Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Milow

Les aventures de… Milow

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Quelques semaines après avoir déroulé le tapis rouge pour accueillir les nouvelles aventures de Tintin (made in Spielberg), l’AB, situé à quelques mètres de la Place de Brouckère, en faisait de même pour… Milow.

Une foule nettement moins dense que lors de la visite du réalisateur américain s’était donc déplacée; mais c’est quand-même près de 2000 personnes qui avaient, ce jeudi soir, décidé de venir écouter Jonathan Vandenbroeck.

Ben oui, c’est bien de lui qu’on parle, Milow, alias Jonathan Vandenbroeck, trente ans, né un 14 juillet dans la banlieue anversoise. Remarqué, même s’il ne le gagne pas, lors du festival/concours Humo en 2004, cet auteur/compositeur/interprète s’ouvre les portes du monde professionnel de la musique.

Son premier album dans les bacs, Milow perce grâce au single « You Don’t know » dès 2006. L’aventure commence… Mais sa carrière explose réellement lorsqu’il reprend de fort belle manière  "Ayo Technology" du duo réunissant 50 Cent et Justin Timberlake.

Ce soir, sept ans après avoir foulé cette même scène comme candidat du concours, il revient sa guitare sous le bras pour nous conter ses plus belles ballades.

Mais avant de déguster le plat principal, une petite entrée nous est servie. Brett Dennen, pop/folksinger Américain à la dégaine improbable, est chargé de nous mettre les papilles en éveil. Grand rouquin un peu mal à l’aise, timide et hyper discret, il nous gratifie de quelques chansons issues de son répertoire aux couleurs ‘Dylaniennes’. Trois petits tours et puis s’en va sous les applaudissements d’un public qui meurt d’envie d’attaquer la ‘ pièce principale’ du repas.

Quelques réglages, pas trop quand même, et tout est prêt pour accueillir notre divin chauve et ses acolytes. Car si Milow, c’est avant tout Jonathan Vandenbroeck, il trimballe une véritable tribu, une vraie famille réunissant l’Anversois, les quatre musiciens et l’équipe technique qui l’accompagnent.

« The Kingdom » ouvre le bal. Véritable hymne à la patrie, déclaration d’amour à son pays, cette chanson qui fait (plus que) frémir les nationalistes belges de tous bords sert d’entrée en matière idéale pour l’artiste qui manie aisément nos deux langues nationales, outre l’anglais qu’il a plus qu’apprivoisé lors de son séjour californien. Enchaînant dans la foulée un second titre de son dernier opus (« Rambo »), Jonathan démontre, si nécessaire, qu’il est un bougrement bon chanteur. Ensuite… ‘Bonsoir, content d’être là et merci à vous aussi d’être venu, blablabla…’ le tout exprimé principalement en néerlandais où se glisse de temps à autre un mot perdu en anglais.  Mais bon, on ne lui en veut pas. On s’en fout même royalement. On vient l’écouter chanter, point barre.

Et chanter, c’est ce qu’il fait le mieux. Non pas qu’il soit maladroit à la guitare, bien loin de là, mais il faut reconnaître qu’il a la chance incroyable de pouvoir s’appuyer sur des musiciens ‘énormes’.

 Tant à gauche où sévit un guitariste de la meilleure veine qu’à droite, place occupée par sa claviériste également responsable de quelques percus, Milow peut compter sur deux voix exceptionnelles qui se mettent au diapason et apportent un enrichissement à la partie vocale du set. On joue véritablement dans la cour des grands à ce point de vue. Le tout au service d’un répertoire riche en chansons qui sont autant d’histoires vécues par notre hôte d’un soir, que ce soient ses mésaventures de l’autre côté de l’Atlantique (« California Rain ») que ses manquements personnels (« Out Of My Hands ») qu’il n’hésite pas à évoquer sans fausse pudeur. Et à chaque fois, Milow tape dans le mille. Avant d’entamer un petit solo de deux titres à la guitare acoustique, le combo nous gratifie de deux hits assez récents, « Never Gonna Stop » et surtout le splendide « Ayo Technology » revu et corrigé. Surtout en seconde partie où la face cachée ‘rock’n roll’ du band apparaît en pleine lumière. Du pur plaisir pour eux et un régal pour nous...

Cependant Milow ne serait pas Milow sans son côté folksong épuré dont « Car Wreck In The Lake » et « KGB » constituent d’excellentes illustrations.

Mais c’est de manière plus ‘attendue’ qu’il termine la première partie de son show en proposant deux de ses plus beaux standards, « You Don’t Know » et « You And Me » repris à l’unisson par un public définitivement conquis.

