New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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Stéphane Deroubaix

Stéphane Deroubaix

samedi, 31 décembre 2005 01:00

(N)utopia

Proche d’un Dimmu Borgir par son approche symphonique du black métal, Graveworm n’a jamais réussi à marquer les esprits, malgré ses relativement bonnes prestations dans le cadre de la tournée X-Mas festival. Pour cette cinquième offrande, les Italiens ont décidé de passer à la vitesse supérieure en se détachant des influences Cradle of Filth, trop présentes sur les opus précédents. Plus personnel et réfléchi, les nouveaux fragments révèlent quelques bonnes idées, comme l’alternance du type de chant, les passages à la limite du folk et les changements de rythmes pertinents… mais on est encore loin d’atteindre la perfection d’un « Death Cult Armageddon ». Les puristes du genre déploreront peut-être l’absence de guitares véritablement mordantes et agressives. Les autres apprécieront les nombreux aspects mélodiques de cette production un peu inégale. Malgré ses carences, le Graveworm cru 2005 arrive à bien tenir la route.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Live in Tokyo

Pour les aficionados de G3, ce projet est une véritable fête, une pluie de décibels et une démonstration de virtuosité par des acrobates de la six cordes. Encore faut-il adhérer au style ‘guitar heroes’, très en vogue dans les années 80, mais qui a notamment trouvé une seconde jeunesse depuis l’avènement de Dream Theater. En mai 2005, le public japonais - particulièrement friand de ce genre d’exercice - a eu droit à un set alignant les prestations du grand Steve Vai, de l’indétrônable Joe Satriani et du magicien John Petrucci (Dream Theater).

La parole est d’abord donnée à ce dernier. Deux titres extraits de son album solo, pas enthousiasmants outre mesure, même si « Damage control » s’avère toutefois plus vivant que l’ennuyeux « Glasgow Kiss ». Petrucci ne sera jamais aussi bon que flanqué des autres membres du Théâtre du rêve. En voici une preuve supplémentaire. Vient ensuite le set de Mister Vai, autre virtuose du manche, mais dans un registre totalement différent. Steve nous accorde trois compositions, dont le magistral « The audience is listening » en guise d’ouverture. On sent une réelle excitation dans la salle ; et les Nippons reconnaissent d’emblée les deux fragments issus du dernier album studio de l’ex gratteux de David Lee Roth. Rien à dire, le bonhomme est un grand professionnel. Satriani y va lui aussi de ses trois titres. Pas de grande surprise. Le « Satch », fidèle à lui-même, délivre un fulgurant « War », une compo issue de « The Extremist », son œuvre la plus ambitieuse et variée. Les versions de « Up in Flames » et « Searching », deux titres commis sur l’elpee « Is There Love in Space », sont des répliques parfaites calquées sur les originales, donc sans véritable intérêt. Mais ce qui fait la réputation du G3 - depuis sa création il y a plus de dix ans - ce sont les fameuses jams de fin de concert. Pour la circonstance, elle est entamée par un une cover du « Foxy Lady » d’Hendrix renforcé par la présence de Mike Portnoy à la batterie, se poursuit par une version survitaminée de « La Grange » des trois barbus texans, et se boucle sur un « Smoke on the Water » chanté par Matt Bissonette. G3 aurait pu faire preuve d’un peu plus d’originalité, mais Satriani et consorts savent bien que les Japonais sont toujours en attente des grands hits qui ont forgé l’histoire du rock.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Blueprint

Les Norvégiens de la formation obscure Extol affichent un statut de combo de métal extrême et d’inspiration chrétienne ; ce qui leur a assuré une solide publicité en 2003, à la sortie de « Synergy ». Très surprenant, le nouveau travail d’Extol consiste à entrechoquer des racines death à de nouvelles influences, progressives et alternatives. Extol peut autant se réclamer de Voivod et de Satyricon, que de Muse et de Porcupine Tree. Le regard que l’on pose sur « Blueprint » est donc quelque peu ambigu. Si les compos ont gagné au niveau des structures, elles ont aussi perdu un petit grain de folie. Mais le tout demeure d’une grande cohérence et accroche l’oreille de l’auditeur à tous les coups. Extol est un peu aux années 2000 ce que Coroner et Mékong Delta étaient aux années 80 et 90. Surprenant de créativité, cet opus est aussi avant-gardiste que désarçonnant.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

We will Take you with us (Dvd)

