La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Bernard Dagnies

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mercredi, 10 septembre 2008 00:19

Pyramides

Si Glenn Tilbrook, Justin Timberlake et Thom Yorke décidaient de s’associer, le temps d’un album, c’est sans doute ce style musical qu’ils exploreraient. Une impression générale laissée à  l’issue de la première écoute de ce « Pyramides », le premier elpee de Trouble Over Tokyo. En fait le projet d’un seul artiste : Christopher M. Taylor. Un Londonien adepte du DIY. Il a absolument tout fait sur cet elpee ; même l’artwork de la pochette. Et tout au long des 10 titres de cet opus, il pose sa voix androgyne, emphatique, sur des compos audacieuses, fragiles, teintées de soul/pop, qu’il construit à l’aide de ses machines (samplers, boîtes à rythmes, synthés, etc.) et probablement d’un véritable piano. Ce style musical a d’ailleurs déjà été taxé d’‘Indielektro AngstPop’. Pourquoi pas ! Les arrangements de cordes sont bien ficelés (NDR : ou bien bricolés, selon) et les synthés lorgnent plus souvent qu’à leur tour vers les eighties, tout en essayant d’éviter les clichés. Mais que Christopher prend en pleine poire, quand il se met à singer Michael Jackson. Pas trop souvent heureusement !

 

mercredi, 10 septembre 2008 00:03

Morning Tide

Avant de fonder The Little Ones, Ed Reyes et Ian Moreno sévissaient chez Sunday's Best. En 2006, ils décident de fonder un nouveau groupe. Une nouvelle aventure qui sera ponctuée par la sortie de toute une série de singles et deux Eps, mais aussi par un changement de label. « Morning Tide » constitue donc le tout premier elpee de cette formation californienne, un disque enregistré sous la houlette de Dave Newton et mixé par James Ford (Klaxons, Arctic Monkeys).

Les onze titres de cet opus sont inondés par le soleil de la Californie. Les harmonies vocales sont limpides, sucrées, falsetto, les cordes de guitare chatoyantes, les mélodies pop allègres, contagieuses. Leur univers sonore jouxte celui des Shins, Magic Numbers, Nada Surf, Decemberists, Death Cab For Cutie, Delays, et même des Wannadies sur la plage qui ouvre l’opus, « Tangerine vision ». Encore que parfois, la voix d’Edward Nolan Reyes emprunte le timbre vocal éthéré de Jonathan Donahue. Et en particulier sur le morceau final, « Farm song », une valse lente emphatique, subrepticement psychédélique qui aurait pu figurer dans le répertoire de Mercury Rev. Enfin, autre valse, « Waltz » (NDR : fallait s’en douter) lorgne plutôt vers la romance juvénile de feu George Harrison.

 

mercredi, 10 septembre 2008 00:01

Rascalize

Drôle d’idée d’avoir choisi pour patronyme, celui d’une des formations les plus intéressantes de la soul pop américaine des années 60. D’accord, au départ elle s’appelait Young Rascals avant de finir son parcours en New Rascals (NDR : c’était fin des eighties), lorsque le chanteur/claviériste Felix Cavaliere et le drummer Dino Danielli ainsi que le guitariste Cornish décident de reprendre l’aventure. A laquelle il sera rapidement mis fin, suite à des querelles incessantes entre les trois antagonistes.

Mais trêve d’histoire, venons-en à nos nouveaux Rascals  (NDR : pas fait exprès, j’vous jure !) Un trio qui nous vient du Merseyside. De Wirral très exactement. Et dont le premier elpee s’intitule « Rascalize ». La presse insulaire n’est pas très tendre vis-à-vis de cet opus. Elle lui reproche de marcher constamment sur les plates-bandes des Arctic Monkeys et de The Last Shadow Puppets. Ce qui pourrait se comprendre puisque ce projet implique Alex Turner des Monkeys ainsi que Miles Kane des Rascals. Mais franchement, après écoute attentive, on se rend compte que les influences sont bien plus subtiles voire même complexes.

