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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 30 septembre 2008 03:00

Question of balance

Paru en 1970, ce disque fait aujourd’hui l’objet d’une réédition remasterisée. Il est, en outre, enrichi de six bonus tracks, dont 4 ne sont que des titres de l’album proposés sous une mouture légèrement différente, et une version ‘extended’ du hit « Question ». Une compo qui après « Night in white satin », deviendra un des plus gros tubes décrochés par la formation. Une chanson qui avait paradoxalement été composée en une nuit. Et éditée une semaine plus tard, en single. Elle atteindra d’ailleurs le n°2 dans les charts britanniques. Et pourtant, c’est l’elpee qui va décrocher la timbale, outre-Atlantique, en dépassant le million d’exemplaires vendus ! Les cinq musiciens du combo de Birmingham se partagent équitablement l’écriture des morceaux. Qui hormis ce fabuleux « Question », ont très mal vieilli. Il y a bien les épiques « Tortoise and the hare », « Dawning is the day » et « The balance », le slow langoureux “Melancholy man”, une plage dégoulinant de… mélancolie ; sans oublier le très pop et contagieux, “It’s up to you”. Mais comme le cd est vendu à mid price, vous ne devriez même pas vous poser de ‘Question’… En concert ce 28 octobre au Monacoplein d’Ostende.

 

mardi, 30 septembre 2008 03:00

To our children’s children’s children

Au sein de la discographie des Moody Blues, on peut manifestement avancer que ce « To our children’s children’s children » mérite de figurer parmi les albums culte. Il vient de bénéficier d’une réédition remasterisée. Enrichi par cinq bonus tracks (dont deux morceaux alternatifs et un ‘extended’) et puis de deux immortalisés ‘live’ le 17 décembre 1969, dans le cadre du show de David Symonds pour la BBC, cet opus ne souffre d’aucune faiblesse. Il évoque un voyage introspectif à travers l’espace. Et constitue le concept album par excellence. Une œuvre qui navigue en pleine prog. Parfois teintée de psychédélisme. Le son est luxuriant. La mélodie envoûtante. Les harmonies vocales limpides, éthérées. Le mélange entre cordes de guitare acoustiques et électriques en osmose. Les arrangements époustouflants. Le mellotron est devenu une des pièces centrales de l’instrumentation. Et ma foi, le résultat est plutôt concluant. Surtout dans le domaine des orchestrations. Ne pas oublier que nous sommes en 1969 ! Rien que l’ouverture, « Higher and higher », vous en met plein la vue. Et le reste reflète une beauté diaphane susceptible de vous transporter dans une quatrième dimension. Premier elpee enregistré pour leur propre label Threshold, “To our children’s children’s children” est un incontournable qui devrait trôner dans toute compactothèque qui se respecte. A moins que vous ne disposiez déjà du vinyle. Mais comme c’est en mid price…

En concert ce 28 octobre 2008 au Monacoplein d’Ostende.

 

Ce 29 septembre paraîtront donc deux albums de Mercury Rev. Le premier, « Snowflake Midnight », sous une forme matérielle, et le second, « The Strange Attractor », uniquement téléchargeable via leur site. Ce qui demandait évidemment quelques explications. Mais la surprise procède du style musical proposé par le groupe sur ces deux œuvres. Une conclusion née de l’écoute de leur ‘advanced cd’. En fait, la formation a décidé de se frotter à la musique électronique. Une démarche comparable à celle de Radiohead pour « Kid A » et « Amnesiac », même si manifestement la perspective est différente. Un tremplin idéal pour entamer un entretien en compagnie du guitariste Grasshopper et du drummer/claviériste Jeff Mercel.

