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Paddang à la poursuite des fantômes…

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vendredi, 22 août 2014 10:12

Beauty & ruin

Si Bob Mould n’est plus à présenter pour bon nombre de quadragénaires, fans de rock indépendant depuis leur plus jeune âge, l’ex-guitariste de Hüsker Dü, groupe mythique de punk-hardcore, ne jouit pas d’une grand notoriété auprès du jeune public qui n’a pas été bercé par le rock des 80’s. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir publié des disques. Bob Mould n’a jamais cessé d’enregistrer ou de tourner, que ce soit en solo (NDR : il y a 25 ans que son premier album solo est sorti) ou au sein de Sugar, une formation qui n’a malheureusement sévi que de 92 à 95. « Beauty & ruin » constitue donc le onzième opus de l’Américain.

A nouveau, celui qui a influencé toute une génération de groupes et de musiciens (des Pixies à Nirvana) nous propose onze morceaux efficaces au cours desquels la guitare est bien mise en exergue. Tout comme sur son précédent elpee, Bob Mould a reçu le concours de Jason Narducy (basse) et Jon Wurster (drums). Bonne nouvelle, il a décidé de délaisser les sonorités électroniques, parsemées sur plusieurs de ses essais précédents, pour en revenir à la formule qui lui convient le mieux : le rock électrique.

Le New-yorkais nous réserve 13 pistes spontanées aux mélodies accrocheuses (« Hey Mr.Grey », « I Don’t Know You Anymore »). A 54 ans, il nous démontre qu’il n’a rien perdu de son énergie et que son instinct ‘punk’ est toujours intact ; à l’instar de « Little Glass Pill » ou « The War ». Mais, il nous rappelle aussi qu’il est aussi capable de pondre de jolies ‘ballades’ (« Forgiveness »).

Si le ton paraît enjoué et optimiste, Bob a consacré des lyrics existentiels à ce « Beauty & ruin ». Il a pris de temps de faire le point sur sa vie. En début de parcours, il abord des sujets comme ceux de la vieillesse et de la mort. Il analyse ensuite son existence ; et en bout de course, il pose une réflexion sur l’avenir et l’acceptation de soi. Tout ce cheminement est parfaitement illustré par l’image qui illustre la pochette. Elle superpose la photo actuelle de l’artiste et celle issue d’un dossier de presse datant de l’époque de Hüsker Dü.

Si après 25 ans de carrière solo, le guitariste se pose de nombreuses questions et dresse un bilan intermédiaire, le nôtre est sans appel et il est clairement positif !

 

vendredi, 22 août 2014 10:11

Seek Warmer Climes

Lower nous vient du Danemark. De Copenhague, très exactement. « Seek Warmer Climes » constitue le premier album. Auparavant, ces Danois avaient déjà publié plusieurs Eps ; mais surtout partagé deux ‘split cd’ en compagnie de leurs compatriotes d’Iceage. Ces deux formations pratiquent un post-punk brutal et sans concession.

Les dix titres de « Seek Warmer Climes » constituent autant d’hymnes obscurs et urgents à la gloire du post-punk. A cause de la voix vindicative d’Adrian Taudro, de la ligne de basse puissante, écrasante même, des interventions de guitare dissonantes, chargées de décibels et des drums percutants. Il règne un climat oppressant tout au long de cet elpee, avant que les percus tribales ne viennent suggérer l’exploration d’un « Expanding Horizons (Dar Es Salaam) », en toute fin de parcours…

Dans le style, Lower a parfaitement réussi son premier long playing. Et franchement, j’aimerais pouvoir assister à un de leurs spectacles, en ‘live’ ; la forte personnalité du vocaliste apportant –suivant les reviews publiées sur la toile– une dimension particulière à leurs shows… 

 

vendredi, 22 août 2014 10:06

Whelm

La musique, Douglas Dare s’y est frotté dès son plus jeune âge. Son père était professeur de piano. Pas étonnant que l’artiste britannique se soir rapidement familiarisé aux ivoires. Très tôt, il commence à écrire ses propres chansons. Mais pour parfaire ses connaissances, il part étudier la musique à l’Université de Liverpool. Ce n’est qu’en 2013, alors établi à Londres, qu’il grave un premier Ep, un disque qui lui permet d’assurer la première partie européenne d’Olafur Arnalds. Il vient de publier son premier long playing sur le label anglais en vogue, Erased Tapes (Nils Frahm, Peter Broderick, …)

Tout au long de « Whelm », Douglas Dare nous entraîne à la découverte des paysages paisibles qui ont bercé son enfance (NDR : il est originaire de Bridport, au sud-ouest de l’Angleterre), des tableaux parfaitement illustrés sur la pochette de l’album. Sa musique est minimaliste et délicate. Le piano constitue le motif central autour duquel viennent se greffer des éléments électroniques et divers instruments. Le résultat est au final assez proche d’un James Blake. Cependant, la voix de l’Anglais n’est pas suffisamment identifiable. Elle est parfaite, mais il lui manque cette petite étincelle pour nous faire chavirer. Ce qui n’empêche pas les mélodies, à l’instar de l’excellent « Nile », de vous communiquer l’un ou l’autre frisson...