Le climat est ainsi parfois lugubre, menaçant, mystérieux. A l’instar du titre maître de l’elpee. Finalement assez proche de Bauhaus. La basse y est sombre, presque cold (NDR : une règle générale d’ailleurs), alors que la voix de Kane emprunte des inflexions à Peter Murphy. Un climat que l’on retrouve sur le psychobilly « Does your husband know that you’re on the run ? ». Même si pour la circonstance, la basse se met à tracer. Et puis la guitare à gémir, à hurler. Un peu comme si le vent soufflait dans les immenses pièces d’un château hanté, alors que la voix libère ses incantations redoutables. Psychotiques, reverb, discordants, acérés, jaillissants, frénétiques, cosmiques ou arides (funk blanc !), les riffs de guitare se révèlent plutôt amples tout au long de cette œuvre. Morceau final, « I’ll give your sympathy » recèle même des accès de grunge épurés, alors que la ligne de basse se révèle tantôt paresseuse, tantôt venimeuse. Maintenant, il est vrai qu’en choisissant David Lynch pour référence en matière de lyrics, cet elpee ne pouvait baigner qu’au sein d’une atmosphère ténébreuse. Ce qui n’empêche pas ce « Rascalize » d’être de toute bonne facture…

 

mardi, 05 septembre 2006 03:00

Rather ripped

Exit Jim O’Rourke, le line up de Sonic Youth en est donc revenu au quatuor de base. Et curieusement, leur musique épouse une forme plus pop, plus mélodique, comme au début des années 90, période marquée par la sortie des albums « Goo » et « Dirt ». Ce qui n’empêche pas la formation new-yorkaise de continuer à jouer sur les dissonances. De mouler les compos dans leur noisy, parfois même à la limite du psychédélisme. Plus étonnant, alors que le groupe constitue une référence de choix pour de nombreux artistes contemporains, cet elpee laisse transparaître ses propres influences de manière bien plus évidente. Qui manifestement oscillent ici du Velvet Underground à Can en passant par Television. Pour enregistrer cet elpee, S.Y. a reçu le concours de John Agnello (NDR : dont la carte de visite impressionnante – pour plus d’infos http://www.johnagnello.com/index.php?sitesection=discography - mentionne notamment Cell, Dinosaur Jr, Dylan, Graham Parker, Breeders, Lemonheads, Madrugada, Mark Lanegan, Patti Smith, Roger Waters, Screaming Trees, Steve Wynn et The Kills) à la co-production. Et il faut reconnaître que la mise en forme des treize titres de cette plaque est parfaite. Ce que les aficionados d’expérimentation pure leur reprocheront sans doute. N’empêche, cet opus s’avère de bonne facture et recèle même de petites perles. Et je pense tout particulièrement au visionnaire « Reena », à l’incandescent (NDR : oui je sais, le jeu de mot est facile) « Incinerate », au brumeux « Do you believe in rapture ? », à l’atmosphérique « Pink steam » ou encore à la rencontre entre post folk et néo krautrock opérée sur « Or ». Titres plus aventureux, « Sleepin around » (Grateful Dead ?), l’hypnotique « What a waste », « Rats », un fragment intimiste parcouru par la basse no wave de Kim Gordon ainsi que « Helen Lundeberg », bonus track torturé, tourmenté, presque martial, démontrent que le combo n’est pas en panne d’imagination. Un disque pour faire le point, tout simplement.