Et justement, pourquoi s’être plongé dans la musique électronique. Grasshopper argumente : « C’est un peu les circonstances qui nous ont poussé à s’y intéresser. Et puis c’est dans l’air du temps. En fait, on avait déjà exploré ce style auparavant. En utilisant des synthétiseurs moog. On a donc cherché à créer. On a expérimenté l’électronique sous son aspect le pus large possible. Grâce aux programmes informatiques, on peut construire des sonorités à la manière d’un designer. On peut inventer des sons. Et c’est un domaine qui nous a toujours intéressés. C’est en quelque sorte notre révolution électronique et je ne peux en dire plus. » Pourtant, aujourd’hui, il devient de plus en plus difficiles de concevoir de nouvelle sonorités dans ce type musical ; parce que c’est plutôt la technologie qui crée les nouvelles tonalités qu’une réelle recherche. Il faut donc croire qu’ils ont utilisé des logiciels de pointe : « On a essayé des tas de choses neuves. Beaucoup de softwares de la nouvelle génération. Et en particulier des générateurs de notes aléatoires. Tu introduis les paramètres dans l’ordinateur et le programme va concevoir la mélodie. Il vous appartient ensuite de l’interpréter. En quelque sorte, il est exact que nous avons laissé la technologie dicter notre démarche. Mais on a toujours pris le soin d’en garder le contrôle… » Etonnante réponse, puisqu’après avoir écouté ‘Snowflake Midnight’, j’ai eu la nette impression qu’ils s’étaient imprégnés des eighties. De l’indus et de l’ambient, notamment. Puisant apparemment leurs sources chez Tangerine Dream, Depeche mode circa ‘Violator’, Ryuichi Sakamoto, Boards of Canada et surtout John Foxx. C’est toujours Jeff qui tient le crachoir : « On ne peut pas ignorer les influences. Nous écoutons de la musique comme tout le monde. Ce n’est pas parce qu’on vit dans un endroit isolé du monde, qu’on est hermétiques aux influences externes ; surtout quand ce qu’on écoute est pertinent. Notre isolement nous permet simplement d’avoir une manière très personnelle de travailler. Mais si certains de nos morceaux concèdent des influences, il n’était pas dans nos intentions de jouer comme tel ou tel groupe. Comme Tangerine Dream, par exemple. Nous considérons ces sources comme un cadre de référence et notre imagination joue le rôle de filtre. » Mais comment comptent-ils reproduire ce type de musique en ‘live’. Avec de vrais instruments ? Jeff poursuit : « Il y aura aussi des guitares, de la basse et bien sûr des synthés. Ce sera une combinaison des deux. En y ajoutant, bien sûr des effets visuels… »

Mais pourquoi sortir deux albums le même jour ? Jeff s’explique : « Nous disposions d’énormément de compos. On a beaucoup bossé pour disposer d’un large répertoire. Mais au moment de faire des choix, on s’est rendu compte qu’il serait dommage d’écarter une telle somme de travail. Surtout aussi valable. Aussi, on a donc imaginé cette formule pour satisfaire le plus possible le public. En fait, ce n’est pas la première fois que nous avons recours à cette formule. Mais précédemment, nous nous limitions à un ou deux morceaux. Donc il suffira de vous rendre sur notre site le jour de la sortie de l’album et vous pourrez télécharger ‘The Strange Attractor’. » La pochette de ce dernier est illustrée par un chat qui se reflète dans un miroir et celle de ‘Snowflake Midnight’ par un lapin noir. Des animaux qui éveillent inévitablement une sensation de tendresse, de quiétude…. Jeff précise : « En fait, le lapin est très sombre. Tout le monde imagine être en présence d’un animal doux, mignon, etc. Mais ce n’est pas le cas ici. Pas qu’il soit sinistre, mais il est plutôt mystérieux. Et cet aspect me plaît bien. Quand au chat, il est reflété dans le miroir, à l’infini… » Grasshopper ajoute : « Le chat et le lapin sont des créatures assez étranges. Pourtant ils font partie du décor. De notre entourage. Ce qui ne les empêche pas de manifester des attitudes singulières. Pour nous, ils symbolisent le passage vers un autre monde. Notre musique objective ou subjectivise ce voyage. Ce sont des symboles inconscients… » Mais ce chat reflété dans le miroir, qui reflète ce chat dans le miroir, etc., n’est-ce pas la vision de l’infini ? Grashopper confesse : « Je ne sais pas, mais je pense que oui. On essaie de saisir le dernier, mais on n’y arrive jamais. Quand on imagine parvenir au but, ce n’est qu’une illusion. » Jeff ajoute : « Il y a ici une allusion. Une chanson dans la chanson va se répéter. Mais pas de la manière attendue, car il y aura toujours une fraction qui sera différente… » Une symbolique du miroir qu’on retrouve dans le film de Jean Cocteau, ‘Orphée’. Grassphopper clarifie : « Plutôt chez le poète de la beat generation, William S. Burroughs… »