Afin de vous faire une idée du potentiel de Douglas Dare, n’hésitez pas à aller l’applaudir au Parc Royal de Bruxelles, le 27 août où, dans le cadre des Feeërieën, l’Anglais partagera l’affiche avec Perfume Genius.

 

jeudi, 31 juillet 2014 14:57

Get back

Stephen McBean, c’est le leader de Black Mountain. Leur véritable dernier opus, « Wilderness Heart », remonte à 2010. En 2012, la formation avait bien gravé « Year Zero : The Original Soundtrack », mais il s’agissait d’une B.O. pour le film du même nom. Stephen développe cependant également d’autres projets en parallèle. Dont Pink Mountaintops. Soit ses expérimentations en solitaire. Et « Outside Love », son dernier essai, date quand même de 2009. Originaire de Vancouver, l’artiste canadien s’est depuis établi un peu plus au sud. A Los Angeles, très exactement. Et manifestement ce déménagement a eu une influence sur sa musique. En fait, lors de ses escapades en solitaire, McBean en profitait pour s’abandonner dans le minimalisme, le plus souvent acoustique. Sur ce nouvel elpee, il a décidé de délaisser le folk rock pour embrasser du psyché/rock, un style qu’il affectionne tout particulièrement.

Pour y parvenir, il a invité quelques amis, dont quelques grosses pointures. Et notamment Steve Kille (Dead Meadow), Rob Barbato (The Fall) ainsi que J. Mascis (Dinosaure Jr.). Quant à la production, il l’a confiée au leader de The Icarus Line, Joe Cardamone. Un casting idéal pour charger d’électricité une expression sonore…

Dès « Ambulance City », le morceau qui ouvre l’elpee, le ton est donné. La ligne de basse semble tourner en boucle. Les grattes sont chargées de distorsion. Un canevas hypnotique sur lequel McBean vient poser sa voix et n’hésite pas à la forcer ; ce qui n’est pourtant pas dans ses habitudes. Caractérisé par ses accords de guitare spasmodiques, « The Second Summer of Love » adopte un format rock plus direct. Plus paisible, « Through All the Worry » évoque plutôt les long playings précédents de Pink Mountaintops.

Pourtant, tout au long de cette œuvre, la patte de McBean est parfaitement identifiable. Surtout quand les compos trempent au sein d’un climat plus ténébreux.

« Get Back » est un album de bonne facture, mais qui s’adresse surtout aux aficionados de Black Mountain. Dans ces conditions, on ne comprend pas trop, pourquoi il l’a réservé à Pink Mountaintops…

 

dimanche, 27 juillet 2014 19:01

Conversations

Originaire de Londres, cette formation réunit deux gars et une fille, cette dernière se réservant le micro. Un combo qui a parfaitement saisi la recette d’un ‘hype’, servie à la grosse louche depuis de nombreuses années…  

En extrapolant, on pourrait imaginer leur musique comme le résultat d’un croisement entre la dream-pop de Beach House et (surtout) la cold-wave The XX. « Conversations » constitue le premier opus de Woman’s Hour, un œuvre dont les atmosphères oscillent entre les plus glaciales et les plus réconfortantes. Des ambiances entretenues par une ligne de basse caoutchouteuse, des cordes de guitare minimalistes, une batterie électronique et, bien entendu, des nappes de synthés. Mais à partir de l’instant où on se rend compte que la chanteuse possède un timbre quasi identique à celui de Romy Madley Croft (The XX), il est difficile d’échapper aux analogies susvisées. Dès lors, même si ce premier album ne manque pas de charme, il souffre quand même d’un manque d’originalité.

Woman’s Hour se produira le 25 octobre au Botanique.

 

lundi, 21 juillet 2014 15:33

Nature Fear

Quatre ans déjà que School is Cool a remporté le Humo Rock Rally et qu’il a publié son premier opus, « Entropology ». Depuis, la formation a accordé de nombreux concerts, et notamment au sein des prestigieux festivals belges. Ce qui a permis aux Anversois de se forger une certaine notoriété. Leur deuxième album était donc forcément attendu au tournant.

Autant l’avouer de suite, « Nature Fear » confirme tout le bien qu’on pensait de la formation flandrienne. Il est jouissif et accrocheur du début à la fin. En outre, leur indie-rock prend différentes colorations en fonction des morceaux. Ainsi, si le début de parcours est surtout marqué par les synthés des 80’s (« Wide-eyed & Wild eyed », « Envelop Me »), l’opus nous réserve une chanson pop rock classique baignant dans la mélancolie (« Golden Grey ») avant d’enchaîner par du punk à la fois énergique et exotique (« The Boothing Sound of Breaking Bones »). Tout un programme donc… Chaque musicien joue parfaitement son rôle. Tribales, les percus font bon ménage avec les cordes et les cuivres, alors que les harmonies vocales se superposent en couches. Toute une structure destinée à créer une musique à la fois dense et entraînante. Un régal pour les oreilles !

