouvert la voie à Tool, Nine Inch Nails, Deftones, Pantera et Slipknot, « Aftertaste » en 1997, « Size Matters » en 2004, « Monochrome » en 2006 et le dernier « Seeing Eye Dog » en 2010. Après un quart de siècle, le line up ne compte plus que le seul Page Hamilton, comme membre fondateur. Le chanteur/guitariste est aujourd’hui soutenu par le second gratteur Dan Beeman, le drummer Kyle Stevenson et le bassiste Jon Fuller. Un Hamilton qui assure encore le rôle de sixcordiste au sein du backing group de David Bowie.

Il est 20h14 pile quand le quatuor monte sur l’estrade sans adresser le moindre regard ou faire le moindre signe à la foule. Manifestement, la communication n’est vraiment pas leur préoccupation. En outre, dès le début du spectacle, on prend le light show en plein dans la poire. Au lieu de mettre en exergue les artistes. Sympa ! Pendant quelques titres, cette forme d’agression visuelle passe encore ; mais à la longue, elle devient agaçante. La setlist est consacrée à  l'album « Betty ». D’ailleurs le combo interprète les quatorze titres de ce long playing, dans l’ordre du tracklisting (« Wilma Rainbow », « I Know », « Biscuits For Smut », « Milquetoast », « Tic », « Rollo », « Street Crab », « Clean », « Vaccination », « Beautiful Love », « Speechless », « The Silver Hawaiian », « Overrrated » et « Sam Hell »). Les riffs de grattes assénés par Page et Dan sont puissants, écrasant, mais mélodieux. Kyle frappe frénétiquement sur ses fûts. Mais lorsque le bassiste commence à malmener « Milquetoast », je commence à faire la grimace. Faut dire que le son n’est pas vraiment à la hauteur. Je me réfugie donc derrière la table de mixage. Et constate que si « Tic » et « Rollo » sont de fameux brûlots, la voix de Page a perdu de son éclat.

Je prends donc le temps de tailler une bavette en compagnie d’un ingénieur du son professionnel, qui me confirme que… le son n'est pas terrible. Curieux, Page commence à rigoler et à discuter avec les spectateurs des premiers rangs. La deuxième partie du spectacle se focalise sur deux autre opus du band, « Meantime » et « Aftertaste ».

Pendant « He Feels Bad », « Beter », « You Borrowed » et « Fela II », je m’éclipse, et revient pour « Role Model ». Pas de changement ! Le son est toujours aussi médiocre et j’écoute le reste du set, les bouchons bien enfoncés dans les oreilles, c’est-à-dire pendant « Pure », « Renovation », « Exactly », « Like A Care » et enfin « Driving ».

Franchement, si c’est pour dispenser des concerts de cette trempe, Helmet aurait tout intérêt à tourner la Page…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Voir aussi notre section photos ici

The Asteroids Galaxy Tour

Propice à la danse…

Écrit par

Pour rejoindre le Botanique, ce soir, il faut se faufiler à travers les embouteillages. Dehors, il fait un peu frisquet. L’hiver arrive. Mais vu l’affiche proposée ce soir, le Botanique devrait réchauffer nos cœurs et adoucir les moeurs. C'est connu. En outre, on devrait y danser. Tout d’abord en compagnie de la formation liégeoise Girls Say No (NDR : que je découvre en concert, pour la première fois) ; puis du combo danois, Asteroids Galaxy Tour. J’avais eu l’occasion de découvrir ce band, il y a deux ans, au sein d’une Orangerie blindée et surchauffée. Alors, pour leur retour, j’imagine revivre une ambiance des grands jours, dans la Rotonde.

Avant d’opter pour Girls Say No, la formation militait sous le patronyme de The Miss Universes. En 2013, elle a été forcée de changer de patronyme. Et pour cause, le milliardaire américain Donald Trump, fondateur du concours international de beauté 'Miss Univers', avait déposé la marque depuis 1996, et en contestait l’utilisation...