Ce qui permet de passer à un autre chapitre : les compositions de Mercury Rev. Et tout d’abord les lyrics. Un domaine au sein duquel, on retrouve de plus en plus de métaphores relatives à la nature. Mais est-ce uniquement pour donner une face plus poétique aux compos ou simplement parce que la nature est devenue leur nouveau credo ? Il faut savoir que Sean et Jonathan (Donahue, le chanteur) vivent aujourd’hui dans les montagnes de Castkill, au nord de New-York. On suppose donc que cet environnement doit influer sur l’imagerie des chansons. Grassphopper admet : « Oui, le fait de vivre là-bas insinue l’environnement dans les paroles. Mais j’ai tendance à y devenir de plus en plus claustrophobe. Cependant, si dans nos chansons, vous décryptez le thème de la nature, il y a également celui de la technologie. En fait, nous essayons de les lier intimement. » Des chansons qu’on pourrait décrire comme des contes de fées surréalistes destinés à célébrer l’irrationnel. Une réflexion qui déclenche de grands éclats de rires. Jeff confirme : « Tu as tout dit ! » Tout comme Grasshopper : « Pas grand-chose à ajouter ! » Jeff confie : « Lorsque nous sommes allés en Espagne, l’année dernière, nous avons visité le musée consacré à Salvatore Dali. Et nous avons été impressionnés… » Finalement, hormis William S. Burroughs, les auteurs n’influencent les textes de Mercury Rev, que très indirectement. Grasshopper commente : « La beat generation est une référence incontestable. On utilise ainsi l’inconscient. Ce qui est aussi une manière surréaliste de travailler. Plus les événements deviennent chaotiques, plus l’esprit tente de s’y engager, y est sensibilisé… » Ce qui explique sans doute pourquoi Mercury Rev vit aujourd’hui dans sa propre petite bulle… Grasshopper réagit : « Mercury Rev n’existe pas du tout… » (rires) Jeff en remet une couche : « Est-ce que quelque chose existe ? Tu sais ce que font deux bulles quand elles se rencontrent ? Soit elles éclatent, soit elles fusionnent. » Grasshopper embraie : « Oui, il existe une petite bulle au sein de laquelle nous créons. Mais on a bien souvent fait aussi éclater cette bulle. Une bulle peut ainsi devenir dix bulles… » Sans doute une allusion à une de leurs déclarations qui n’était pas passée inaperçue. Et pour cause, ils avaient avoué que les accidents heureux rendaient les événements plus humains et favorisaient la découverte… Jeff s’explique : « Si vous connaissez d’avance ce qui va se passer en studio avant d’y entrer, vous allez vous y ennuyer mortellement. Vous avez parfois besoin de frictions, de vous engueuler. D’échecs aussi. Cela appartient au processus de création. Peut-être que si le résultat n’est pas concluant, il faudra retenir l’expérience acquise, qui elle aura un impact positif. Et puis on a rencontre régulièrement des incidents en studio, car la technologie n’est pas toujours à la hauteur de nos attentes. » L’origine de la création et le Big Bang sont apparemment des sujets qui fascinent les musiciens de Mercury Rev. En fait, c’est ce qu’on croit comprendre lorsqu’on voit les projections visuelles utilisées pendant les concerts. Est-ce la raison pour laquelle, ils pensent qu’il est possible d’organiser le chaos ? Grasshopper réagit : « Ce n’est pas nous qui organisons le chaos, dans la mesure où le chaos est déjà organisé. Le chaos se situe à un autre niveau. Ce que vous pensez être un système chaotique respecte un ordre. Epouse des structures ». Jeff embraie : « Et pour voir cette structure chaotique émerger, il faudrait avoir un grand angle de vision qui dépasse l’échelle humaine. »   

