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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

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The Wolf Banes - De Casin...
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Whiskey tango ghost

Tanya Donnelly est surtout connue pour avoir sévi chez Throwing Muses et les Breeders (NDR : avant qu’elle ne parte fonder son propre groupe, Belly). Son soprano séraphique, aussi riche que le chocolat, se mariait à merveille avec le timbre gémissant de sa demi sœur, Kristin Hersh. « Whiskey tango ghost » constitue déjà son troisième elpee. Et inévitablement, on ne peut qu’émettre des comparaisons avec le dernier opus de Kristin, « The grotto ». Deux œuvres minimalistes qui font la part belle à l’instrumentation acoustique et à la voix. Deux disques dont les thèmes évoquent le mariage, mais en des termes bien différents. Cependant, si Kristin semble bien enracinée dans le folk appalachien, Tanya puise davantage son inspiration dans la country basique de Nashville (NDR : pensez à Loretta Lynn, Emmylou Harris et Lucinda Williams), la pop romantique (Carole King, Suzane Vega) et la country alternative (Neko Case et Wilco). Le titre de l’elpee est même une réponse codée au dernier long format de la bande à Jeff Tweedy. Pour enregistrer ce « Whiskey tango ghost », Tanya a reçu le concours de son mari Dean Fisher. L’ex membre du groupe de Juliana Hatfield, y joue de la guitare, de la basse et des drums. Rich Gilbert (Frank Black & the Catholics) à la steel et Elizabeth Steen (Nathalie Merchant) au piano, complétant le line up. Et Tanya a le bon goût de ne pas sombrer dans la mélancolie maladive, injectant dans sa solution sonore, tantôt un zeste de jazz, des percus tribales ou évoluant même sur un mid tempo (NDR : l’excellent « Butterfly thing »). Mais les plus belles chansons sont tramées sur un piano sonore. Et je pense tout particulièrement au bouleversant et envoûtant « Golden mean » ou encore au fragile « Divine sweet divine ». Un superbe album !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Specially for you

Au sein de ce quatuor rennais, on retrouve deux ex Candie Prunes : Gilles Morrillon et surtout Laureline Prod’homme. Cette dernière avait ainsi tenu la basse au sein de Giant Sand, lors de la tournée accomplie par la bande à Howe Gelb, en France. « Specially for you » constitue leur premier opus, un disque pour lequel la formation a reçu la collaboration de l’ingénieur du son Ray Staff, mieux connu pour avoir travaillé en compagnie de Bowie, Clash, PJ Harvey ou encore Muse. Une mise en forme qu’il a opérée dans ses propres studios à Londres. Des conditions favorables à l’éclosion d’une musique britpop raffinée et contagieuse. Et bien non ! Si les lyrics de The Dude sont bien chantés dans la langue de Shakespeare, l’expression sonore lorgne franchement de l’autre côté de l’Atlantique. Vers New York et Detroit, plus précisément. Pensez à des Strokes qui ne penseraient pas uniquement à leur compte en banque ou aux White Stripes. On trempe donc ici dans le garage. Un garage aride, incisif, caractérisé par la sécheresse et la sauvagerie et l’électricité ; mais une impétuosité apprivoisée par un sens mélodique pop très développé (NDR : dans ce registre, découpé dans les guitares bringuebalantes, « Dawn » est une petite perle !), que parcourt épisodiquement la voix féminine de Laureline. Un peu comme chez les White Stripes. L’opus recèle même deux plages découpées dans le funk blanc (« I’m on the run » et « Lies ») ; une ballade venimeuse, réminiscence de Concrete Blonde, mais privée de ses accès hispaniques (« Sunday 3 am »), et puis et paradoxalement pour titre maître, un fragment imprimé sur un tempo new wave et galvanisé par une basse cold…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Astronaut

Devaient avoir un besoin urgent de fric pour sceller une telle reformation. Si, si, Simon LeBon, John Taylor, Andy Taylor, Nick Rhodes et Roger Taylor ont donc décidé d’enterrer la hache de guerre pour enregistrer cet « Astronaut ». Manquait plus que Stephen Duffiy soit de la partie. M’enfin, on ne peut pas dire qu’il faisait partie du line up type de Duran Duran. Qui n’avait plus enregistré sous cette formule depuis 21 ans ! Enfin, faut quand même savoir que la réconciliation était dans l’air depuis un bon moment, puisque certaines chansons ont été composées, il y a déjà trois ans. Découpé en 12 titres, l’elpee s’avère, ma foi, fort agréable à écouter. Un disque partagé entre morceaux pop/rock/funky et compos plus sombres, plus atmosphériques, contagieuses même (NDR : enrobé d’arrangements symphoniques, « Still breathing » est absolument superbe !). Le onzième de D.D., pour ceux qui aiment les précisions. Un seul reproche, mais il est de taille, cet « Astronaut » ne recèle aucun hit de la trempe des « Girls on films », « Hungry like the wolf » ou encore « The reflex » ; et c’est bien là que le bât blesse. Sans hit potentiel, susceptible de vous donner l’envie de danser, Duran Duran n’a aucune chance de refaire surface…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Pinball Mars