A peine le temps de boire un coup dans les coulisses et l’ami Vandenbroeck nous revient. D’abord seul pour interpréter « Where My Head Used To Be », puis rejoint par ses comparses pour livrer les trois derniers chapitres d’un fort joli concert. Souhaitant rendre hommage à Brett Dennen, il le convie à profiter d’un succès mille fois mérité pour partager le micro sur « So Far From Me » et écouter une dernière fois les fans chanter avec lui « She Might She Might » en clôture d’une soirée super agréable. Belgique, terre d’artistes !!!

Un tout petit bémol qui ne gâchera pas la fête et une petite suggestion… Une visite chez l’ORL serait peut-être la bienvenue pour l’ingénieur du son qui nous a assourdis et un peu martyrisé les tympans, à cause d’une basse envahissante qui nous a fait un peu trop ‘vibrer’ à défaut de nous enchanter de ses notes… inaudibles

 

Kaiser Chiefs

Tubeur en série…

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C’est sous le pseudonyme de « Kaiser Chiefs » (pseudonyme emprunté à un célèbre club de foot Sud- Africain !) que le groupe s’est formé en 2003. Les cinq garçons de Leeds, emmenés par le leader charismatique Ricky Wilson, deviendront rapidement une figure incontournable de la scène britpop. Il leur a fallu en effet moins de deux ans pour convaincre avant que leur premier album studio, « Employment », ne caracole en haut des charts…

Trois albums plus tard, le groupe anglais revient fouler les planches de l’Ancienne Belgique pour défendre son titre de superstar de la pop anglaise et présenter son quatrième opus plutôt bousculé par la presse, « The Futur Is Medieval ».

La scène, le lieu de débat idéal pour faire taire toute controverse. Un terrain de jeux où, justement, les cinq musiciens excellent tout particulièrement ! Sachant que le quinquet de Leeds enflamme régulièrement les plus grandes scènes internationales, il semblait évident qu’il avait toutes les cartes en main pour offrir, en deux temps trois mouvements, un concert enlevé et festif lors des deux soirées bruxelloises complètes. Soulignons également la volonté du groupe de s’offrir deux fois l’AB à taille humaine et de snober les grandes salles du pays (NDR : Forest National pour ne pas la citer !) où les intérêts financiers priment trop souvent la qualité artistique.

Pas d’album à la carte cette fois-ci mais plutôt une setlist subtile construite pour ne pas laisser souffler le spectateur. D’emblée, le son est au point et le groupe ultra en place. Une courte intro gonflée de sons électroniques pour annoncer les modulations d’amplitude de « The Futur Is Medieval » avant de nous balancer « Everyday I Love You Less And Less », en ouverture. On  peut dire et écrire ce qu’on veut sur Kaiser Chiefs, au rayon efficacité, c’est assez imparable. Un vrai concert juke-box enfilant des tubes, des tubes et encore des tubes… Une formation qui privilégie intelligemment ses morceaux les plus tranchants, les plus pop et les plus immédiats. Grâce à ses chansons taillées sur mesure pour les stades (« Ruby », « Na na na naa » ou « I predict a riot”), le groupe tient son public en main dès le début pour ne plus le lâcher et nous livre un concert tout en énergie. Une terrible force de frappe d’élite. Il est tout simplement impossible de ne pas succomber aux assauts ravageurs des cinq ‘déglingos’ ce soir à l’AB. Une salle qui réagit à la moindre injonction du charismatique frontman, Ricky Wilson. L’énigmatique chanteur, véritable djinn monté sur piles, assure le show et tient le public en haleine par ses frasques habituelles. Le micro voltigeur inlassablement pointé vers un public qui reprend en chœur des hymnes taillés pour le live. Un dynamisme mêlé d’audace où les morceaux s’enchaînent et se brisent pour mieux repartir, à une vitesse vertigineuse.                                                                                                                                          

Bien sûr, les influences se bousculent au détour d’un riff, d’un refrain, d’un accord de clavier  ou d’un morceau tout entier (« Dead Or In Serious Trouble ») mais ce sont ces influences mêmes (Blur, Stranglers, Magazine…) qui font de Kaiser Chiefs ce qu’il est aujourd’hui : un groupe solide de scène. Un groupe qui se détache néanmoins progressivement de ses pairs sur les nouvelles compos. Moments où les claviers et les ronflements analogiques surgissent et caressent, parfois timidement, la new wave sur « Out Of Focus ». Ou encore, lorsque « When All Is Quiet » (titre au refrain 60’s) s’étreint d’un clavier ultra-efficace et « Kinda Girl You Are » souffle un power pop sur lequel « The Vaccines » n’aurait pas craché.

Bref, un « The Futur Is Medieval » qui prend des couleurs sur scène et éclipse temporairement les coups de tonnerre médiatiques qui se sont abattus sur l’album studio.