Dans la musique de Mercury Rev, il y a quelque chose de symphonique. Une majesté, un sentiment de grandeur, susceptible de provoquer une élévation de l’âme. Jeff répond : « Je ne nie pas les influences symphoniques. Car nous écoutons des tas de styles musicaux. Depuis le rock’n roll à la musique de chambre. Dans celle que nous jouons actuellement, nous ne pouvons pas exclure ces références. Pas que nous soyons férus en la matière. Mais nous écoutons tous de la musique classique. En fait, on essaie de repérer dans ce genre musical ce qu’on pourrait utiliser pour notre création. » Ce qui devrait dès lors permettre au groupe de jouer en compagnie d’un orchestre symphonique ? Jeff réagit : « Nous avons tenté l’expérience à plusieurs reprises en Belgique. En fait l’idée est excellente, mais au lieu de la développer à l’aide d’un orchestre symphonique, je préfèrerai la limiter à la musique de chambre. Toujours dans le but de combiner les éléments naturels et l’électronique. Juxtaposer les deux. La plupart du temps, dans ce type d’expérience, les groupes sont soutenus par une armée de violonistes. Mais nous on préfère être prudents. Ne pas être trop présomptueux. Car il faut que le résultat de cette combinaison soit réussi » La formation a d’ailleurs travaillé sur un projet de musique de chambre imaginé par James Joyce. Trente-six musiciens y ont participé. Mais qu’est-il devenu ? Grasshopper répond : « Ca date de longtemps. Au moins cinq ans. Mais c’est vrai qu’il doit bientôt sortir » Jeff embraie : « Le retard est consécutif à des problèmes de droits d’auteur » Et Grasshopper d’avouer : « Je ne me souviens plus des artistes qui avaient collaboré au projet. C’est loin ! Mais on aime bien James Joyce… »

Les Flaming Lips et Mercury Rev bossent en compagnie du même producteur, Dave Fridmann. Mais partagent-ils la même vision de la musique ? Jeff répond : « D’une certaine manière. Nous avons une approche aventureuse de la musique comme eux. Mais leur style est personnel. Ils ont leurs propres règles. Ils ont le besoin de créer des choses excitantes. Parfois risquées. Ce n’est pas que notre musique ressemble à la leur, mais c’est surtout notre philosophie qui est semblable. » Mais ont-il encore des contacts avec Wayne ? Grasshopper répond « Occasionnellement. » Jeff précise : « On se croise plutôt. Et on s’envoie de temps autre des petits messages. » Grassphopper confirme : « Ce n’est pas que nous le voyons. C’est lui qui nous voit… » Dans le même ordre d’idées, ont-ils encore des contacts avec l’ancienne flûtiste Suzanne Thorpe et l’ex-chanteur David Barker. Grashopper répond : « Suzanne Thorpe a émigré sur la côte Ouest des Etats-Unis. Son travail est encore plus expérimental que le nôtre. Elle joue de la musique vraiment avant-gardiste. Pour l’instant elle bosse en compagnie de Pauline Oliveros. David Barker s’est établi à Chicago. Il est toujours impliqué dans le monde de la musique, mais plus comme musicien. Il est producteur et ingénieur du son. »

Merci à Vincent Devos

En concert le 24 novembre à L’Ancienne Belgique de Bruxelles.

mardi, 23 septembre 2008 23:36

South of the rain and snow

Swell n’est aujourd’hui plus que le projet solo de David Freel. Il a même mis son patronyme entre parenthèses. Son dernier acolyte, le drummer Sean Kirkpatrick, a décidé de se consacrer à sa peinture (NDR : dans la logique des événements, car jusqu’alors il se chargeait de l’illustration des pochettes). Aussi, pour enregistrer « South of the rain and snow”, David a fait appel à l’ex-batteur de Queens of The Stone Age, Nick Lucero. C’est même au sein de ses studios, qu’il a concocté cet opus.