La nouvelle vient de tomber! Epica sera bien à la tête d’affiche d’un concert tournaisien organisé par l’ASBL TPE (Tournai Prog Event) en novembre prochain. Evènement de taille ! Concurrent hollandais direct d’After Forever, il s’inscrit parmi les grands espoirs européens du female voice metal. Le DVD « We will take you with us » montre plusieurs facettes du combo batave, et fait la part belle à la voix mezzo-soprano de la craquante Simone Simons. On y découvre le travail studio pointu accompli en compagnie d’un quatuor à cordes et des chœurs pour l’enregistrement de leur premier album, mais aussi des sessions du maxi cd « Feint ». Les fans se réjouiront de pénétrer dans les coulisses de l’entreprise Epica en savourant les ‘making of’ des clips de « Phantom Agony » et du très romantique « Feint ». Le remix de la version allemande de « Run for a Fall », devenu « Falsches Spiel », produit par Sascha Paeth (ex Angra) et les versions unplugged de certains classiques finiront de convaincre les sceptiques qui ne voient en Epica qu’une pâle copie d’After Forever ou même de Nightwish. Aujourd’hui, on se demande si l’élève n’a pas dépassé le maître (AF bien entendu). A savourer avant la sortie imminente d’un nouvel opus qu’on annonce dantesque !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Forbidden Path

Même si la pochette est particulièrement réussie, ne nous laissons pas trop vite séduire par cette nouvelle production. Non pas que cet album soit mauvais, loin s’en faut, mais il s’agit ici d’un pur produit power métal allemand, charriant une artillerie de clichés qui caractérisent ce type de formation. Mais si on aime le genre, « Forbidden path » est une fort belle réussite. Textes introvertis, batterie puissante, chant influencé à la fois par Manowar et Queensryche, soli piquants comme des rondelles de citron, cet opus s’apprécie assez rapidement dès la deuxième écoute. Petit détail amusant : il semble y avoir eu un problème technique dans l’ordre des pistes, du moins sur la version promo. Si la version commerciale est corrigée, la promo cartonnée deviendra un authentique collector !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Closing in

Partagé en onze titres cumulant à peine 45 minutes, on ne peut reprocher à ce premier album de Early Man de se perdre en circonvolutions hasardeuses. Ici, on frappe droit ! Early Man est né 25 ans trop tard. En pleine vague de la New Wave of British Heavy Metal, nul doute que « Closing in » aurait remporté un certain succès. Mais aujourd’hui, seuls les rares fans hard core de Tygers of Pan Tang, d’Angelwitch et de Witchfynde apprécieront à sa juste valeur le travail ‘archéologique’ du duo. Mike Conte et Adam Bennati se sont très sérieusement penchés sur cette période de l’ère métallique avant de composer « War Eagle » ou « Feeding Frenzy ». Les années 80 en pleine ébullition, mais aussi la fin des années 70 caractérisées par des riffs qui auraient pu figurer sur « British Steel » de Judas Priest ou sur « Heaven and Hell » de Black Sabbath. Un brin de finesse et de créativité n’aurait pas été de refus, mais les groupes qui réussissent à reproduire aussi parfaitement le son de la NWOBHM sont si rares que nous pardonnerons les imperfections de cette galette ‘very very british old school’.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Rapture of the Deep

Après un “Bananas” en demi-teinte et un bref passage chez EMI, le monstre sacré du hard rock des années 70 débarque là où on veut bien encore de lui. Toujours privé du génial mais caractériel Ritchie Blackmore ainsi que du maître de l’orgue Hammond Jon Lord, Purple continue tant bien que mal à essayer de faire croire à son public que rien n’a changé depuis « Machine Head ». Loin d’être une pure catastrophe « Rapture of the Deep » ne relève malheureusement pas le niveau du précédent opus. Pourtant, les interventions du claviériste Don Airey sont particulièrement bien construites, et Ian Gillan - toujours bien en voix - tente l’impossible pour sauver son navire. Sur « Girls like that », il parodie à merveille Steven Tyler, tandis qu’il se prend pour Chris Cornell sur « Wrong man ». Evoluant dans un registre hard-boogie léché et un peu lisse, le combo fatigué a du mal à surprendre. Aussi nous ne retiendrons de cette nouvelle production que l’entraînant « Money Talks », plage d’ouverture, et surtout le superbe « Rapture of the Deep », dont les ambiances arabisantes et épiques sont irrésistibles. Malheureusement, on ne fait pas un bon album avec deux titres, aussi brillants soient-ils.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Octavarium

Sur ce huitième opus studio, décoré par une superbe pochette signée Hugh Syme (illustrateur de Rush), le théâtre de rêve démontre une nouvelle fois sa capacité à diversifier son œuvre. Sorti il y a près de deux ans, le très heavy « Train of Thought » évoquait le Metallica des grands jours. Sur « Octavarium », il est incontestable qu’un titre comme « Never enough » a été inspiré par la musique subtile de l’excellent Muse. Un savant mélange pour une recette particulièrement réussie. Toujours plus que satisfaisante, la performance des musiciens est une nouvelle fois à souligner. Portnoy et Rudess ne se contentent pas de jouer rapidement, mais laissent parler l’émotion, comme sur la seconde partie de la plage titulaire, véritable moment d’anthologie pour les amateurs de mélodies imparables et de solos endiablés. Bénéficiant des interventions d’un orchestre philharmonique, les pièces les plus ambitieuses offrent une superbe palette de couleurs, à la gloire du progressif et du heavy metal mélodique. Moins puissant que le précédent opus, « Octavarium » condense les différents éléments qui constituent la force de Dream Theater. Une pièce équilibrée et aboutie.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