(Voir aussi notre section photos)

 

Chokebore

Back to the 90’s

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Chokebore est une formation mythique qui s’est reformée en 2010, afin d’accorder toute une série de concerts. Au fil du temps, elle a repris goût à la scène, et a donc décidé de continuer sur sa lancée. Elle a même publié un Ep, intitulé « Falls Best », en octobre dernier. Pour rappel, elle nous vient d’Hawaï, donc des States… Tout adolescent branché sur le rock, au cours des 90’s, n’a pu passer à côté de ce groupe drivé par Troy Van Balthazar. J’avoue même en avoir été un fan. A cause de leur musique puissante, mélancolique et délicate à la fois. Le combo a même concocté deux des plus beaux albums ‘indie’ de l’époque : « Taste for Bitters » et « Black Black » ; des conditions largement suffisantes pour séduire un certain Kurt Cobain. Lorsque le band s’est séparé en 2005, leur leader, Troy Von Balthazar, a embrassé une carrière solo. Fructueuse, il faut le souligner, même si son expression sonore s’est alors révélée largement plus torturée. C’est donc une salle bien remplie qui attend ses ‘teenage heroes’…

Il revenait à Adolina, formation mouscronnoise, d’ouvrir les hostilités. Elle est venue présenter son nouvel album. En général, le band hennuyer dispense un set carré et puissant, largement influencé par Fugazi et Isis. Pour avoir assisté à de nombreux concerts du combo, je dois avouer qu’il est en constante évolution depuis 1998 ; mais aujourd’hui, il faut reconnaître qu’il ne sent pas trop à l’aise. Le son du Grand Mix est nickel, trop propre et ne ‘transpire’ pas suffisamment. Si les nouvelles compos passent bien la rampe, lors d’une prestation qui a quand même de l’allure, les musiciens semblent quelque peu perdus, dans un espace au sein duquel ils n’ont pas l’habitude de se produire. Faut dire que le groupe est davantage habitué à fréquenter les salles de plus petite taille. Néanmoins, le show ne manque pas d’énergie et comme le band joue en pays conquis, le public réagit favorablement…

Chokebore monte sur les planches. Mais si Troy Von Balthazar (NDR : pas vraiment un nom de star, il faut le reconnaître) n’a guère changé, malgré une toison grisonnante, les trois autres musicos ont pris un coup de vieux. Et en particulier les frères Kroll. Ils ne sont pas considérés comme des vétérans de la scène indie yankee, pour rien. Mais, après avoir concédé les premières notes, on n’évoque plus du tout une quelconque décrépitude physique, à laquelle le quatuor serait confronté. La magie opère comme au bon vieux temps. Et en particulier entre la voix d’écorché vif de Troy et les accords de guitare saturés mais hyper mélodiques de Jonathan Kroll. Carburant au spleen électrique, les Américains enchainent leurs classiques : « Narrow », « A Taste for Bitters », « One Easy Piece »…

Relativement méconnu aux States, Chokebore a toujours joui d’un certain succès sur le Vieux Continent. Et le public tombe à nouveau sous le charme de leur magnifique ‘sadcore’. Le son du Grand Mix est, comme d’habitude, parfait. Il permet aux aficionados de se replonger 15 bonnes années en arrière comme si rien n’avait changé ! Tout en réalisant le tour de sa discographie, le combo ne va pas négliger pour autant de nouvelles compos (NDR : elles augurent la sortie d’un nouvel opus, qui espérons-le, tiendra toutes ses promesses), mais surtout, va nous réserver un long rappel…

(Organisation Grand Mix)

 

Dirty Beaches

Made in Taïwan

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Un rideau de pluie s’abat sur le pare-brise de mon véhicule, qui traverse une nuit d’encre ; un décor propice à  générer mille visions ‘lynchéennes’, en parfaite adéquation avec le concert de ce soir. Le ring d’Anvers en guise de Mulholland Drive et arrivée tardive sur une Lost Highway.

Freinés dans notre élan, à l’entrée de la ville, par une femme portant une bûche, mes compagnons et moi-même manquons de peu les dernières notes de la basse, dispensées par Mike Watt, vétéran de la scène indie américaine. Quelque part dans le vent, un hibou me susurre que cet ex-Stooges (seconde période) a marqué les esprits. Et comme chacun le sait, ce type de volatile n’est pas toujours ce que l’on croit.

Arrive sur scène l’ombre imposante d’Alex Zhang Hungtai, alias Dirty Beaches, accompagné pour l’occasion du saxophoniste Francesco De Gallo, béret vissé sur la tête et lunettes de soleil accrochées à la nuit.

Effets bouclés et cheveux lissés, le grand Taïwanais d’origine et Canadien d’adoption se lance dans une longue incantation incandescente à la croisée des rêves.