Des drums feutrés, un chouia de claviers vintage (« Saved by summer », le titre maître), un zeste d’arrangements de cordes (« Good good good »), la guitare acoustique (surtout) voire électrique (parfois) tantôt grattée, tantôt en picking de Freel et sa voix indolente et désabusée : la recette n’a pas trop changé pour Swell. Un minimalisme qui sied bien à ses chansons lancinantes et ténébreuses aux mélodies élaborées, élégantes, mais toujours agréables à l’oreille. Encore qu’on a parfois l’impression que l’aspect lo-fi est ici accentué, dans l’esprit du troisième elpee de Swell, « 41 ». Et le titre final, « Waitin for a beer », est certainement le plus représentatif de cet esprit. Le plus dépouillé aussi, malgré ce fifrelin d’arrangements symphoniques en fin de parcours. Juste la voix et la sèche de Freel. On y entend même les doigts glisser sur les cordes. Ce qui n’empêche pas « The measure of this moment » de tremper carrément dans la noisy ou « Our aquarium » d’emprunter le tempo d’une valse lente tout en libérant cycliquement un groove dans l’esprit d’American Music Club (NDR : il y a bien une guitare électrique, mais apparemment aussi une basse).

 

mardi, 23 septembre 2008 23:34

Victory shorts

Deuxième opus pour cette formation londonienne drivée par Dan Michaelson, le compositeur/chanteur/guitariste. Depuis la sortie du premier elpee, « Schmotime », en 2006, le line up a subi quelques modifications. Notamment le remplacement du drummer. Première constatation, sur ce « Victory shorts », les arrangements de cuivres sont beaucoup moins présents. Sans quoi, les compos d’Absentee reposent toujours essentiellement sur la voix de Dan. Un baryton profond, graveleux dont le timbre peut rappeler tour à tour Léonard Cohen, Stephen Merritt (Magnetic Fields), Mark Lanegan voire Matt Berninger (The National). Mis en forme par Nick Terry (Klaxons, Jonathan Richman, Bernard Butler), cet album propose 10 titres qui oscillent entre romance et allégresse. Ce sont cependant les compos les plus énergiques qui parviennent à s’extraire d’une certaine morosité ambiante, rappelant alors –mais du bout des doigts de pieds– les Crash Test Dummies. Ainsi que le presque cold « Boy, did she teach you nothing ? », le glam « Bitchstealer » (Roxy Music?) et le très psyché (NDR: c’est un des rares moments au cours duquel le guitariste se lâche) « Spitting feathers ». Trois compos qui affichent un potentiel certain. Mais que le groupe montre un peu trop rarement.

mardi, 23 septembre 2008 23:33

…Earth to the Dandy Warhols…

Après les ventes catastrophiques de l’album « Odditorium or Warlords of Mars » ainsi que les prestations en dents de scie accordées par le groupe en ‘live’, Capitol a décidé de virer les Dandy Warhols de son écurie. Pour retomber sur ses pattes, la formation a donc dû créer son propre label et s’autoproduire. C’est à la mode, en plus ! Leur huitième opus (et pas sixième come j’ai pu lire erronément dans la presse spécialisée ; car on oublie trop souvent le tout premier, « Dandys Rule, OK » paru en 1995 et « The Black Album », en 2004) est toujours aussi généreux dans l’effort. Il atteint ainsi presque 70 minutes en 13 morceaux, dont une dernière plage de près d’un quart d’heure, réminiscente des expériences menées par Brian Eno et Robert Fripp dans le domaine de l’ambient (NDR : pensez à l’album « No pussyfooting »).