« Nature Fear » constitue certainement un des albums les plus intéressants réalisé par un groupe ou un artiste noir/jaune/rouge. El le sextuor se produira au Pukkelpop ce 16 août…

 

lundi, 21 juillet 2014 15:32

Persian Rabbit

Persian Rabbit est né de la réunion entre plusieurs groupes issus de la scène rock alternative lilloise, dont Tang, Ed Wood Jr, Two Left Ears ou encore Green Vaughan. Drivée par Djavanshir, cette formation pratique un post rock singulier, caractérisé par le recours à un harmonium, instrumentation d’origine indienne rappelant l’accordéon. 

Malgré le contexte oriental (le patronyme, l’harmonium) cette élite lilloise marche plutôt sur les traces de Silver Mt Zion voire de Caspian (mais sous valium et en plus minimaliste). Empreint d’une grande sérénité, leur post-rock n’explose que rarement ; ce qui n’est pas nécessairement pour me déplaire. Pourtant le collectif n’hésite pas à se réserver l’une ou l’autre envolée, à l’instar de « Sell the Light ». En outre, une compo comme « Ginger » baigne au sein d’un climat maritime, particulièrement paisible. Seule la voix du chanteur éprouve davantage de difficultés à faire la différence ; même s’il faut avouer qu’elle parvient à insuffler de l’émotion au huit plages de cet elpee.

 

 

mercredi, 03 septembre 2014 01:00

Rags Across the sun

Issu de Los Angeles, Neil Holyoak a décidé d’émigrer à Montréal ; et vu les artistes qui ont collaboré à la confection de son (déjà) quatrième album, il faut croire qu’il s’est bien intégré dans cette ville en pleine effervescence culturelle. Ainsi, on retrouve à la production Dave Smith (Wolf Parade, Patrick Watson, Sunset Rubdown) et Howard Bilerman (Arcade Fire, Handsome Furs). En outre, il a reçu le concours du ‘maître des cordes’ canadien, Joe Grass (à la pedal steel), ainsi que d’autres musicos qui sévissent sur la scène folk montréalaise.

Première constatation, la voix de Neil Holyoak est très proche de celle de Jonathan Meiburg (Shearwater) voire de son acolyte Will Sheff (Okkervil River). Elle libère la même fièvre, communique un même trouble, des impressions très susceptibles de nous bouleverser. Et surtout lorsque la musique s’emballe (« Sideral Sunrise », « Fancy Moonlight »). D’ailleurs, elle évolue dans un registre semblable aux deux maîtres. En particulier en première partie de cet elpee, particulièrement jubilatoire. Malheureusement, après le sixième titre, l’intensité baisse d’un cran et les morceaux (plus classiques) se révèlent bien moins intéressants (« Silvery Skies », « Only him or me »). Heureusement, Neil Holyoak se ressaisit et conclut par plusieurs morceaux dignes du début de parcours, à l’instar de l’excellent « Jeremy Song ». 

Une œuvre en demi-teinte pour cet artiste bourré de talent qu’on espère bientôt découvrir en concert bientôt chez nous… 

 

jeudi, 10 juillet 2014 17:22

Love like swords

Patrick Park n’a pas le physique de sa musique. Il ressemble plutôt à un bûcheron. La virilité de cet Américain originaire du Colorado colle assez mal à la quiétude qui émane de sa voix et de l’ambiance générale au sein de laquelle baigne ses compos. Responsable de nombreux Eps, il vient donc de publier son quatrième album. Plutôt ‘classique’, voire atmosphérique son rock est propre et agréable à écouter. Lors des sessions d’enregistrement, il a bénéficié du concours de Dave Trumfio (Wilco) derrière les manettes. « Love like swords » recèle de chouettes plages aux mélodies contagieuses. Personnellement, j’ai surtout apprécié « Let’s Go », un titre davantage énergique. C’est d’ailleurs cette énergie qui manque aux compos de l’artiste. Les coups de folie ou les simples montées d’adrénaline sont trop rares, pour faire la différence…

 

jeudi, 10 juillet 2014 17:21

Balloons

Décidemment, la capitale de l’Europe ne se contente plus d’attirer des technocrates venus des quatre coins de l’Union ; elle héberge également de jeunes folksingers talentueuses. Ainsi, cette année, après avoir accueilli la Toulousaine Scarlett O’Hanna, c’est au tour de la Bretonne Claire Girardeau, aka Clare Louise, d’y enregistrer son album. Et « Balloons » constitue le second de la Bruxelloise d’adoption.

Dix morceaux en 36 minutes, c’est le temps qu’il lui a fallu pour nous faire (re)découvrir son univers. Contrairement à son opus précédent, Clare Louise, flanquée de quatre musiciens, a décidé d’enrichir son folk d’une instrumentation délicate et variée. Ainsi, des cuivres, des cordes et même des bruitages électroniques sont venus étoffer sa musique, lui procurant ainsi une dimension lyrique. Sa voix communiquant la sensibilité nécessaire à l’ensemble.

Grâce a ce deuxième opus plus abouti, Clare Louise s’inscrit dans la droite lignée d’artistes comme Angel Olsen ou Joanna Newsom.

Elle se produira ce 11 août dans le cadre du Brussels Summer Festival

 

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