Telle une grande tenture de velours rouge, sa musique descend du plafond et se tortille langoureusement à nos pieds. Elle s’insinue perfidement dans nos esprits embrumés. Des volutes spectrales s’échappent du sax et se fondent dans un écho lointain en d’infinies réverbérations. Tout au long d’un set de brève durée, l’atmosphère est fantomatique, mais intense et généreuse.

« Lord Knows best » est porté au firmament par un chant encore plus habité que sur l’album « Badlands ».

Quelque part, au loin, le vent souffle dans les Sycomores, emportant avec lui  les derniers soupirs du crooner.

L’assistance se replie sur cette plage de sable sale. La mort dont c’est la fête demain, embrasse à pleine bouche l’amour et son cortège de désillusions. Danse macabre où sexe et rock & roll se mêlent à l’écume des jours.

Le feu marche avec moi.

(Organisation : Trix)

Fink

Un concert soporiFink!

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Fink avait posé sa guitare sur la scène de l’Aéronef de Lille ce 24 octobre. Fin Greenall, de son vrai nom, présentait son album « Perfect Darkness », sorti au mois de juin dernier. Il était passé sous la loupe attentive de votre serviteur. Je lui avais fait la part belle en vous écrivant une critique avantageuse. Il fallait donc concrétiser cette première attache envers le Britannique par un concert.

Il est 20h30. Rachel Sermanni monte sur les planches de la salle lilloise. Sa guitare et sa douce voix séduisante embarquent le public vers les contrées écossaises, lieux de sa naissance. La petite artiste fait virevolter les notes comme des oiseaux voletant aux abords d’une forêt. Nous planons même au-dessus d’une verdure chatoyante, au sein de laquelle coule une rivière aux sons délicats et mélodieux. Rachel Sermanni est, elle aussi, un plaisir pour les yeux comme pour les oreilles. Du haut de sa petite taille, elle a ravi toute une salle, agrémentant les pauses entre ses chansons de quelques mots en français. Entourée comme il se doit, cette jolie demoiselle pourrait bien se révéler. Une belle découverte en somme. Le soleil qui précède la pluie voire même un gros orage.

Ah oui, c’est vrai… C’est du groupe soporiFink dont je venais vous décrire le triste concert. Effectivement, au bout de trois morceaux, je somnolais presque sur mon siège. Alors que peut-on retenir de cette soirée à l’Aéronef ? Pas grand-chose à vrai dire. Il est difficile de poser des mots sur l’ennui. Un live mou, sans vie, marquant très peu de différences par rapport au dernier opus. Assis sur son tabouret, le chanteur laisse jaillir ses chansons de sa bouche sans qu’aucune autre parole ne passe la frontière de ses lèvres. Pas la moindre communication entre deux titres avec les fans présents. Seulement un déballage continu et morne sans le moindre petit interlude. De quoi avoir envie de filer avant la fin. Et certains ne s’en sont d’ailleurs pas privés. En gros, Fink m’a juste offert une fantastique déception. Peut-être ma sévérité est-elle aussi liée à la forte impression que The Do m’a laissée il y a 10 jours. Car il est vrai qu’entre les deux, il existe plusieurs mondes de différences. Mais là, je suis bien redescendu sur terre. Cependant, certains artistes s’en sortent très bien en exprimant simplement leur talent en studio. Mais il faudrait malgré tout une fameuse dose de folie en plus pour pouvoir présenter ce spectacle sur des scènes de plus grande envergure. Plus d’envie aussi, sans doute. Parce qu’on est en droit de se demander quel plaisir Fin Greenall et ses musiciens prennent en ‘live’ lorsqu’on les voit peiner comme en ce lundi soir. La musique doit avant tout être motivée par le partage, rythmée par la passion, bercée d’une harmonie entre spectateurs et artistes. Autant de critères qui étaient aux abonnés absents et n’ont pas habité Fink, au cours de ce concert.

(Organisation : Aéronef)

SebastiAn

Presidential Suite

Écrit par

‘Il est quand même bizarre ce type !’ me glisse à l’oreille une amie venue également se trémousser sur les beats putassiers de SebastiAn, qui se produisait pour la première fois en Live. Et je lui ai répondu : ‘Non, pas bizarre. Juste Français’. Parce que du drapeau français on en a bouffé durant la petite heure qu’a duré le set du Parisien. Et côté ambiance, « Total », son premier LP, n’a fait trembler l’Orangerie que par intermittence.