mardi, 03 octobre 2006 03:00

Liquid

Auteur d’une superbe démo en 2002 (NDR : « Six teaspoons of eiran cari ») et d’un mini album ‘live’ en 2004 (NDR : « Six pinches of stage flavour »), Soyoy nous propose son premier véritable album. Un disque sur lequel figure « Loonontahi », superbe morceau qui figurait sur le premier essai ainsi que trois titres du deuxième (NDR : quatre si on compte le bonus track « Paradiso »), mais sous des versions retravaillées en studio. La musique est toujours aussi solennelle, empreinte d’accents mystiques, inspirée par les musiques traditionnelles ; et en particulier celtique, bulgare, mongole, galicienne et orientale. Et puis on y retrouve ces influences si reconnaissables : depuis Collection d’Arnell-Andréa à Bel Canto, en passant par les Cranes et Cocteau Twins. Sans oublier cette conjugaison vocale opérée dans l’esprit de Lisa Gerrard et Brendan Perry, entre le timbre éthéré, flottant, fragile, miaulant de Cécile et le baryton de Franck, capable de passer en falsetto. Passé à un trio depuis l’arrivée du claviériste Sebastien Lhoest, Soysoy nous entraîne tout au long de ce « Liquid » au sein d’un univers mystérieux, féerique, mystique presque gothique. Si la majorité des compos sont interprétées dans la langue de Shakespeare, deux titres sont chantés dans celle de Voltaire (« Home », « Diva »). Et puis deux autres encore (« Sintare sadio » et « Silla ») dans un langage imaginaire accentuant cette impression d’étrange. Si l’effet de surprise provoqué par « Six teaspoons of eiran cari » ne joue plus sur cet opus, l’ensemble demeure de très bonne facture et bénéficie d’arrangements particulièrement soignés voire même somptueux (« Into the wild »). Un seul fragment se démarque de l’ensemble : « King of the world ». Davantage orienté electro pop, il rappelle curieusement Ozark Henry…

mardi, 14 novembre 2006 02:00

Underhanded Romance

Scissors For Lefty n’est pas une formation britannique, mais américaine. Issue de San Francisco, en Californie, très exactement. Pourtant, le quatuor est manifestement influencé par la musique insulaire. Celle de Pulp, pour être plus précis. A cause de la voix de Bryan Garza dont les inflexions théâtrales sont manifestement empruntées à Jarvis Cocker, même si le timbre oscille entre celui de Ray Davies, Robert Smith et Ric Ocasek (Cars). Et puis de la musique également. Un peu cabaret, glamoureuse, capricieuse, très souvent dispensée sur un ton insouciant (NDR : les claviers ‘cheap’, le kazoo, les sifflotements et surtout les mélodies contagieuses), parfois même dansant, malgré les lyrics souvent torturés et des cordes de guitare qui peuvent se révéler incisives, dans un style proche des Killers. Particularité, à l’instar de The National et du défunt Immaculate Fools, Scissors For Lefty compte deux paires de frangins. Multi-instrumentistes ! Tout d’abord Bryan et Robby respectivement chanteur/guitariste et guitariste/bassiste. Et puis Peter et James Krimmel. Le premier préposé aux claviers et à la guitare, le second à la basse et aux drums. C’est trop rare pour ne pas le souligner. Bref, si « Underhanded Romance” n’est que le deuxième elpee du groupe, il est très réussi, particulièrement rafraîchissant, et mérite qu’on lui prête une oreille attentive…

 

mardi, 27 juin 2006 03:00

White bread, Black beer

Lorqu’on évoque Scritti Politti, on pense à des chansons comme “Wood beeze”, “The world girl”, “Perfect way”, “Oh Patti” ou encore “The sweetest girl”. Scritti Politti c’est avant tout Green Gartside, un musicien et surtout un chanteur qui dispose d’un falsetto extraordinaire. Son dernier opus (NDR : "Anomie & Bonhomie"), remonte à sept longues années. Faut dire qu’en près de trente ans de carrière, il n’a commis qu’un petite vingtaine de singles, quelques Eps et 5 albums. Soit un elpee tous les cinq ou six ans. Enregistré seul dans une pièce aménagée en studio de son appartement à Hackney, « White bread, Black beer » baigne au sein d’une atmosphère volontairement indolente. Green y assure toute l’instrumentation y compris les vocaux, of course. Qu’il retravaille souvent en harmonies vocales, grâce à son ‘multipistes’. Et puis, cet elpee fête son retour sur le label Rough Trade. Découpé en 14 fragments, ce disque nécessite cependant plusieurs écoutes, avant d’être apprécié à sa juste valeur. Depuis le duveteux « The boom boom bap » au contagieux « Robin Hood », en passant par le somptueux « Snow in the sun », caractérisé par ses vocaux immaculés (NDR : les Beach Boys pour le corps, Queen pour les fringues), le subrepticement reggae « Throw », le remuant « Dr Abernathy » et ses guitares beatlenesques, le synthético glamoureux « After six », l’insidieux « Petrococadollar », « Eleventh nuts » pétri dans le funk digital, l’éthéré, cosmique « Window wide open », le très beau et mélancolique « Locked » (NDR : tramée exclusivement sur un clavier et des cordes de guitares semi-acoustiques jouées en picking et empreinte d’une très grande sensibilité, cette compo mélancolique frôle l’univers intimiste de Durutti Column) et le versatile « Mr Hughes », qui s’ouvre par des harmonies vocales a cappella ‘brianwilsonesques’ avant de virer dans le funk pur et dur. Et puis si vous voulez en savoir davantage, je vous invite à prendre connaissance de la longue interview que Green Gartside a accordée à Musiczine…