One Way ticket to Hell… And Back

Les fidèles sujets de la Reine ont vendu plus de 3 millions d’exemplaires de « Permission to Land », un album hors du temps et autoproduit, il y a déjà deux ans. Alors que le son des combos métal en vogue se veut de plus en plus garage ou soigné, à l’image des groupes pop à la mode, The Darkness débarquait en affichant ses poses glamour, son look kitch, son chant à la Mercury, ses riffs de guitares empruntés à Def Leppard, AC/DC, Motley Crue ou Poison. Bref, le hard rock ‘classique’ (à paillettes diront certains) des eighties retrouvait ses lettres de noblesse par le biais d’un groupe qualifié de parodique pas de nombreux fans de métal. Un nouveau « Spinal Tap » ? Une insulte pour le leader excentrique Justin Hawkins qui affirme ‘Nous sommes le meilleur groupe que nous pouvons être, et nous jouons la musique que nous aimons, même si certaines influences sont évidentes. Mais nous les revendiquons !’
 
La nouvelle galette, un tantinet plus commerciale, est produite par Roy Thomas Barker (Foreigner, Ozzy Osbourne, T-Rex…et Queen). C’est évidemment pour son travail avec ‘Sa Majesté’ que la formation a jeté son dévolu sur le producteur aussi talentueux que réputé. Queen est sans nul doute l’inspiration essentielle de la bande aux frères Hawkins ; et cette nouvelle rondelle enfonce davantage le clou. L’irrésistible premier single «One Way ticket to Hell…And Back » sent AC/DC à plein nez ; et l’expression n’est pas choisie par hasard. Son texte évoque la cocaïne (l’aller/ le retour) et l’intro à la flûte de pan est suivie d’un véritable snif d’un rail de coke !! « Hazel Eyes » et sa cornemuse épousent parfaitement le décor de la plaque dont il est difficile de s’imaginer qu’elle ne renferme pas une solide dose de second degré, quoiqu’en pense le vocaliste des Darkness. Seul « Bald » ne s’inscrit pas dans le contexte global, titre sombre et pessimiste qui contraste avec le positivisme de l’opus. A l’instar de Motorhead, UFO et Def Leppard dans les années 80, The Darkness nous livre un album de courte durée (10 titres), comme si il avait été enregistré sur vinyle. Les kids, fans de la nouvelle sensation british, sont pour la plupart bien loin de se douter que leurs parents écoutaient exactement la même musique il y a un peu plus de vingt ans. Idéal pour se secouer la tête en buvant de la bière ! Un phénomène, incontestablement.
mardi, 23 décembre 2008 01:00

The Bronx III

Bordé des trois côtés par les rivières Hudson, Harlem, Bronx et East River, le Bronx, quartier injustement qualifié de repères des gangs les plus dangereux, est l’unique borough de New York rattaché au continent américain. The Bronx, c’est aussi le nom d’un solide groupe punk qui, paradoxalement est originaire d’une région beaucoup plus assimilée au rêve américain : le Sud de la Californie. On se souvient d’un brillant album éponyme sorti en 2003 et de son successeur tout aussi jouissif paru trois ans plus tard. Pour ce troisième opus, le combo s’est acoquiné au producteur Dave Shiffman, coupable de l’excellente production d’œuvres signées The Mars Volta ou System of a Down. Toujours aussi influencé par le Black Flag de Rollins et Iggy n’ the Stooges, The Bronx s’immisce sans complexe dans la mouvance punk revival ‘Made in USA’ et n’a rien à craindre des Rancid et autres NOFX ou Pennywise. Matt Caughtran soigne tout particulièrement la qualité de son chant et de ses textes, empreints de multiples réflexions sur la société occidentale et ses carences. D’un point de vue plus strictement musical, The Bronx se distingue de cette nouvelle scène par cette rage authentique qui caractérise les onze plages de cette troisième livraison rugueuse et revendicatrice à souhait.

Nettement moins commercial que l’ensemble des groupes punk ‘à singles’, il se démarque aussi par cette fabuleuse rythmique gonflée au groove. Ce qui n’est pas particulièrement courant dans le style. Des titres comme « Knifeman », « Past Lives » et « Digital Leash » font mouche dès la première écoute. Bruyant, rapide et dynamique, tout en conservant une certaine approche du son minimaliste, ce troisième opus privilégie l’efficacité et met l’accent sur l’indifférence de la politique américaine face aux laissés pour compte. On n’est pas loin de l’esprit de Jello Biafra et de ses Dead Kennedys. Un bon album que les fans de metal apprécieront également à sa juste valeur.

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