Bilan mitigé pour le premier passage ‘live’ de l’enfant terrible d’Ed Banger. Après un hommage sympathique à DJ Mehdi qui nous a quittés il y a quelques semaines, dans des circonstances ridiculement tristes et évitables, SebastiAn, de son vrai nom Sebastian Akchoté, se place derrière ses manettes. Devant lui, une console surélevée et recouverte d’une toile sombre. Pour qu’on ne puisse pas observer ses doigts alterner du bouton ‘play’ à ‘plage suivante’ ? Parce que le set de SebastiAn consiste en un enchaînement pas bien original des extraits de son album, entrecoupés par deux ou trois plus vieux morceaux.

Derrière lui, un écran illustre les beats grossiers du bonhomme d’images souvent subversives. Des « Primary Tour », « Votez SebastiAn », « SebastiAn Président », sur fond de drapeau bleu-blanc-rouge, ponctuent le show visuel à intervalles très, voire trop, réguliers. Le DJ ne s’exprime pas, il laisse l’écran le faire à sa place. L’air pincé, il se contente de lever le doigt pour intimer à l’assistance d’hurler à sa gloire. A mi-parcours, deux drapeaux sont lâchés du plafond pour atterrir de part et autre de la scène. Deux bannières sur lesquels sont imprimés un énorme V (pour victoire, évidemment) frappé des contours de l’hexagone, lui-même recouvert du S de SebastiAn. Tiens, un drapeau belge apparaît à l’écran… Histoire que le jeune homme se souvienne de l’endroit où il se trouve ?

Et, délires mégalos mis à part, qu’en est-il de la musique, me demanderez-vous ? Et bien, pas grand-chose à signaler. Monsieur le Président a beaucoup plus soigné sa mise en scène que son set. Un mardi à 21h, il faut, déjà au départ, que l’artiste soit surmotivé s’il veut faire danser les foules. Mais tapi derrière sa console-mystère, SebastiAn ne communique pas grand-chose à ses fans, loin d’être venus en masse. L’Orangerie n’est en effet remplie qu’aux deux-tiers de sa capacité, voire moins.

Après un départ teinté par des grincements, que l’ingé son va rapidement corriger, le DJ ne trouve son rythme de croisière qu’une bonne vingtaine de minutes plus tard. Du côté du public, on gigote ici et là, mais toujours en retenue, malgré les vibrations tonitruantes provoquées par les basses. C’est qu’on ne danse pas de la même manière un mardi à 21h, comparé à un samedi à 2h du mat’ ! Et là réside tout le problème. Le spectacle politico-mégalo de SebastiAn serait passé comme une lettre à la poste en weekend, aux petites heures de la nuit. Ce soir, il n’y a donc pas eu de réel climax, hormis les tubes « Ross Ross Ross », « Embody » ou « Arabest » qui sont parvenus à secouer légèrement l’assistance. Et on passera sur la boucherie que l’artiste a opéré sur son « C.T.F.O. », ‘dé-M.I.A.sé’ au possible et ‘dubstepisé’ pour la plus grande joie des 14 à 18 ans. C’est décidé, la prochaine fois que j’irais voir SebastiAn, j’me bourre la gueule.

Organisation : Botanique

  

Yuck

Nouvel ordre

Écrit par

L’évènement majeur de ce lundi soir d’octobre, qui s’est produit entre les murs de l’Ancienne Belgique, était sans nul doute le concert de New Order. Pourtant, c’est dans le Club que j’avais choisi de me rendre. Certainement quelques uns des spectateurs présents devaient ressentir un pincement au cœur, partagés entre deux affiches aussi alléchantes. Mais peu importe, car le concert des jeunes pousses de Yuck allait ranimer la flamme d’une Indie Pop fière et goguenarde tout en ravivant le souvenir des heures de gloire du genre.

Les premiers accords de Deadsets retentissent alors que je gravis les escaliers. Pénétrant dans la salle, je suis d’emblée frappé par l’impact visuel du combo.  

En rang serré, les trois guitaristes, le bassiste et la claviériste se tiennent fièrement au devant de la scène, tandis que le batteur, seul élément retranché, tient la cadence depuis l’arrière de celle-ci.

Si musicalement leurs compositions n’ont rien de renversant, force est de constater un certain savoir faire et une indéniable générosité qui rend l’ensemble fort sympathique.

Vraisemblablement au goût du public, le groupe s’efface après une quarantaine de minutes sous les applaudissements et les hochements de têtes approbateurs.

Sur la scène, on dresse une toile où le nom de Yuck apparaît en lettres noires grossièrement peintes sur fond blanc. Arty mais pas prétentieux, le groupe londonien se lance alors dans un concert où pêle-mêle, ressurgissent des relents de Dinosaur Jr, agrémentés de vagues Shoegazer rappelant Ride, et saupoudrés de mélodies faussement évidentes mais absolument accrocheuses comme savaient nous les servir les Teenage Fanclub ou encore les Lemonheads.