Le quintet liégeois est venu défendre « Emmetropia », son premier Ep 5 titres. Un disque enregistré au sein des studios La Chapelle et mixé au Studio 5, sous la houlette d'Anthony Sinatra (Hollywood Porn Stars, Piano Club et membre du collectif Jaune/Orange).

Le line up réunit Yannick Albert (synthés, chant), Laurent Richter (basse/chant), Benjamin Hermann (guitare), Ludovic Wannez (synthés) et un nouveau drummer répondant au nom de Julien Paschal (Piano Club). Avant de graver ce disque, le band avait publié « Triangular Love », en mars 2014, un single destiné à faire la promo de l'Ep. Il avait été bien accueilli par le public et les médias. La pochette d'« Emmetropia » a été réalisée par l'artiste/peintre japonais Korehico Hino, dont les sujets s'inspirent le plus souvent de personnages jeunes et androgynes.

Il y a pas mal de matos sur les planches. Le public est constitué principalement de néerlandophones, mais on y rencontre également quelques aficionados de Girls Say No. Le quintet monte sur l’estrade. Le concert s’ouvre par « Ha Ha ha », un standard de leur répertoire, dominé par les sonorités électro et les percus. Particulièrement dansant, « Entropy » est probablement une nouvelle compo. Place ensuite à 4 extraits de l’Ep « Spanish Fury », réminiscents de la synthé pop instituée par les Cars. D’ailleurs, la voix me fait penser à celle de Rick Ocasek, le leader et chanteur de ce groupe mythique. La foule commence à se trémousser dans la fosse. Et la température grimpe de quelques degrés. Invitation au voyage, « Tundra » est destinée à calmer quelque peu le climat. On imagine alors vivre un périple qui part des rives de la Volga pour nous conduire jusqu’aux plages brésiliennes de Paraiso.

Le single « Triangular Love » est un morceau particulièrement contagieux. Les vocaux sont parfaitement maîtrisés et les nappes de synthétiseurs épousent une configuration contemporaine. Et si la plage est dansante et sucrée, on y ressent très fort la patte d’Anthony. « Meteor » achève la prestation. Difficile de résister à cette invitation à la danse. Le combo est parvenu à chauffer la Rotonde en une petite demi-heure. Idéal pour préparer le set des Danois. Quelques morceaux supplémentaires, et il mettait le feu à la Rotonde….

The Asteroids Galaxy Tour nous vient de Copenhague. Fondé en 2006 par Lars Iversen (claviers, basse) et la jolie blonde Mette Lindberg (chant), le line up implique également Simon Littaer aux machines et synthés, Mikkel Balster Dorig à la guitare et Rasmus Littauer aux drums. Le combo s’est forgé une certaine notoriété, grâce à des campagnes de pub. En septembre 2008, « Around the Bend » a ainsi servi de bande sonore à un spot publicitaire pour l'Apple iPod Touch. Et « The Golden Age » pour Nesfluid ; mais il est également devenu le  générique de l'émission quotidienne de la chaîne France 2 présentée par Stéphane Bern, ‘Comment ça va bien !’ Le groupe a gravé trois elpees à ce jour, « Fruit » en 2009, « Out Of Frequency » en 2012 et le petit dernier « Bring Us Together », en septembre 2014.

Avant que le combo ne débarque, les faisceaux lumineux se focalisent sur le nom du groupe, inscrit sur une grande toile, en arrière-plan. Les quatre musicos montent sur les planches. Le drummer s’installe sur un podium, à l'extrême gauche. Manifestement, il domine ses fûts. A sa gauche, se plante le bassiste, sur une petite estrade. Le guitariste se fixe à droite juste devant Lars, face à ses machines et un clavier plutôt imposant. Une disposition destinée à laisser un maximum d’espace à Mette, resplendissante dans sa tenue grise étoilée.