Au sein des Circus Devils, on retrouve les frères Tim et Todd Tobias, ainsi que le chanteur/leader des Guided By Voices, Robert Pollard. Un projet avant-gardiste plus qu’un groupe dont le « Pinball Mars » constitue déjà le troisième volume. Robert est un grand admirateur du Who (voir interview de G.B.V. sur le présent site) ; il n’est donc pas étonnant qu’il multiplie les clins d’œil à leur égard. Et pour cause ! Intituler cet album « Pinball Mars », alors que le 45 tours « Pinball Wizard » est paru en mars 1969, ne peut résulter d’une coïncidence. Surtout pour un album tout au long duquel est entretenu un climat de sorcellerie. Commis par un trio qui répond au patronyme de Circus Devils. Pour le hasard, faudra repasser. On n’ira pas cependant jusqu’à dire que ce disque trempe dans le death metal, mais il faut reconnaître que l’ambiance y est plutôt trouble, pour ne pas dire satanique. Fruit d’un mélange maléfique entre le Black Widow, Birthday Party, Brian Eno, Chritian Death et Robert Wyatt. On a même l’impression que Robert (NDR : Pollard hein !) chante parfois sous le joug d’un sortilège. Quant à la musique, tour à tour incantatoire, sauvage, hypnotique, complexe, malsaine, claustrophobique, torturée, planante, etc., elle opère des rencontres illicites entre psychédélisme, prog, free jazz, rock, métal, blues, gothique, et j’en passe. Même si parfois, le chant observe un sens mélodique plus pop. J’ignore s’il s’agit d’un exorcisme, mais cela y ressemble fort…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Ariadne

Ce disque a été enregistré en hommage au peintre Giorgio De Chirico, dont de multiples oeuvres ont été exposées à la galerie Estorick de Londres en, 2003. A l’instar de la musique de Clientele, les toiles de ce peintre reflètent des sentiments d’inquiétude, de rupture, de tristesse et de solitude. « Ariadne » fait suite à « Violet hour », un album paru l’an dernier. Un Ep découpé en cinq titres, dont quatre instrumentaux. « Enigma » et « Ariadne sleeping » déambulent ainsi au gré d’un piano sonore, empreint de mélancolie, réminiscent de Satie. Plus expérimentales, les 8 minutes de « The sea inside a shell » s’enfoncent dans le mystère d’un orgue crépusculaire, presque ‘cathédralesque’. « Impossible » et « Summer crowds in Europe » respectent une forme plus proche du style pratiqué par ce trio londonien. Superbe composition, caressée d’harmonies vocales limpides, la première mélange psychédélisme, pop et folk dans un style qui doit autant aux Byrds qu’à Belle & Sebastian ; alors que la seconde parvient à nous bercer au gré de ses cordes de guitares aventureuses, vibrantes, mélodieuses…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Heaven or Las Vegas

Réédition de l’album de Cocteau Twins, paru en 1990. Liz Frazer et Robin Guthrie viennent de mettre au monde leur premier enfant. Pas étonnant, dès lors, que la maternité soit au coeur de cet elpee. A cette époque, c’est en ces termes que ce disque avait été chroniqué : Depuis 1983, la nébuleuse Cocteau Twins propage les mêmes radiations sonores, mélopées fluides captées à l’intersection de différentes cultures qui gravitent à l’intérieur d’un kaléidoscope constellé d’éclats de guitare diffus, fascinants, diaphanes, et irisé par la voix spectrale, éthérée, réverbérante de Liz. Si Robin Guthrie et Liz Frazer sont parvenus à conserver toutes les propriétés de leur élixir impressionniste, l’intensité des caractéristiques sonores s’est estompée avec le temps, érosion accentuée par l’éclosion d’une vague romantico-atmosphérique qu’ils ont eux-mêmes déclenchée (Sundays, Sugarcubes, His Name is Alive, etc.). « Heaven or Las Vegas » rétablit l’image de marque de Cocteau Twins, recouvrant, comme par enchantement, toutes les nuances de l’aurore boréale, coloris à la fois fragiles, raffinés et empreints d’esthétisme…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Blue Bell Knoll