Définitivement influencés par les nineties, Yuck remet au goût du jour le meilleur d’une scène que bon nombre de personnes présentes ce soir n’ont connu que par procuration.

Tantôt énergiques, tantôt caressantes, tantôt sucrées, tantôt acides, les chansons de l’album éponyme se succèdent entre larsens et échappées mélancoliques.

« Georgia », « Suicide Policeman » et « Get Away » rappellent l’évidence d’un excellent album, agrémenté pour sa ressortie de quelques bonus, dont un « Save Me » un peu mou aujourd’hui.

Qu’importe, puisque après s’être éclipsé pour la beauté du geste, l’espace d’une poignée de minutes, les quatre jeunes gens nous offrent deux autres morceaux, dont en final l’épique et langoureux « Rubber », incontournable dernier titre de leur elpee.

Après coup, je regarde le chanteur se prêter volontiers au jeu des autographes et je ne peux m’empêcher de penser qu’à l’aube des années nonante, aux premiers faits d’armes des Pixies, et consorts, les petits Yuck devaient encore être des enfants.

Quelqu’un pour me dire ce qui est advenu des années 2 000 ?

Organisation : AB

 

The Kooks

Des déglinguées pour les loufoques !

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Forest National est, il faut le reconnaître, la deuxième salle de Belgique, en matière de capacité d’auditoire ; mais plus que probablement, une des dernières, si pas la pire, au niveau acoustique…

Mais bon, pas vraiment le choix si je veux aller écouter et voir Les Dingues (Kooks en français se traduit par loufoques ou dingues). Deux albums d’excellente qualité précèdent un troisième opus, un peu moins convaincant. Qu’à cela ne tienne, leur musique me donne des frissons et des fourmis dans les jambes. Alors, allons-y !

Big surprise en arrivant, c’est pas la grande foule attendue. Pas d’inquiétude, nous n’en sommes qu’à première partie, assurée par Morning Parade, responsable d’un hit sulfureux et surtout très actuel, intitulé « Under The Stars », un tube qui cartonne, pour l’instant, sur les ondes de notre Pure Fm nationale. Bon, ben ça commence bien, le micro ne fonctionne pas ! Et le malheureux de s’époumoner en pure perte… Un technicien passe heureusement par là et arrange le coup. Ouf !

Les 5 musicos, noirs de la tête aux pieds, s’en donnent à cœur joie et chauffent le public, en dispensant un petit répertoire chouette et entraînant. On a déjà vu plus moche comme mise en bouche…

Allez donc jeter une oreille vers ce lien http://www.youtube.com/watch?v=vyv45K0AivE pour être convaincus des qualités de ce band.

Une petite demi-heure s’écoule et les lumières se remettent à éclairer une foule assez clairsemée. A peine une demi-salle, et encore, je pense être généreux. Trente minutes sont nécessaires pour préparer le plat consistant.

Il est passé 21 heures quand les Kooks montent sur l’estrade. C’est à partir de ce moment-là que je me suis senti vraiment vieux ! Un véritable essaim de gonzesses âgées à peine de 15 voire de 16 ans, commencent à hurler, prennent des photos par milliers et font de petits coucous au chanteur. Un comportement qui va perdurer tout le set. Digne de la période des Beatles à la grande époque… Bref, une hystérie collective et typiquement féminine qui gâche irrémédiablement le plaisir que peut procurer un bon concert.

Sur un fond ligné qui varie de couleur selon l’éclairage diffusé, Luke Pritchard, sexy à souhait, selon les ‘demoiselles’ en transe à chaque interruption, a beaucoup de mal à communiquer avec son public. Dur, dur, il est vrai, de dire quelque chose à une bande de groupies à moitié folles (c’est un euphémisme). Pour tout échange, on a juste droit au titre de la chanson qui suit, point à la ligne !

Fort heureusement, le répertoire des Kooks est d’excellente qualité. Alternant titres extraits du dernier album « Jungle Of The Haert » et plus grands succès issus de « Naïve » et d’« Inside In Inside Out », les 5 membres (tiens, habituellement, ils ne sont que 4) consentent une débauche d’énergie qui fait chaud au cœur et va même jusqu’à causer quelques dégâts sur les planches (pauvre micro !) La qualité d’interprétation (je n’ai pas dit le son !) est vraiment excellente, et les voix sont sublimes. Le lead vocal fort heureusement, mais les chœurs également, ce qui rehausse encore le niveau. Durant une grosse heure, les hits s’enchaînent pour notre plus grand plaisir, chacun chantant et dansant au rythme de ce qui se fait quasi de mieux en pop/rock actuel. Pour interpréter « Seaside », le leader du combo se met en évidence sur une petite marche, seul flanqué de sa guitare. A cet instant tous les éclairages sont braqués sur lui et évidemment les filles qui hurlent à la mort ! Il est tellement sexyyyyyyyyyyyy ! Le ton monte encore d’un cran lorsque le quatuor dispense, tout en acoustique, un avant-dernier morceau, Luke se réservant le dernier, seul au piano, comme un grand.