Mais venons-en à l’analyse de cet elpee. Que nous pourrions qualifier d’honnête facture, sans plus. Première constatation, à de nombreuses reprises, Courtney Taylor-Taylor emprunte un baryton semblable à celui d’Andrew Eldritch (Sisters of Mercy) voire de Marilyn Manson. Et en particulier sur « Mission control » et puis l’hymnique « Talk radio ». Une compo pourtant très Dandy Warhols, tout comme le puissamment psychédélique « Wasp in the lotus » et ses étranges harmonies vocales. Ou encore l’excellent morceau dansant qui ouvre l’opus, « The world come on », dont le riff typique évoque « Bohemian like you ». Sans quoi l’elpee tire un peu dans toutes les directions. Ainsi « Welcome to the third world » épouse un groove disco funk susceptible d’évoquer tantôt le “Let’s dance” de Bowie, le “Magnificent seven” de Clash et les polyrythmes de Talking Heads opérés sur l’incontournable « Remain in Light ». Tout un programme ! Pour « Love song », Mike Campbell des Heartbreakers est venu donner un petit coup de banjo et Mark Knopfler de guitare sèche. Pas de quoi pavoiser, néanmoins. En outre, l’enlevé et presque post punk « Now you love me », le garage sixties « Valerie Yum » ainsi que le sinueux « And then I dreamt of Yes » ne sont pas plus convaincants. Par contre, on épinglera « Mis amigos » pour sa rencontre réussie entre harmonies vocales à la Beach Boys et krautrock (Can ?), le boogie singulier « The legend of the last of the outlaw truckers aka the ballad of sheriff shorty » (NDR : ils auraient pu choisir un titre encore plus long !) et l’opiacé « Beast of all saints », surtout à cause de sa seconde partie imprimée sur un mid tempo. Les aficionados des Dandys vont adorer. Les autres en prendre et en laisser.

 

samedi, 20 septembre 2008 03:00

Un final explosif!

Il y a belle lurette que je n’avais plus assisté à un set des Charlatans. Si mes souvenirs sont exacts, c’était en 1990. Le 5 décembre très exactement. A l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Un show époustouflant auquel participaient encore l’organiste, feu Rob Collins, et le guitariste John Baker ; mais qui avait surtout mis en exergue l’immense talent du drummer John Brookes. A cette époque, la formation était en plein boom, notamment à cause de son Ep, « The only one I know ». Depuis, le groupe a quand même aligné 10 albums, connu deux changements de line up importants (c’est Mark Collins qui se charge des parties de guitare dès 1991 et Tony Rodgers des claviers depuis 1999) et perdu progressivement de sa popularité. Ainsi, au cours de la première moitié des nineties, les Charlatans attiraient un bon millier de personnes en Belgique, lors de leurs concerts. Ce soir, au Handelsbeurs, on devait en recenser entre 300 et 400. Dont un fort contingent de Britanniques. Une chose est sûre, ce n’est pas sold out. Et puis, la moitié du public est constituée de quadragénaires. Signe des temps…

En première partie, le quatuor louvaniste Starfucker ne nous a guère convaincus. Longiligne, la chanteuse affiche un physique qui me fait un peu penser à Chrissie Hynde des Pretenders. Elle joue d’ailleurs aussi de la rythmique. Il y a une drummeuse. Ce n’est pas courant. Et puis, le soliste joue à l’aide d’une ‘Flying V’. Musicalement, leur garage est assez brouillon, même s’il ne manque pas d’énergie. Après trois morceaux, on a préféré aller prendre un rafraîchissement.

Les Charlatans montent sur les planches et entament directement leur set par « You cross my path », le titre maître de leur dernier opus. Vêtu, de noir, la coupe baggy très caractéristique, souriant, Tim Burgess semble ne pas avoir pris une ride en près de 20 ans. Tout comme la musique des Charlatans, par ailleurs. Mais c’est toujours lorsque le combo parvient à mêler le groove hypnotique au psychédélisme sixties qu’il demeure le plus performant. Ce sont d’ailleurs les chansons les plus pop qui dénotent le plus au sein du tracklisting. Heureusement, on peut les compter sur les doits d’une seule main. Certaines compos cherchent manifestement une autre orientation. Et je pense tout particulièrement au funkysant « Judas », au cours duquel Tim emprunte un timbre falsetto. Sans quoi sa voix est claire, vibrante et les mélodies contagieuses, parfois même hymniques. Une belle opportunité pour permettre alors aux fans de reprendre les paroles en chœur. On a aussi droit à quelques clins d’œil adressés à l’un ou l’autre artiste de l’histoire du rock. Ainsi « One to another » transpire le « Sympathy for the devil » des Stones, alors que la guitare emprunte un riff au « Fearless » (NDR : si, si, souvenez vous de cette chanson qui s’achevait par le « You'll Never Walk Alone » chanté par les supporters de Liverpool) du Floyd, tout au long de « Soul saver ». Enfin, « You’re so pretty » semble parfaitement calqué sur le « Fade to grey » de Visage. Etonnant ! Bien sûr, les moments forts du concert resteront les indémodables « The only one I know » et puis le très psyché « My name is despair », qu’ils interprètent dans la pénombre, le frénétique « Ignition » et le chaloupé « Then ». C’est d’ailleurs le moment choisi par les claviers pour rogner davantage la mélodie.