Le concert s’ouvre par un sample déroutant et dépouillé épousant une rythmique à la fois brute et entraînante. Il introduit le morceau maître du dernier elpee, « Bring Us Together ». « Navigator » est une compo puissante, dansante, au refrain contagieux. Bercée par des sonorités électro classieuses, balayée de sifflements répétés et dynamisée par les percus, elle adopte une rythmique plus disco que funky. Le dancefloor est déjà en folie et l'ambiance en pleine effervescence. Le public se met inévitablement à jumper et à danser. Normal, c’est ce que recherche The Asteroids Galaxy Tour. En outre, par son attitude, Mette met de l’huile sur le feu…

Comme lors d’un ‘blind test’, au bout de trois notes, le tube « Around The Bend » boute littéralement le feu dans l’auditoire. Un premier moment fort du concert. Place ensuite à « Suburban Space Invader », un extrait du second l'album « Out Of Frequency », un elpee qui m’a permis de découvrir la formation danoise. Deux plages issues de « Fruit », ensuite : « Lady Jesus » et « Push The Envelope ». Fraîche, funkysante, multicolore et un chouia psychédélique, leur pop indie passe vraiment bien la rampe, ce soir. Electro et presque disco, « Hurricane » s’inscrit parfaitement dans le cadre du nouvel elpee. Pour le single « My Club », les cuivres sont remplacés par les synthés et machines. Un titre terriblement dansant. Le dancefloor est en ébullition. Les gradins également. Un peu comme pour Arsenal, c'est la fête à la danse. « Choke It » et « Rock The Ride » adoptent un profil semblable. Et la recette est infaillible. « Crazy » et « Hero » opèrent un retour au premier long playing, deux confiseries bien colorées. Après 60 minutes, le spectacle s’achève par « Heart Attack » et « Major », deux extraits du dernier LP, un disque manifestement plus que dansant.

En rappel, les Vikings vont nous réserver deux titres, « Dollars In The Night » et surtout « The Golden Age », l’autre hit. Une excellente soirée propice à la danse…

(Organisation : Botanique)

Einstürzende Neubauten

Un spectacle austère, pour commémorer le 100ème anniversaire de la Grande Guerre…

Écrit par

Einstürzende Neubauten avait pris l’habitude de célébrer son anniversaire quinquennal, à l’Ancienne Belgique. Mais ce samedi soir, il se produit à Diksmuide. Un concert organisé dans le cadre du 100ème anniversaire de la déclaration de guerre 14-18. Il s’agit, en outre, de la transposition ‘live’ de leur album « Lament », paru ce 7 novembre, consacré à l’histoire de ce confit mondial. Blixa Bargeld, le leader, a même pris le soin de consulter un historien et un linguiste, afin de rendre son projet le plus crédible possible. Il a également puisé dans les archives de différentes universités et différents musées, en Allemagne, et même récupéré des enregistrements de prisonniers de cette époque, toutes nations belligérantes confondues. Enfin, s’il a choisi Diksmuide pour entamer sa tournée, c’est parce qu’il s’agit d’un lieu hautement symbolique.

 

Vos serviteurs débarquent alors que le concert vient de débuter depuis 5 bonnes minutes. Le temps de trouver l’endroit, de dénicher une place de parking et de récupérer nos guests, et on peut enfin entrer dans cet hangar baptisé De Lijn, parfaitement choisi pour un tel événement, mais également pour accueillir un groupe post-industriel de la trempe d’Einstürzende Neubauten.

Le concert est sold out depuis un bon moment, et vu notre retard, pas facile de se dénicher une place propice. D’autant plus que les énormes pilonnes qui soutiennent le plafond constituent des obstacles visuels supplémentaires. Il faudra d’ailleurs une bonne vingtaine de minutes, avant de pouvoir distinguer ce qui se passe sur l’estrade.