Puis sans prévenir, le band se casse. Pour se faire désirer pendant plus de dix minutes… A ce moment-là, mes oreilles rendent l’âme (merci les filles). Je n’imaginais pas que ce genre de comportement existait encore !

Heureusement, car je n’aurais pas pu supporter une minute de plus, les Kooks réapparaissent sur scène pour nous accorder un final à couper le souffle. Cerise sur le gâteau, le combo nous réserve « Do You Wanna », un morceau qui –et je pèse mes mots– fait ‘jouir’ une dizaine de déglinguées. Elles se pâment et se lâchent sur ce titre où, il est vrai, Luke leur demande si elles veulent faire l’amour avec lui… Ben oui, quand on cherche, on trouve, mon vieux !!!

Au final, je dois avouer ne jamais avoir vécu un pareil concert, une expérience semblable, et une fameuse, il faut le préciser…

Je comprends mieux pourquoi Balavoine voulait devenir chanteur…

(Organisation Live Nation)

IAMX

Comme un diesel…

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La route qui nous mène à la toute nouvelle salle montoise de l’On-air studio ce samedi est parsemée d’embûches. Outre les travaux entrepris à la rue de Nimy (celle qui aurait dû nous mener à destination), nous sommes retardés par un accident de la circulation, croisé sur notre itinéraire. Arrivé enfin dans la cité du Doudou, nous parquons notre véhicule avant d’en sortir pour emprunter des  trottoirs qui n’en sont plus vraiment. On entend des cris barbares qui résonnent depuis l’autre côté de la ville ; c’est que l’Albert joue au foot à domicile ce samedi.

Mais au bout de ce chemin de croix, la récompense est là. Tout d’abord celle de redécouvrir un lieu de sortie montois, l’Alhambra, rafraîchi et débarrassé de sa réputation d’endroit louche. Malgré le sold-out, la salle surplombée de deux balcons (et un bar à l’étage) n’est pas bondée, mais s’avère particulièrement conviviale…  

Répondant au patronyme de Noblesse (NDR : oblige !), le supporting act bénéficie d’un accueil chaleureux. La formation revisite les 80’s en se servant de sonorités électro basiques et ‘vintage’. Quoique secouant sa dark-wave de percussions africaines, le résultat n’est guère percutant. Le duo me fait même parfois penser à Neon Judgement (NDR : des vieux de la vieille !) Sauf que la chanteuse, Valérie Renay, est également une actrice. Une situation démontrée par son jeu de scène et ses nombreux changements de fringues, aussi excentriques les unes que les autres.

Et bien que le matériel d’IAMX soit déjà prêt en arrière-plan du podium, le groupe attend 22 heures avant de faire son apparition, de manière faire monter l’ambiance d’un cran. Chris Corner et sa bande débarquent sur une déferlante de beats. La troupe multiplie ses efforts pour chauffer le public ; mais les titres du dernier album (« Volatile times ») sont tellement plats, que ma réaction première est plutôt glaciale. Le son est approximatif. Le jeu de lumières assez sombre. Marie devra d’ailleurs trimer pour immortaliser quelques clichés. Il faut attendre des titres plus excitants comme « Nightlife » ou « Kiss of swallow » (NDR : et un retour sur le premier album) pour que le set reprenne du poil de la bête. Notamment lors des excellents arrangements réservés sur « My secret friend ». Ou quand trois des quatre musiciens décident de s’acharner sur des percus en tout genre. Après une bonne heure de concert, la température est quand même montée de plusieurs crans.

Avant le rappel, on s’éclipse pour se rafraîchir au bar. Juste le temps de redescendre pour assister à un final époustouflant. Quatre titres dont le dantesque « Spit it out » qui met le feu à la foule. L’atmosphère est alors à son paroxysme. Bref, tout le monde attend un second rappel. De longues minutes d’attente laissent espérer un nouvel encore. Mais le groupe ne reviendra plus. Les lumières se rallument. Qu’importe, les spectateurs affichent des mines réjouies. Il faut dire qu’en dépensant 20€, dans une salle aussi intimiste, pour un set d’1h30, les spectateurs n’ont pas été lésés.  

Mons n’a pas encore été désignée capitale culturelle européenne pour 2015. Mais une telle soirée qui se prolonge encore dans les bars rock’n’roll des environs, nous permettent d’imaginer que sa candidature est en bonne voie.