On ne passera pas sous silence l’efficacité et la sobriété du guitariste Mark Collins, ainsi que les lignes de basse rebondissantes injectées par Martin Blunt. Mais encore une fois, c’est sur le drummer que vont à nouveau se focaliser les regards. Notamment lors du rappel. Son amplitude et sa dextérité font merveille. Stéphane, qui m’avait d’ailleurs accompagné (NDR : allez donc voir ses photos dans la rubrique ad hoc) a même déclaré qu’il mériterait de jouer au sein d’un groupe de métal. Et quand on sait ce que ce type de musique exige en matière de technique, c’est un fameux compliment. Un final donc explosif, au cours duquel les Charlatans vont interpréter « A day for letting go », « How High » et un « Sposton Green » digne de la meilleure période des Stone Roses. D’ailleurs l’attitude de Burgess y contribue. Lorsqu’il est face au micro il prend tantôt les poses de Ian Brown ou alors, les mains dans le dos, en courtisant le micro, d’un certain Liam Gallagher.

Tracklisting :

1) You cross my path
2) Weirdo
3) Bad days
4) Black’n’blue eyes
5) Judas
6) Mis-takes
7) Then
8) One to another
9) Soul saver
10) My name is despair
11) Bird
12) Misbegotten
13) The only one I know
14) Oh vanity
15) If I fall
16) Ignition
17) You’re so pretty
18) This is the end

Rappel :

19) A day for letting go
20) How high

21) Sposton green

Organisation Handelbeurs

jeudi, 18 septembre 2008 14:03

Un autre monde pour Antony & The Johnsons

Un mini cd d’Antony & The Johnsons paraîtra ce 6 octobre. Il précède un elpee, dont la sortie est prévue début 2009 et s’intitule « Another world ». Et si vous souhaitez découvrir un titre qui ne figurera ni sur l’Ep, ni sur le future album, il vous suffit de cliquer sur le lien suivant : http://stereogum.com/archives/video/new-antony-the-johnsons-for-prada-the-great-white_021361.html

Tracklisting :

01 Another World
02 Crackagen
03 Shake That Devil
04 Sing for Me
05 Hope Mountain

Pour voir la vidéo du titre maître :
http://www.pitchforkmedia.com/article/download/146055-pitchforktv-antony-and-the-johnsons-another-world-video-premiere

Pour plus d’infos : http://www.antonyandthejohnsons.com

 

 

 

jeudi, 18 septembre 2008 14:03

16 se reforme et enregistre

16 s’est reformé sous son line up initial, c’est à dire Cris Jerue au chant, Tony Baumeister à la basse, Bobby Ferry à la guitare et Jason Corley aux drums et vient d’enregistrer un nouvel album. Il s’intitulera “Bridges To Burn”, mais ne paraîtra que le 26 janvier 2009.  

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/16

 

jeudi, 18 septembre 2008 14:02

Kings of Leon ne bosse que la nuit...

Le 22 septembre 2008, Kings Of Leon sortira son quatrième album. Intitulé « Only By The Night », il a été enregistré aux studios Blackbird à Nashville, sous la houlette d’Angelo Petraglia, de Jacquire King et du groupe.

Tracklisting

1. Closer 
2. Crawl 
3. Sex On Fire 
4. Use Somebody 
5. Manhattan 
6. Revelry 
7. Seventeen 
8. Notion 
9. I Want You 
10. Be Somebody 
11. Cold Desert 

Pour plus d’infos : http://www.kingsofleon.com et http://www.myspace.com/kingsofleon