La première partie se focalise donc sur le nouvel elpee « Lament ». Un disque qui fait suite à « Alles Wieder Offen », paru en 2007. Le set s’ouvre par « Kriegsmaschinerie », un morceau au cours duquel Blixa affiche successivement, toute une série de panneaux, sur lesquels il affiche des slogans de circonstance. Le combo entonne ensuite le « God save the Queen » dans la langue de Goethe, presque a cappella. Etonnant ! Je commence enfin à percevoir le matos sur les planches. Un équipement imaginé par Andrew Unruh, un des membres fondateurs du groupe. On y distingue des tubes, des bacs métalliques et autres matériaux ferreux censés reproduire les bruits tourmentés de la Grande Guerre. Parfois même, entre les morceaux, des roadies viennent changer ce matériel. Lors du troisième titre, « The Willy-Nicky Telegrams », on retrouve ainsi trois des musicos qui frappent en mesure pendant une dizaine de minutes, sur une structure en acier, alors qu’une voix ‘off’ égrène une liste des événements qui se sont déroulés au cours de cette période trouble. C’est à partir de cet instant que je vais réellement commencer à rentrer dans le climat du concert. Je remarque la présence, en arrière-plan, d’un quatuor à cordes. Un violoncelliste et trois violonistes. Aux extrêmes, sur des podiums, sont flanqués les deux percussionnistes qui descendent régulièrement de leurs piédestaux pour participer, en front de scène, aux bruitages. Dont N.U. Unruh, une casquette vissée sur la tête, à gauche ; et je suppose, Rudolf Moser, à droite. A l’extrême droite, au bord de l’estrade, s’est planté Jochen Arbeit, le guitariste/claviériste. Et à gauche de Bargeld (NDR : en position centrale), on retrouve Alexandre Hacke. Vêtu d’un tablier blanc, il se charge des parties de basse, parfois de la guitare, mais aussi des percus. Blixa chante en anglais ou en allemand et il déclame également parfois en néerlandais. Il lui arrive aussi de hurler, comme s’il éprouvait un immense cri de douleur, une lamentation qui déchire alors l’atmosphère. Le set est quand même austère, malgré la présence du quatuor à cordes, qui ne prendra son envol que lors du remarquable dernier morceau du concert proprement dit. Certaines compos sont carrément planantes, évoquant même une sorte de Pink Floyd ‘cathédralesque’ qui aurait décidé d’adapter son expression sonore au mode post industriel. Un titre me fait même carrément penser à une rencontre entre les Mothers of Invention de Frank Zappa et les Residents.

Lors du rappel, Blixa revient vêtu d’une parure en fourrure. Et sans le quatuor à cordes, le combo d’adapter « Sag mir wo die Blumen sind », une chanson particulièrement cool signée Pete Seeger et popularisée par Marlene Dietrich. Et puis le groupe, nous accorde quand même, au cours de cet encore, son incontournable « Let’s do it a dada », seul titre enlevé, au cours duquel la foule commence à hocher la tête. Faut dire que le rythme percussif imprimé sur les fameux tuyaux par N.U. Unruth est vraiment irrésistible.

Après 1 heure 45 de concert, les roadies viennent démonter les matos. La foule a beau réclamer poliment un nouveau rappel, les musicos ne reviendront plus.

Setlist : Kriegsmaschinerie / Hymnen / The Willy-Nicky Telegrams / In de loopgraaf / Der I. Weltkrieg (Percussion Version) / Achterland / Hospitalische Kinder + Engel der Vernichtung / All Of No Man's Land Is Ours / Lament.1: Lament / Lament.2: Abwärtsspirale / Lament 3: Pater Peccavi / How Did I Die? // Sag mir wo die Blumen sind / Let's Do It A Dada / All Of No Man' Land Is Ours Reprise // Der Beginn des Weltkrieges 1914 / Ich gehe jetzt.

(Organisation 4AD + Dienst Cultuur Provincie West-Vlaanderen – GoneWest)

Voir aussi notre section photos ici

Page 67 sur 132