Setlist :
 

1.         Into Asylum 
2.         Music People 
3.         Nightlife 
4.         Ghosts of Utopia 
5.         My Secret Friend 
6.         Fire & Whispers 
7.         Tear Garden 
8.         Oh, Beautiful Town 
9.         Volatile Times 
10.       Think of England 
11.       Nature of Inviting 
12.       Cold Red Light 
13.       Kiss & Swallow  

-           Rappel –

14.       Bernadette 
15.       The Alternative 
16.       Bring Me Back a Dog 

17.       Spit It Out 

(Voir aussi notre section photos)

The Subways

L’énergie et la puissance à leur paroxysme…

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Ce samedi soir, le Botanique avait décidé d’épingler trois groupes pop aux accents punk-rock. En guise d’apéritif, plutôt léger, deux groupes français, The Dancer et The Dukes, ouvraient le bal, bénéficiant de l’insigne privilège de ‘chauffer’ la salle aux  inépuisables Britanniques de  The Subways’. Formation hors-norme qui, dès son premier  album paru en 2005 (« Young For Eternity »), avait fait l’unanimité de la presse anglaise. Elle ne tarissait d’ailleurs pas d’éloges à son égard, qualifiant très tôt les trois jeunes banlieusards londoniens de ‘the next big thing’. Talent que les jeunes gens ne tarderont pas à confirmer sur scène grâce à leur troisième et dernier opus, né sous le signe évocateur de « Money & Celebrity ».

Deux supports acts ouvrent donc pour le combo insulaire. Deux premières parties que nous réduirons laconiquement à cette citation célèbre de John Lennon : ‘Le rock français, c’est comme le vin anglais’. Deux jeunes formations qui auront pourtant eu l’audace de se mesurer à la légendaire puissance sonore des Subways et, par là même, de leur permettre d’exposer jusqu’à l’éclatement, de déchaîner  leur force dévastatrice.

Comment ne pas évoquer les mots ‘énergie’ et ‘puissance’ lorsque l’on parle de The Subways ? Quels termes employer lorsque l’on baigne dans un tel ‘chant’ magnétique, une telle intensité? Tâche ardue s’il en est. Que l’on aime ou pas, ils vous prennent à la gorge et leur cruelle étreinte ne faiblit pas du début à la fin du spectacle. Quand on songe que ces trois jeunes musiciens sont capables d’incendier tout un stade, on imagine sans mal les sensations éprouvées au sein de l’Orangerie. Peu importe la salle, ces trois-là déploient la même vigueur à chaque concert comme si, à chaque soupir, dans l’unique présent qui efface le reste, ils livraient leur première et cependant ultime représentation. 

C’est sur une musique annonçant la fin du monde que Billy Lunn, Charlotte Cooper et Josh Morgan débarquent en trombe, telles des stars internationales de catch, avant de nous lancer leurs premiers missiles. Ce dynamisme, cet enthousiasme nous offrent spontanément leur plaisir de jouer. Il suffit de regarder la bassiste, comme envoûtée, parcourir la scène en sautant sans relâche pour s’en faire une idée. Un plaisir communicatif auquel ne peut guère résister le   public et qui l’immerge d’emblée dans la haute énergie brute de « Oh Yeah ». Une setlist  d’ailleurs composée d’innombrables morceaux issus de l’indétrônable « Young For Eternity ». Album culte sur lequel le public demeure plus réactif  et réveille les surfeurs de foule. Lorsqu’on prend acte de l’accueil enthousiaste que le public réserve aux nouveaux titres (« We Don’t Need Money To Have A Good Time », « Popdeath »…) extraits du récent troisième elpee, on mesure l’ampleur de la victoire du trio londonien. Entre passé et futur, le double défi relevé ce soir est un franc succès.

Ensuite, les titres s’enchaînent sans temps mort ; même les courts intermèdes sont parfaitement contrôlés par Lunn qui aime la scène et son public (NDR : un public qui succombera à l’invitation du chanteur à se lancer dans un ‘circle pogo’ en forme de farandole agitée). Quelques mots échangés encore et la force de la voix, les riffs de guitare brûlants et la basse acide reprennent de plus belle. Finalement, les cent décibels affichés au compteur  agitent avec ferveur les vitres extérieures de la serre pour trois derniers rappels. Pourtant, on aurait presque l’impression que le leader du groupe ne veut pas quitter la scène tant cette envie insatiable de jouer est palpable. Seul existe alors un intense présent, comme un instantané de la présence même. La foule saute, exulte avant que Lunn n’enlève son micro et se lance dans un ultime stage diving.

The Subways ne changera probablement pas le visage de la musique mais il offre, à chaque concert, un pur moment de plaisir et d’énergie contagieuse. L’énergie exorbitante distillée par le trio, en une seule nuit, excède tout ce dont certains groupes sont capables de dispenser, dans une carrière entière.

(Organisation Botanique)

 

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