mardi, 25 avril 2006 03:00

Sedia

Ils sont trois et pratiquent une musique qui mêle subtilement no wave, noise, hardcore ainsi que post et math rock. Une formation italienne qui doit beaucoup apprécier le chaos organisé pour concevoir un semblable style musical. Pensez aux débuts de Sonic Youth ou à la folie déstructurée de The Ex. Peut-être également à Shellac et Primus. A cause de la basse qui ‘slappe’ constamment. Lors de l’enregistrement de cet Ep 6 titres, Sedia a reçu le concours de Fabio Magistralo, un des musiciens de 61 Winter’s Hat, à la mise en forme. Un disque dont la solution sonore instrumentale glaciale, sauvage et pulsante est tout bonnement propice à la prise de tête…

lundi, 30 janvier 2006 02:00

Ceci n’est pas un film (Dvd + CD)

Mis en scène par Chritina Vandekerckhove, « Ceci n’est pas un film » immortalise le concert du 5 mars 2005 accordé au Kopergietery de Gand par Sioen et son groupe. Un set pour lequel la formation avait reçu le concours d’un trio de musiciens à cordes et épisodiquement d’une choriste. Particulièrement en forme, Frédéric Sioen y propose 16 titres issus de ses albums « See you naked » et « Ease your mind » ; mais le Dvd inclut également un dessin animé, des interviews, des vidéos, des sessions studio et un détour – non dénué d’humour - par les coulisses. Parfois filmés en noir et blanc. Parfois fondus avec d’autres prestations ‘live’. A l’instar de « Too good to be true », accordé lors du dernier festival de Werchter. Un moment de pure magie ! Ou de « Sleeping beat », au cours duquel Toots Thielemans est venu donner un petit coup d’harmonica. D’abord lors de la dernière édition du Folkdranouter, et puis en studio. Mais le plus intéressant procède du style particulièrement ample développé par Sioen tout au long de sa prestation. Capable d’osciller de la pop au funk, en passant par le prog (NDR : tout naturellement celui du Vandergraaf Generator), le flamenco, le jazz et le classique, Sioen peut également compter sur une équipe d’excellents instrumentistes, même si la palme revient au violoniste John Baert qui est parvenu à remplacer - et ce n’était pas du tout cuit - le talentueux Renaud Ghilbert parti chez Absynthe Minded. Et le cd reproduit tout simplement le concert en audio.

 

 

dimanche, 07 septembre 2008 13:30

Un nouveau Trust !

Après quelques concerts sporadiques, Trust a donc décidé d’enregistrer un nouvel album. Il s’intitule « 13 à table » et est dans les bacs depuis ce 5 septembre. En bonus, vous y trouverez également un Dvd de 26 minutes consacré à un concert accordé à l’Olympia, en décembre 2007.

Tracklisting :

1. Toujours parmi nous
2. Epistémophilique
3. Promesse osée
4. Tout est à tuer
5. Venez
6. Psaume
7. Vae victis
8. Surveille ton look
9. Black blanc beur
10. La morsure
11. Que serais-je sans moi
12. Là où je vis
13. Des mots
14. Après les hymnes
15. En apparence

Pour plus d’infos : http://www.trust.tm.fr/frameset_a.htm