Paru en 1988, “Blue Bell Knoll” constitue le cinquième elpee de Cocteau Twins, un disque qui fait aujourd’hui l’objet d’une réédition en CD. Mais outre les quatre opus précédents, CT est surtout responsable de neuf Eps incontournables : Lullabies (1982), Peppermint Pig (1983), Sunburst and Snowblind (1983), The Spangle Maker (1984), Aikea-Guinea (1985), Tiny Dynamine (1985), Echoes in a Shallow Bay (1985), Tiny Dynamine/Echoes in a Shallow Bay (1985) et Love's Easy Tears (1986), disques qui mériteraient également de revivre sous la forme d’un compact disc. Mais revenons à « Blue Bell Knoll ». Un album qui a accumulé les éloges dithyrambiques. Je ne vais pas en remettre une couche, même s’il faut reconnaître que la musique de Cocteau Twins - et en particulier sur cet album - possède quelque chose de céleste, de visionnaire. A cause des mélodies cristallines, énigmatiques, fluides, gothiques, sculptées dans les couches de guitares élégantes, chatoyantes, richement texturées, climatiques, cosmiques, duveteuses, tendues par la ligne de basse souterraine, balayées par un écran de synthés brumeux, et hantées par la voix évanescente, stratosphérique, élégiaque de la sirène, Elisabeth Frazer. Une œuvre qui aura une influence considérable sur les deux décennies suivantes ; et en particulier chez des groupes ou des artistes comme Sigur Ros, My Bloody Valentine ou encore Stina Nordenstam…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The Cure

Un album de Cure reste un événement. D’autant plus qu’ils se font de plus en plus rares. Je ne parle pas des compiles et autres coffrets qui se multiplient au grand dam de vos portefeuilles. Surtout lorsqu’à l’instar de « Joint the dots », il compilait flip sides et raretés. Bref, quatre longues années après « Bloodflowers », la bande à Robert Smith nous revient avec un opus éponyme. Et il faut avouer qu’il est plus qu’honorable. Et pourtant, en apprenant que Ross Robinson (Korn, Limp Bizkit) avait été chargé de la production, je n’ai pu m’empêcher de faire la grimace. Bien pâle, le single « The end of the world » m’avait même fait craindre le pire (NDR : c’est vrai qu’avec un titre pareil, il y avait de quoi se prendre la tête). Mais pour notre plus grand bonheur, les 11 autres fragments ont la pêche. Et même davantage ! On leur reprochera peut-être un manque de feeling mélodique ou plus simplement de titre hymnique ; mais l’intensité, la colère, l’angoisse et la mélancolie qui guident l’œuvre du groupe légendaire de Blackpool sont bien présentes. Des sentiments accentués par le timbre inévitable de Bob. Une bonne nouvelle ; surtout que des rumeurs de séparation allaient bon train depuis quelque temps. Bref, nonobstant ses 45 balais, Robert n’est pas encore près de raccrocher…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Black heart

En attendant la sortie du DVD “Live at the Barbican – Worl Drifts”, Joey Burns et John Convertino nous proposent cet Ep six titres, enrichi d’un clip consacré au titre maître de ce disque, clip destiné à vous donner un avant-goût de ce fameux DVD. Un « Black heart » qu’on retrouve sous sa version extraite de l’album « Feast of Wire », composition qui aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre REM et Portishead, mais aussi une version ‘white soul dub’ revue et corrigée par Jazzanova. Le reste de la plaque ne recèle d’ailleurs plus que des remixes. Depuis celui d’« Attack El Robot ! Attack » que plonge Wechsel Garland dans l’univers jazz rock, à l’instrumental uptempo « Pepita » (NDR : opéré par iso68, ce fragment intègre slide, claviers rognés et rythmes électroniques dont les oscillations rappellent un certain Tangerine Dream), en passant par l’électro-tango-flamenco « Quatrro », œuvre de Go Tan ; et enfin « Güero Canelo », fruit d’un mélange de reggae et de rythmes latino.
Le nouvel opus de Maxïmo Park est annoncé pour le 26 mai. Il s’intitulera “Quicken the Heart”. Découpé en 12 morceaux, il a été enregistré à Los Angeles, sous la houlette du producteur notoire Nick Launay, personnage qui a travaillé, notamment, en compagnie des Talking Heads, de Nick Cave et plus récemment des Yeah Yeah Yeahs. La formation se produira le 1er avril au Trix à Anvers.

Pour plus d’infos : http://www.maximopark.com